Newsletter n° 23_février 2014 (PDF - 189 Ko)

Lettre n° 23 – février 2014
Cette nouvelle lettre de l’inter-réseaux « Commande publique et développement durable » vous présente les dernières actualités en terme d’achats
durables pour le mois de février 2014.
ÇA BOUGE EN RÉGION !
ACTUALITÉS
Réseau Grand Ouest
Le guide pour les achats innovants
Succès de la restitution "Intégrer le développement
durable dans les achats de construction et de
rénovation" tenue le 6 février à Angoulême. La vidéo
de la journée sera disponible d’ici un mois. La
synthèse du document est disponible sur le site du
RGO.
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La Direction des affaires juridiques des ministères économiques et financiers
met à la disposition des acheteurs et des entreprises le guide pratique de
l'achat public innovant. Elle précise que « L’objectif du présent guide est
d’aider les acheteurs à construire leur propre méthode pour repérer et
capter cette force d’innovation. Construit comme une boîte à outils, il se
veut un réservoir d’idées, de procédés, d’amorces de réflexion pour enrichir
les pratiques des services acheteurs ».
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ARPE PACA
Rapport sur les délais de paiement
Pour rappel, le kit "Achats durables" contient les
ressources nécessaires au lancement et à la réussite
d’une démarche d’achats publics durables. Il
contient des bases réglementaires, guides, etc ; des
outils pour commencer : outils de diagnostic, fiche
navette ; des ressources pour se former : fiches et
dossiers techniques sur différents thèmes et familles
d’achats ; des expériences.
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ÉVÉNEMENTS
Salon professionnel Ecobât du 19 mars 2014 au 21
mars 2014 à Paris Porte de Versailles
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Journée d’échange : Economie de fonctionnalité /
économie d’usage dans la commande publique et la
définition des besoins organisé par l’ARPE PACA, le
22 mai 2014.
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PUBLICATIONS
Rhonalpénergie environnement, « S'équiper en
véhicule GNV et évoluer vers du biométhane
carburant, renouvelable et local », février 2014
Union nationale des CPIE, « Guide pour lutter contre
le gaspillage alimentaire dans la restauration
collective », mars 2013
Plate-forme pour le commerce équitable, « Guide
pratique pour réussir ses achats professionnels
équitables », février 2014
Rapport d'activités 2013 Plan bâtiment durable,
janvier 2014
D’autres newsletters à consulter
- GPP News alert n° 38, janvier 2014
- Socialement responsable n° 9 et 10,
janvier et février 2014
Lettre d’information du comité 21
Pensez également à vous abonner aux lettres
d’informations des réseaux membres
de l’inter-réseaux :
3AR (Aquitaine),
RGO,
ARPE PACA,
Haute-Normandie
Rhonalpenergie environnement
L'Observatoire des délais de paiement a remis le 13 février 2013 son rapport
annuel au ministre de l'Economie et des Finances. Ce document retrace les
évolutions en matière de délais de paiement durant l'année 2013 entre
entreprises et au sein du secteur public. Des améliorations sont sensibles
mais des efforts restent à réaliser (cf page 49 et suivantes pour les
collectivités).
Lire le rapport
Deux logos pour Max Havelaar
Max Havelaar lance un nouveau programme d'approvisionnement (NPA),
traduction française du Fairtrade Sourcing Program (FSP). Un deuxième logo
pourra apparaître sur tout produit dont un ingrédient uniquement (cacao,
sucre ou coton) est acheté aux conditions du commerce équitable. Le
premier logo, qui reste en vigueur, garantit pour sa part que 100 % des
ingrédients pour lesquels il existe un cahier des charges proviennent bien
d'une filière équitable et que ces ingrédients représentent plus de 20 % du
poids du produit.
-> premier logo
Lire l’actualité sur le site Max Havelaar
Lire l’article plus nuancé publié dans Novethic
La Communauté
Cit'ergie®Gold
urbaine
de
-> nouveau logo (pour le cacao)
Dunkerque
reçoit
le
label
Le label Cit’ergie récompense des collectivités investies dans une démarche
de maîtrise de leurs consommations d'énergie. Le Cit'ergie®Gold est destiné
aux collectivités les plus avancées. La Communauté urbaine de Dunkerque
(CUD) valide les trois quarts des 78 critères à atteindre. Ces critères sont
par exemple l’achat d’électricité verte, l’achat de véhicules peu
consommateurs de carburant, la construction et la rénovation exemplaire. La
CUD devient une des meilleures collectivités européennes reconnues pour
leur politique énergie-climat.
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Baromètre de l'accessibilité de l'APF
L’Association des paralysés de France (APF) publie la 5e édition de son
baromètre de l’accessibilité des chefs-lieux de département. La moitié des
écoles et seulement 42% des réseaux de bus sont accessibles aux personnes
en situation de handicap. La prise en compte du handicap dans un achat
durable c’est aussi faire en sorte que le produit ou le service puisse être
utilisé par tout le monde. Rappelons que l’accessibilité est une obligation
nationale depuis 1975.
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Le décret pour La réforme de l'insertion par l'activité
économique (IAE) est publié
Le décret n°2014-197 publié au JO du 23 février pose les premiers jalons de
cette réforme avec la généralisation de l'aide au poste d'insertion. Pour ces
quatre structures de l'IAE, il n'y aura donc plus qu'une seule aide : l'aide au
poste d'insertion. Cette aide comprendra un montant socle, indexé sur le
Smic à partir du 1er janvier 2015, et un montant modulé. Ce montant sera
déterminé en fonction de trois critères : le profil des personnes accueillies,
l'effort d'insertion de la structure (actions et moyens mis en œuvre) et les
résultats en termes d'insertion, ou plus précisément "les résultats constatés
à la sortie de la structure", comme l'indique le décret. En savoir plus
Newsletter proposée par l’inter-réseaux « Commande publique et développement durable »
www.achatsresponsables.com
Zoom sur… La responsabilité élargie des producteurs : l'exemple de la fin du cycle de vie des
déchets professionnels d'équipements électriques et électroniques (D3E)
Afin de développer le recyclage de certains déchets, il est nécessaire de les collecter sélectivement. Les politiques de collecte
sélective et de recyclage des déchets des ménages s’appuient pour partie sur les filières dites de responsabilité élargie des
producteurs (REP). Le principe, qui découle de celui du pollueur-payeur, en est le suivant : les fabricants nationaux, les importateurs
de produits et les distributeurs pour les produits de leurs propres marques doivent prendre en charge, notamment financièrement, la
collecte sélective puis le recyclage ou le traitement des déchets issus de ces produits. Ils peuvent assumer leur responsabilité de
manière individuelle ou collective, dans le cadre d’un éco-organisme. Dans ce dernier cas, ils adhérent à une société souvent agréée
par les pouvoirs publics, à laquelle ils versent une contribution financière. En pratique, la plupart des producteurs choisissent cette
solution. Leurs contributions, qui s’élèvent aujourd’hui globalement à près de 800 millions d’euros par an, viennent en soutien à la
collecte, au recyclage et au traitement des flux de déchets concernés. Elles sont essentiellement reversées aux collectivités locales
ou aux prestataires de collecte et de traitement des déchets concernés. La montée en puissance de ces filières, depuis le milieu des
années 1990, a permis des progrès très significatifs en matière de recyclage des déchets.
Les flux de déchets concernés par la REP sont les déchets d’emballages ménagers, les déchets d’équipements électriques et
électroniques (DEEE), les véhicules hors d’usage (V.H.U.), les pneumatiques usagés, les piles et accumulateurs usagés, les textiles
usagés, les déchets de papiers graphiques, les médicaments non utilisés (MNU).
Deux rapports d’information des chambres parlementaires ont été produits en 2013 sur la REP :
- le rapport d’information de l’Assemblée Nationale n° 1347 sur la gestion des déchets dans le cadre des filières à responsabilité élargie des producteurs
(enregistré le 10 septembre 2013).
- le rapport d’information du Sénat n° 143 sur les déchets : filières à responsabilité élargie du producteur (REP) et éco-conception (enregistré le 13
novembre 2013).
La fin du cycle de vie des déchets professionnels d’équipements électriques et électroniques
Depuis le décret n°2005-829 du 20 juillet 2005, les producteurs ont l’obligation d’assurer, à leur frais, l’enlèvement et le traitement
des D3E issus des équipements professionnels qu’ils ont mis sur le marché. Les producteurs des équipements professionnels peuvent
alors soit mettre en place un système individuel, soit adhérer à un éco-organisme agréé par les pouvoirs publics.
La gestion des D3E est organisée par le décret n°2012-617 du 2 mai 2012. Trois modalités sont mises en place pour l’enlèvement
des déchets :
L’enlèvement s’effectue à partir d’un point de regroupement sur le site d’utilisation accessible avec un véhicule équipé de
moyens de manutention adaptés, à compter d’un seuil que les producteurs établissent.
Si le seuil n’est pas atteint, il s’effectue par tout autre moyen approprié.
Pour les éco-organismes agréés par l’État, le seuil d’enlèvement ne pourra pas excéder 500 kg ou 2,5 m3, sachant que ce
seuil s’apprécie en fonction du périmètre d’agrément.
Cinq éco-organismes sont agréés « D3E » :
Ecologic SAS pour les gros et les petits appareils ménagers, les équipements informatiques et de télécommunications, le
matériel grand public.
Recyclum SAS pour le matériel d’éclairage, les dispositifs médicaux (hors produits implantés ou infectés), les instruments de
surveillance et de contrôle.
Recydent SAS pour les matériels dentaires (outils électriques et électronique ainsi que dispositifs médicaux)
Eco-Systèmes SAS pour les gros et les petits appareils ménagers, les équipements informatiques et de télécommunications.
ERP France SAS pour les équipements informatiques et de télécommunications.
En 2011, un groupe de travail interministériel a été mis en place avec l’objectif d’émettre des recommandations pour les services de
l’État. Onze recommandations d’application générale réparties en quatre catégories ont été émises par ce groupe. Si elles s’adressent
en priorité aux services de l’État, elles peuvent trouver néanmoins un écho au sein des collectivités :
Tenir un inventaire ;
Imposer aux soumissionnaires la fourniture conforme d’informations sur la gestion des équipements en fin de vie ;
Mobiliser la responsabilité des producteurs selon trois cas de déchets (déchets homogènes par catégories d’équipements,
déchets homogènes par marques d’équipements, déchets hétérogènes) ;
Signaler systématiquement les manquements des producteurs et des fournisseurs au pouvoir réglementaire en vue de
sanctions administratives et pénales ;
Profiter de la mise en place des éco-organismes agréés, un dispositif plus simple et opérationnel que l’échange « un pour
un », pour évacuer leur stock historique de DEEE acquis avant le 13 août 2005 ;
Spécifier, dans les marchés de déconstruction, de rénovation et de maintenance des bâtiments, les besoins portant sur le
démontage et la séparation par catégories d’équipements et, a minima, des systèmes d’éclairage et des systèmes utilisant des
fluides frigorigènes ;
Ne plus systématiser le recours aux marchés UGAP de collecte et d’élimination des déchets d’équipements informatiques et
de télécommunications ;
Utiliser de façon limitée et encadrée les possibilités de cession à titre gratuit au personnel ;
Utiliser de façon limitée et encadrée les possibilités de cession à titre gratuit aux associations ;
Utiliser de façon encadrée la possibilité de céder à titre gratuit leurs équipements électriques et électroniques à des États
étrangers ;
Étudier les possibilités de cession à titre onéreux pour certains équipements.
Surtout le document s’accompagne de trois annexes présentant un modèle de clause relative à la fourniture conforme d’informations
sur la gestion des équipements en fin de vie, un modèle d’engagement du producteur des équipement électriques et électroniques,
un modèle de mémoire à établir par le producteur d’équipements électriques et électroniques décrivant les conditions d’enlèvement
de déchets issus des équipement.
Les recommandations et les annexes sont disponibles sur le site achatsresponsables.com
Pour aller plus loin :
Ademe, « Équipements électriques et électroniques ». Rapport sur la filière DEEE établi par l’ADEME à partir de données principalement issues du
Registre. La synthèse de 16 pages est basée sur le rapport portant sur l’année 2012.
Newsletter proposée par l’inter-réseaux « Commande publique et développement durable »
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