LDC juin 2014 - cipt burkina faso

La Lettre du CEDIM
Bulletin d’information pharmacothérapeutique du Burkina Faso
Publication trimestrielle du Centre de Documentation et d’Information sur le Médicament (CEDIM)
ISSN 0796-7802
19ème année - Volume 17- n° 58 - Juin 2014
SOMMAIRE
ÉDITORIAL
ACTUALITE
LE MÉDICAMENT
PATHOLOGIE
de garantir une antisepsie satisfaisante. De toute
évidence, lorsque le personnel soignant omet de
de soins sur un seul patient et/ou entre les contacts
LA PAGE DU CEDIM
susceptible de se produire
Un Soin propre est un Soin plus sûr
La Lettre du CEDIM, Ministère de la Santé 03 B.P 7009 Ouagadougou 03, Burkina Faso
CEDIM, Tél. : (226) 50 32 46 59 - Fax : (+ 226) 50 30 34 32 - Email : [email protected]
La Lettre du CEDIM (LDC)
19ème année, Volume 17
n° 58 ; juin 2014
ÉDITORIAL
Hygiène, Assainissement et Santé
ISSN 0796-7802
Directeur de Publication :
L
avec leurs lots d’avantage et d’inconvénient. La saison hivernale est souvent
Rédacteur en chef :
intense où les températures dépassent
parfois les 45°C. Elle marque le début
Comité de rédaction (CR) :
-
et étudiants, et détermine la production
La saison hivernale est aussi la
période de l’année ou l’on récent
fortement liés à la santé publique
du fait de leur lien avec de nombreuses maladies et constituent un
volet important de la lutte contre
les maladies transmissibles.
-
Relecteurs hors CR pour ce numéro :
Un environnement malsain favorise
le développement des vecteurs de
certaines maladies transmissible tel le
la forte prévalence du paludisme durant
cette période de l’année et l’émergence
de certaine maladie tel la dengue.
La proximité avec les eaux usées
peuvent engendrer des maladies
Équipe du CEDIM
Adresse
hépatites, choléra. D’autres maladies
sont également liées à un mauvais
assainissement de base et en particulier à des latrines défectueuses ou
inexistantes : bilharziose, nématodes ou autres vers.
L’épidémie d’ébola qui touche
actuellement l’Afrique de l’ouest
vient une fois de plus nous rappelés
Site web : www.cedim-bf.org
«se laver les mains». geste que
Impression :
PANAP - BURKINA
Ouagadougou - Burkina Faso
mais qui est une source de bien de
populations (enfants et adultes) qu’au
agents de santé. se laver les mains
toilettes, avant de toucher un patient,
risque d’exposition à un liquide biolo-
La Lettre du CEDIM participe à l’ISDB, réseau international
de revues indépendantes de formation en thérapeutique.
La Lettre du CEDIM - 19ème
son envrironnement.
18
Dans notre contexte, l’assainissematique de façon générale, on assiste
rue, les ordures ménagé non collectés.
La stagnation des eaux de pluies
forme des barrages de fortune ou les
enfants prennent plaisir à se baigner
etc. La pollution de certains cours
d’eau par les produits toxiques issus
de l’orpaillage expose des personnes à
un risque d’intoxication à ces produits
toxiques parce qu’elles utilisent des
points d’eau (essentiellement naturels)
autre source d’eau salubre ou ignorent
les risques qu’elles courent
L’assainissement est une démarche
visant à améliorer la situation sanitaire
globale de l’environnement dans ses
générale, elle prend en compte
l’évacuation et le traitement des
eaux et des solides usagés.
Il convient de rappeler que l’assaicement contre certaines maladies des
actions doivent être prise pour améliorer
le cadre de vie des populations à commencer par les populations elle-même.
« la charité bien ordonnée
commence par soit même »
la rédaction
ACTUALITES
PRISE EN CHARGE DU PALUDISME :
NOUVELLES DIRECTIVES NATIONALES
La standardisation des protocoles de prise en charge du paludisme contribue fortement à la réduction
de la morbidité et de la mortalité liées à cette maladie. Elle permet également de retarder l’apparition
des résistances aux antipaludiques notamment les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine.
.
A
respiratoire (respiration profonde, rapide,…),
dominé par les maladies transmissibles infectieuses dont le paludisme. Les statistiques
recueillies en 2012 montrent que le paludisme
Les ACT sont aussi utilisées chez la femme
pouls rapide, extrémités froides,…), hémoglobihémorragie spontanée, oligo-anurie (urines rares
fants de moins de cinq ans restent les plus tou-
Le paludisme entrave le développement
humain durable et son impact négatif porte sur :
l’espérance de vie, l’éducation des enfants, la
productivité, l’épargne familiale et nationale (1).
-
palustre», « paludisme », « paludisme
chronique», « neuro-paludisme » ne devrais
donc plus être évoqué dans les documents de
soin ni dans les supports de collecte de données (1).
mmol/L) . (1, 2)
mé associé à au moins un des signes de danger suivants est considéré comme paludisme
grave : Convulsions actuelles ou antécédents
de convulsions, vomit tout ce qu’il consomme,
léthargie/inconscience, incapacité de boire ou
de téter (1, 2).
Traitement du paludisme
(température axillaire supérieur ou égale à
plasmodium dans le sang par un examen
microscopique (goutte épaisse/frottis sanguin)
ou par un test de diagnostic rapide (TDR)
positifs. Une absence de signe de gravité (1)
un cas de paludisme à Plasmodium falciparum
avec au moins un (01) des signes de gravité
suivants :
Signes cliniques : Troubles de la conscience
ou léthargie, convulsions répétées, pâleur
cité de boire, manger et s’asseoir), détresse
semaines d’aménorrhée) (1).
: Les médicaments
recommandés pour le traitement du paludisme
grave au Burkina Faso sont : l’artésunate
injectable, l’artéméther injectable et la quinine
injectable (1). Il est recommandé d’administrer
des antipaludiques par voie parentérale
traitement (que le malade soit capable ou non
des cas de paludisme
Les nouvelles directives ont retenue deux
toutes les 8 heures pendant 7 jours par voie orale (1).
Paludisme simple: Les médicaments
recommandés pour le traitement du paludisme
simple au Burkina Faso sont les combinaisons
Paludisme simple chez la femme
enceinte: Les médicaments utilisés pour le
traitement du paludisme simple chez la femme
enceinte sont la quinine en comprimé et les
ACT (1).
La quinine est le médicament recommandé
pour le traitement du paludisme simple chez
la femme enceinte quel que soit l’âge de la
grossesse, à la posologie de 8 mg/Kg de
quinine base (sans dépasser 480 mg par prise)
19
si le malade peut tolérer une thérapie orale,
poursuivre le traitement jusqu’à son terme au
précaution des antipaludiques
Les dérivées de l’artémisinine (artésunate,
arthémether) : de façon générale, les dérivées
de l’artémisinine sont bien toléré. Toutefois il a été
rapporté des cas de troubles digestifs (nausée,
vomissement, diarrhée, douleur abdominale),
maux de tête, neutropénie, élévation des va-
Luméfantrine : Les effets indésirables associés à la luméfantrine en combinaison avec
l’artéméther incluent couramment des maux
de tête, étourdissements, troubles du sommeil,
des palpitations, des troubles gastro-intestinaux,
anorexie, prurit, éruption cutanée, toux, arthralgie,
artéméther doit être administrée avec prudence
La Lettre du CEDIM - 19ème
AC T UA L I T E S
5) Ajouter dans le soluté glucosé isotonique la quinine,
à la dose correcte calculée selon le poids du malade.
Amodiaquine a été associé à des hépatites.
Elle est liée à une incidence élevée d’agranu-
6) Faire baisser la température : paracétamol
veineuse ou rectale, enveloppement humide
du paludisme chez le nourrisson
(TPIn-SP)
Le traitement préventif intermittent du paludisme
(TPIn-SP) consiste à administrer, au cours de
Quinine : La quinine ou ses sels administrés
en doses thérapeutiques habituelles peut
7) Apprécier la nécessité d’une transfusion
connus sous le nom de cinchonisme, carac-
troubles de la conscience…).
mois venus pour le DTC-HepB-Hib 2 VPO 2,
troubles audition, maux de tête, nausées,
troubles de la vision et, avec, dans ses manifestations les plus graves, des vomissements,
douleurs abdominales, la diarrhée, et des
8) Dans tous les cas la corticothérapie est
déconseillée dans le traitement du paludisme
grave.
reçoivent le TPIn-SP (1)
Mesures générale pour la prise en
Les mesures suivantes doivent être respectées
lors de la prise en charge du paludisme grave :
1) mettre en route une perfusion intraveineuse ;
2) en cas de convulsions, arrêter d’abord la
crise convulsive par une administration de
diazépam. Chez l’enfant, administrer 0,5 mg/
kg/dose de diazépam en intra-rectal. En cas de
convulsions répétées, administrer une seconde
dose de diazépam puis du Phénobarbital 5-10
mg/kg /24 heures en IM en une dose ; Puis
rechercher et traiter éventuellement une cause
étroite : débit d’écoulement de la perfusion, état
10) Entre deux cures de quinine, maintenir la voie
veineuse en plaçant un soluté glucosé isotonique.
KCl, Ca).
11) Utiliser le score de Glasgow (chez les plus
En plus du TPI, il est fortement recommandé
aux femmes enceintes et aux nourrissons de
dormir sous MILDA (1).
saisonnier chez les enfants de
moins de cinq (5) ans (CPS)
du paludisme
(TPI) du paludisme pendant la
grossesse
voie IVD en 10 à 15 mn : chez l’enfant comme
chez l’adulte: 1 ml/kg de poids corporel.
Contre-indications du TPIn-SP : Sont exclus
du TPIn-SP les nourrissons qui ont reçu une
dose de SP ou d’un autre sulfamide dans les
4 semaines précédentes ; qui sont recrutés
dans un programme de PTME donnant du
co-trimoxazole ; qui ont des antécédents de
réactions indésirables à un sulfamide (1).
Le médicament recommandé est la sulfado-
Elle consiste en «l’administration intermittente de traitement complet par une combinaison de médicament antipaludique au cours de
la période de haute transmission du paludisme
pour éviter le paludisme», l’objectif étant de
maintenir des concentrations thérapeutiques
en médicaments antipaludiques dans le sang
pendant cette période où le risque palustre est
le plus élevé (1, 5).
des mouvements actifs du fœtus. Il consiste à
possible.
4) Evaluer la quantité de soluté glucosé
équivalent disponible) nécessaire sur la
base du poids corporel et placer le volume
Attention aux perfusions à dose excessive
ou à débit incontrôlé, qui peuvent favoriser
.
La Lettre du CEDIM - 19ème
grossesse jusqu’à l’accouchement en respectant un intervalle minimum d’un mois
entre deux prises. La prise de la SP doit
être supervisée au niveau de la formation
sanitaire par un agent qualifié (1).
Contre-indications du TPI : La SP est contre
indiquée avant l’apparition des mouvements actifs
du fœtus (avant 16 semaines d’aménorrhée)
; SP ou autre sulfamide dans les 4 semaines
précédentes ; allergie aux sulfamides ;
premier trimestre de la grossesse (grossesse
de moins de 16 semaines) ; chez les femmes
du paludisme dans la région du sahel et soussahel de l’Afrique sub-saharienne entre 2002
diminution de la mortalité infantile d’environ
1 pour 1000, réduit probablement l’incidence
de l’anémie, n’entraine pas une augmentation
du paludisme clinique pendant la saison
un an de l’administration de la CPS (1,5).
Mais les conséquences de l’administration
de la CPS n’ont pas encore été évaluées
indésirables graves n’ont pas été signalés et
ils sont probablement rares (1).
20
Vogalène: rupture de stock
AC T UA L I T E S
Les médicaments utilisés pour la CPS sont
RUPTURE DE STOCK DES SPÉCIALITÉS
mois pendant la saison de haute transmission
DE LA GAMME VOGALENE
mois d’âge (1,5).
La mise en œuvre de la stratégie CPS à
et durera 4 jours par mois au cours des mois
d’août, de septembre d’octobre et de novembre (1).
distributeurs communautaires (DC) sous la
(1)
S
rencontrés par le fournisseur du
principe actif, le laboratoire TEVA
Santé a informé l’agence Française
de santé et du médicament (ANSM)
de la rupture de stock des spécialités
de la gamme VOGALENE. Le laboratoire TEVA Santé estime que la durée
de la rupture d’approvisionnement
des spécialités sera longue. Cette
rupture de stock aura certainement des
Aussi, la Direction de la pharmacie du
médicament et des laboratoire (DGPML)
informe l’ensemble des professionnels
nécessaire. D’autres traitements possibles
sont proposés afin d’accompagner les
professionnels de santé et les patients
durant ette période de pénurie
©LDC
Extrait de la documentation CeDIM
1.
Ministère de la santé Burkina Faso «DirecBurkina Faso» ; mars 2014 ; 22 pages
2.
O
(OMS)«Prise en charge du paludisme» 2014 ;
-
3.
ème
4.
traitement intraveineux de référence des
accès grave du paludisme». Revue Prescrire
5.
méthamine et d’amodiaquine aux enfants».
malaria/publications/
fr/
consulté
le
13/08/2013
21
La Lettre du CEDIM - 19ème
MEDICAMENT
Bon usage des AINS
REGLES DE BON USAGE
DES ANTIIFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS
Comme tous les médicaments, les ANTIIFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS (AINS) exposent à des ef-
L
es AINS sont indiqués dans le traitement
des pathologies inflammatoires aiguë
formes. Une action préférentielle sur la
COX-2 augmente le risque de complication
cardio-vasculaire et une action préférentielle
sur la COX-1 augmente le risque de complication au niveau du tube digestif (1).
utilisés à faible dose pour soulager la douleur
A dose thérapeutique, les AINS ont un effet
de la douleur isolée ou de la douleur associée
que le paracétamol donne souvent un contrôle
adéquat de la douleur dans l’arthrose, les AINS
sont plus appropriés que le paracétamol ou
les risques
. Les facteurs
de risque incluent : sujet âgé, antécédent de
perforation), comorbidité, certains médicaments (1). Les AINS doivent être prescrits et
utilisés avec prudence en cas d’antécédents de
(rectocolite hémorragique, maladie de Crohn)
(1, 5).
Les AINS peuvent favoriser :
avancée (4). Les AINS peuvent présenter un
compensée ou des troubles hépatiques (1).
Les AINS sont déconseillés chez les sujets à
nécessite alors une surveillance biologique (1).
la population des sujets âgés
Le risque accru d’effets indésirables, notamment d’hémorragie, de perforations digestives
doit être pris en compte (1). Les comorbidités
à des risques d’interactions médicamenteuses
sont des facteurs de risque. (1)
et des tissus mous(4).
Comment choisir un AINS ?
Conditions d’utilisation des AINS
contre-indiqué chez les patients présentant une
prostaglandines aux propriétés différentes :
lement les prostaglandines participant à la
protection de la muqueuse gastro-duodénale et
à l’agrégation plaquettaire (effet pro-agrégant) ;
lement les prostaglandines impliquées dans
plaquettaire (effet anti-agrégant) ;
- la COX-1 et la COX 2 sont aussi responsables
intra rénale, dans le but de maintenir la
perfusion glomérulaire.
La Lettre du CEDIM - 19ème
Les AINS sont susceptibles d’induire une
- une faible augmentation du risque thrombovée et lors d’utilisation au long cours (1). En
conséquence, une évaluation approfondie avant
la décision de prescrire un AINS est nécessaire
cardiopathie ischémique, artériopathie périphérique et/ou pathologie vasculaire cérébrale, et
également en présence de facteurs de risque
risque cardiovasculaire sous coxib concerne
accident vasculaire cérébral) (1).
22
laire à dose équivalente même si les réponses
individuelles varient parfois d’un patient à
l’autre (6).
Mieux vaut utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus
courte possible en cas de douleur chronique,
cacité du traitement par AINS, qui n’est que
AINS chez un même patient (6). Les observations
d’effet indésirable des AINS contenues dans
la banque française de pharmacovigilance ont
un risque accru d’effets indésirables (6).
Bon usage des AINS
est irréversible pour l’aspirine et ne dépend
donc pas de la demi-vie d’élimination de
l’aspirine ;(7)
Les effets indésirables des AINS
Le profil d’effet indésirable des AINS est
principalement constitué de :
- Troubles digestifs fréquents : inconfort
- Aggravation d’infection, surinfection de
varicelles et de zona, fasciites nécrosantes,
aggravation de certaines infections
bactériennes et virales dont la grippe d’une
façon générale; (7)
gastro-intestinal ; nausées et diarrhées
hémorragies digestives ; colites(7). le
piroxicam et le ketorolac présentent un
risque plus élevé d’effets indésirables
gastro-intestinaux et des complications
ulcéreuses telles que hémorragie et perfo-
L’administration d’un AINS à visée locale
est suivie d’une certaine absorption avec une
grande variabilité interindividuelle et selon les
conditions au moment de l’application. Cela
expose à des effets indésirables à distance
de fréquence variable selon les patients et les
situations (7).
exposent le fœtus à une fermeture du canal
et application cutanée (2, 7)
(2)
MEDICAMENT
- Rares atteintes hépatiques, pancréatites ;
avec détresse cardiorespiratoire et à une
AINS semblent exposer à des fausses couches
et des malformations (notamment cardiaques).
Les situations particulières
la perfusion rénale chez les patients dont la
perfusion glomérulaire est dépendante de
l’effet vasodilatateur des prostaglandines
par exemple en cas d’insuffisance
sances rénales fonctionnelles, par exemple
Femme enceinte : Tous les AINS sont contre-
-
grossesse (24 semaines d’aménorrhée) (1,
tions auriculaires ;
8). Les coxibs (célécoxib, étoricoxib, parécoxib) sont contre-indiqués pendant TOUTE
-
la grossesse. (1)
l’acide tiaprofénique ;
- Rares néphropathies interstitielles et
- Diminution de la fertilité, réversibles chez
les femmes et foetotoxicités ;
-
d’utilisation
cutanées en particulier avec la floctafénine) ; des atteintes hématologiques
(: anémies, thrombopénies, neutropé-
Sujet âgé : Il est recommandé de prendre en
compte le risque accru d’effets indésirables
graves du fait des comorbidités fréquentes,
sensations
artérielle. (2, 7)
associé à un risque plus faible que celui
des coxibs mais un certains risque ne peut
de 2400 mg par jour sont associées à une
augmentation du risque thrombotique, mais
les données épidémiologiques avec des
doses modérées inférieurs ou égales à
1200 mg par jour sont rassurantes. Pour les
et un risque ne peut être exclu (7).
- Saignements : l’effet antiagrégant plaquettaire
irritabilités,
visuels, confusions hallucinations ;
Moins fréquemment :
- Thrombose artérielles et infarctus du
vertigineuses,
- Rares neuropathies optiques ; des kératites
d’interactions médicamenteuses et d’un terrain
fragilisé. (1)
Précautions pour la prescription
et la dispensation
Le choix d’un AINS repose sur la prise en
-
chaque AINS, des facteurs de risque individuels
du patient et de ses préférences. (1)
aspirine ;
Les recommandations générales
indésirables notamment digestifs, cutanés et
cardiaques. Le piroxicam est un AINS dont le
Respecter les indications : tous les AINS n’ont
pas les mêmes indications. Ces indications
cacité de chaque molécule a été démontrée. Il
est donc important de les respecter (1).
notamment d’une fréquence élevée d’effet
indésirables digestifs et cutanés. Le nimésulide
23
La Lettre du CEDIM - 19ème
MEDICAMENT
Bon usage des AINS
Sécurité d’emplois des coxibs
risques liés à l’utilisation des AINS et des
précautions à suivre en cas d’automédication (1).
ou d’arthropathie microcristalline, la poursuite
Ce qu’il faut retenir en pratique
C
coxibs expose à des effets indésirables digestifs et cardio-vasculaires et doit suivre les
mêmes recommandations de bon usage.
Dans tous les cas, il est recommandé de
Le retrait mondial du rofécoxib (Vioxx®) a
conduit l’agence européenne du médicament
(EMA,précédemment EMEA) à réévaluer le
risque cardiovasculaire de tous les coxibs.
Dans les indications autorisées, la balance
condition de respecter les contre-indications et
les mises en garde sur les facteurs de risque
cardio-vasculaire, les coxibs sont soumis à des
contre-indications et des précautions d’emploi
AINS (1).
Les coxibs sont contre-indiqués en cas de :
- La contre-indication en cas de
maladie artérielle périphérique est
ajoutée.
Prescrire et utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus
- cardiopathie ischémique avérée,
courte possible et respecter les contre-indica-
- artériopathie périphérique,
tions
- Il est rappelé le risque de survenue d’une
insuffisance rénale aiguë, comme avec
- et/ou antécédent d’accident vasculaire
céré
transitoire).
des prostaglandines
©LDC
Extraits de la documentation CEDIM
Le premier coxib, commercialisé en France
en avril 2000, le rofécoxib (Vioxx®), a été retiré
du marché en 2004 en raison d’une augmentation du risque d’accidents cardiovasculaires en
cas de traitement prolongé.
1.
Source :
et des produits de santé (ANSM) :»Rappel sur
la sécurité d’emplois des coxibs». juillet 2013
Liste des AINS enrégistrés au Burkina Faso
Dérivés arylacétiques
-
Acéclofénac
Diclofénac
ème
Dérivés arylpropioniques
Acide Tiaprofenique
Dexkétoprofène
Kétoprofène
Ibuprofène
Flurbiprofène
Fénoprofène
Naproxène
7.
-
Dérivés indoliques
indométacine
Oxicam
Méloxicam
Piroxicam
-
AINS COX-2 sélectifs
Celecoxib
Fénamates
Acide méfenamique
Etofénamate
Acide niflumique
Dérivé anilide
La Lettre du CEDIM - 19ème
24
Nimésulide
PATHOLOGIE
HEPATITE C: DIAGNOSTIC ET EVOLUTION
-
l’hépatite, le 28 juillet, l’OMS appelle les décideurs, les professionnels de la santé et le grand public à
L
e terme hépatite désigne une réaction
une des infections virales à tropisme hépatique
prédominant (1). La plupart des personnes
infectées par le virus n’ont pas connaissance
de leur infection et peuvent transmettre le virus
à d’autres personnes. Pour beaucoup de ceux
qui ont été diagnostiqués, le traitement reste
inaccessible (2).
Epidémiologie
Cause
En cas d’exposition au sang d’une
personne–source porteuse du virus,
la probabilité de transmission du virus par
piqûre avec du matériel souillé de sang est
Par voie sexuelle, le risque de contamination est minime, mais accru en cas de lésion
cutanée ou muqueuse, notamment liée à un
rapport sexuel traumatique (1). Le nombre de
partenaires sexuel(le)s, que les rapports soient
hétérosexuels ou homosexuels, est un facteur
de risque d’hépatite C (1). La transmission
sexuelle du virus de l’hépatite C semble plus
fréquente quand la personne-source est aussi
Le virus de l’hépatite C (VHC) appartient à la
famille des Flaviviridae et du genre Hepacivirus
dont il est le seul représentant. C’est un virus
enveloppé, de petite taille (environ 50 nm de
humaine (VIH) (1).
non segmenté et de polarité positive (2). On distite C, numéroté de 1 à 6 et un certain nombre
Fréquence
hétérogénéité génétique a des implications
cliniques et thérapeutiques, car la réponse au
Transmission
L’hépatite C est principalement transmise par
En début de vie, le principal mode de contamidurant la grossesse et lors de l’accouchement
fectées par le VIH et le VHC (2). Ce sur-risque
peut être quasiment aboli par le contrôle thérapeutique de l’infection à VIH. La transmission
parait peu probable en cas de virémie peu importante (1).
Chez les adolescents et les adultes, la transmission du virus de l’hépatite C (VHC) est surtout
liée à certains comportements à risque (injection
-
La co-infection VHC et VHB (virus de
l’hépatite B) est communément retrouvée
endémique : Asie, Afrique sub-saharienne,
sonnes infectées par le VHC peuvent être
co-infectées par le VHB dans certaines
régions (2).
-
En milieu carcéral le risque de co-infection
que dans la population générale (2).
Le virus de l’hépatite C est responsable
d’hépatites aiguës, rarement fulminantes et
Le virus de l’hépatite C est parfois transmis lors
d’une greffe à partir de greffon infecté (1).
Selon les estimations récentes, plus de 185
millions de personnes à travers le monde ont
L’infection aiguë par le VHC est le plus souvent
des nausées, des vomissements, des douleurs
Durant la phase aiguë de l’infection, environ
La prévalence de l’hépatite C varie considérablement à travers le monde. La prévalence
estimée de l’infection par le VHC est le plus
élevé en Asie centrale et orientale et dans les
12 semaines. Les hépatites fulminantes sont
rares et la mortalité liée à une hépatite C aiguë
Compte tenu des grandes populations d’Asie,
les régions de l’Asie du Sud et Asie de l’Est
ont de loin le plus grand nombre de personnes
vivant avec l’infection par le VHC(2). Environ
VHC en Afrique de l’ouest avec une prévalence
de 2,8 (2). Dans la plus part des régions du
monde, la séroprévalence de l’hépatite C chez
séroprévalence de l’hépatite C chez les enfants
et les adolescents est nettement inférieur à
celle observée chez les adultes (1).
Co-infection
-
VHC et VIH ont les mêmes voies courantes
de transmission, et il est estimé que,
globalement, 4-5 millions de personnes
sont co-infectées par ces deux virus (2).
25
le VHC évoluent vers la chronicité (1, 2).
L’évolution de l’hépatite C chronique est
lente. La moitié des patients ont des lésions
une cirrhose. Le risque d’hépatocarcinome
d’hépatite C chronique. Les hépatocarcinomes surviennent surtout chez les patients
cirrhotiques (1, 2).
La Lettre du CEDIM - 19ème
PATHOLOGIE
Une consommation d’alcool importante et
l’hépatite C. Aussi, la co-infection par le VIH et
le VHC semble accroitre le risque de complications de l’infection par le VHC. La co-infection par les virus des hépatites B et C accroit
le risque de survenue d’un hépatocarcinome.
L’âge de la mort liée à l’hépatite C est diminué
en cas de consommation importante d’alcool,
ou de co-infection par le VIH ou par le VHB
(1, 2).
Certains médicaments immunodépresseurs
exposent à une aggravation des troubles liés à
l’hépatite C (1, 2). D’autre part, de nombreux
médicaments provoquent des atteintes
hépatites (1).
Chez les enfants, une hépatite C se traduit
initialement par une élévation des transal’âge adulte. Cependant, chez certains enfants
transfusions, des formes agressives ont été
décrites(1).
Diagnostic
de l’ARN viral sert à déterminer s’il persiste une
réplication virale (1, 4, 5). La négativité à deux
reprises de la recherche d’ARN viral chez un
situation. (1)
conduit à évoquer soit une infection ancienne
guérie, soit un résultat faussement positif du
test sérologique, surtout quand le titre d’anticorps est faible (1, 4).
Une élévation des amino-transférases est
également observé (5). Le degré d’atteinte du
foie permet de préciser le pronostic d’hépatite C chronique et l’intérêt du traitement. Une
rarement nécessaire dans l’hépatite C chronique (1). Mieux vaut privilégier une méthode
non invasive en premier choix : scores biolocan) (1). Quand les résultats obtenus ne sont
pas en accord avec les données cliniques, une
biopsie hépatique est parfois utile (1).
Les principaux effets indésirables de la biopsie
hépatique sont des douleurs transitoires
fréquentes, et aussi quelques complications
graves parfois mortelles (pneumothorax, hémopéritoines) (1).
Hépatite C aiguë
En cas d’exposition au virus de l’hépatite C, la
recherche qualitative ou quantitative de l’ARN
viral est l’outil diagnostique le plus performant
Chez un nouveau-né ou un nourrisson d’une
corps permet d’éliminer cette infection avec une
de vie repose seulement sur la recherche
d’ARN du virus, car le nouveau-né ou le nourrisson est habituellement porteur des anticorps de
En cas de suspicion d’une hépatite C aiguë,
mieux vaut rechercher les anticorps spéci-
partir de l’âge de 18 mois.
(1, 4, 5). L’absence de ces deux marqueurs
permet d’exclure la présence du virus. En cas
de discordance, la recherche du marqueur
manquant est à répéter quelques semaines
plus tard (1,4). La présence d’ARN viral sans
aiguë en début d’infection (1).
Lors de l’infection aiguë par le VHC, l’élévation
des transaminases atteint parfois 10 à 20 fois
la limite supérieure de la normale, même en
Hépatite C chronique
La sérologie VHC est le premier test le plus
approprié au diagnostic d’une hépatite C
chronique sans exposition récente (1, 5). Une
absence d’anticorps permet d’écarter avec une
grande certitude une infection par le VHC datant
La Lettre du CEDIM - 19ème
importants (troubles hématologiques, neuro-
Dépistage
Les usagers anciens ou actifs de drogue par
voie intraveineuse ou par voie nasale sont une
cible prioritaire du dépistage de l’hépatite C (1).
Chez un patient atteint d’une hépatite C chronique non traitée, en l’absence de cirrhose et
quand la contamination date de plus de 20
ans, aucune surveillance n’est à prévoir. En
l’absence de cirrhose mais quand la contamination est plus récente, la surveillance repose
sur un bilan annuel avec examen clinique,
bilan biologique hépatique et éventuellement,
échographie abdominale. Une nouvelle biopsie
ans à 5 ans. (1)
Pour surveiller et diagnostiquer l’apparition
sont disponibles. La biopsie hépatique est l’examen de référence mais elle est inconfortable
pour le patient et expose à des effets indésirables rares mais graves. Les méthodes non
invasives (scores biologiques ou élastométrie
impulsionnelle ultrasonore) sont plus confortables pour les patients aux prix d’une incertitude plus grande. (1)
En raison du risque d’hépatocarcinome chez
les patients cirrhotiques, une surveillance par
échographie environ tous les 6 mois est à
proposer. Elle semble en mesure de réduire la
mortalité par cancer du foie au prix d’un nombre
de résultats faux positifs et d’effet indésirables
modérés. Le dosage de l’alphafoetoprotéinémie
semble inutile (1).
Le traitement de l’hépatite C sera traité dans le
prochain numéro.
1.
2.
Les mesures générales à prendre en cas d’exposition accidentelle au sang ou à d’autres
10/04/2014
plaie à l’eau et au savon, rinçage antisepsie
prolongée (au moins 10 minutes) avec une
chlore actif par litre (alias solution de Dakin)
3.
2014.http://www.who.int/mediacentre/
4.
http://www.australianprescriber.com/maga-
Il n’existe pas de vaccin ni d’immunothérapie
HCV. Les traitements antiviraux de l’hépatite C
n’ont pas été évalués en prévention immédiate
26
5.
-
PATHOLOGIE
L
a maladie à virus Ebola (autrefois appelée
essentielle pour inverser la tendance et mettre
un terme à la propagation internationale du virus
Ebola. (2)
l’une des maladies les plus virulentes au monde
(1). L’infection se transmet par contact direct
avec du sang, des liquides biologiques ou des
tissus de personnes ou d’animaux infectés. Les
personnes gravement malades ont besoin de
Préparation et riposte à une
plus exposés à l’infection sont les agents de
santé, leur famille et les personnes en contact
rapproché avec des malades ou des patients
décédés (1). L’infection peut cependant être
Depuis mars 2014 des réunions du Comité national
de gestion des épidémies se sont tenues autour de la
question. Un plan de préparation et de riposte à une
éventuelle épidémie a été élaboré. Ce plan de
riposte vise à réduire la morbidité et la mortalité
due à une éventuelle épidémie de maladie à
protection recommandées dans les dispensaires
et les hôpitaux, lors de rassemblements ou à
domicile. (1)
Une urgence de santé
publique mondiale
L’infection au virus Ebola a la particularité de se
chés par la flambée épidémique, la mise en
œuvre des mesures préventives rencontres
des difficultés que sont :
de l’Ouest a démarré en Guinée en décembre
La promiscuité et les habitudes de vies
sociales et culturelles des populations.
la Guinée, au Libéria, au Nigéria et à la Sierra
Leone (2). Selon l’OMS ,à la date du 28 aout
L’insuffisance dans les capacités de
confirmation des cas suspects de
maladie à virus Ebola
de santé ont été infectés. Deux cent quarante
(240) agents de santé sont tombés malades
en Guinée, au Libéria, au Nigéria et en Sierra
Leone, et plus de 120 sont décédés. privant
maladie à virus Ebola
et dévoués.
virus Ebola la plus importante jamais enregistrée et constitue un «événement extraordinaire» et un risque pour la santé publique dans
d’autres États (2). Les conséquences possibles
d’une poursuite de la propagation internatiode la virulence de ce virus, de l’intensité de
la transmission au niveau communautaire et à
celui des établissements de santé, ainsi que de la
virus Ebola, les messages éducatifs de santé
publique visant la réduction du risque seront
axés sur les points suivants:
Réduction du risque de transmission entre les
animaux sauvages et l’homme par contact avec
des chauves-souris ou des singes/primates
infectés et par la consommation de leur viande
crue. Il faut manipuler les animaux avec des
gants et porter des vêtements protecteurs adaptés.
Les produits (sang et viande) doivent être cuits
soigneusement avant d’être consommés. (1)
Au Burkina Faso, la chasse spéciale roussette
communément appelée chauves-souris qui est
été suspendue sur toute l’étendue du territoire
nationale. (4)
Réduction du risque de transmission inter
humaine dans la communauté provenant de
contacts directs ou rapprochés avec des sujets
infectés, notamment avec leurs liquides
biologiques. Il faut éviter tout contact rapproché
avec des patients infectés par le virus Ébola.
Il faut porter des gants et un équipement de
protection individuel adapté lorsqu’on soigne
des patients à domicile. Il est indispensable de
rendu visite à des parents malades à l’hôpital
contre la maladie à virus Ebola
L’insuffisance dans les capacités de
com
l’épidémie de maladie à virus Ebola
L’insuffisance de la coordination des
activités de lutte face à une éventuelle
épidémie de maladie à virus Ebola
Les principales activités sont en lien avec la
surveillance épidémiologique, le renforcement
des capacités des laboratoires, les mesures de
prévention, la mobilisation sociale, la prise en
charge des cas, la gestion des cadavres et des
actuellement touchés et ceux les plus exposés
au risque. (2)
international (RSI) de l’Organisation Mondiale
de la santé (OMS) a reconnu à l’unanimité que
les conditions d’une urgence de santé publique
de portée internationale sont réunies. Ainsi,
une action internationale coordonnée est jugée
mortalité chez l’être humain (1).
Ebola chez l’homme. En l’absence de
traitement efficace et de vaccin pour
l’homme, la sensibilisation aux facteurs de
risque et la connaissance des mesures de
protection à prendre à titre individuel sont
27
Les communautés touchées par le virus Ébola
doivent informer la population de la nature de la
maladie et des mesures prises pour endiguer
Les personnes mortes de cette infection doivent
être enterrées rapidement et sans prendre de
risque. (1)
Les élevages de porcs en Afrique peuvent
à cause de la présence de chauves-souris sur
ces exploitations. Des mesures adaptées de
sécurité biologique doivent être prises pour
éducatifs de la santé publique doivent être axés
sur la réduction du risque de transmission du
porc à l’homme qui résulte de pratiques
d’élevage et d’abattage dangereuses, ainsi que
de la consommation de sang frais, de lait ou de
tissus animaux crus.(1)
Il faut porter des gants et des vêtements de
protection adaptés pour manipuler les animaux
La Lettre du CEDIM - 19ème
PATHOLOGIE
malades, leurs tissus ou les abattre. Dans les
régions où l’on a signalé le RESTV chez le porc,
tous les produits animaux (sang, viande et lait)
doivent être cuits soigneusement avant d’être
consommés. (1)
Lutte contre l’infection dans les
établissements de soins
précautions d’usage, prendre d’autres mesures
de lutte anti-infectieuse pour éviter toute
exposition avec le sang ou les liquides biologiques du patient et tout contact direct avec
l’environnement susceptible d’être contaminé.
Lors des contacts roches avec des patients
faciale (écran facial, ou masque chirurgical et
lunettes de protection), une blouse propre, non
stérile à manches longues, et des gants
(stériles pour certains actes médicaux). (1)
respectées. La moitié des sujets infectés à Co-
ment exposés au risque. Les échantillons prélevés pour le diagnostic sur des cas suspects
(être humain ou animal) doivent être manipulés
par du personnel formé et traités dans des
cette raison, il est important que les agents de
santé appliquent les précautions d’usage à tous
les patients, quel que soit le diagnostic, dans
toute pratique professionnelle et à tout moment. (1)
Nous reviendrons sur la l’infection au virus
Ebola dans notre prochain numéro
©LDC
équipement de protection individuel (selon le
risque d’éclaboussures ou d’autres contacts
injections et des rites funéraires. (1)
d’infection à virus Ebola , les agents de santé
soignant le malade doivent, en plus des
La Lettre du CEDIM - 19ème
1.
OMS «Maladie à virus Ebola Aide-mémoire»
N°103 Avril 2014 http://www.who.int/
mediacentre/factsheets/fs103/fr/ consulté le
8/8/2014
2.
Comité d’urgence du Règlement sanitaire inà virus Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014».
La transmission interhumaine du virus Ebola est
avant tout liée au contact direct ou indirect avec du
sang et des liquides biologiques. Elle a été signalée pour les agents de santé lorsque des mesures
Il n’est pas toujours possible d’identifier
rapidement les patients présentant une
Extrait de la documentation CeDIM
28
tements/2014/ebola-20140808/fr/ consulter
le 8/8/2014
3.
et riposte à une éventuelle épidémie de maladie à virus Ebola au Burkina Faso». 2014
4.
Ministère de l’Environnement et du Cadre
de Vie Burkina Faso «Suspension chasse
spéciale Rousettes» http://www.environnement.gov.bf/index.php/contenustype/une-categorie/124-communique-
SAVOIR ET PRATIQUE
DÉTERMINER LA BALANCE BÉNÉFICES-RISQUES
D’UNE INTERVENTION : POUR CHAQUE PATIENT.
situations particulières (âge, grossesse, maladies et traitements concomitants, etc.) et des risques d’erreur.
T
oute intervention, qu’elle soit diagnostique,
thérapeutique ou préventive, est motivée
par l’espoir de certains bénéfices et comporte
certains risques. La prise en compte de ces
deux aspects, c’est-à-dire l’évaluation de la
balance bénéfice–risques, est une étape
importante dans une décision de soins d’un patient.
texte qui suit, le terme « risque » est élargi
ou potentiel, de chaque intervention.
plus qu’un placebo. Mais en 2014, rien ne
prouve que ces médicaments diminuent les
ni qu’ils allongent la durée de vie. En somme,
En pratique, comment utiliser la notion de
L’une des étapes dans la détermination
de la balance bénéfices-risque d’une intervention pour un patient consiste à évaluer
l’efficacité de cette intervention dans un
échantillon de population, au mieux dans
des essais cliniques bien conduits.
aux patients ? Ce texte vise, sans prétendre à
l’exhaustivité, à apporter des éléments de
patients, en fonction de leurs objectifs. Quand
une intervention est envisagée, c’est que, le
soignants, et avec les patients.
pour la personne. Dans les essais cliniques, les
De quels bénéfices et de quels risques
s’agit–il ? Comment les estimer, les évaluer,
les comparer? Pourquoi parler de «balance»
ne sont pas neutres
En langue anglaise, on trouve parfois l’expression»
harm–benefit balancing. Elle peut être traduite par «comparaison des inconvénients et
des avantages», ce qui est plus pondéré que
les patients. Par exemple, des essais cliniques
ont montré que chez les patients diabétiques
par les patients eux-mêmes. Ce sont par
exemple une diminution du risque de mort
précoce ou de handicap, un raccourcissement
de la durée d’une maladie, une diminution de
La connaissance de l’évolution naturelle de la
maladie joue un rôle important pour déterminer
pour les patients diabétiques.
intermédiaires sont à prendre en compte,
faute de mieux, et à condition que des
éléments concordants aillent dans le sens
cliniques concrets. Mais la démonstration
pertinent vaut toujours mieux qu’une
intermédiaires.
Le niveau
de preuves des résultats de l’évaluation clinique
discuter. Le niveau de preuves est plus élevé
quand plusieurs essais comparatifs, randomisés,
et de bonne qualité méthodologique, ont des
résultats convergents ou le résultat d’une
rhume, une diminution de la gêne et de sa
de bonne qualité méthodologique, publiés ou
priori comme réel et avéré, alors qu’un «risque
décalage donne à penser que toute intervention
pour tous les patients, tandis que les
inconvénients ne seraient qu’occasionnels.
Le mot «risque» laisse dans l’ombre les
de pertinent sont souvent la durée de vie et sa
qualité.
Les bénéfices démontrés dans les essais
ne sont toutefois pas toujours pertinents pour
un patient particulier. C’est par exemple le cas
quand les objectifs personnels de ce patient
ne sont pas d’abord familiaux, professionnels,
impose à tous les patients une rigueur dans la
périodiques, des précautions alimentaires, etc.
certaines interventions chirurgicales imposent
une hospitalisation, puis une activité réduite.
Ce ne sont pas des risques mais des inconvénients qui concernent tous les patients. Dans le
mentation de la densité osseuse ; l’évolution
favorable d’une image radiologique. En pratique,
est moins élevé quand l’évaluation repose sur
des essais non comparatifs, des études cas/
témoins, etc.
Manque de réponses aux questions qui
posent. Même quand ils sont d’un niveau
preuves élevé, les résultats des essais
répondent pas toujours aux questions que
posent les soignants et les patients.
se
de
ne
se
Par exemple, les interventions sont parfois
comparées uniquement avec l’absence
d’intervention ou, avec un placebo, mais
non avec une intervention de référence.
Ou encore, les essais ont été réalisés chez
rencontrés par les soignants, par exemple des
29
La Lettre du CEDIM - 19ème
SAVOIRE ET PRATIQUE
souvent, les résultats des essais ou des métasont insuffisants pour déterminer la balance
bénéfices-risques de l’intervention considérée pour un patient particulier.
Prendre en compte l’ampleur et la probabilité
Autrement dit, les interventions ne sont généra(par exemple, la mort est retardée chez une
personne sur 5). Ou elles n’aboutissent qu’à
à partir des essais cliniques. Par exemple,
l’observation de fréquentes élévations des
transaminases rend prévisible la survenue
d’hépatite toxiques.
Il faut souvent attendre des années avant
que les effets indésirables rares mais graves
d’une intervention soient connus, notamment grâce aux notifications spontanées
des professionnels de santé ou des patients
aux services de pharmacovigilance. Avec
les médicaments, divers effets indésirables
sont toutefois prévisibles, car ils sont liés à
leurs modes d’action et propriétés pharmacologiques. Par exemple, la sécheresse de la
bouche par les médicaments atropiniques, ou
les douleurs d’estomac causées par les anti-
exemple, une réduction et non une disparition
de la douleur).
sont souvent dépendants de la dose.
est probabiliste. Il est important de prendre en
En pratique, pour savoir à quels risques expose
une intervention, il importe d’intégrer les données
issues des essais cliniques dans un ensemble de
connaissances, dont les connaissances pharma-
démontrée. Par exemple, essais randomisés
que l’aspirine à faible dose, débutée à la phase
initiale d’un accident vasculaire cérébral ischéun niveau escompté est d’ampleur importante : il
s’agit d’allonger la durée de vie ou de diminuer
des séquelles graves. Mais sa probabilité est
faible pour 1000 patients traités, au bout d’un
délai de 1 mois à 6 mois, l’aspirine évite la mort,
des séquelles entraînant une dépendance chez
vie ou de séquelles graves. Dans certaines
démontré et d’ampleur importante, sa faible
Estimer les risques encourus
Toute intervention expose à des effets indésirables chez les personnes directement
concernées, mais parfois aussi dans leur
entourage ou dans une population plus large.
La fréquence et la gravité de ces effets indéinterventions. Leur évaluation est une autre
étape dans la détermination de la balance
bénéfices-risques pour un patient donné.
Un faisceau d’arguments. Généralement,
les essais cliniques ne sont pas conçus pour
l’étude des effets indésirables des interventions.
Le plus souvent, à cause du nombre de patients
inclus, forcément limité, et de leur durée, elle
aussi limitée, les essais cliniques ne permettent
pas de repérer les effets indésirables rares,
même si on peut parfois en prévoir certains
La Lettre du CEDIM - 19ème
indésirables, les résultats des enquêtes de pharmacovigilance et des études de pharmacovigilance et des études de pharmacoépidémiologie.
A partir de cet ensemble de données, chacune souvent d’un niveau de preuves assez
faible, se constitue un faisceau d’arguments
qui permet de déterminer le profil d’effets
indésirables d’une intervention.
les effets indésirables sont moins précises que
Prendre en compte les situations
particulières. Certaines situations et
certaines caractéristiques du patient augmentent certains risques. Par exemple, l’augmentation du nombre de lignes de prescription sur
une ordonnance augmente le risque d’interactions médicamenteuses ou de confusion entre
les médicaments.
Chez les personnes âgées démentes, les neuroleptiques exposent à une augmentation de la mortalité et du risque d’accident vasculaire céré-
dans plusieurs études, la fréquence d’une
erreur médicamenteuse a été élevée, parfois
liées à l’organisation des soins et aux conditionnements des médicaments. Par exemple,
gues, gobelets gradués, etc.) peuvent augmenter ou réduire le risque d’erreur de dose.
intervention médicale est évaluée, dans un
premier temps au niveau collectif, c’est–
à–dire à l’échelle d’une population.
risques est celle qu’utilisent généralement les
autorités de régulation quand elles envisagent
d’autoriser (ou non) une intervention, les assureurs maladie quand ils envisagent la prise en
ils envisagent de la recommander, ou non.
conclusions émises par les différentes sources
de l’intervention pour et avec un patient donné.
Des conclusions parfois en partie subjectives.
Les organismes qui établissent la balance
mêmes données et aboutissent à des conclusions différentes.
risques d’une intervention au niveau collectif est
composite. Elle prend en compte les niveaux de
en cause, leur ampleur, mais aussi des particularités locales ou nationales.
D’autre part, il s’agit souvent de comparer les
risques d’effets indésirables des médicaments
éliminés par le rein sont plus élevés.
L’âge, une grossesse, les troubles de santé
actuels ou passés, les traitements actuels ou
d’administration d’un médicament, la présence
et la coopération d’un entourage, ne sont que
quelques-uns des facteurs qui entrent en ligne
de compte.
Attention au risque d’erreurs. Des erreurs surviennent tout au long de la chaîne de soins, du
prescripteur au patient, en passant par tous les
30
Par exemple, pour l’évaluation du dépistage du
cancer de la prostate, sont mis dans la balance :
une diminution plausible, mais non démontrée,
du risque de mourir de ce cancer ; et un risque
bien établi et plus élevé de troubles de l’érection
en cas d’intervention chirurgicale sur la
prostate, intervention qui est plus fréquente
chez les patients participant au dépistage. Les
conclusions que l’on tire de l’ensemble de ces
données dépendent du poids que l’on accorde
SAVOIRE ET PRATIQUE
à chacune d’entre elles. Il est important que les
émetteurs de recommandations et les soignants
prennent en compte leurs propres représentations pour ne pas tirer de conclusions arbitraires
en lieu et place des personnes concernées.
En pratique, pour estimer au mieux la balance
patient, une connaissance de la situation du
patient et de son cadre de vie est souhaitable.
Les soignants de proximité sont de ce fait mieux
intervention médicale :
en cause, ses conséquences et son histoire
naturelle ;
-
Examiner avec la personne des objectifs
qui comptent pour elle en l’encourageant
à exprimer sans omettre ses éventuels
objectifs non médicaux ;
-
Présenter sans parti pris les différentes
-
Décrire les conséquences possibles de
ces interventions, leurs avantages et leurs
inconvénients, en exposant leur nature,
leur intensité, leur déroulement possible
dans le temps (début, durée, réversibilité)
et la probabilité de leur survenue, sans
omettre les incertitudes ;
n’est pas chiffrable. Certains groupes de travail
ont cherché à combiner les données concertiques. L’objectif visé est de rendre explicite la
démarche d’évaluation, et d’assurer une plus
grande reproductibilité des décisions prises,
notamment par les agences du médicament.
d’une intervention par un chiffre reviendrait à
jectif de la démarche, en donnant l’illusion d’une
Une balance parfois biaisée ? La balance
béné
collectif, telle qu’elle est évaluée à partir des
données disponibles (publiées ou non),
est susceptible d’être biaisée. Certaines
firmes pharmaceutiques ont pour politique
de ne laisser publier que les recherches
favorables à leurs produits, et de manipuler
ciaux. Dans les articles publiés, les résultats
pour dissimuler des effets indésirables graves,
voire des morts. Par ailleurs, à qualité égale, les
revues médicales ont tendance à publier plus
facilement les articles mentionnant un résultat
positif.
accessibles, ce biais est en général en faveur
sont exagérés et les risques minimisés.
pour chaque patient
l’évaluation collective au point de s’appliquer
à presque tous les patients. Mais en pratique,
il est rare qu’une intervention ait pour tous
favorable. Les essais et les études d’évaluation excluent souvent les enfants, les femmes
enceintes, les personnes âgées, les personnes
s’agit alors de prendre une décision et avec elle,
en tenant compte, non seulement des données
de l’évaluation des interventions médicales au
niveau collectif, mais aussi des caractéristiques
de la personne et du contexte, notamment
subjective que peut faire le soignant des
données de l’évaluation, mais aussi des
besoins et des objectifs du patient.
Des facteurs variés à prendre en compte. De
nombreuses caractéristiques individuelles font
peuvent être évités ou réduits ;
risques, notamment les antécédents médicaux,
-
cours, le risque d’interactions médicamenteuses, et les priorités de traitement. Il est
nécessaire de tenir compte des objectifs de la
personne, de l’importance qu’elle accorde aux
pas immuable
ses choix et de ses valeurs personnelles, de
son mode de vie, etc.
de l’offre de soins, des connaissances et de
l’expérience de soignants et de leur situation
personnelle (fatigue, stress, niveau d’empathie
plexe d’une personne à l’autre, et au cours de
la vie d’une même personne.
Par exemple, une intervention risquant de
diminuer la souplesse articulaire du petit
doigt et de la main gauche aura des conséniste. Ou encore, un traitement par antivitamine
Explorer avec le patient l’importance que
toutes ces conséquences peuvent avoir
pour lui ;
d’une intervention est un élément central de
la décision médicale. Elle n’est pas immuable.
Pour chaque intervention, dans chaque situation
de l’intervention, et des autres options envisageables. De même, les caractéristiques des
personnes concernées évoluent aussi :
Vieillissement, apparition ou guérison des
gements de la vie familiale ou professionnelle,
dans les habitudes, dans les souhaits, les
valeurs ou les priorités, etc.
Que ce soit au niveau collectif ou au niveau
individuel, il est important de réévaluer pério-
chez un patient qui accepte et effectue le suivi
biologique de ce traitement, que chez un autre
qui manque de motivation pour réaliser ce suivi.
interventions médicales, dans l’intérêt des
patients.
Faire participer les patients à la détermination
©LDC
risquent de projeter leur propre subjectivité et
leurs propres représentations pour prendre des
décisions en lieu et place des patients. C’est
notamment pourquoi il est important d’informer
Extrait de la documentation CeDIM
'
’
faire participer à la détermination de la balance
pour un patient précis qui tiennent compte des
particularités du patient et du contexte, qui
une décision partagée. Pour cela, plusieurs
dimensions sont à aborder lors de l’entretien
31
La Lettre du CEDIM - 19ème
-
Page du CEDIM
à la prise en charge du paludisme
D
ans le cadre de la mise en œuvre du
projet paludisme & pharmaciens d’officine, une formation sur la prise en charge du
paludisme s’est déroulé du 24 au 26 avril à
Ouagadougou et du 08 au 10 mai à de Bobo.
l’objectif de la formation était d’augmenté
l’impact du programme national de lutte
contre le paludisme par la participation
effective des pharmaciens d’officine.
est une initiative du réseau médicament et
développement (ReMeD) qui pour objectif de
contribuer à l’augmentation de l’impact des
programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP) par la participation effective des
phones que sont le Bénin, le Mali et le Burkina
Faso. Ce projet a été monté en collaboration
avec des centres d’information pharmaceutiques dont le CEDIM pour le Burkina Faso et
tures de grossiste-répartiteur. La coordination
du projet espérait une participation meilleure
avec la sensibilisation, les nombreux canaux de
communication utilisés, l’invitation de quelques
pharmaciens du secteur public et des pharmaciens des structures de distribution et de vente
en gros.
Les formateurs sont des enseignants de
l’Université, des agents du PNLP, du Centre
national de recherche et de formation sur le
paludisme, de l’OMS, et de la DGPML.
À l’issue des formations, les pharmaciens ont
pris des résolutions et ont formulé des recommandations :
Les résolutions
Rendre disponible les directives nationales
pour la prise en charge du paludisme dans
France expertise internationale (FEI) a accepté
Faso a donné son plein accord pour sa mise
en œuvre.
Le projet a commencé en janvier 2014 et
comporte deux volets :
des enquêtes qui vont d’évaluer le niveau
de connaissance de base des pharmaciens sur la prise en charge du paludisme,
ainsi que les pratiques relatives dans les
de mieux rapprocher la formation aux
besoins des pharmaciens, et d’apprécier
formations
des formations des pharmaciens
d’officine africains à la prise en
charge du paludisme.
participation des pharmaciens d’officine a
été jugée excellente à Bobo-Dioulasso. En
venus à la formation. À ce nombre, se sont
ajoutés quelques pharmaciens du secteur
public que le ministre de la santé a demandé
de prendre en compte, et des pharmaciens des
grossistes-répartiteurs. La participation a été
moins bonne à Ouagadougou où le nombre de
participants n’a dépassé 80. Pourtant, la ville de
La Lettre du CEDIM - 19ème
Former son personnel (les auxiliaires en
pharmacie) aux nouvelles directives de
prise en charge du paludisme simple à
la collecte des données de paludisme au
des données à standardiser avec le PNLP)
Restituer la présente formation aux autres
Diffuser largement les résolutions
issues de la présente formation à
tous les pharmaciens d’officine
Les recommandations
de santé et la population sur le rôle des
pharmacies dans la lutte contre le paludisme à travers les média grand-public,
santé
Prendre en compte les données des
off
national d’information sanitaire
des TDR à prix subventionné
Assurer une bonne dispensation
à travers l’accueil, le conseil et
le respect des schémas thérapeutiques
rables rapportés par les patients
rithmes de prise en charge du paludisme
Assurer l’élimination des déchets
médicaux issus de l’utilisation des TDR (utilisation des incinérateurs des districts, etc.)
Limiter le nombre de spécialités d’ACT
rationnel
les patients, et la réalisation des tests de
diagnostic rapide (TDR) du paludisme
Renforcer le rôle d’acteur de santé
publique du pharmacien en engageant
Convenir d’une facturation de l’acte
pharmaceutique indépendamment de la
gratuité des TDR
Ordre des pharmaciens/ Coordination du projet
ciens qui ont suivi la formation par un stick
l’amener à faire un TDR avant la dispensation du médicament
Réaliser les tests de diagnostic rapide
avant la dispensation de tout ACT, dans le
cadre d’un traitement de paludisme simple
en ambulatoire
Améliorer le suivi des patients par la mise
en place de supports standardisés pour
32
Suivre les résolutions et recommandations
issues de la présente formation
Réaliser des enquêtes de suivi au niveau des
pratiques de prise en charge du paludisme.
La rédaction