des jours nouveaux

partageons
des jours
nouveaux
ÉC HA NG ER ,
NO S PO INT S DE VU E,
R
DÉ CO UV RIR , DÉ CR YP TE
E QU OT IDI EN
NO S ÉM OT ION S, NO TR
04
Médias
et diversité
10
Choisir
sa fin de vie
15
Le point
ou l’égalité
pour tous
les directives
anticipées
sur la non
revalorisation
des pensions
de retraite
Nouvelle
chronique
sur la première
guerre mondiale
vue par la presse
de l’époque
N°49 – JUIN 2014
Voir page 14
« ...Pour approcher
au plus près l’humanité,
il faut parfois poser
les armes de la raison. »
Noëlle Châtelet, page 12
Nos chers
disparus
Une société est
comme un être vivant
Jeune ou dans la force de l’âge, elle peut être aussi,
à la longue, majoritairement la proie d’un vieillissement
qui, multipliant les inactifs par rapport aux actifs, contraint
à d’autres rythmes, une autre philosophie de la vie collective
et impose un bouleversement de nos habitudes.
Il ne faudrait pas analyser cette nécessaire remise en
cause comme une catastrophe. Elle offre au contraire
l’opportunité d’une révision profonde de nos schémas.
Le fait que les personnes âgées deviennent peu ou prou
une donnée incontournable dans notre communauté
est une aubaine car ce constat, sauf à demeurer
absurdement déprimant, oblige les pouvoirs publics,
les associations, les citoyens eux-mêmes à imaginer,
à inventer des modes de pensée et d’action qui intègrent
ce vieillissement comme une donnée essentielle.
Celle-ci est alors forcément fondée sur le fait, par
exemple, qu’il existe d’autres formes de productivité
et d’utilité que celles classiquement dévolues au monde
du travail. Pour adapter notre société à cette tendance
qui la fait évoluer au gré de sa composition, il est
fondamental – c’est une chance – de considérer qu’avancer singulièrement et collectivement en âge ne va être
que la continuation, sur un autre mode plus souple, plus
tranquille, plus convivial, des exigences professionnelles
d’avant. La société est comme un être vivant, en effet.
Elle ne se détruit pas en vieillissant : elle s’enrichit.
◗ Par Philippe Bilger, magistrat honoraire,
Président de l’Institut de la parole.
Sommaire
Tribune
PARTAGEONS
NOS RÉFLEXIONS
0 3 |Quizz
0 3 | Cultiver le bien vieillir
0 4 | Médias et diversité ou l’égalité pour tous
0 6 | Actualités culturelles
0 7 | Brèves
PARTAGEONS
NOTRE QUOTIDIEN
0 8 | Déjouer les pièges de l’isolement,
la culture au service du bien vieillir
1 0 |Choisir sa fin de vie, les directives anticipées
1 1 |Brèves
1 2 |Nos chers disparus
1 4 |Été 1914 : l’information
entre censure et propagande
1 5 |Le point sur la non revalorisation
des pensions de retraite
1 6 |Le Centre de prévention
Turbigo Île-de-France
1 7 | La Mélodie d’Alzheimer
1 8 | Le Centre de santé René-Laborie Audiens
19|
les solutions Audiens
Comment faire face aux accidents
du quotidien
2 0 | LOISIRS, SANTÉ, PRÉVENTION... avec Audiens
La prochaine intervention de Philippe
Bilger, dans le cadre des Journées
de rencontre et d’informations (JRI)
destinées aux retraités, aura lieu le
18 septembre 2014 à Paris.
Pour tout renseignement sur ces JRI :
tél 0 173 173 384.
02
Partageons des jours nouveaux
partageons
des... jours
nouveaux
n° 49 • Jours nouveaux (publication semestrielle) est édité par Audiens • Siège social : 74 rue Jean-Bleuzen -
92177 Vanves Cedex. Directeur de la publication : Patrick Bézier • Rédactrice en chef : Magali David •
Coordination et rédaction : Gaëlle Even • Ont participé à ce numéro : Patricia Cadorel, Henri Bignalet,
Pascale Fumeau-Demay, Isabelle Thirion, Armelle Lafargue, Benoit Perenchio, Cécile Prévost, Patrick Eveno, Marie de Hennezel •
Réalisation : Graphic Opéra - 1 rue Adéodat Lefèvre - 80000 Amiens - www.graphicopera.fr • Crédits photo : Léa Crespi, Catherine
de Torquat, Damien Grenon, Florence Grimmeisen, Shutterstock • Imprimeur : Rotogaronne - 8 route d’Estillac - 47310 Estillac •
Imprimé sur papier certifié PEFC - FCBA/08-00867 • Audiens est certifié « Engagement de service » pour la gestion de contrats
individuels santé et prévoyance.
partageons
nos réflexions
QUIZZ
Découvrez les 36 films
qui se cachent dans le
texte, tous primés au
Festival de Cannes.
SOLUTION PAGE 19
Conversation secrète
Quand passent les cigognes et que le vent se lève, marchant entre les murs, je me souviens de mon extravagante mission au Texas, il y a tout juste 4 mois,
3 semaines et 2 jours.
J’enquêtais dans l’affaire Mattéi sous le nom de code
de Padre Padrone.
Un homme et une femme, Antoine et Antoinette, appartenant à la faune de l’underground, avaient disparu à la
sortie d’une leçon de piano.
Grâce à mon messager surnommé « Pacific express »,
un ami intime de mademoiselle Julie, j’appris qu’ils en
savaient trop sur la vie d’Adèle et avaient trahi la parole
donnée à un certain homme de fer, le troisième homme,
le fameux joueur de tambour d’un trio hard-rock.
Les malheureux avaient oublié que le monde du silence
n’aime guère les secrets et mensonges dévoilés sous le
soleil de Satan.
Pour élucider cette disparition, je n’avais pas deux sous
d’espoir. Mais un soir, écoutant dans un club dolce vita,
le pianiste de service, les meilleures intuitions de ma
cervelle d’enfant m’ouvrirent la porte de l’enfer : le guépard évadé du zoo les avait dévorés. Pour preuve, le
ruban blanc attachant les cheveux d’Antoinette pendait
encore, ensanglanté, à la gueule du carnassier.
Cultiver le bien vieillir
L’été revient souvent synonyme de détente, de petits
bonheurs de la vie. Pourtant, pour certains d’entre
vous, cela peut signifier plus de solitude et d’isolement, à contretemps de l’humeur ambiante.
Dans ce numéro, Gérard Macqueron nous expliquera
les mécanismes de l’isolement, souvent insidieux,
et nous donnera des pistes pour les prévenir, notamment grâce à la culture.
Nous évoquerons également nos chers disparus,
avec Noëlle Châtelet, et verrons avec Marie
de Hennezel l’intérêt d’écrire ses directives anticipées
afin d’indiquer à ses proches et à son médecin ses
souhaits quant à sa fin de vie. Une démarche difficile
au premier abord, mais qui aide souvent à mieux vivre
lorsqu’on accepte de franchir le pas.
2014 marque aussi le centenaire du début de
la première guerre mondiale. À cette occasion,
nous inaugurons une chronique de Patrick Éveno,
historien et spécialiste des médias, qui raconte la
Grande Guerre telle qu’elle était traitée par la presse
de l’époque.
Enfin, toujours avec l’objectif de bien vivre sa retraite,
n’oublions pas les centres de prévention Agirc et
Arrco, des lieux de promotion du bien vieillir et ABC,
votre club de loisirs et de prévention, qui vous
propose de multiples activités, sans cesse renouvelées, dans un esprit de convivialité, de bonne humeur
et de solidarité, une valeur chère à Audiens.
◗ Patrick Bézier,
Directeur général d’Audiens
Ainsi, en une brève rencontre, ai-je gagné mon salaire
de la peur. Et après une si longue absence, de retour
chez moi, je m’endormais sur les notes de la symphonie
pastorale.
// J.B. DELLATANA //
numéro 49_ juin 2014
03
partageons
nos réflexions
Médias et diversité
ou l’égalité pour tous
La Fondation Audiens Générations vient de décerner son prix Spécial du Jury à Médias
et diversité, une association qui propose de former au métier de journaliste de jeunes
lycéens issus de la diversité. Pour Dominique Gerbaud, son fondateur, leur présence
aujourd’hui très faible dans l’ensemble des médias - presse écrite et audiovisuelle - est
pourtant indispensable afin de mieux décrypter l’univers dont ces jeunes sont issus.
Une véritable forme d’intégration sociale, transposable partout où des journalistes veulent
donner un coup de pouce à des jeunes de la diversité.
Quelles ont été les préoccupations ou
constations essentielles qui vous ont décidé
à créer Médias et diversité? Avez-vous été
suivi et soutenu sans difficulté ?
Dominique Gerbaud : Il y six ans, je faisais
passer des concours dans des écoles de
journalisme, et j’ai soudain pris
conscience que je ne voyais jamais de
jeunes issus de la diversité. Pour preuve,
l’IUT de Tours recevait environ un millier
04
de dossiers, aucun de jeunes issus de
l’immigration.
Ils pensaient que ce n’était pas pour eux.
Pour moi, c’est une situation regrettable,
car je pense que la profession a besoin de
ces jeunes et de leurs vécus. C’est très
important pour comprendre et faire
comprendre. Le lycée est au tournant des
grandes décisions et la terminale, la classe
idéale pour se déterminer. J’ai été
immédiatement soutenu dans ma
démarche, tant sur le plan financier que
logistique, par le Conseil Général de la
région Centre, dont l’IUT de Tours
dépendait. C’est ainsi que Médias et
diversité a pris corps.
En quoi consiste la formation de Médias et
diversité ?
D. G. : Durant une année scolaire, vingt-six
Le groupe Médias et diversité 2014 en compagnie d’un de leurs mentors, le journaliste Harry Roselmack.
Témoignages de lycéens Ce que j’en retire
• L’option Médias et diversité permet de se donner les moyens,
de persévérer, de croire et de rendre accessible le concours.
Alex Bonnefon
• Médias et diversité ce n’est pas seulement une préparation à
quelques concours, il s’agit de former des individus cultivés,
curieux et tolérants. Mehdi Mimouni
• Je suis maintenant bien plus déterminé qu’auparavant.
Thomas Salaun
• Elle m’a apporté une certaine expérience dans le domaine de
la radio par exemple et quelque part, elle m’a appris à m’ouvrir
sur le reste du monde. Souhila Yezid
• La formation de Médias et diversité m’a conforté dans mon
choix de devenir journaliste grâce aux conseils, anecdotes et
lycéens de terminale fortement motivés
sont préparés aux concours des écoles et
instituts de journalisme. Nous les
abonnons à un quotidien national et ils
reçoivent un ordinateur portable en prêt.
Ils répondent par le biais d’internet,
chaque semaine, à un questionnaire sur
l’actualité et donnent un avis sur un débat,
en trouvant également deux arguments
contraires aux leurs. Chaque mois, ils
rédigent la synthèse d’un dossier sur
l’avenir et l’éthique du métier de
journaliste.
Ils assistent à des rencontres avec de
grands journalistes professionnels. Cette
année, Jean-Marie Colombani, Samah
Soula, Estelle Youssouffa, Harry
Roselmack et bien d’autres. Ils ont tous
été formidablement généreux dans leurs
interventions et ont fortement
impressionné et motivé les lycéens. Enfin,
ils effectuent un stage dans une rédaction.
Médias et diversité est une aide et une
formation au métier de journaliste.
Mais n’est-elle pas avant tout un moyen
d’aider ces jeunes à formaliser le désir
d’un métier auquel ils n’osaient pas se
consacrer, parce qu’ils le considéraient
réservé à une élite ?
D. G. : Au départ, vous avez raison, il est
certain que cette formation leur donne les
raisons d’y aller, les confortent dans leur
choix. Ce qui est très important, c’est
qu’elle représente une véritable aide à
la présentation aux concours. Le mois
de mai est celui des concours, et je viens
de recevoir plusieurs mails de lycéens
qui m’informent qu’ils connaissaient
mises en garde sur ce métier souvent trop idéalisé, des professionnels rencontrés. Cassandra Reisinho
• Merci à vous tout simplement Dominique, vous avez révélé
une passion en moi dont je n’avais pas connaissance, vous
m’avez donné un objectif, un but. Pierre Viros
• Sans Dominique Gerbaud et sans Médias et diversité, je ne
sais pas si nous serions tous aussi confiants pour la suite.
Victor Busnel
• Les atouts majeurs de cette formation Médias et diversité
sont sans aucun doute les cours dispensés chaque mois, les
questionnaires d’actualité ainsi que les exercices de synthèse,
excellents entraînements qui m’ont appris à être plus synthétique pour aller droit à l’essentiel. Khadija Ben Hayyan
plusieurs des nombreuses questions qui
leur étaient posées grâce aux questionnaires d’actualité. C’est une grande
satisfaction.
Lycéens aujourd’hui,
journalistes demain.
Chacun sait qu’aujourd’hui la presse écrite
est en grande difficulté, le chômage des
journalistes très élevé. L’audiovisuel a plus
de ressources, mais offre peu de places à
peu d’élus. Comment motiver alors vos
étudiants à poursuivre dans cette voie
malgré ce constat?
D. G. : Ils le savent, je ne leur ai pas caché
la difficulté. Le déclic, pour la plupart, se
fait par la présence et la rencontre de
grands journalistes invités, comme Harry
Roselmack, Jean-Marie Colombani ou
encore Patrick Poivre d’Arvor. Ils ne leur
cachent pas qu’il s’agit, certes de montrer
de la détermination, mais avant tout de
travailler énormément. Leurs parcours et
leurs expériences sont un exemple.
Ils découvrent que l’accès à ce métier reste
possible pour eux, même si ces jeunes
comprennent évidemment qu’ils ne feront
pas tous des carrières aussi prestigieuses.
Tous les mois, les élèves ont un travail de
synthèse à rendre, que je qualifie
d’indispensable à la réussite de cette
préparation aux concours. Certains
pensent qu’ils n’y arriveront pas. Cette
année, trois jeunes sur vingt-sept ont pris
conscience que le métier de journaliste
n’était pas fait pour eux.
Quelles sont à votre avis les principales
qualités qu’il faut posséder pour participer
à la formation de Médias et diversité,
et devenir journaliste?
D. G. : Le métier de journaliste exige avant
tout d’être curieux et d’aimer les gens et
cela, quel que soit le milieu, le métier ou la
couleur politique. Il faut travailler à
améliorer ses connaissances dans tous les
domaines, posséder une bonne culture
générale et enfin maîtriser un français
correct.
Pour entrer à Médias et diversité, il faut
toutes ces qualités et surtout s’accrocher,
avoir soif d’apprendre, être humble,
posséder une concentration et une grande
capacité d’écoute. Ma grande satisfaction
est de les voir tout donner pour devenir
journaliste, mais aussi de constater qu’une
telle expérience peut être facilement
reprise ailleurs par d’autres journalistes,
notamment de jeunes retraités qui ont
envie de transmettre leur passion du
métier. n
Dominique Gerbaud
en 5 dates
• 1970 / École supérieure de journalisme de Lille
et IEP de Grenoble
• 1974 / Service politique de la Croix et Président
de la Presse présidentielle (1991/1996)
• 1989 / Rédacteur en chef adjoint, éditorialiste
Nouvelle République du Centre-Ouest
• 2000 / Retour à la Croix, grand reporter, puis
rédacteur en chef
• 2009 / Président de Reporters sans frontières
jusqu’en 2013. Président de Médias et diversité,
fondée avec Harry Roselmack
Pour en savoir plus : mediasetdiversite.com
numéro 49_ juin 2014
05
◗ PAR
RÉMI
JACOBS
Musicien,
musico­­logue,
auteur
et ancien
directeur
artistique
EMI & Virgin
Classics.
Quand les enfants
de la Martinique
devaient payer
l’impôt du sang…
Raphaël Confiant évoque dans ce
roman, inspiré d’une réalité méconnue
de la Grande Guerre, le sort de ce
« Bataillon créole » ayant enjambé
l’Atlantique pour aller grossir « en
l’Autre Bord » les rangs des tirailleurs
africains et défendre dans la Somme, à Verdun et jusque dans les
Dardanelles, les territoires des « Blancs-France ».
En termes savoureux truffés d’expressions locales, il nous fait
partager la souffrance de Man Hortense dont le fils unique, Théodore, a disparu au cours de la bataille de la Marne. Il nous fait vivre
l’inquiétude de la belle Lucianise sans nouvelles de son frère
jumeau, et ressentir l’angoisse d’Euphrasie, la gentille couturière,
guettant le facteur porteur d’improbables lettres de son mari prisonnier des Allemands. C’est au pauvre éboueur, Ti Mano, rescapé de l’enfer avec une jambe en moins, qu’il revient de raconter
pudiquement les horreurs de la guerre.
Au gré des accents tragi-comiques de cet émouvant et torrentiel
récit, on découvre la dignité du petit peuple de ce qui était encore
une colonie, demeuré fidèle à la mère-patrie. « Chantons en
chœur l’hymne créole, les Guyanais, les Antillais, sont fiers d’être
soldats français. ».
spectacles
◗ Raphaël Confiant , Le Bataillon créole, Mercure de France, 2014
06
L’opéra saisi
par la mondialisation
La mondialisation est aussi une tendance qui touche les arts. La
musique est de plus en plus affectée
par ce phénomène.
La musique du XIXe siècle vit apparaître des écoles nationales que le
siècle précédent ne connaissait pas :
école russe avec Glinka et Tchaïkovski, école tchèque avec Dvorak et
Smetana, etc. Mais les décennies
ont passé, les musiciens voyagent
comme tout le monde et ne
cherchent plus à épouser une esthétique locale. Des compositeurs
argentins comme Martin Matalon ou
Oscar Strasnoy étudient à l’Ircam, la
Finlandaise Kajia Saariaho vit à
Paris, et on a pu entendre, lors du
festival Présences 2014, la musique
de plusieurs compositeurs français
établis à Berlin (Fabien Lévy,
Raphaël Cendo). Même constat pour
les œuvres : un musicien français
comme Pascal Dusapin écrit des
opéras aussi bien sur des textes en
français (Roméo et Juliette) qu’en
anglais (Faustus) ou en italien
(Perela), un Hongrois comme Peter
Partageons des jours nouveaux
Eötvös compose
à partir de livrets ◗ PAR
russes (Les trois ANNE
sœurs) ou fran- RODET
çais (Le Balcon).
Journaliste
Serait-ce à dire et ancienne
qu’il n’y a plus de présidente
s t y l e s n a t i o - de la Presse
naux ? On parle musicale
pourtant beau- internationale.
coup de l’apport
des Français
dans le domaine des musiques électroniques ! Le compositeur Philippe
Manoury nuance ce propos : « Les
femmes asiatiques, par exemple,
cultivent une esthétique chatoyante
avec des sons miroitants (harpe,
célesta). Les Français disent que les
Allemands sont dans la douleur, les
Allemands que les Français cultivent
le plaisir ». Les manières de composer résisteraient donc peut-être plus
qu’on le croit à l’uniformisation
infernale. On peut s’en réjouir tant
qu’il existera de grands artistes pour
affirmer leur personnalité individuelle.
classique
livres
partageons
nos réflexions
Hommage à
Claudio Abbado
et à Elisabeth
Koehler
◗ PAR
CLYM
Tous ceux qui aiment la
musique ont appris avec
tristesse la disparition de
Claudio Abbado, magnifique chef d’orchestre et
grand humaniste.
Journaliste
et président
de l’Académie
du disque
lyrique.
Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai ressorti
de ma discothèque son premier coffret de
disques vinyle où il dirigeait le Boston
Symphony Orchestra dans les œuvres de
Debussy et Daphnis et Cholé de Ravel. Né
le 26 juin 1933 à Milan, il fut le premier du
concours Metropoulos à New-York. Puis
sa carrière devint éblouissante, à Milan
bien sûr, mais aussi un peu partout dans le
monde. Que de souvenirs avec lui, souvent
à Salzbourg lors du fameux festival de
Pâques. Je songe à un inoubliable Tristan
et Isolde avec Ben Heppner dans le rôle
titre, Déborah Polaski dans celui d’Isolde,
Matti Salminen dans celui du roi Marke,
tandis que Maria Lipovsek incarnait
Brangaine. Ce fut ensuite, toujours à
Salzbourg, un superbe Boris Godounov
ainsi qu’un Otello avec Placido Domingo
et Barbara Frittoli, sans oublier une fantastique deuxième symphonie de Mahler
restée dans les mémoires, et du Mahler
encore, sa direction de la Neuvième
Symphonie, sans doute la plus belle depuis
celle de Karajan. Homme si sympathique
et surdoué, grâce à tous ses enregistrements, Claudio Abbado restera toujours
près de nous.
Elle sera également toujours avec nous,
celle qui vient de nous quitter, notre chère
Elisabeth Koehler, attachée de presse
légendaire de la Deutsche Grammophon,
qui se dévoua depuis si longtemps à la carrière d’Abbado, de Karajan, d’Ozawa, de
Fischer-Dieskau et de tant d’autres. Que de
souvenirs avec cette grande vestale du
disque, à Paris, Bayreuth, Berlin ou la
Grange de Meslay.
L’Académie du disque que je préside
a décidé de dédier son prochain palmarès
à Claudio Abbado et à Elisabeth Koehler.
partageons
nos réflexions
Avec Artips,
recevez gratuitement des
anecdotes culturelles
Nous vous présentons aujourd’hui
l’un des deux projets «coup de coeur»
du jury, le projet Artips (Artly Productions) dont l’objectif est de rendre l’art
et son histoire plus accessibles en
termes de mobilité et de contenu.
En 2014, le Groupe
Audiens a lancé la 1ère
édition du Prix de l’Initiative numérique culture,
communication, médias.
Ce prix valorise et récompense des
créateurs d’entreprise, de start-up ou
d’association dont le projet vise à promouvoir des actions numériques
significatives et innovantes au service
de la culture, de la communication et
des médias.
Saviez-vous que
Mona Lisa a une
sœur jumelle ?
Tout le monde connaît le fameux
tableau de Léonard de Vinci. Pourtant,
une autre œuvre a récemment été
retrouvée... Elle était couverte de
poussière et d’un vernis noir mais tout
le monde pouvait voir l’incroyable
ressemblance avec la Joconde.
Une fois le vernis retiré, les experts se
sont rendu compte que les deux
oeuvres avaient bien été peintes au
même moment et au sein du même
atelier..., mais pas par le même
peintre! Le second tableau était en fait
une œuvre de son meilleur élève.
Et comme elle avait été protégée par
le vernis, elle donne à voir ce à quoi
la véritable Joconde ressemblait, il y
a 500 ans ! Une trouvaille incroyable.
Artips, envoie gratuitement des anecdotes
artistiques.
Chaque jour, recevez une anecdote
décalée et mémorable à propos
d’œuvre d’art, à lire en une minute
seulement, sur votre ordinateur. De
Michel-Ange à Dali, découvrez tous
les secrets des grands maîtres sans
avoir besoin de vous déplacer !
Pour s’inscrire, il suffit d’une adresse e-mail sur www.artips.fr
La Fondation René Clément
vient en aide à des techniciens
du cinéma à la retraite
La Fondation René Clément met à
disposition de techniciens du cinéma à la retraite qui ne peuvent plus
se loger convenablement trois
appartements situés à la campagne,
à une vingtaine de kilomètres de
Bayonne.
Chaque appartement, d’environ 75 m²,
comporte un living avec cuisine américaine aménagée et deux chambres. Ces
logements peuvent être occupés sans
limite de temps et le loyer est gratuit.
Tous les autres frais (électricité, eau,
téléphone, assurance et taxe d’habitation) sont à la charge des occupants.
Une condition,
il faut aimer la
campagne
et posséder une
voiture.
Pour plus d’informations, écrire à : FONDATION RÉNE CLÉMENT - Chemin de Léonenborda - 64310 Saint-Pée-sur-Nivelle
numéro 49_ juin 2014
07
partageons
notre quotidien
Informations pratiques
Le club de loisirs et de
prévention, ABC, propose
de nombreuses sorties et activités
culturelles (voir en page 20).
Vous pouvez également bénéficier
d’un parcours bien vieillir au Centre
de prévention Turbigo Île-deFrance, agréé par l’Agirc-Arrco,
alliant bilan de santé et activités
collectives (voir en page 16).
Déjouer les
pièges de
l’isolement :
GÉRARD
GÉRARD
MONTFORT
MACQUERON
EXPERT
MÉDECIN
EN GESTION
PSYCHIATRE,
DE AUTEUR
PATRIMOINE
DE PSYCHOET
GÉRANT
LOGIEASSOCIÉ
DE LA SOLITUDE
DE
MESSINE
AUX ÉDITIONS
COURTAGE
ODILE
JACOB
« La place
de la culture
dans le bien
vieillir est
essentielle ».
la culture
au service du bien vieillir
L’arrivée massive des générations du baby-boom à la retraite amène la société
à réfléchir sur la question de l’avancée en âge et sur les moyens de lutter contre
ses effets négatifs. Entre prévention et prise en charge, Audiens pose la question
de la place de la culture dans l’adaptation de la société au vieillissement.
Le point de vue du Dr Gérard Macqueron, médecin psychiatre.
Comme le souligne le Dr Macqueron, Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine
« il est important de bien distinguer les de l’isolement explique le Dr Macqueron.
notions d’isolement et de solitude ». L’iso- En premier lieu, l’éclatement de la cellule
lement est le fait d’être seul tandis que la familiale lorsque les enfants habitent dans
solitude est le sentiment d’être seul. une autre région ou même à l’étranger.
Les deux notions ne sont pas forcément Deuxième facteur, le manque de maîtrise
liées. Une personne isolée est une personne des nouvelles technologies (téléphones porqui a peu d’échanges sociaux directs ou tables, email, messageries instantanées ou
indirects (appels téléphoencore outils de visioconféniques,...) mais cela ne veut
rence) qui permettrait de
Il convient
pas dire qu’elle vit mal cette d’être vigilant palier l’éloignement géograsituation. Par exemple, une car l’isolement phique. Il existe également
veuve qui habite à la camdes causes sociologiques
entraîne
comme le cloisonnement des
pagne peut être isolée mais
l’isolement.
générations et l’individuane pas se sentir seule si elle
pratique des activités enrilisme. Le réflexe du lien se
chissantes comme, par exemple, la perd avec le phénomène de désertification
musique, la peinture ou la lecture. À l’in- des campagnes mais aussi en ville, où souverse, une personne retraitée qui vit en vent, les habitants d’un même immeuble
couple peut éprouver un sentiment de soli- ne se parlent pas. Enfin, il y a les causes
tude si les échanges avec son conjoint ou liées à la personne et à l’altération des capases enfants ne sont pas jugés satisfaisants.
cités physiques (problèmes de santé,
08
Partageons des jours nouveaux
« Les ateliers d’écriture et la culture
sont un moyen de stimuler mon esprit
et de rester ouverte au monde. »
Janine Krainik - 76 ans
Retraitée depuis une dizaine d’années, je me suis inscrite
aux ateliers d’écriture d’Audiens, il y a 8 ans environ, pour
rencontrer d’autres personnes, et aussi, un peu par curiosité.
Notre petit groupe se retrouve tous les mois avec une animatrice pour une séance d’écriture de 3h30. Nous ne cherchons pas à égaler des écrivains confirmés ou à connaître
des techniques littéraires compliquées, mais simplement à
nous faire plaisir, en laissant courir notre imagination et notre
plume, tout en nous amusant. Nous commençons par un
petit exercice d’écriture avec des mots imposés, choisis au
hasard, puis nous poursuivons par la rédaction de textes
plus complexes : poème, scénario, description d’un
tableau, etc.
Ces ateliers sont l’occasion de stimuler ma créativité.
Je ne suis jamais restée devant une page blanche, car
finalement, il est beaucoup plus facile d’écrire qu’on
ne le pense. Sur le plan cognitif, cela impose de trouver le vocabulaire adapté à notre narration, de s’exprimer clairement, de faire travailler sa mémoire et
de s’adapter à tous les styles d’expression.
troubles de la vision, difficultés à se mouvoir) qui entraînent une perte d’autonomie
et limitent les possibilités de sorties ou
d’activités.
Il convient d’être vigilant car l’isolement
entraîne l’isolement. En l’absence de lien
avec l’extérieur, la personne âgée aura tendance à se replier sur elle-même, à être
déconnectée de la réalité, ce qui peut entraîner des conséquences plus ou moins graves
pour sa santé. L’aspect psychologique doit
C’est une vraie gymnastique de l’esprit ! Même si on dispose de temps libre lorsqu’on est en retraite, il manque
souvent l’élan pour entreprendre une activité. La tentation
est alors grande de se replier sur soi-même.
Vivre au travers de l’écriture, la lecture, l’art, tout le monde
peut en faire l’expérience. Pour moi, c’est très important,
cela m’aide à établir des liens d’amitié et à développer mon
goût de la découverte.
En un mot, cela me permet de rester ouverte sur le monde
qui m’entoure.
également être pris en compte car le renfermement sur soi peut générer des épisodes
dépressifs liés au sentiment d’être rejeté,
mal aimé ou inutile.
Cependant, il est important de ne pas stigmatiser les seniors, tempère le Dr
Macqueron. Avec la perte des proches,
la vieillesse isole, c’est une réalité.
Néanmoins, l’avancée en âge est souvent à
l’image de la vie active. À moins d’évènements marquants qui auraient modifié son
« Les sorties culturelles sont enrichissantes
et stimulantes.»
Ghislaine Charlin, 67 ans.
Je vis seule avec mon fils et mes petits-enfants que je garde, mais de façon
temporaire. Je me suis inscrite au club ABC pour ne pas me trouver seule et
pratiquer des activités que je n’avais jamais eu le temps de faire jusqu’à présent.
Les visites culturelles sont toujours très instructives, surtout lorsque nous
sommes accompagnés par un guide ou un conférencier qui nous fait part de
la vie d’un peintre ou d’un sculpteur ou d’anecdotes que nous n’aurions jamais
connues en faisant la visite seuls. D’ailleurs, je préfère les visites en groupes
pour cette raison. J’ai fait plusieurs sorties l’année dernière, dont celle de
l’hôtel Drouot qui m’a beaucoup impressionnée, et je souhaite vivement
participer à de nouvelles sorties.
Je trouve ces visites enrichissantes et valorisantes. Elles me permettent
de me sortir de mon quotidien. Je me sens plus dynamique et cela me
permet de nourrir mes échanges avec mes proches.
comportement, une personne qui est
ouverte sur l’extérieur continuera à l’être,
une fois à la retraite. Et le meilleur moyen
de lutter contre l’isolement est d’anticiper
l’arrêt de la vie professionnelle et de bien
préparer sa retraite.
Pour Gérard Macqueron, « la place de la
culture dans le bien vieillir est essentielle,
en ce sens qu’elle contribue à lutter contre
les effets négatifs de l’avancée en âge ».
Ainsi, elle stimule les fonctions cognitives.
Assister à un spectacle, à une projection de
film ou visiter une exposition induit une
réflexion, une interaction avec le monde
extérieur qui permet de sortir
de la relation à soi-même. Cela permet également de relativiser ses inquiétudes quotidiennes, d’accéder à une valeur supérieure
de l’être humain et donc de dépasser ses
propres angoisses. La culture est aussi un
formidable vecteur de lien social et, pour
les anciens professionnels du secteur,
de transmission. S’inscrire à un club, aller
à l’opéra ou encore témoigner de sa carrière
auprès de jeunes sont autant de moyens de
développer son tissu relationnel et de rester
actif. Aujourd’hui, il existe une réelle
volonté politique de faciliter l’accès à la
culture et de faire de la culture un vecteur
d’inclusion pour tous, y compris pour les
publics dits « empêchés ». n
numéro 49_ juin 2014
09
partageons
notre quotidien
Choisir
En savoir plus sur les
directives anticipées
Vous pouvez consulter la fiche sur
les directives anticipées sur le site
du ministère www.sante.gouv.fr,
en suivant le lien
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/
les_directives_anticipees.pdf
sa
fin
de
vie,
Les directives anticipées
Marie de Hennezel, spécialiste du bien vieillir, évoque pour
Jours Nouveaux l’intérêt d’écrire ses directives anticipées.
À l’occasion des séminaires sur « l’art de
bien vieillir » que j’anime au sein d’Audiens, j’aborde les questions liées à la fin
de vie. Car vieillir, c’est aussi s’approcher
de sa mort.
Et parmi les craintes que les participants à
mes séminaires expriment, il y a celles qui
concernent les conditions du mourir. Être
plus au clair avec ce que l’on souhaite pour
soi-même, lorsqu’on pense à sa propre fin,
paradoxalement apaise. Il n’y a pas pire
angoisse que celle que masque le déni. Les
gens qui disent ne pas vouloir y penser ne
vivent pas mieux, au contraire ! Comme le
dit la sociologue Danièle Hervieu Léger,
« le déni de la mort se venge en déni de la
vie » : on vit mal, on vieillit mal, lorsqu’on
occulte le fait que l’on est mortel.
Nous avons le droit
d’écrire nos directives
anticipées
Je suis toujours étonnée, presque dix ans
après le vote de la loi Léonetti, Droits des
malades et fin de vie, que ma génération,
celle des jeunes seniors soucieux de mourir
dans la dignité, connaisse si mal les droits
que nous avons. Quels sont-ils ? Nous avons
le droit de bénéficier de soins palliatifs si
notre état le nécessite, de ne pas souffrir,
d’être soulagés au risque d’écourter la vie,
de bénéficier d’une sédation si aucun moyen
antalgique ne permet de soulager nos
10
Partageons des jours nouveaux
souffrances. Nous avons le droit de refuser
l’acharnement thérapeutique et de recevoir
les soins nécessaires pour ne pas souffrir.
Nous avons le droit de nous laisser glisser
dans la mort et d’être respecté dans notre
refus d’être alimenté de force, ce que beaucoup de personnes très âgées réclament.
Nous avons enfin le droit d’écrire nos
directives anticipées et de désigner notre
personne de confiance, pour le cas où nous
ne serions pas en mesure d’exprimer notre
volonté. Seulement 2 % des Français ont
désigné leur personne de confiance et rédigé
leurs directives anticipées.
Le cas de Vincent Lambert illustre bien le
type de situation qui aurait pu être évitée si
ce jeune homme avait désigné sa femme
comme personne de confiance et s’il avait
écrit ses souhaits. Bien sûr, il était jeune et
lorsqu’on est jeune, on ne pense pas à la
mort. Mais s’il l’avait fait, les médecins
pourraient aujourd’hui arrêter le traitement
qui le maintient en vie. Quelles que soient
les pressions familiales, ce sont ses directives qui seraient respectées.
Cette histoire douloureuse devrait tous nous
inciter à faire cette démarche. Désigner
MARIE DE HENNEZEL
AUTEURE,
PSYCHOLOGUE ET
PSYCHOTHÉRAPEUTE
« Nous avons le
droit de refuser
l’acharnement
thérapeutique
et de recevoir
les soins
nécessaires
pour ne pas
souffrir »
notre personne de confiance, parler avec elle
de ce que nous voulons, écrire nos directives. C’est une démarche grave et responsable, mais une fois qu’on l’a faite, on se
sent apaisé, plus léger.
Seulement un
Français sur deux
nécessitant
des soins de fin
de vie en bénéficie
Avant de réclamer une nouvelle loi sur la fin
de vie, légalisant l’euthanasie ou le suicide
assisté, ne devrions-nous pas d’abord peser
de notre poids politique (les seniors représentent 40 % du corps électoral) pour que
les lois qui existent soient appliquées, que
les médecins écoutent la demande de leurs
patients, qu’ils cessent de s’acharner
lorsqu’on souhaite en finir, qu’ils soulagent
et accompagnent. Seulement un Français
sur deux nécessitant des soins de fin de vie
en bénéficie. n
Marie de Hennezel
anime les séminaires Audiens
sur l’Art du bien vieillir
Les 8, 9, 10, 11 et 12 septembre 2014 à Hyères, et les 25,
26 et 27 novembre 2014 à Paris. Contactez Sandrine Delgrange
au 0 173 173 306 ou par mail : [email protected]
En 2013, elle publie aux éditions Robert Lafont
Nous voulons tous mourir dans la dignité.
partageons
notre quotidien
Maintien
à domicile,
Audiens soutient
les aidants
familiaux
Vous avez été nombreux à réagir à l’article que
nous avons publié dans le dernier Jours
Nouveaux sur les aidants familiaux.
Vous accompagnez une personne en situation de
fragilité ? Audiens est à vos côtés pour vous
apporter aide et écoute :
◗ des interlocuteurs pour identifier vos besoins en
termes d’information, d’orientation et d’accompagnement.
Téléphone : 0 173 173 758 ;
◗ un soutien à l’entourage avec, pour les aidants
naturels, la possibilité de participer à des groupes
de parole et de bénéficier de solutions de répit.
Téléphone : 0 173 173 758 ;
◗ ouverture d’une résidence de vacances à
Fondettes en Touraine permettant d’accueillir
aidant et aidé et de leur offrir une solution de répit.
Téléphone : 0 173 173 758 ;
◗ le « KFé Aide aux aidants » : un temps pour soi,
un moment d’échange, dans un lieu convivial,
dédié aux familles ayant un proche en souffrance,
gravement malade ou dépendant.
Téléphone : 0 173 173 306.
Si vous souhaitez soutenir les actions de
la Chaîne de l’espoir, vous pouvez faire
un don en contactant le 01 44 12 66 66.
Pour tout renseignement :
www.chainedelespoir.org
Audiens à vos côtés
En complément des dispositifs d’aides légales
comme l’APA ou la CARSAT et après notification de décision de ces organismes, Audiens
peut participer aux frais d’aide au maintien
à domicile.
Téléphone : 0 173 173 759
Travaux d’aménagement du domicile, autres
dispositifs d’accompagnement comme Sortir +
(voir notre annonce dans l’encart joint à ce
magazine), chèques emploi service universel
vous permettant de régler des prestations de
service à domicile, là aussi, Audiens vous aide.
Téléphone : 0 173 173 384
La Chaîne
de l’espoir :
la solidarité au service de la santé des
enfants du monde
La Chaîne de l’espoir est une association à but non
lucratif qui fédère des personnalités du monde
médical, des professionnels de santé, des familles
d’accueil, des parrains et des donateurs au service
de la santé des enfants du monde.
Son action s’articule autour de deux principaux
modes d’intervention : soigner les enfants (sur
place ou en les faisant venir en France) et assurer
l’éducation et la bonne santé des enfants, notamment par des actions de parrainage.
numéro 49_ juin 2014
11
lloque
Prochain co ins
« Les chem udiens
du deuil » Ade la Chimie, à Paris sur le
partageons
notre quotidien
Nos chers
e à la Maison
Le 15 novembr
l caché».
thème « le deui
Nicaise
tacter Sarah
n
co
,
n
o
ti
a
form
Pour toute in
0 06
5
1
5
4
au 06 8
ns.org
icaise@audie
ou à : sarah.n
disparus
L’auteure de La dernière leçon nous a reçues dans son appartement parisien pour
y évoquer ses chers disparus, les signes qu’ils lui envoient, mais aussi le processus
créatif que représente l’écriture d’un livre.
En 2005, Noëlle Châtelet publiait le
bouleversant récit autobiographique
La dernière leçon où elle évoquait la
fin de vie de sa mère, Mireille Jospin,
ancienne sage-femme, sa décision
de choisir sa mort et de préparer ses
enfants à sa disparition prochaine.
Elle nous livrait une réflexion sur la
liberté de mourir mais aussi le portrait
d’une femme dotée d’une grande force
de caractère. En 2013, c’est cette foisci avec un roman, Madame George,
que l’écrivaine revient sur nos chers
disparus qui continuent de nous accompagner et nous envoient des signes apaisants, pour peu qu’on veuille bien baisser la garde de notre rationalité, pour
les accueillir.
Dans votre roman Madame George,
Jean-Marc, un psychanalyste a priori
rétif aux phénomènes occultes, s’y
retrouve confronté malgré lui, par le biais
de ses proches et de ses patients. Luimême basculera, lors d’une visite dans
la maison de George Sand à Nohant, dans
une expérience qui le rapprochera de sa
famille et de ses morts. Peut-on y voir un
lien avec “La dernière leçon” ?
12
Partageons des jours nouveaux
Noëlle Châtelet :
C’est en parlant de Madame George à mes
lecteurs que je me suis rendu compte de ce
lien. Depuis longtemps, je m’aperçois que
chaque livre nourrit un autre. Il est planté
comme une graine, qui va germer ou non,
dans le livre suivant ou plus tard. Une fleur
ou une feuille arrivent. Le bourgeon s’est
transformé. C’est cela pour moi le processus d’écriture.
Où est Mme George dans La dernière
leçon ? Je me souviens que lorsque j’écrivais le livre, je m’étais posé la question :
« Maman, où vas-tu te mettre quand tu
seras partie, dans quelle part de moimême ? » Plus tard, c’est dans mon ventre
que je l’ai sentie. Une rondeur très émouvante, sur laquelle j’aimais à poser ma
main. « Je te garderai toujours, je n’accoucherai pas de toi ». Et quand on connaît le
métier de ma mère, sage-femme, c’était
parlant. Mais à un moment, il a fallu la
laisser partir. C’était 2 ou 3 ans après,
en quelque sorte le second moment du
deuil. De même encore aujourd’hui, il
me semble sentir la présence de mon mari
(le philosophe François Châtelet, décédé
en 1985, Ndlr) au-dessus de mon épaule
droite, comme s’il suivait mon écriture,
parfois jusqu’à son souffle…
Dans “Madame George”, un des personnages, Madame Mansour, une patiente
de Jean-Marc, le psychanalyste, lui
raconte sentir la présence de son mari
chaque soir.
Noëlle Châtelet :
Madame Mansour est à mon avis le personnage le plus important du livre. Les
rôles sont inversés car c’est elle finalement
qui fait « travailler » le psychanalyste. Elle
lui explique que si on n’a aucun signe des
morts, c’est qu’ils sont vraiment morts. En
parlant de son mari : « il s’exprime à sa
façon, avec ce qu’il peut. Où est le bien,
où est le mal si ces signes m’apaisent ? ».
L’écriture se fait par bonds. Ce n’est que
bien après qu’on prend conscience du chemin que l’on a fait faire à un personnage.
Tous ont un rôle à jouer pour faire trébucher Jean-Marc, pour qu’il accepte de ne
pas tout comprendre, de ne pas tout maîtriser. Je suis profondément rationnelle. En
ce sens, une partie de moi est Jean-Marc,
mais une autre part de moi accepte aussi le
basculement vers l’irrationalité.
Pourquoi avoir situé une partie du livre à
Nohant, dans la maison de George Sand ?
Noëlle Châtelet :
J’ai donné une conférence à Nohant, un
peu comme le psychanalyste du livre. Et
j’y ai ressenti une atmosphère étrange.
J’avais l’impression que cette maison
m’était familière. J’y suis revenue plusieurs fois (avec la complicité du conservateur du lieu) à qui j’avais dit « si un jour
j’écris sur les esprits, c’est dans cette maison de Nohant que je situerai l’action. »
Pour animer la maison, à l’époque
de George Sand, je me suis inspirée de
la correspondance entre George Sand et
Flaubert. Tout est vrai au mot près.
La critique n’a pas toujours bien compris
“Madame George”. Le thème a surpris.
Si l’irrationnel
n’est pas
permis aux
écrivains, ce
n’est pas la
peine de faire
ce métier !
Noëlle Châtelet :
Les journalistes ne m’attendaient pas là,
ont-ils dit. Pourtant, si on en finissait avec
nos certitudes, si on acceptait l’inacceptable ?
Quand on est en perte d’équilibre, on
touche aux choses alors que quand on est
enfermé dans sa raison, on reste imperméable. Pour approcher au plus près l’humanité, il faut parfois poser les armes de
la raison. Si l’irrationnel n’est pas permis
aux écrivains, ce n’est pas la peine de faire
ce métier !
Je suis proche du public, main dans la
main avec mes lecteurs, dans une sorte
de maïeutique. L’écho du livre en eux
m’intéresse. Pour La dernière leçon, j’ai
accompagné le livre pendant deux ans,
répondu à des centaines de lettres. Pour
moi, l’accompagnement du livre fait aussi
partie du livre.
trois jours avant son départ choisi. Oui, ma
mère a choisi de partir, dans un élan de vie,
un dernier acte de vie. n
L’actualité
de Noëlle Châtelet
Madame George sort en livre de poche,
collection Points.
La dernière leçon : bientôt le film !
En tournage pendant l’été 2014.
Avec Sandrine Bonnaire dans le rôle de Noëlle
Châtelet et Marthe Villalonga dans celui de
sa mère.
Réalisatrice : Pascale Pouzadoux
Que diriez-vous du processus de deuil ?
Noëlle Châtelet :
Chacun a sa propre histoire. En ce qui
me concerne, pour mon mari, il m’a fallu
des années. Mais pour ma mère non,
puisqu’elle m’a fait faire le deuil d’elle
avant sa mort : « Le deuil de moi est fait,
nous l’avons fait ensemble » m’a-t-elle dit
numéro 49_ juin 2014
13
partageons
notre histoire
onique
r
h
c
e
ll
e
v
u
ire
Une no
du centena
re
dans le cad guerre mondiale.
re
de la premiè
Été
1914
:
L’information entre censure
et propagande
L’usage de la photographie se répand,
tandis que la Linotype permet d’accélérer
la saisie des articles. Tirant ensemble 10
millions d’exemplaires chaque jour, près
de 300 quotidiens constituent la part
essentielle du système d’information en
France. Il faut y ajouter de nombreuses
publications aux périodicités diverses,
ainsi que les actualités diffusées au cinéma.
En effet, les deux principales firmes françaises (et mondiales) ont créé en 1909 et
1910 Pathé Journal et Gaumont Actualités, et proposent chaque semaine un récit
de l’actualité en image.
Toutefois, la grande presse d’information
jouit d’un régime de faveur, tandis que les
quotidiens d’opinion sont plus étroitement
surveillés, plus souvent censurés, et parfois
suspendus ou interdits. Georges Clemenceau,
député et journaliste, modifie le titre de son
quotidien de L’Homme libre à L’Homme
enchaîné pour signifier à ses lecteurs que la
censure retient sa plume.
La censure
En dépit de la faible opposition à la guerre, la
méfiance de l’armée envers la presse, traditionnelle depuis Napoléon et renforcée par
l’affaire Dreyfus, est totale. Aussi, dès la
mobilisation, le général en chef Joffre exiget-il l’application de la loi du 9 août 1849 sur
l’état de siège et le vote d’une nouvelle loi,
adoptée à l’unanimité par la Chambre des
députés le 5 août 1914, « destinée à réprimer
les indiscrétions de la presse en temps de
guerre ».
Parce qu’elle adhère à l’Union sacrée, la
presse accepte la censure préventive afin
d’éviter des sanctions a posteriori. L’armée
crée un Bureau de la Presse, qui exerce la
censure sur les informations concernant les
opérations militaires, mais aussi sur le moral
des troupes et de l’arrière et sur les jugements
concernant le gouvernement et les politiques,
considérés comme des personnages stratégiques, car ils incarnent la souveraineté et la
défense nationales. Tous les articles et toutes
les photographies ou gravures doivent être
soumis au censeur militaire qui supprime des
phrases, des articles ou des illustrations.
14
Partageons des jours nouveaux
Les grands quotidiens parisiens, qui sont vendus dans toute la France ainsi qu’aux armées,
dominent le paysage de la presse : Le Petit
Parisien, Le Journal, Le Matin, Le Petit Journal et L’Echo de Paris vendent à eux cinq
plus de 4 millions d’exemplaires chaque jour.
L’armée est plus attentive à leur égard et plus
proche d’une démarche de négociation ou de
séduction. La censure est étendue aux spectacles, aux chansons, aux affiches et au cinéma.
Le « bourrage
de crânes »
Mais le public demande des informations ;
l’état-major est contraint de diffuser plusieurs
fois par jour des communiqués faisant le
point sur les opérations militaires. Les journaux les diffusent et peuvent enjoliver
GÉRARD
PATRICK
MONTFORT
ÉVENO
EXPERT
PROFESSEUR
EN GESTION
À
DE L’UNIVERSITÉ
PATRIMOINE ET
PARIS 1
GÉRANT
PANTHÉON-SORBONNE
ASSOCIÉ DE
MESSINE
HISTORIEN
COURTAGE
SPÉCIALISTE
DES MÉDIAS
« La
propagande
se nourrit de
stéréotypes
qui renforcent
la cohésion
nationale... »
presque librement sur la teneur du message.
Hélas, les communiqués sont bien souvent
lacunaires, en retard et parfois mensongers.
Dès le début de la guerre, l’armée organise la
propagande, qui tourne rapidement au
« bourrage de crânes », selon l’expression de
l’époque. Ainsi, le 24 août 1914, alors que les
armées allemandes envahissent la France et
que les soldats français se replient, Le Matin
annonce par un gros titre « les cosaques à
cinq étapes de Berlin » et brode sur cette
« horde terrible de cavaliers montant sur des
chevaux infatigables ». Le but est de faire
croire aux Français traumatisés par l’avancée
des armées allemandes qui atteignent bientôt
la Marne qu’à l’Est, les Russes vont écraser
les troupes du Kayser et desserrer l’étau. En
réalité, il n’en est rien : les assauts russes sont
vite stoppés par l’artillerie allemande, mais
l’état-major a laissé
croire que sa stratégie était la bonne.
La propagande se
nourrit de stéréotypes qui renforcent
la cohésion nationale et l’élan patriotique : les soldats
français, chevaleresques et valeureux, défendent la
civilisation le sourire aux lèvres et s’opposent aux « Boches »,
féroces, sanguinaires et à demi barbares. Les
« atrocités allemandes » deviennent ainsi un
thème récurrent. Le supplément illustré du
Petit Journal fait de ces scènes une spécialité :
femmes fusillées, infirmières abattues,
enfants maltraités, officiers assassinés d’un
coup de pistolet dans le dos, etc. Evidemment, la presse allemande n’est pas en reste,
il suffit d’inverser les rôles. n
partageons
notre quotidien
Dates de virement des
prestations retraite
Ces derniers mois, le gel des retraites
de base et complémentaires a été
annoncé. Jours Nouveaux fait le point
sur ces mesures et la situation des
régimes de retraite complémentaire.
Le point
Dans un contexte de restriction des
dépenses publiques et de dégradation
des comptes des régimes de retraite complémentaire, plusieurs mesures ont été
prises ces derniers mois. Le faible niveau
de croissance économique est la raison
principale de cette situation. Le niveau de
chômage très important que connaît notre
pays impacte de manière négative
le niveau des cotisations patronales et salariales qui alimentent les caisses de l’État,
d’une part, et les caisses de retraite
complémentaire d’autre part.
Retraite de base :
non revalorisation des
pensions de retraite
du régime général
jusqu’en 2015
Le Premier ministre a présenté, le 16 avril,
le détail du plan d’économie de 50 milliards d’euros pour la période 2015 - 2017.
Une économie de 11 milliards d’euros est
prévue sur les prestations sociales qui ne
seront pas revalorisées pendant un an,
parmi lesquelles, les pensions de retraite de
base. Cette non revalorisation signifie que
les pensions n’augmenteront plus par rapport à l’inflation jusqu’en octobre 2015.
sur la non revalorisation
des pensions de retraite
Cette mesure concernera l’ensemble des
retraités, à l’exception des bénéficiaires du
minimum vieillesse, ce dernier continuant
à être revalorisé.
Retraite complémentaire : maintien de
la valeur du point au
1er avril 2014
A la mi-mars, les partenaires sociaux gestionnaires des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé ont adopté les
paramètres 2014 servant au calcul des
retraites et des cotisations.
Pour les retraités, au 1er avril 2014, les
valeurs des points sont maintenues à
1,2513 € pour l’Arrco (ensemble des salariés) et 0,4352 € pour l’Agirc (cadres).
Le maintien des valeurs des points Arrco et
Agirc à leur niveau de 2013 s’explique par
la faiblesse de l’inflation et par le contexte
du déficit des régimes de retraite complémentaire.
Cependant l’effort de rééquilibrage des
comptes ne porte pas sur les seuls retraités
puisque les cotisations pour la retraite complémentaire des salariés et des employeurs
ont augmenté de 0,1 point depuis le 1er janvier de cette année.
Être accompagné
dans les moments difficiles
• Mardi 1er juillet
• Vendredi 1er août
• Lundi 1er septembre
• Mercredi 1er octobre
• Lundi 3 novembre
• Lundi 1er décembre
Vous rencontrez des difficultés financières ? Audiens peut vous aider, en fonction
de votre situation. Contactez nos conseillers de l’Accompagnement solidaire et
social au 01 73 17 37 58
Situation de déficit des
régimes de retraite
complémentaire
Créés pour compléter la retraite de base des
salariés du privé, les régimes Arrco (pour
l’ensemble des salariés) et Agirc (pour les
cadres) ont longtemps été excédentaires.
Mais depuis 2009, la crise économique et la
hausse du chômage ont provoqué une baisse
des cotisations sociales servant au financement des retraites, à l’heure où les générations du baby-boom sortent de la vie active.
Cette situation de déficit a conduit les
régimes à recourir à leurs réserves, qui
devraient s’épuiser à l’horizon 2017-2020.
C’est pour préserver le système des retraites
complémentaires que les partenaires
sociaux gestionnaires de l’Agirc et de
l’Arrco ont signé l’accord national interprofessionnel du 13 mars 2013 définissant plusieurs mesures conservatoires. L’accord
prévoit, notamment, une augmentation des
taux de cotisation contractuels de 0,10 point
sur 2 ans, effort réparti entre les employeurs
et les salariés, et une moindre revalorisation
des pensions sur 3 ans, contribution des
retraités au redressement des régimes. Les
partenaires sociaux ont également prévu
d’engager une réflexion sur les orientations
à moyen et long termes afin de pérenniser
ces régimes basés sur la solidarité intergénérationnelle. n
« À l’heure où nous bouclons ce magazine,
le gouvernement a annoncé que les petites
pensions ne seraient pas concernées par la
non revalorisation des pensions. Le plafond
au-dessous duquel celles-ci continueraient
d’être revalorisées serait fixé à 1 200 euros
mensuels, tous régimes confondus ».
numéro 49_ juin 2014
15
centre
de
prévention
Pour vous rendre au Centre de prévention
Turbigo Île-de-France 29 rue de Turbigo, Paris 2e
n Métro Etienne Marcel (L4) et Réaumur-Sébastopol (L3 et 4)
n RER Châtelet-Les-Halles (A, B et D) n Bus lignes 20, 29, 38, 47
n Vélib’ Sébastopol-Greneta
n Autolib’ Paris/Saint-Martin
Pour prendre rendez-vous : 01 40 28 33 35
Le Centre de prévention
Turbigo Île-de-France
Des clés pour bien vieillir
Le Centre de prévention Turbigo Île-de-France, agréé par l’Agirc et l’Arrco et dont Audiens est
membre fondateur, est un centre de ressources en matière de prévention des risques liés au vieillissement. C’est un lieu d’expertise où vous-même, ou votre conjoint, pouvez évaluer vos besoins.
Le Centre de prévention Turbigo Île-deFrance est un lieu de promotion du bien
vieillir qui privilégie une approche psychomédico-sociale, individuelle et collective.
Vous pouvez y effectuer un parcours comprenant une évaluation individuelle visant
au repérage et au dépistage des risques liés
à l’avancée en âge, ainsi que des activités
collectives.
Les coûts financiers du bilan sont pris en
charge par les fonds sociaux Audiens
Retraite Agirc et Audiens Retraite Arrco.
Le bilan de prévention
Ce bilan initial consiste en une consultation
avec un médecin spécialiste de l’avancée
prévention personnelles à mettre en place.
Le Centre de prévention propose également
des bilans spécifiques : bilan mémoire,
bilan postural, bilan nutrition, bilan audition, bilan autonomie.
Les activités collectives
en âge et une consultation avec un psychologue clinicien. A l’issue de cette évaluation, vous obtenez des informations
détaillées sur les facteurs de risques,
les moyens de les réduire et les actions de
Nouveau : vous avez bénéficié
d’un bilan « bien vieillir » ?
Découvrez le programme d’activités
du Centre de prévention Turbigo
Île-de-France.
Le programme vous propose d’assister,
gratuitement, à un cycle de conférences sur
les émotions dans la médecine chinoise,
une conférence sur la gemmothérapie ou
sur la perception de la société et des seniors
à propos de l’avancée en âge.
Programme
des confére
nce
s et ateliers
avril-septem
Après votre
bilan
ger avec d’autres personnes ou stimuler
votre mémoire ? Les ateliers d’écriture,
les cafés littéraires ou les petits-déjeuners à thème répondront à vos attentes.
bre 2014
Retrouvez les coordonnées des
centres de prévention en région
dans la brochure Les Centres de
prévention, des clés pour bien
vieillir
nces et atelier
s
ntion
de préve
Centres s d’Audiens
partenaire
À PARIS
prévention
Centre de
-France
Turbigo Île-de o
Turbig
29 rue de
75002 Paris
33 35
01 40 28
Tél. :
[email protected]
contact.cdp.turbig
N
EN RÉGIO
Alsace
prévention
Centre de Alsace
Bien vieillir Wodli
es
1 rue Georg ourg
67000 Strasb 27 76
88 35
Tél. : 03
es
Midi-Pyréné rmation
Centre d’info
ntion
et de préve
Midi
Toulouse
(Cedip)
Pyrénées
iau
9 rue Matab se
31000 Toulou 05 21
61 63
Tél. : 05
p.com
e-Calais
Nord-Pas-d
no
Prévenlys
de Solféri
185-187 rue
59000 lille
70
20 95 70
Tél. : 03
s.org
contact@prevenly
Normandie
Renouvance Bretagne
de
57 avenue
76100 Rouen 59 30
32 81
Tél. : 02
LES
DE
CENTRES ON
PRÉVENTI
il.com
renouvance@gma
Loire
Pays de
prévention
s
Centre de
Loire - Nante
Auvergne
Pays de
prévention
la Noué
Centre de
17 rue de
Arrco
Agirc et
Bras de Fer
Auvergne
44200 Nantes 24 00
Boulanger
44 76
2 rue Pierre nt-Ferrand
Tél. : 02
irpdl.org
63100 Clermo 87 10
Accueil@bienvieill
73 27
Tél. : 04
lpes
r
nce-A
Prove
[email protected]
r
Côte d’Azu nal
Bretagne
Institut Régio
prévention
n et de
Centre de
d’Informatiode la
Arrco
Agirc et
Prévention (IRIPS)
Bretagne
Sénescence Nautile
Kérautret
le
5 rue louis
Immeuble
Frais Vallon
Botmel
25 av. de
s
ille
35000 Renne 25 25
13013 Marse 03 56
99 92
13
96
Tél. : 02
04
:
e.fr
Tél.
irbretagn
Accueil@bienvieill
es
Les Arcad Royal
6 rue du Pont
10000 Troyes 88 00
25 75
Tél. : 03
ENTS
RENSEIGNEM
0 173 173
nadoo.fr
lesarcades3@wa
Rhône-Alpes al de
Centre région
(CRP)
prévention arie Chavant
7 rue Jean-M
69007 lyon
04 04
04 72 72
Tél. :
Roussillon
Languedocprévention
Centre de
astel
de Montp Bec
2 place Paul ellier
34000 Montp 24 02
99 51
astel.fr
Tél. : 04
394
n@montp
centredepreventio
du Groupe
l’actualité
Suivez toute et Twitter.
ok
sur Facebo
[email protected]
Audiens
[email protected]
k
Photos : Thinkstoc
n. 01/2014
de santé Préventio
-Ardenne
Champagne
prévention
Centre de
r Bien vieillir
Des clefs pou
CDS - Bilans
contact@bienvieill
ens
Groupe Audi
Bleuzen
74 rue Jean Cedex
s
92177 Vanve
ens.org
www.audi
www.audiens.org, espace
« Retraité », rubrique « Santé
et Prévention » / « Prévention –
Centres de prévention ».
@adime
secretariat.cedip
Aquitaine
prévention
Centre de Aquitaine
Bien vieillir n
8 Cours Tournoux
33000 Bordeairaquitaine.org
16
Les Centres
de prévention
en région
de prévention
,
poursuivez vo
tre
parcours « bie
n vieillir »
avec nos con
fére
Téléchargez le programme des conférences
et ateliers du Centre de prévention Turbigo
Vous souhaitez vous libérer de vos tensions Île-de-France sur www.audiens.org, espace
ou améliorer votre équilibre ? Inscrivez-vous « Retraité », rubrique « Santé et Prévention »
aux ateliers de sophrologie relaxation, de tai « Prévention – Centres de prévention ».
chi chuan ou de yoga. Vous préférez échan-
Partageons des jours nouveaux
Des conférences et des activités collectives
sont proposées aux bénéficiaires des bilans :
conférences thématiques gratuites, ateliers
pratiques pour améliorer le bien-être,
l’équilibre ou stimuler ses capacités cognitives. Autant d’activités qui concourent
pleinement à renforcer la prévention et le
maintien d’une activité et la préservation
du lien social pour les seniors. n
La protection
ssionnelle
sociale profe
e
tion continu
est une créa
partageons
notre quotidien
« L’association
musique et tango est
pionnière, elle transforme le quotidien des
malades d’Alzheimer,
leur façon d’être,
les met dans une
situation d’avenir »
ANNE BRAMARD-BLAGNY
AUTEUR-RÉALISATEUR
DU DOCUMENTAIRE LA
MÉLODIE D’ALZHEIMER
– ABB REPORTAGES
La Mélodie d’Alzheimer:
quand la musique et la danse
redonnent vie à des malades
d’Alzheimer
C’est en dansant le tango que Georges a rencontré sa femme Gisèle;
danser avec Carolina Udoviko lui redonne goût à la vie.
T
out est parti d’une intuition : et si la musique et la
danse avaient un impact
positif sur les malades
d’Alzheimer ? Cette aventure réunit depuis plusieurs années, patients,
bénévoles, artistes et scientifiques de l’Inserm et du CNRS à l’Abbaye de la Prée, lieu
de rencontre entre des artistes en résidence
et des personnes âgées en séjour hivernal.
Elle a permis de constater, au travers d’ateliers de mémoire, de chant et de tango, qu’il
était possible de mobiliser les capacités résiduelles des personnes au-delà de ce que l’on
pouvait imaginer. Alors que l’on pensait
que les maladies neurodegénératives provoquaient un déficit global et irréversible des
capacités cognitives, on découvre que les
patients sont capables de se souvenir des
paroles de chansons et même d’en
apprendre de nouvelles. Les scientifiques se
sont aperçus que la mémoire de la musique
engage beaucoup plus globalement le cerveau que la mémoire du langage. Ce qui
pose la question du bénéfice de la musique
Les questions liées à la perte d’autonomie, qu’il s’agisse
du handicap ou de la dépendance, sont au cœur
des préoccupations d’Audiens vis-à-vis des seniors.
Convaincu que la culture joue aussi un rôle dans le bien
vieillir, Audiens a choisi de soutenir l’initiative d’ABB
Reportages. Leur documentaire La Mélodie d’Alzheimer
met en lumière l’importance de la musique et de la danse
dans la préservation des capacités cognitives chez les
malades. Retour sur un film porteur d’espoir et de vie.
sur la prévention des maladies neurodégénératives.
« L’association musique
et tango est pionnière »
précise Anne Bramard-Blagny, la réalisatrice du documentaire. Les ateliers de tango permettent de travailler simultanément
la marche, la posture mais aussi l’équilibre et la conscience du corps, autant
d’éléments qui pourraient être utilisés
dans la prévention des chutes et la stimulation des fonctions d’équilibration.
Au fil du documentaire, on découvre le pouvoir énorme de ces ateliers sur les résidents.
« La musique transforme leur quotidien,
leur façon d’être, les met dans une situation
d’avenir » s’enthousiasme, Anne BramardBlagny.
Au-delà de l’aspect médical, on découvre
dans le documentaire des patients joyeux
qui applaudissent, chantent et dansent, bien
loin de l’image de tristesse et d’apathie souvent associée aux personnes atteintes de ces
maladies. Selon Odile Letortu, gériatre et
médecin coordinateur à la maison de retraite
des Pervenches à Biéville Beuville, les résidents se sentent bien car les ateliers valorisent
leurs capacités préservées, là où les tests
habituels ont davantage tendance à mettre en
lumière les capacités qu’ils ont perdues.
Au fil des séquences, le film invite le
spectateur à porter un autre regard sur les
personnes atteintes de maladies neurodégénératives. « On peut développer une relation
extrêmement profonde avec les patients,
dans l’instant. L’encodage ne se fait plus
dans le cerveau mais ces personnes ont des
envies et peuvent encore initier des projets
dans le présent. » confie la réalisatrice.
Ce documentaire, tout en poésie, conduit à
s’interroger sur les indispensables changements à apporter en matière de prévention,
soin et prise en charge des patients atteints
de maladies neurodégénératives, et ainsi
à réfléchir à l’évolution de la société et, plus
globalement à la place de la culture dans une
société confrontée aux défis de l’avancée
en âge. n
Retrouvez le film la Mélodie d’Alzeimer sur audiens.org
numéro 49_ juin 2014
17
centre
de
santé
Le Centre de santé
René-Laborie Audiens
Pour une politique d’accès aux soins pour tous
Ouvert à tous les assurés sociaux, le Centre de santé René-Laborie Audiens est un lieu de
prévention et de soins, doté d’une équipe pluridisciplinaire de 100 praticiens. Il permet de
bénéficier de soins et d’examens dans la plupart des disciplines à des tarifs conventionnés.
Le centre de santé met à votre
disposition les services suivants :
◗ Un centre médical,
◗ Un centre d’échographie,
◗ Un centre dentaire de 11 fauteuils,
◗ Un centre optique,
◗ Un centre d’audition,
◗ Une pharmacie,
◗ Des soins infirmiers,
◗ Des soins de pédicurie, podologie,
réflexologie plantaire.
Le centre de santé accueille également un
centre de prélèvement d’analyses médicales et
un centre de kinésithérapie et de rééducation.
De nombreux
avantages
Le Centre de santé Audiens présente de
nombreux avantages. Ainsi, vous bénéficiez
d’un dossier médical informatisé unique, de
tarifs conventionnés secteur 1 pour les
consultations. Et vous n’avez pas à avancer
les frais pour les actes nomenclaturés, grâce
au tiers payant intégral si vous êtes ressortissant d’un contrat santé Audiens Prévoyance,
Mutuelle Audiens de la presse, du spectacle
et de la communication.
Les actions
de prévention
Le centre de santé est également mobilisé
sur les actions de prévention. Il organise
toute l’année des actions dans le cadre des
campagnes nationales de prévention de
dépistage de l’ostéoporose, des troubles cardio-vasculaires, du cancer du sein, des
troubles de la mémoire, de l’asthme ou
encore de l’audition…n
L’actualité du centre de santé
Bilan auditif gratuit
Comment vous rendre au Centre
de santé René-Laborie Audiens ?
27-29 rue de Turbigo - 75002 PARIS
Prendre rendez-vous au 01 84 79 02 79
ou sur www.audiens.org
Métro Etienne Marcel (L4) et Réaumur-Sébastopol (L3 et 4)
n RER Châtelet-Les-Halles (A, B et D)
n Bus lignes 20, 29, 38, 47
n Vélib’ Sébastopol-Greneta
n Autolib’ Paris/Saint-Martin
n
18
Partageons des jours nouveaux
Le centre acoustique d’Audiens situé au 27 rue
de Turbigo vous propose, en septembre et
octobre 2014, un bilan auditif gratuit* et des
essais d’aides auditives** adaptées à votre
trouble d’audition. L’audioprothésiste vous
proposera de tester gratuitement une solution
personnalisée et adaptée à votre mode de vie.
Pour prendre rendez-vous, vous pouvez appeler
dès maintenant au 01 40 28 33 17.
Si vous habitez en région, vous pouvez
obtenir l’adresse du centre d’Audition
Mutualiste le plus proche de chez vous
au 0 805 500 208.
À cette occasion, nous vous proposerons :
• conseils en diététique
• tests de dépistage
• présentation des différents lecteurs de
glycémie disponibles en pharmacie
Inscrivez-vous dès maintenant au 01 40 28 33 12
Le dépistage est simple. Votre médecin traitant
et votre pharmacien peuvent vous conseiller.
Journées mondiales,
le centre de santé
se mobilise !
• 21 septembre, Journée mondiale de la
maladie d’Alzheimer
• 26 septembre, Journée mondiale du cœur
• 12 octobre, Journée mondiale de la vue
• 20 octobre, Journée mondiale de l’ostéoporose
• 29 octobre, Journée mondiale du psoriasis
• 14 novembre, Journée mondiale du diabète
Dans le cadre de la journée mondiale du
Profitez des journées mondiales pour prendre
diabète, la pharmacie mutualiste vous invite rendez-vous avec un médecin spécialiste,
les jeudi 13 novembre et vendredi 14
cardiologue, ophtalmologiste, gériatre,
novembre 2014, de 14h à 17h.
rhumatologue, dermatologue, au
01 84 79 02 79 ou sur www.audiens.org
* Bilan à but non médical, sur simple rendez-vous
** Essais avec une ordonnance médicale
Prévention
du diabète
les
solutions
Audiens
Santé,
retraite,
oy
prév ance,
vie quotidienne :
des solutions
sur mesure
pour les seniors.
les
solutions
Audie2 0n2s3
0 800 02
(Appel gratuit de
puis un poste fixe
.)
Comment faire face aux accidents du quotidien ?
La vie quotidienne réserve son lot de surprises et certaines d’entre elles ne sont pas toujours
faciles à gérer faute de temps, d’information ou encore de moyens. Pour vous aider à trouver
une solution dans les moments difficiles, souvent synonymes d’interrogation et de tension, plusieurs solutions existent au sein d’Audiens en fonction de votre situation et de vos besoins.
Formule +
◗ En fonction de votre problématique, vous êtes mis en
relation avec le professionnel compétent pour vous
apporter la prestation nécessaire : aide-ménagère, garde
d’enfant, dame de compagnie, infirmier, service de coiffure
à domicile, chauffagiste, plombier, jardinier, menuisier, serrurier,
service de petite jardinage et de bricolage… Vous avez ainsi
accès à un réseau national de plus de 4 700 professionnels,
signataires d’une charte de qualité et engagés à pratiquer des
prix maîtrisés.
Avec Formule+, à partir de 5€
par mois et sur simple appel à
un numéro de téléphone dédié, ◗ Dans certaines situations, vous bénéficiez également
de la prise en charge financière de tout ou partie de la
vous êtes en contact avec un
prestation.
conseiller qui répond à vos
questions administratives,
juridiques mais aussi santé
Pour en savoir plus sur le contrat Formule+ : 0 800 022 023
et vie pratique.
(appel gratuit depuis un poste fixe)
L’ACCOMPAGNEMENT SOLIDAIRE
ET SOCIAL D’AUDIENS
Vous faites face à des difficultés
financières liées à l’aménagement
de votre logement ou l’acquisition
d’un matériel spécifique ?
Vous avez besoin d’un soutien
pour l’intervention d’une aide à
domicile ou en tant qu’aidant d’un
proche en perte d’autonomie ?
◗ L’accompagnement
solidaire et social d’Audiens
peut intervenir et vous aider
sur un certains nombre de
sujets en fonction de votre
situation.
FORMULE+Au
diens
Assistanc
et servicese
à la person
ne
5 /m€ois
TTC
La solution
sereinement“100% utile” pour réso
quotidienne les problèmes de udre
la vie
.
Accompagnement
Audiens
Pour toute information, contactez-nous au 01 73 17 37 58
Solution du quizz de la page 3 :
Conversation secrète - Quand passent les cigognes - Le vent se lève - Entre les murs - Mission - Texas - 4 mois, 3 semaines et
2 jours - L’affaire Mattéi - Padre Padrone - Un homme et une femme - Antoine et Antoinette - Underground - La leçon de piano Messager - Pacific Express - Mademoiselle Julie - La vie d’Adèle - La parole donnée - L’homme de fer - Le troisième homme - Le
tambour - Le monde du silence - Secrets et mensonges - Sous le soleil de Satan - Deux sous d’espoir - La Dolce Vita - Le pianiste
- Les meilleures intuitions - L’enfant - La porte de l’enfer - Le guépard - Le ruban blanc - Brève rencontre - Le salaire de la peur - Une
si longue absence - La symphonie pastorale
numéro 49_ juin 2014
19
loisirs, santé,
prévention…s
avec Audien
le Club ABC.
ps libre en rejoignant
Profitez de votre tem
r le club de loisirs
pa
s
s proposée
ité
tiv
ac
les
rir
uv
co
dé
Venez
nne humeur
iens. Convivialité, bo
ud
d’A
n
tio
en
év
pr
de
et
isent ce Club.
et solidarité caractér
multiples :
votre adhésion sont
Les avantages liés à
ions temporaires,
ités de loisirs (exposit
tiv
ac
x
au
uit
réd
if
tar
relaxation, cours de
• un accès à
criture, de peinture, de
d’é
s
lier
ate
,
tes
oli
ins
visites
rences-débats…),
Yoga, Qi Gong, confé
telles que la
s actions de prévention
de
à
r
ipe
rtic
pa
de
ité
e, des ateliers
• la possibil
, du geste et de la parol
nts
me
nti
se
s
no
de
gestion
,
bien-être, naturopathie…
e de spécialistes à
r téléphone : une équip
pa
es
qu
idi
jur
s
on
ati
• des inform
errogations dans de
ondre à toutes vos int
rép
ur
po
ion
sit
po
dis
votre
mation, habitation,
la vie courante (consom
nombreux domaines de
es, social…),
l,
formalités administrativ
onnement, Word, Exce
ques (initiation, perfecti
ati
orm
inf
ns
tio
ma
for
• des
tiel,
Internet) à tarif préféren
t découvrir la faune,
où l’animateur vous fai
es
str
de
pé
s
ée
nn
do
• des ran
la région traversée…
la flore et l’histoire de
dre !
venez vite nous rejoin
Alors n’hésitez plus,
€ pour une personne
on annuelle est de 25
ati
tis
co
la
de
nt
nta
Le mo
uple.
ou de 40 € pour un co
CONFÉRENCE SUR
LES IMPACTS DES
NOUVELLES TECHNO
LOGIES SUR LA
COMMUNICATION
INTERPERSONNELLE
nombreux débats
Le Club ABC propose de
thématiques liées
et conférences sur des
n vieillir. Au mois
à la prévention et au bie
sera consacrée
nce
fére
de juillet, une con
technologies sur
à l’impact des nouvelles
rsonnelle.
rpe
la communication inte
smartphones,
des
et
et
tern
À l’heure d’in
ité de la
ntic
peut-on préserver l’authe
ne durée
d’u
nce
fére
relation ? Cette con
psychola
par
e
mé
ani
,
res
heu
de deux
casion
l’oc
a
ser
,
logue Françoise Jasmin
de
ré
ono
d’H
tion
cita
de vérifier si la
n café est le
Balzac : « Le comptoir d’u
bien d’actuaest
»
parlement du peuple
!
ux
bre
lité. Venez nom
:
Informations pratiques
Jeudi 10 juillet à 14 h 30
rainé : 15 €
Prix club : 10 € / Prix par
cription :
Renseignement et ins
rg
s.o
ien
aud
club-abc@
173 746
0 173 173 748 ou 0 173
de 9 h à 15 h).
di
dre
ven
(mardi, jeudi et
ez :
b ABC. Vous souhait
Coupon-réponse Clu
[couple]).
mme d’activités ;
nne seule] ou de 40 €
❏ recevoir notre progra
d’ABC, de 25 € [perso
e
rdr
l’o
à
llé
libe
ue
èq
ch
ris.
❏ adhérer (je joins un
de Turbigo – 75002 Pa
ser à : ABC – 29 rue
res
l’ad
de
et
on
up
co
de remplir ce
Nous vous remercions
Prénom
Nom
Adresse
erVille
Code postal azzz
Mail
Téléphone