C - Phnom Penh Accueil

N°41
Rédaction
Membres de
Phnom Penh Accueil.
Collaborateurs
du numéro 41
Christine Bouvard, Marie Daufresne, Séverine Gagneraud,
Micheline Galzin, Carole Marnet,
Delphine Menanteau, Greg Polk,
Sœur Anne-Marie, Béatrice de
Roquefeuil.
Crédits Photos
Christine Bouvard, Catherine
Malovry, Marie-Reine Millet,
Bénédicte Monroe, Philippe
Moser, Lou Ruffi, Christine
Tranchant, Luco, Béatrice de
Roquefeuil.
Publicité et partenariat
Jacqueline Deubel.
Numéro diffusé
à 1 000 exemplaires.
Phnom Penh Accueil
Association destinée à aider votre installation au Cambodge et à créer des liens
d’échange, de convivialité, d’ouverture et
de découverte entre plusieurs cultures.
N’hésitez pas à nous (re)joindre.
Contact
[email protected]
www.phnom-penh-accueil.org
C
E
dito
uisine
SOMMAIRE
05
Édito
07
08
Accueil et services PPA
Zoom : Le macaque crabier
10
L’Agence Française de
Développement (AFD)
et le Cambodge
15
Culture : Le saphir
18
20
Album photo
Activités PPA
21
Astuce : Moustiques,
comment les éliminer ?
22
Découverte : Les acouphènes
25
Chroniques littéraires
27
Histoire : Pierre Poivre
34
Cuisine : La mangue
36
Quoi de neuf ?
38
Coup de pouce
SOURSDEY CHHNAM THMEI !
សួស្ដីឆ្នាំថ្មី!
Le nouveau bureau de Phnom Penh Accueil souhaite à tous ses membres
et aux lecteurs une très bonne entrée dans la nouvelle année 2558 !
N
ous souhaitons adresser un
chaleureux merci à Jacqueline,
Béatrice, Estelle, Christine pour le
travail et les services rendus au sein
de l’association et, un merci tout spécial à Bénédicte qui, par amour des
chiffres, a rejoint l’équipe.
Ce n’est pas en montant dans le
carrosse que l’on prend conscience de
la tâche qui nous attend mais bien en
tenant les rênes ! Nous voulons rendre
hommage à toutes les personnes qui
se sont investies afin que PPA reste
une association active et dynamique.
Les actions du nouveau bureau de
PPA seront orientées vers l’accueil qui
est la vocation première de l’association, ainsi que vers des initiatives variées pour faciliter l’arrivée des francophones et Français dans leur nouveau
pays, le Royaume des Merveilles.
Dans la continuité de l’équipe précédente, nous souhaitons développer
des activités fédératrices, échanger
avec les Cambodgiens pour mieux
connaître leurs coutumes, leurs traditions, leur histoire et permettre de
mieux comprendre ce pays permettant
ainsi une meilleure intégration.
Il n’est pas rare d’avoir la visite de la
gent masculine aux rencontres du vendredi matin. Les ateliers de cuisine
(comme le dernier autour du chocolat)
sont forts appréciés. Messieurs, vos
propositions d’activités nouvelles et
votre engagement seront les bienvenus.
L’Apéritif Rencontre le 1er vendredi
de chaque mois a été mis en place afin
de regrouper les membres qui seraient
dans l’impossibilité de se déplacer, le
vendredi matin lors de la permanence.
Prochainement, des soirées sous le
signe de la convivialité seront proposées.
N’hésitez pas à nous faire part de
vos souhaits, vos idées. Le bureau
PPA aura une oreille attentive pour
tenter de s’organiser afin d’aider à la
réalisation de ces projets.
Bonne lecture, bonnes découvertes
et au plaisir de se retrouver dans le
cadre de PPA !
LE BUREAU DE PPA
Bulletin de PPA-Nº41
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uisineet services PPA
Le bureau de PPA et Geneviève, présidente de PPA
Les permanences
hebdomadaires au
K-West
Hôtel Amanjaya, n°1, rue 154, sur le
quai Sisowath.
Les permanences sont assurées par
les membres du bureau de PPA, elles
ont lieu chaque vendredi matin de 9h
à 11h30.
Dans ce cadre convivial, nous sommes
là pour répondre à vos questions sur
nos activités de la semaine, sur l’association PPP, sur la vie à Phnom Penh
et au Cambodge ou tout simplement
pour se rencontrer, bavarder autour
d’un café et partager nos expériences.
Les annonces de PPA
PPA a mis en place un groupe de discussion et un service gratuit qui permettent à tous ses membres d’envoyer
et de recevoir des annonces.
Inscription en suivant ce lien :
http://fr.groups.yahoo.com/group/
phnompenhaccueil/
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Bulletin de PPA-Nº41
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oom
semaines, nous avons aperçu une colonie de mères avec leurs petits sur les
toits jouxtant notre terrasse au quatrième étage… Drôle d’invasion ! Nos
voisins cambodgiens les chassaient à
coup de vieilles chaussures à talon.
Et pour cause : l’animal n’est pas farouche, il n’hésitera pas à vous faire
face et se montrer agressif.
LE MACAQUE CRABIER
Article proposé par Christine Bouvard et Marie Duchaussoy
Il n’est pas rare de le voir déambuler dans certains quartiers de Phnom
Penh, traînant son précieux baluchon rempli de détritus… à l’honneur
de ce zoom et en couverture de ce Bulletin de PPA n°41 : le macaque
crabier (macaca fascicularis) !
« Mangeur de crabes » donc, dénomination qui correspond bien à tous
ceux qui envahissent les alentours du
marché aux crabes de Kep (le crabe
n’étant pas le seul aliment qu’il apprécie, loin de là !) mais aussi appelé le
macaque à longue queue. Il est relativement petit, puisqu’adulte, il mesure
entre 31 et 65 cm mais sa queue, elle,
est de la même taille que son corps.
À la naissance, il pèse entre 150 et
470 g, puis environ 4 kg en moyenne,
jusqu’à atteindre allègrement 6 kg
pour les mâles.
Il est essentiellement frugivore
mais sait aisément s’adapter au milieu auquel il est confronté et devient alors omnivore. La raison de
sa grande adaptabilité n’est pas récente… Il y a quelque 500 000 ans,
une petite population de macaques
à longue queue a été chassée de ses
terres ancestrales (la forêt tropicale
d’Asie) après des conflits répétés avec
des congénères. Condamnés à disparaître, ces singes ont conquis des
îles perdues dans l’océan et appris à
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Bulletin de PPA-Nº41
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survivre en exploitant des ressources
complètement nouvelles.
Ses abajoues lui servent de gardemanger pendant sa quête de nourriture. Il est très habile de ses mains,
pouvant dépiauter un bonbon dans
son emballage ou ouvrir un paquet de
nourriture sans difficultés.
Il vit dans toute l’Asie du Sud-Est,
dans la canopée des forêts humides le
long des fleuves. Sa capacité d’adaptation lui permet d’investir les lieux habités, les temples, comme celui de Wat
Phnom, le Palais royal, où il joue le
rôle de gardien du pavillon Napoléon,
faisant fuir le touriste trop curieux.
Au centre-ville, ses lianes sont les
fils électriques sur lesquels, il se déplace avec dextérité afin de pouvoir
se délecter des fleurs et des fruits qui
ornent nos terrasses. Sur Riverside, à
côté du marché de nuit, il y a quelques
En 2006, une demande conjointe
de l’ambassade de France et de l’ambassade des États-Unis tout récemment construite, auprès des autorités
municipales du Sangkat (quartier) de
Daun Penh, avait pour objet la prise de
mesures suite à la blessure d’un élève
du lycée Descartes par un de ces primates. Le vice-gouverneur du quartier
avait alors ordonné la capture d’une
bande de six singes jugés agressifs et
amenés au zoo de Phnom Tamao. En
2011, le Phnom Penh Post rapporte
encore des attaques de macaques qui
s’introduisent dans les maisons pour
y voler de la nourriture. Dans son habitat naturel, le crocodile, le python,
la panthère, le tigre et les rapaces
sont ses prédateurs mais en ville, seul
l’homme et la civilisation qui l’accompagne constituent un danger pour lui.
Des programmes d’élevage en captivité ont permis de réduire sa capture
à des fins d’expérimentation animale,
car cette espèce est aussi connue pour
être de la chair de laboratoire.
Sa population mondiale n’est pas menacée. —
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L’AGENCE FRANÇAISE
DE DÉVELOPPEMENT
ET LE CAMBODGE
Par André Pouillès-Duplaix, directeur régional Cambodge-Laos pour l’Agence Française de
développement, texte édité et condensé par Greg Polk et Bénédicte Monroe, membres de PPA.
L’Agence Française de Développement (AFD) a été autorisée à intervenir au Cambodge en 1993. L’ouverture de son agence à Phnom Penh
date de septembre de la même année.
l’AFD, en concertation avec les Autorités cambodgiennes, s’est orientée
sur l’appui aux secteurs productifs
via l’octroi de prêts non souverains,
c’est-à-dire des prêts directs aux entreprises ou aux banques, privées ou
publiques, qui ne bénéficient pas de la
garantie du Gouvernement Royal du
Cambodge. Enfin, depuis juillet 2012,
le Cambodge est devenu éligible aux
prêts souverains de l’AFD, suite à
l’amélioration de son classement par
le FMI du point de vue de la soutenabilité de sa dette.
H
istoriquement, l’AFD a concentré son activité en subventions
sur les secteurs de l’agriculture, du
développement urbain et de la santé.
Depuis juillet 2009, les moyens d’intervention de l’AFD au Cambodge
ont évolué de manière significative.
Pour soutenir la croissance du pays,
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Bulletin de PPA-Nº41
Aujourd’hui, les 4 domaines d’interventions prioritaires de l’AFD sont :
l’agriculture et l’agro-industrie, les
infrastructures, le soutien au secteur
productif et la formation professionnelle.
Depuis 1993, le groupe AFD (AFD
et PROPARCO, sa filiale dédiée au
financement du secteur privé) a engagé au Cambodge des projets pour un
montant cumulé de plus de 290 M€.
Les formes d’interventions du
groupe AFD sont multiples allant des
prêts (souverains ou non souverains),
aux garanties, aux prises de participation ainsi qu’aux subventions. Avec
ce dernier outil, l’AFD a financé des
projets régionaux : plus de 17 M€ pour
le réseau des Instituts Pasteur, des
appuis à la Commission du Fleuve Mekong et des actions de protection de la
biodiversité (avec des ONG internationales telles que CI et WCS).
oom
mettra une augmentation de 46 % de
l´éclairage public fonctionnel.
RÉHABILITATION DU MARCHÉ
CENTRAL DE PHNOM PENH :
l’AFD a cofinancé la réhabilitation
du Marché central, construit en septembre 1937, via une subvention de
4,50 M€. La capitale a ainsi été dotée
d’un marché ayant retrouvé sa beauté
d’antan tout en respectant les normes
de sécurité publique, d’hygiène et d’environnement pour les commerçants et
pour les consommateurs. Un système
de régie autonome pour sa gestion en
assurera la pérennité.
LES RÉSULTATS DES
INTERVENTIONS DE L’AFD
PHNOM PENH WATER
SUPPLY AUTHORITY :
depuis 2006, l’AFD a octroyé des financements très concessionnels à PPWSA
(4 M€ en subvention et 57 M€ en prêts
fortement concessionnels), qui ont permis une augmentation très significative de la production ainsi que l’installation de plusieurs dizaines de milliers
de nouvelles connexions chaque année,
notamment en faveur des populations
les plus pauvres. Le dernier prêt permettra à PPWSA, à l’horizon 2020, de
répondre à la demande en eau pour
Phnom Penh et son agglomération.
ÉCLAIRAGE PUBLIC
DE PHNOM PENH :
un prêt de 12 M€ à CITELUM perBulletin de PPA-Nº41
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SECTEUR DE L’IRRIGATION :
forte de l’expérience acquise à travers
la réhabilitation des polders de Prey
Nup (plus de 10 000 hectares réhabilités, subvention de 10,75 M€), dont le
modèle de gestion sociale de l’eau a été
érigé en politique nationale, l’AFD a
cofinancé des projets d’envergure avec
la Banque asiatique de développement
(BAD), pour augmenter les surfaces
irriguées et améliorer la définition du
cadre réglementaire et institutionnel
du secteur de la gestion des ressources
en eau. Dernièrement un prêt souverain de 20 M€ associé à une subvention de 4 M€ en financement parallèle
avec la BAD vise à renforcer les différents acteurs intervenant sur le secteur de l’irrigation et à réhabiliter 11
périmètres irrigués et une trentaine
de Préks.
APPUIS DANS LE
DOMAINE TEXTILE :
- aide à la mise en place d’un label sur
la responsabilité sociale des entreprises, intitulé Better Factories Cambodia, en partenariat avec le Bureau
international du travail (BIT) et la
coopération américaine (USAID) ;
- financement d’un projet pilote, HIP
(Health Insurance Project), pour offrir
un mécanisme volontaire d’assurance
santé aux salariés du secteur. Sur cette
base, le Fonds national de sécurité sociale (NSSF) qui couvre, depuis 2008,
les accidents du travail du secteur formel, va lancer en 2014 un instrument
d’assurance santé pour l’ensemble des
travailleurs salariés du pays ;
- prêt au GMAC (Garment Manufacturers Association in Cambodia) pour
bâtir un centre de formation professionnelle du textile. Environ 8 000 travailleurs cambodgiens pourront ainsi
accéder à des postes d’encadrement
intermédiaire et de direction ;
- en partenariat avec le BIT, étude
sur l’impact des cantines au sein des
entreprises textiles sur la santé et la
productivité des ouvriers.
APPUI AU DÉVELOPPEMENT
DE LA RIZICULTURE :
projet d’appui au secteur pour soutenir
le Cambodge dans son objectif ambi-
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oom
tieux de devenir un des grands pays
exportateurs de riz usiné au niveau
mondial en atteignant un million de
tonnes exportées à l’horizon 2015. Cet
objectif suppose des efforts d’investissement considérables et l’implication de
tous les partenaires publics et privés.
DÉVELOPPEMENT DES
TOURNAGES ÉTRANGERS
AU CAMBODGE :
en 2009, l’AFD a mis en place un Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC) de 1,50 M€
pour la création d’une Commission du
film au Cambodge (CFC). La CFC a
pour mission d’augmenter les entrées
de devises en développant les tournages de films, de publicité et de vidéoclips au Cambodge par des productions étrangères, tout en maximisant
la valeur ajoutée locale de tels tournages. Depuis sa création, elle a initié
plus de 80 projets de films internatio-
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naux, dont plus de 10 longs-métrages.
Une seconde intervention est en cours
de préparation (nouvel engagement
financier de 1,50 M€ attendu pour le
1er semestre 2014) pour permettre à
la CFC de se pérenniser.
MICROFINANCE :
intervenant aux trois niveaux économiques (micro, méso et macro), l’AFD
a accompagné le développement du
secteur de la microfinance. En 1993,
une première subvention finance un
programme d’urgence décentralisé
visant à développer l’accès au crédit
en zones rurales et à promouvoir les
petites entreprises du secteur informel. Entre 1995 et 2004, l’AFD
intervient en accompagnant le Gouvernement du Cambodge dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une
réglementation et en appuyant 9
institutions de microfinance (IMF)
dans leur institutionnalisation, leur
pérennisation financière et leur expansion géographique. Aujourd’hui,
l’AFD aide le secteur pour l’encadrement du risque de surendettement et
la nécessaire diversification des produits et sources de financement. Une
subvention de 0,80 M€ vient d’être octroyée à l’association représentative
des IMF cambodgiennes, la Cambodia Microfinance Association (CMA).
Des prêts non souverains à trois institutions de microfinance sont envisagés pour améliorer la diffusion de
kits solaires.
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PROPARCO :
cette filiale a pour but de financer des
opérations socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental
et financièrement rentables. Autorisée
à intervenir au Cambodge depuis 1996
PROPARCO a ainsi accordé des prêts
à trois IMF (HKL, TPC et AMRET)
et à la première banque commerciale
du pays, ACLEDA. Elle est aussi actionnaire de deux IMF (AMRET et
AMK). Dans le secteur agricole, elle a
soutenu la croissance du rizier Golden
Rice par deux prêts consécutifs. Enfin,
elle a contribué au financement de l’expansion des aéroports de Siem Reap et
de Phnom Penh par des prêts à la Société concessionnaire des aéroports du
Cambodge (SCA).
FINANCER LES
INITIATIVES D’ONG :
depuis 2009, plus de 6 M€ ont été versés à des ONG intervenant au Cambodge.
PERSPECTIVES
D’INTERVENTION
90 M€ ont été engagés par l’AFD au
Cambodge en 2012 et 2013. A l´avenir,
l’AFD devrait pouvoir engager entre
50 et 80 M€ par an (tous instruments
confondus) en faveur des institutions
et des entreprises du Cambodge et offrir des garanties au secteur bancaire
pour promouvoir le secteur des petites
et moyennes entreprises. —
uisine
ulture
LE SAPHIR
Article proposé par Marie Daufresne, gemmologue.
Le saphir est une pierre gemme, considérée avec le rubis, l’émeraude et
le diamant, comme une pierre précieuse. Quand on parle de « saphir »
sans en préciser la couleur, il s’agit bien du saphir bleu. Le mot lui-même
vient du grec ancien sappheiros signifiant « pierre de couleur bleue ».
Ainsi, le rubis est aussi un saphir, mais de couleur rouge.
Bague au montage dans un atelier à Madagascar (or gris). Saphirs bruts glycérinés, gîtes secondaires originaires d’Ilakaka. (Madagascar).
L
e saphir est un oxyde d’aluminium
(Al2O3), variété gemme du corindon, une espèce minérale. Il existe
dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel,
du « dark blue » presque noir jusqu’au
blanc. Le saphir blanc peut être utilisé
en remplacement du diamant car il est
moins coûteux mais aussi plus fragile
dans le temps. Par ailleurs, il se matifie et revêt rapidement une couleur
jaunâtre peu appréciée.
La couleur du saphir résulte des
différentes matières présentes dans
la pierre - le fer (saphir vert, bleu,
jaune), le chrome (rubis, saphir rose
et rose-orangé), le vanadium (saphir
à changement de couleur et violet) qui absorbent une partie des ondes
de la lumière incidente (la lumière
reçue par la pierre). Finalement, la
couleur observée de la pierre est le
retour de la lumière visible sans certaines couleurs de son spectre, comme
un arc-en-ciel auquel on aurait enlevé le jaune, l’orange et le vert pour ne
laisser apparaître, vu de loin, qu’un
bleu violacé. Dans le cas du rubis, le
chrome agit en émission.
On trouve le saphir brut sous différentes formes, en général dans un
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ulture
gîte primaire, sous son système cristallin rhomboédrique, de forme hexagonale à six faces prismatiques et des
terminaisons basales planes, ou sous
forme bi-pyramidale allongée. S’il est
collecté dans un gîte secondaire (loin
de son lieu de formation d’origine et
amené par l’érosion et/ou un déplacement de terrain), on le trouvera sous
forme de galets relativement petits
mais extrêmement purs. Cette pureté
s’explique par l’érosion qui aura fait
éclater toutes les petites matières en
inclusion dans le saphir ou ses zones
de faiblesse, il ne restera donc que la
partie la mieux cristallisée et donc la
plus pure.
La dureté du saphir est de 9 sur
l’échelle de Mohs, une échelle de com-
paraison entre les différentes duretés
de minéraux, le diamant étant à 10.
Son éclat est vitreux à vitreux brillant. On peut observer à l’œil nu dans
la pierre, des zones de couleurs plus
ou moins intenses correspondant à
des zones de croissance. Ce sont des
signes de « naturel » non visibles dans
la plupart des pierres synthétiques.
On observe aussi souvent des petites
taches nuageuses appelées givres
de guérison, ou de fines aiguilles de
rutile qui s’orientent dans les trois
directions des trois faces du rhomboèdre. Lorsque ces aiguilles sont
très nombreuses, dans des pierres
plus ou moins opaques, on observe un
astérisme, étoile à six branches très
nettement visible avec un rayon de lumière directe.
Au Cambodge, on trouvera beaucoup de saphirs originaires de Pailin
(dans l’ouest du pays, à l’est de la province de Battambang, à la frontière
avec la Thaïlande) ou du Ratanakiri
au nord. Pailin signifie « saphir » en
thaï. Ailleurs en Asie du Sud, les saphirs proviendront du Sri Lanka, de
Thaïlande, de Birmanie (Moghok) et
du nord du Vietnam.
On trouve ces pierres en grand
nombre dans les différents marchés
de Phnom Penh. Mais la plupart sont
synthétiques. Elles ont la même composition chimique mais sont fabriquées en 24 heures, sous haute pression et à haute température, au lieu
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Bulletin de PPA-Nº41
ulture
De gauche à droite : Saphir de 9,4 carats originaire d’Ilakaka, Centre Sud de Madagascar. Saphir polychrome taille émeraude originaire de Diego, pointe Nord de Madagascar. Saphir brut originaire d’Ilakaka
(Madagascar).
des millions d’années nécessaires à
leur poussée naturelle dans le manteau, à 70 km de profondeur dans les
entrailles de la Terre. Ces pierres synthétiques sont en général très pures,
d’une couleur « idéale », tout à fait uniforme. Elles sont également anormalement peu chères. On les trouve brutes
sous la forme d’une grosse tige de 150
à 200 grammes (1 carat = 0,2 gr.).
C’est ce que l’on appelle le saphir
Verneuil (fusion dans la flamme), procédé mis au point par Auguste Verneuil en 1891 et commercialisé pour la
première fois en 1904. Une amorce est
fixée sur une tige de métal en rotation
dans un creuset, la matière (alumine,
fer, titane) sous forme de poudre,
tombe en passant par une flamme oxhydrique pouvant atteindre 2 700° C
et cristallise doucement sur l’amorce.
Dans ce genre de pierre, un œil
averti pourra observer en grossissement 10X des stries courbes, ou une
couleur mal répartie, également des
bulles d’air sous forme de petites
comètes en amas (rares dans les
nouveaux Verneuil). Ces pierres alimentent surtout le marché des hautes
technologies car le saphir possèdent
des propriétés physiques et optiques
très particulières, il est notamment
utilisé dans l’armement, en horlogerie,
sur des écrans, pour des lasers et dans
bien d’autres domaines encore.
Sont également proposés beaucoup
de saphirs naturels, traités par chauffage, dans une atmosphère restreinte
ou enrichie suivant la couleur finale
souhaitée. Ces pierres, plus communes, sont en général moins chères
que les saphirs naturels non traités.
L’achat d’une pierre de valeur nécessite une réelle réflexion et doit être
fait en toute confiance avec un vendeur connu et reconnu. Sinon vous
devez être accompagné dans votre recherche. A défaut, cela reviendrait à
acheter une mauvaise copie de Picasso au prix d’un original. Quel vendeur
peu scrupuleux ne serait pas tenté par
une telle transaction ? Prenez conseil
auprès de professionnels et assurez-vous de leur bonne réputation. —
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A
A
lbum Photo
lbum Photo
Sortie à Phnom
Marche mars 2014
Chisor
inoise
Mah-jong à la ch
Atelier chocolat
Préparation
au marathon ?
Frédérique attentive aux conseils
du Prince du chocolat
Un champ de lotus dans
la piscine du Kabiki
Marche PPA
Marche PPA
Atelier cuisine :
Greg aux commandes
Recette créole du Pollo guisabo :
Marie-Reine révise sa copie
18 -
Fleur de “ Boulet
de canon ”
(couroupita guian
ensis)
Bulletin de PPA-Nº41
Au feu !
e créole
Atelier de cuisin
Préparatio
n de truff
es en ch
ocolat
Bulletin de PPA-Nº41
- 19
A
A
ctivités PPA
stuce
Nos activités vous permettent de passer un bon moment ensemble.
Toutes les activités de la semaine sont annoncées dans le Petit mot
de PPA que vous trouverez à la page d’accueil de notre site internet
www.phnom-penh-accueil.org ou directement dans votre boîte mail,
en vous inscrivant à la newsletter.
MOUSTIQUES,
COMMENT LES ÉLIMINER
DE FAÇON NATURELLE ?
Article proposé par Carole Marnet
Aquagym
M ah-Jong
Tous les lundis à 8h30 à la piscine de
l’hôtel Kabiki (22, rue 264).
Contact : Christine 077 291 427
Le jeudi de 14h à 16h au Gasolina
(56/58 rue 57).
Contacts : Catherine 077 496 574
et Christiane 097 557 5293
Bibliothèque tournante
Échange de livres toutes les trois semaines, le vendredi de 14h à 16h.
Contact : Delphine 077 333 967
M arche
Bridge
Rencontres culturelles
En partenariat avec le WIG, le lundi
à 13h30 et le mercredi à 9h à Central
Mansions (1A et 1B rue 102).
Contact : Marie-Jo 077 526 138
Chaque trimestre (infos sur notre site).
Contact : Greg 012 958 029
et Béatrice 078 612 024
Café -rencontre
Un mardi par mois de 9h à 11h30.
Contact : Béatrice 078 612 024
et Greg 012 958 029
Gym (Pilates)
Chaque mercredi de 8h30 à 9h30 au
Gasolina (56/58 rue 57).
Contact : Séverine 012 760 323
20 -
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Chaque jeudi matin à partir de 8h.
Contact : Marie-Jo 077 526 138
Consultez le site de PPA :
www.phnom-penh-accueil.org
Pour vous débarrasser durablement des moustiques, voici un piège
écologique qui peut éliminer beaucoup d’entre eux.
Ce dont vous avez besoin :
- 20 cl d’eau,
- 50 g de sucre brun,
- 1 g de levure de bière (levure de boulanger) que vous trouverez dans
n’importe quel supermarché,
- une bouteille de 2 litres en plastique.
C’est tout !
Voici les étapes à suivre :
1. Coupez la bouteille par le milieu. 2. Chauffez l’eau.
Faites-y fondre la cassonade.
Laissez refroidir et versez dans la
partie basse de la bouteille.
3. Saupoudrez de levure. Pas besoin
de mélanger.
4. Retournez le goulot en entonnoir
dans la bouteille coupée.
5. Enveloppez le tout avec du papier
noir et placez le piège dans un coin
de la maison.
Dans deux semaines, vous découvrirez une quantité de moustiques morts
à l’intérieur de la bouteille !
• Les moustiques, attirés par les
gaz provenant de la fermentation du
sucre, resteront piégés dans la bouteille.
• Outre l’assainissement des maisons individuelles, cette méthode écologique peut être utilisée dans tous
les lieux publics : crèches, écoles, bureaux, hôpitaux, etc.
• Elle est également efficace contre
le moustique-tigre, vecteur de la
dengue. Le moustique-tigre se caractérise par la présence d’une ligne
longitudinale blanche en position centrale sur son thorax noir, visible à l’œil
nu. Il doit son nom aux rayures qu’il
porte sur les pattes. —
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écouverte
écouverte
SAUVONS NOS OREILLES !
Article proposé par Christine Bouvard
Plusieurs théories tentent d’expliquer l’automutilation de l’oreille
gauche de Vincent Van Gogh le 23 décembre 1888. L’une d’entre elles
avance qu’il aurait souffert d’acouphènes. Le 13 mars dernier avait lieu,
en France, la journée nationale de l’audition. Cette année, l’accent a
été mis sur les problèmes d’acouphènes, car les derniers sondages indiquent qu’un Français sur quatre en souffrirait.
Dans le pire des cas, vous aurez l’impression que le DJ continue d’animer
la soirée. Dans un cas, comme dans
l’autre, le silence est aux « abonnés
absents » !
Autoportrait à l’oreille coupée. Vincent Van Gogh.
Q
uels symptômes se cachent derrière ce joli mot « acouphène » ?
Dans le meilleur des cas, vous chercherez le grillon que vous pensez avoir
ramené de votre promenade bucolique,
mais que vous ne le trouverez pas. Et
personne ne vous aidera à le chasser
puisque vous êtes le seul à l’entendre.
22 -
Bulletin de PPA-Nº41
À partir de ce moment-là, une vie
de couple s’impose : vous et votre acouphène. Tout sera entrepris pour que ce
partenaire quelque peu envahissant
vous quitte : médicaments, caisson
hyperbare, sophrologie, acupuncture,
générateur de bruit blanc, etc.
Mais le divorce ne sera jamais prononcé. Alors, il faudra bien accepter
une cohabitation avec un compagnon
que l’on n’avait pas désiré !
Très capricieux et possessif, il
vous rappellera à l’ordre, en se faisant entendre plus fort si vous avez
oublié qu’il ne supporte pas les lieux
bruyants, un aliment ou un verre de
trop, très rapidement vous aurez compris que vous ne pouvez pas ignorer
sa présence...
Le sommeil a du mal à s’imposer,
la concentration est plus difficile car
il prend toujours la parole... Le silence
n’est plus qu’un nostalgique souvenir !
L’intensité du bruit et la durée
d’exposition sont souvent à l’origine
de troubles auditifs, les effets irrémédiables en sont : l’hypoacousie, les
acouphènes, l’hyperacousie. Bien qu’à
partir de 85 dB (décibels), les cellules
ciliées de l’oreille interne se détériorent, la douleur proprement dite
n’est pas perceptible à ce niveau-là.
La loi prévoit des seuils de 85 dB sur
les lieux de travail. Au-delà de ce niveau sonore, les employés devront bénéficier de protections antibruit. Sans
tenir compte du degré de nocivité,
les seuils sont portés à 100 dB pour
les baladeurs et à 105 dB pour les
discothèques (une loi qui est souvent
bafouée) mais aucune réglementation
n’est imposée pour les concerts, ce qui
a pour conséquence une augmentation
significative du nombre de jeunes présentant des problèmes auditifs.
Après une exposition à un bruit
intense (pétard, scie électrique,
larsen…), l’audition diminue avec une
sensation d’oreille bouchée et des sifflements légers peuvent se manifester,
puis elle revient à la normale. Si après
quelques minutes ou quelques heures,
les symptômes n’ont pas disparu, ils
risquent alors d’être permanents. En
cas de traumatisme sonore, une prise
en charge d’urgence est préconisée
dans les 24 heures afin d’optimiser
les effets du traitement (corticoïdes,
vasodilatateurs). Après trois jours, les
résultats sont limités.
Outre les chocs sonores, de nombreux facteurs peuvent provoquer des
acouphènes : un bouchon de cérumen,
Le port de bouchons d’oreilles en
mousse, adopté par les spectateurs
comme mesure préventive, peut limiter les risques de traumatismes sonores lors des concerts et spectacles.
Pour une protection maximale, des
bouchons moulés, à la forme du conduit
auditif, en silicone et avec filtre sont
proposés par les audioprothésistes.
Toutefois, aucune mesure de prévention ne garantit une sécurité absolue.
Bulletin de PPA-Nº41
- 23
D
écouverte
le stress, la prise de médicaments ototoxiques (dont une certaine dose peut
léser les structures de l’oreille interne
ou du nerf auditif), le neurinome du
nerf auditif (tumeur nerveuse bénigne), le syndrome de Ménière, l’arthrose, etc. Pour tous ceux-là, la prévention n’est malheureusement pas de
mise.
Penchons-nous sur la complexité de
cet organe si précieux, apprécions-en
le fonctionnement et écoutons nos
oreilles avant qu’elles ne se fassent
entendre car très bavardes, elles demeurent insatiables.
Plus d’infos :
www.inpes.sante.fr/70000/dp/08/
dp081023.pdf
24 -
Bulletin de PPA-Nº41
C
C
hroniques littéraires
Les perroquets
Au revoir là-haut
de la place
Patrick Lemaitre,
roman, Albin Michel,
2013.
d’A rezzo
Eric-Emmanuel
Schmitt,
roman, Albin Michel,
2013.
par Séverine Gagneraud
par Delphine Menanteau
Le dernier roman d’EES se déroule
à Bruxelles, sur la Place d’Arezzo,
située dans un des plus beaux quartiers de la capitale de Belgique. Ses
riverains vont tous recevoir la même
étrange missive anonyme qui bouleversera le cours de leur vie : « Ce mot
simplement pour te signaler que je
t’aime. Signé : tu sais qui. »
Comment, ce même message serat-il interprété par les différents destinataires, du jardinier à l’homme
politique (librement inspiré de DSK) ?
Quels sont les attentes et les désirs
de chacun ? Et surtout, qui se laissera porter par l’amour et écouter son
cœur ? Chaque chapitre est consacré
à un couple ou un personnage particulier et les liens entre tous nous sont
dévoilés au fil de l’histoire. Une belle
série de portraits qui nous aident à décrypter les nouveaux codes amoureux
du XXIe siècle. Un petit bémol cependant, certains personnages sont, à
mon goût, un peu trop caricaturaux,
mais comme d’habitude avec EES le
charme opère et on se laisse porter
par l’histoire. —
Pourquoi écrire une chronique sur
un livre qui a obtenu le prix Goncourt
et dont on a déjà tous entendu parler ?
Tout simplement parce que celui-ci est
excellent et que si, comme beaucoup,
vous fuyez les bandeaux rouges recouvrant les couvertures des livres pour
annoncer haut et fort tel ou tel prix
littéraire, Au revoir là-haut doit faire
exception à la règle ! Dans un style impeccable, Lemaitre nous raconte l’histoire totalement immorale de deux
Poilus qui s’associent pour monter une
arnaque gigantesque dans le contexte
d’une France complètement anéantie en cette fin de Première Guerre
mondiale. L’un aurait dû mourir au
combat, celui qui l’a sauvé est ressorti
défiguré par son acte de bravoure. Ces
deux éclopés vont s’associer et échafauder un plan aussi ingénieux que
monstrueux. Un pavé à dévorer de
toute urgence ! —
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- 25
C
H
stuces
hroniques littéraires
Sihanouk le roi
insubmersible
Jean-Marie
Cambacérès,
Biographie,
Cherche midi,
2013.
par Béatrice de Roquefeuil
Pendant plus de 30 ans, l’auteur a
eu une relation particulière avec le
prince Sihanouk dont il a épousé une
petite-fille, S.A. la princesse Nanda-Devi, il est le père de l’une de ses
arrières-petites-filles.
Passionné par l’Asie, cet énarque
(promotion Voltaire) se vit confier la
responsabilité des affaires asiatiques
au Parti socialiste par Lionel Jospin,
ce qui lui a permis de s’intéresser à
l’imbroglio cambodgien. À travers la
vie étonnante de ce roi profondément
nationaliste qui obtint l’indépendance
de son pays en 1953, connut la Seconde Guerre mondiale et la guerre
d’Indochine, survécut au coup d’État
de Lon Nol, au régime Khmer Rouge
puis à l’occupation vietnamienne, nous
sommes plongés dans l’Histoire de ce
pays mis sous pression par ses voisins
et par les grandes puissances.
PIERRE POIVRE,
LE RAVISSEUR D’ÉPICES
Article proposé par Micheline Galzin
Qui est Pierre Poivre ? Gentilhomme, moraliste et savant voyageur, l’un
des derniers chasseurs d’épices, au nom prédestiné, clin d’œil malicieux
de l’histoire, associé au clou de girofle et à la noix de muscade, l’interminable quête de sa vie.
clos, saturé de parfums des jardins
monastiques qui influenceront sa vocation de botaniste.
Jean-Marie Cambacérès a rencontré à plusieurs reprises le monarque
considéré comme l’un des pères de la
francophonie, l’a interrogé sur son
destin hors du commun, sur la famille royale. Quelques anecdotes sont
d’ailleurs relatées par la Reine Monique. Beaucoup de détails, de noms,
d’informations, nous font découvrir
sous l’angle parfois très personnel de
l’auteur ce que fut la vie au Cambodge
et dans le monde pendant le règne du
Roi Sihanouk. —
I
l naît à Lyon le 23 août 1719. Son
père Hilaire Poivre était marchand-mercier. À 14 ans, il entre chez
les missionnaires de Saint Joseph et
il y trouve sans doute une première
source d’enchantement, le « jardin des
bons pères » où sont cultivées, en secret, les plantes médicinales. On peut
aisément l’imaginer dans cet univers
26 -
Bulletin de PPA-Nº41
istoire
Au dire de ses professeurs, Pierre
Poivre est un élève remarquable et il
est envoyé à Paris au séminaire des
Missions Étrangères. Nous sommes
en 1740. La France est à la pointe du
monde scientifique. À Paris, la botanique brille de mille feux. Le Jardin
du Roy est un haut-lieu d’essais. Louis
XV se tient au courant des travaux de
Buffon, Jussieu et Linné. Le botaniste
est indispensable à toutes les expéditions, la photo n’existe pas encore, aussi tout ce qui est découvert et exotique
doit être dessiné et annoté. Le courant
emporte Pierre Poivre, et comme il est
trop jeune pour entrer dans les ordres,
ses supérieurs lui suggèrent d’aller en
Chine où les missionnaires se sont
établis depuis longtemps.
En 1741, le voilà sur le pont d’un
navire de la Compagnie des Indes en
Bulletin de PPA-Nº41
- 27
H
H
istoire
partance pour l’Isle de France, anciennement Mauricius, possession hollandaise (aujourd’hui l’île Maurice), une
escale qui changera sa vie.
De là, il s’embarque pour la Chine,
le fabuleux Empire du Milieu, le
mythique Cathay, célèbre pour son
astronomie, ses appareils de navigation révolutionnaires, ses élégantes
jonques, ses porcelaines précieuses,
ses variétés de thé uniques, ses soieries somptueuses... Bien que séminariste, Pierre Poivre se présente comme
scientifique à Canton, et là, on ne
sait pas trop comment, mais ce qu’il
connaîtra en premier, c’est la prison !
Il en profite pour s’initier au chinois.
Libéré, il entreprend de sillonner la
région puis les pays voisins : Tonkin,
Siam, Cochinchine. Il s’occupe de rédi-
ger des notes et de rassembler des herbiers, il rapporte des observations sur
les bois, l’anis étoilé, le poivre, le bétel,
l’ananas, l’indigo, le mûrier et l’élevage
des vers à soie, et surtout le riz de
montagne qu’il introduira plus tard à
l’Isle de France. Mais ses activités ne
plaisent pas trop aux pères missionnaires... J’ai eu la chance de consulter
les archives des Missions Étrangères
à Paris et de lire les annotations de
ses supérieurs, on peut y lire : « esprit
frondeur (…) plus enclin à s’intéresser
aux autochtones qu’à les convertir ».
Bref, il est prié de rentrer en France
pour y être ordonné prêtre. Pour
achever d’exaspérer ses supérieurs,
les notes et les plants qu’il rapportait
ont sombré avec le navire. Les Anglais le débarquent à Batavia, la ville
des Bataves (aujourd’hui Djakarta),
fondée en 1619 par le gouverneur hollandais Jan Pieterzoon Coen.
Notre héros participe à la fabuleuse
épopée des épices et pour mieux comprendre son rôle, faisons un retour en
arrière.
En quarante siècles d’histoire,
toutes les grandes puissances se bâtissent la même ambition : il faut les
épices et leur commerce, il en faut
aussi les terres. On a quelque peu
oublié cette fascination pour un parfum. Il est difficile d’imaginer que des
hommes ont perdu la tête pour ces ingrédients qui font désormais partie de
la vie quotidienne. Pourtant les épices,
28 -
Bulletin de PPA-Nº41
du latin species (épicerie) étaient appréciées et valorisées au même titre
que l’or.
La bourse des produits coloniaux
était florissante. Ces pierres précieuses du monde végétal ont influencé le cours de l’Histoire. Des explorateurs ont découvert de nouvelles
routes maritimes pour les transporter, et surtout, le commerce des épices
a permis de souder les époques de
l’histoire humaine et même conduit
l’Orient et l’Occident à rester en
contact permanent. Il y a, autour du
trafic de ces magnifiques dons de la
nature, un charme quasi magique qui
n’appartient à aucun autre commerce.
Les premiers Européens à se lancer
dans la quête des épices sont les Espagnols et les Portugais. En effet, la
nature a fait que la majorité des épices
poussaient de l’autre côté de l’horizon,
aussi cap vers cet Orient magique dont
des siècles durant la Route de la Soie
avait dévoilé les trésors à dos de chameaux. Au temps où la terre n’était
pas ronde, ces deux puissances, l’Espagne et le Portugal, s’étaient partagé
istoire
les océans au traité de Torsédillas : les
Espagnols vers l’ouest où Christophe
Colomb découvre le continent américain croyant accoster en Inde, et les
Portugais vers l’est et Vasco de Gama
débarque en Inde en 1498. Les bénéfices que ces deux pays font en vendant leurs cargaisons d’épices sont
tellement importants que les autres
Européens veulent aussi croquer un
morceau de ces îles paradisiaques !
Ce sont les Hollandais qui gagnent.
« Nous ne sommes pas des conquérants mais d’honnêtes marchands »
disent-ils en débarquant à Java en
1590. Très vite, ils fondent la VOC
(Compagnie hollandaise des Indes) et
deviennent les maîtres de l’archipel
aux épiceries.
En ce temps-là, il suffisait à un
équipage de planter un drapeau sur
le moindre îlot pour se l’approprier, et
le fourmillement d’îles qui caractérise
l’archipel indonésien, se prêtait parfaitement à ce genre de pratique. Ces
îles pourtant vont peser lourd dans
les réglements internationaux. Ainsi
au traité de Breda, en 1667, les Anglais qui ont réussi à s’immiscer dans
la course aux épices, vont échanger un
îlot indonésien, Run, contre une île de
l’autre côté du monde sur le continent
américain, propriété des Hollandais,
New Amsterdam, qui deviendra Manhattan…
Cependant, à l’aube du XVIIIe siècle,
la fièvre des épices n’est plus ce qu’elle
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- 29
H
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istoire
et la peine de mort punissent ceux qui
dérobent ne serait-ce qu’une poignée
de graines. Rongé d’inquiétude autant
que de fièvre, Poivre se sent épié et décide de quitter ce bastion hollandais au
bout de cinq mois seulement.
était. À force d’aller et venir, et s’approprier des terres sur leur passage, les
grandes puissances ont su transplanter des graines et des plants et ainsi
produire leurs propres épices. Pas tout
à fait ! Car deux épices restent très
rares, plus précieuses même que l’or :
le clou de girofle et la noix de muscade.
leur obéir, ils massacrent les témoins
gênants et torturent tout étranger
soupçonné d’espionnage, ils passent
même les noix de muscade dans un
lait de chaux afin, croient-ils, d’empêcher leur germination. Des forts sont
construits à Ternate, Ambon et Banda
pour contrôler toute intrusion.
Un exclusif géographique les a
maintenues hors de portée des explorateurs, ce caprice de la nature les a
fait pousser sur un territoire très localisé : l’archipel des Moluques en Indonésie. Aussi les Hollandais, maîtres
du pays, savent très bien que si le giroflier et le muscadier sont introduits
ailleurs, les précieuses Moluques ne
vaudront plus rien.
Dans ce contexte, voilà donc notre
Pierre Poivre, sévèrement blessé, soigné à Batavia en 1745. Il s’émerveille
de la ville et y découvre ce qui désormais va gouverner sa vie : les arbres
à épices, mais aussi un commerce gigantesque dont les Hollandais ont le
monopole. En revanche, ses commentaires sur les habitants locaux ne sont
pas tendres… Il apprend que la torture
Ces « honnêtes marchands » vont
tout faire pour protéger leur monopole.
Comme il n’est pas possible de maîtriser cette immense étendue d’îles, ils
font arracher impitoyablement tous
les girofliers et les muscadiers des îles
éloignées de leur surveillance, brûlent
les productions excédentaires et déportent les habitants qui refusent de
30 -
Bulletin de PPA-Nº41
C’est alors que commence une série de tribulations plus folles les unes
que les autres… qui dureront pendant
quatre années. Il faut préciser que
l’espace maritime de cette partie du
monde est peut-être l’Eden des négociants, c’est aussi l’enfer des capitaines
qui naviguent au milieu de terres qui
bougent, des volcans, des tremblements de terre, des hauts fonds qui
apparaissent et disparaissent, sans
parler des pirates. Poivre échappe aux
anthropophages !
Un brigantin français, le Favori,
malmené par des courants contraires,
le fait échouer au Siam. Qu’à cela ne
tienne, sur un caboteur délabré, il parvient à atteindre Pondichéry, comptoir
français sur la côte de Coromandel en
Inde où s’affrontent deux gouverneurs,
Dupleix et La Bourdonnais. Ce der-
istoire
nier l’emmène jusqu’à l’Isle de France.
Il ne s’attarde pas et reprend la mer.
Arraisonné par un corsaire malouin,
capturé par les Anglais et prisonnier
à Guernesey, il parvient enfin à regagner Lyon. Là, sa décision est prise :
il ne sera plus un vagabond des mers,
ballotté au gré des circonstances. Son
amputation l’empêche d’être missionnaire, il s’investit à fond dans l’apprentissage de sa main gauche et met
tout en œuvre pour s’assurer une position officielle. Il se présente devant la
puissante assemblée de la Compagnie
des Indes afin d’exposer son projet :
créer à l’Isle de France un jardin botanique composé de toutes les plantes
de l’océan Indien. Demi-victoire, il
est envoyé en Cochinchine. Il est des
gens que l’échec décourage et d’autres
qu’il stimule, or Poivre est têtu ! À
peine arrivé, il n’a de cesse de trouver
un bateau. Très vite, le Mascarin le
conduit à Manille aux Philippes. Il apprend le malais et les renseignements
qu’il accumule au fil des mois sur les
Moluques le persuadent que l’obstacle
néerlandais n’est pas infranchissable
et surtout lui révèlent l’existence de
la contrebande. Le butin est maigre
mais Poivre s’embarque en prenant
soin de cacher dans la doublure de
son gilet cinq noix germées pour Port
Louis de l’Isle de France. Il confie ses
trésors entre les mains les plus compétentes, pense-il, de la colonie, celles
de Jean-Baptiste Aublet, botaniste et
conservateur du jardin colonial et repart explorer l’archipel aux épices. À
Bulletin de PPA-Nº41
- 31
H
bord d’une petite frégate qui fait du
cabotage la nuit le long des côtes, il
parvient à atteindre le port de Lifao,
sur l’île de Timor, tenu par les Portugais. Là, grâce à la complicité des
Timoriens, son rêve se concrétise :
des plants de giroflier et de muscadier
sont chargés sur sa frégate, le monopole hollandais est brisé, il rentre à
l’Isle de France.
Mais le sort s’acharne contre lui. Le
botaniste Aublet, jaloux - ou au service
d’un ennemi - a négligé ses premières
noix. Pire, il le fera passer pour un
imposteur, affirmant que ses noix de
muscade n’étaient en fait que des noix
d’arec plus courantes utilisées dans la
chique de bétel. C’en est trop ! Poivre
baisse les bras, prend le premier bateau pour l’Europe et arrive à Lyon en
1757. Il a 38 ans. Vont suivre dix années de pause dans son domaine de La
Freta dans une vie déjà bien remplie.
Il fréquente les salons où s’exposent les
idées nouvelles et rassemble ses notes.
1766, la grande année ! Le 15 septembre, il épouse Françoise Robin,
sa cadette de vingt-neuf années, puis
Louis XV lui confère des lettres de noblesse et le nomme Intendant des Îles
de France et de Bourbon (La Réunion).
C’est ainsi qu’en 1767, en guise de
voyage de noces, Pierre Poivre offre à
sa jeune femme une croisière via l’Isle
de France à bord d’un navire royal !
Ils s’installent près de Port Louis,
dans la propriété de Montplaisir, et font
32 -
H
istoire
Bulletin de PPA-Nº41
agacement, au point que Pierre Poivre
s’en mêle et Bernadin de Saint-Pierre
est expulsé de l’Isle de France ! Ce qui
ne l’empêchera pas d’écrire plus tard
Paul et Virginie en s’inspirant de son
séjour aux Îles Mascareignes…
vivre « une des merveilles du monde »
selon Louis-Antoine de Bougainville :
un des plus beaux jardins exotiques
de la planète, le Jardin des Pamplemousses, où sont cultivées les plantes
du monde entier.
C’est dans ce site idyllique que
Françoise Poivre est courtisée par un
certain Bernadin de Saint-Pierre, 32
ans, envoyé en tant qu’ingénieur stagiaire du Roy. Les bizarreries du caractère de Bernadin de Saint-Pierre
ne sont pas un secret, il reconnaît
avoir eu la chance de rencontrer chez
Poivre un maître spirituel, un initiateur dans la botanique, l’amour de la
nature et de l’humanité, et il saura se
souvenir de leurs entretiens dans ses
mémoires. Par contre, il perd complètement la tête à la vue de Françoise
Poivre. Il a « la maladie d’écrire », ses
billets deviennent de plus en plus enflammés et pressants. Au début Françoise répond avec humour puis avec
Pierre Poivre, bien entendu, n’a pas
manqué d’envoyer plusieurs missions
vers les Moluques et Timor afin d’avoir
le bonheur d’assister à la réalisation
de son vœu le plus cher : voir pousser
le giroflier et le muscadier hors du
bastion hollandais. Non content d’administrer en agronome, il tente d’améliorer l’état de la ville de Port Louis.
Et en particulier, il participe au courant des avant-gardistes de l’époque
qui s’inquiètent du sort des esclaves.
En ce siècle, il n’est pas encore question d’abolition de l’esclavage, mais
plusieurs voix s’élèvent pour l’amélioration du statut d’esclave (lire Le
Code Noir). Poivre se heurte quotidiennement à son collègue militaire.
Le conflit traîne et Poivre, fatigué de
ces contestations, demande son rappel
et l’obtient en 1773. La famille Poivre
rentre en France dans la propriété de
La Freta - qui a disparu aujourd’hui.
Il rédige alors Les mémoires d’un navigateur philosophe.
Cette épopée de Pierre Poivre et ses
épices a un bémol non négligeable :
le giroflier et le muscadier n’ont pas
trouvé sur l’Isle de France le terrain
qui leur convenait. Mais l’expansion
coloniale française a permis de les ac-
istoire
climater ailleurs, La Réunion, Madagascar, les comptoirs indiens, jusqu’à
la Guyane sur le sol américain. Il faut
retenir que Pierre Poivre s’est libéré
définitivement de la tutelle hollandaise. Le 1er mars 1778 eut lieu la
cueillette solennelle de la première
muscade hors du bastion hollandais
des Moluques. La noix fut envoyée à
Louis XVI.
Pierre Poivre s’éteint le 6 janvier
1786 à l’âge de 67 ans. Sa veuve Françoise épousera le biographe retenu
pour la rédaction de la carrière de
son mari, l’économiste Pierre Samuel
Dupont de Nemours, fondateur de la
célèbre dynastie américaine… Françoise Poivre (dont je n’ai pu jusqu’à
aujourd’hui avoir un portrait), une
femme d’un charisme certainement
exceptionnel, a rédigé un journal qui
ne reflète malheureusement pas les
enjeux de la folle aventure dont elle
fut l’héroïne. —
Bulletin de PPA-Nº41
- 33
C
C
uisine
LA MANGUE
uisine
PANNA COTTA & COULIS DE MANGUE
Article proposé par Carole Marnet
Pour 6 personnes.
Préparation : 20 minutes.
Réfrigération : 4 heures.
Mangifera indica,
ស្វាយ /svay
Ingrédients :
D
e fin mars à début avril, les fruits
encore verts sont cueillis à l’aide
d’une longue perche de bambou au
bout de laquelle est arrimé un petit panier d’osier de forme allongée.
L’exercice est plus délicat qu’il n’y
paraît et requiert adresse et agilité.
La récolte dure plusieurs jours ; il
faut repérer les fruits suffisamment
gros pour être récoltés et laisser aux
autres le temps de se développer.
La mangue est un fruit joufflu,
parfois étiré et pointu à la peau lisse,
verte, jaune ou rouge. Elle contient du
bêta-carotène, des vitamines A, C, B2,
E, K et des minéraux : fer, potassium
magnésium, calcium et phosphore.
La mangue verte, moins mûre, a plus
de vitamine C, alors que la mangue
bien mûre a plus de bêta-carotène. Sa
saveur et sa texture diffèrent selon les
variétés (environ 2 500).
Elle peut être d’un bel orangé, fondante et parfumée ou désagréablement fibreuse avec une odeur de térébenthine car la mangue appartient à
la famille des térébinthacées.
34 -
Bulletin de PPA-Nº41
•
•
•
•
•
•
•
•
2 gousses de vanille
80 cl de crème liquide
110 g de sucre en poudre
5 feuilles de gélatine
1 citron vert
1 belle mangue
10 cl d’eau
80 g + 30 g de sucre en poudre
Préparation :
Faites ramollir la gélatine dans un
bol d’eau froide. Fendez les gousses
de vanille et placez-les dans une casLa couleur n’est pas une indication
de maturité : fiez-vous au parfum pour
choisir une mangue suave et juteuse.
La peau de la mangue contient une
substance toxique qui provoque des
réactions allergiques chez de nombreuses personnes.
Au Cambodge, il existe une mangue
différente de celle que l’on importe en
France. Elle se caractérise par son acidité, sa peau verte, sa chair ferme et
croquante. Les Cambodgiens consomment les mangues immatures comme
en-cas, assaisonnés de piment, sucre
et sel ou lorsqu’elles sont mûres, avec
du riz gluant en guise de dessert. —
serole avec la crème et 80 g de sucre.
Faites chauffer, puis stoppez le feu et
laissez infuser pendant 30 minutes.
Retirez les gousses de vanille, faites
chauffer à nouveau doucement, puis
retirez du feu, incorporer la gélatine
égouttée. Mélangez et versez la préparation dans des petits verres. Couvrez
d’un film alimentaire et placez-les au
frais au moins 4 heures. Dans un
blender, mélangez le zeste du citron
prélevé à l’aide d’un économe, la chair
de la mangue, l’eau et 30 gr de sucre.
Mixez à pleine puissance afin d’obtenir un coulis bien lisse. Au moment
de servir arrosez chaque panna cotta
de ce coulis. Tout simple et vraiment
délicieux.
GLACE-MINUTE MANGUE-PASSION
Ingrédients :
Préparation :
•
•
•
•
Récupérer la pulpe des fruits de
la passion, filtrer, ne garder que le jus.
Au dernier moment mettre dans le
bol d’un mixer, les mangues, le jus
de fruit de la passion, le yaourt et le
sucre. Mixer jusqu’à obtenir une glace
« molle », à servir immédiatement.
Si vous ne pouvez pas la déguster à
la minute, placez-la dans un bac au
congélateur. Au moment de la dégustation, elle ne sera plus aussi onctueuse.
450 g de mangues bien mûres,
épluchées, coupées en morceaux et
mises à congeler.
le jus de 4 fruits de la passion sans
pépin congelé
1 yaourt velouté nature congelé
20 g de sucre en poudre
Bulletin de PPA-Nº41
- 35
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Q
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dédiée à l’aventure et l’auto-développement.
[email protected]
www.ma xdiscoverycambodia .
wordpress.com
Tél. : 097 882 72 37
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Comme à la maison
Comme à la maison (rue 57) a ouvert
une boutique sur Chroy Changvar.
73, quai Tonle Sap
Tél. : 080 939 073
M ama Wong’s
Restaurant de nouilles et raviolis
chinois.
41B, rue 308 BKK1
(derrière le MALIS, à côté de
La Crêperie et de Piccola Italia)
Tél. : 097 850 883
mamawongs.com
Le ponton (kep)
Proche marché aux crabes, ce bel hôtel, avec bar-restaurant, est tenu par
des Français, Julie et Samuel. Les
bungalows avec terrasse privée sont
dans un grand jardin fleuri et ombragé. Piscine avec vue sur la mer.
Réservations :
[email protected]
Tél. : 017 780 061
uoi de neuf ?
également acheter leurs produits faits
maison (confitures, sirops, biscuits).
174, rue 454 (marché Russe)
K ane Mochi
Chaîne thaïlandaise qui propose le
traditionnel gâteau japonais : le Mochi
(boule composée de riz gluant fourrée de
glace ou de crème à différents parfums).
Au croisement de la rue 302
et du Blvd Norodom.
Dr L. Ferradini Dermatologue
Consulte les lundis et mercredis de
18h à 20h sur rendez-vous et le samedi
de 17h30 à 20h à Pan Clinic Medical
Beauty Center.
Paragon Shopping 1er étage
Rue 214
Tél. : 092 98 78 10
Water O
Eau minéralisée.
#20 National Road 1
Sangkat Chbar
Livraison de bonbonnes
Tél. : 011 656 677
Pour découvrir…
la ville de Phnom Penh, contacter
[email protected]
Irresistible Coffee
Boutique ouverte par Action Cambodge
Handicap. Salon de thé ou l’on peut
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C
oup de pouce
COUP DE POUCE À DIN RON
ET L’ASSOCIATION
NOUVELLES POUSSES
Voici la belle photo de famille de Din Ron, à peine sorti de l’hôpital
Calmette où il a été opéré mi-mars 2014. De gauche à droite : sa femme,
sa petite fille de 5 ans, Din Ron et sa maman. Quand on a pris la photo,
celle-ci était en train de s’écrier : « Un grand merci à ceux qui ont sauvé
mon fils ! » Le sourire est sur tous les visages…
L
’opération a été délicate car l’état
de Ron était très grave. Il est resté dix jours en salle de réanimation.
Jamais, sans votre aide conséquente,
nous n’aurions pu soutenir les frais de
cette intervention.
Aussi, unie à la maman de Ron, au
nom de sa famille et au nom du personnel de Nouvelles Pousses, j’adresse
mon plus profond MERCI à Phnom
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Penh Accueil et à vous tous qui avez
participé, vous avez été « Source de
Vie ».
Je vous salue bien fraternellement.
À Phnom Penh, le 5 avril 2014.
Sœur Gallice Anne-Marie
Responsable de Nouvelles Pousses
au Cambodge