Feuille 15 : algèbre linéaire 10/02/2014 4. Calculer f n pour n ∈ N. Feuille 15 : algèbre linéaire 5. On suppose λ et µ non nuls. Démontrer que f est bijective et calculer f n pour n ∈ Z. E XERCICE 8 Soit E un espace vectoriel sur un corps K . Soient a ∈ K ∗ et f ∈ L (E ). On suppose que : f 3 − 2a f 2 + a 2 f = 0L (E ) E XERCICE 1 Soit E = {(x, y, z) ∈ R3 , x + y + z = 0}. Montrer que E , muni des lois usuelles sur les triplets de nombres, est un espace vectoriel réel. Démontrer que : E XERCICE 2 Soit E = { f ∈ C 1 (R, R), ∀x ∈ R, f 0 (x) = f (x 2 ) + x f (x)}. Montrer que E , muni des lois usuelles sur les fonctions numériques, est un espace vectoriel réel. E XERCICE 9 Donner une condition nécessaire et suffisante sur les réels a, b, c pour que les vecteurs (1, a, a 2 ), (1, b, b 2 ), (1, c, c 2 ) soient linéairement indépendants dans l’espace vectoriel R3 . E XERCICE 3 Soit E = {(u + v, u − v, v − u), (u, v) ∈ R2 }. Montrer que E , muni des lois usuelles sur les triplets de réels, est un espace vectoriel réel. E XERCICE 10 Démontrer que les suites (1), (n 2 ) et (2n ) sont linéairement indépendantes dans l’espace vectoriel RN . E XERCICE 4 Soit E = {(x, y) ∈ R2 , x 2 + y 2 = 1}. Montrer que E n’est pas un sous-espace vectoriel de (R2 , +, ·). E XERCICE 11 Pour tout n ∈ N, la fonction x 7→ x n sera notée a n . Montrer que les fonctions a 0 , a 1 , a 2 , a 3 , . . . sont linéairement indépendantes dans l’espace vectoriel RR . E XERCICE 5 Soit E = {(u n ) ∈ CN , ∃n 0 ∈ N, ∀n ≥ n 0 , u n = 0}. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de (CN , +, ·). E XERCICE 6 Soient E , F , G des espaces vectoriels sur un corps K . Soient f ∈ L (E , F ) et g ∈ L (F,G). Démontrer les assertions suivantes : 1. Ker(g ◦ f ) = f −1 〈Ker(g )〉 2. Ker(g ◦ f ) ⊃ Ker( f ) 3. Im(g ◦ f ) = g 〈Im( f )〉 4. Im(g ◦ f ) ⊂ Im(g ) 5. Ker(g ◦ f ) = Ker( f ) ⇐⇒ Im( f ) ∩ Ker(g ) = {0F } 6. Im(g ◦ f ) = Im(g ) ⇐⇒ Ker(g ) + Im( f ) = F E XERCICE 7 Soit E un espace vectoriel sur R. Soient λ et µ deux réels distincts. Soit f ∈ L (E ). On suppose que : ( f − λid) ◦ ( f − µid) = 0L (E ) On note E λ = Ker( f − λid) et E µ = Ker( f − µid). 1. Démontrer que E = E λ ⊕ E µ . 2. Soit p λ le projecteur sur E λ suivant E µ et soit p µ le projecteur sur E µ suivant E λ . Démontrer que f = λp λ + µp µ . 3. Démontrer que p λ et p µ commutent. Lycée Dupuy de Lôme, MPSI, mathématiques E = Ker( f ) ⊕ Im( f ) E XERCICE 12 Pour tout réel a ∈ R, on note f a la fonction x 7→ e ax . Soient a 1 , a 2 , . . . , a n des réels distincts deux à deux. Montrer que les fonctions f a1 , f a2 , . . . , f an sont linéairement indépendantes dans l’espace vectoriel RR . E XERCICE 13 Pour tout réel a ∈ R, on note f a la fonction x 7→ |x − a|. Soient a 1 , a 2 , . . . , a n des réels distincts deux à deux. Montrer que les fonctions f a1 , f a2 , . . . , f an sont linéairement indépendantes dans l’espace vectoriel RR . E XERCICE 14 Soient p ∈ N, r 1 , r 2 , . . . , r p des réels strictement positifs deux à deux distincts. Montrer que les suites géométriques (r 1n ), (r 2n ), . . . , (r pn ) sont linéairement indépendantes dans l’espace vectoriel RN . E XERCICE 15 Soit f : R2 → R l’addition. Montrer que f est linéaire. Déterminer son noyau et son image. E XERCICE 16 Soit f : R2 → R la multiplication. Montrer que f n’est pas linéaire. E XERCICE 17 Soit E = C ∞ (R, R) et soit φ : E → E l’application définie par φ( f ) = f 00 − 2 f 0 + f (justifier). 1/4 Feuille 15 : algèbre linéaire 10/02/2014 1. Montrer que φ est linéaire. 1. Montrer que Ker( f ) ∩ Im( f ) = {0}. 2. Déterminer le noyau de φ. L’application φ est-elle injective ? 2. Montrer que Ker( f ) + Im( f ) = E . 3. Montrer que φ est surjective. E XERCICE 18 Soient u, v, w trois vecteurs d’un espace vectoriel réel E . Montrer que Vect(u, v, w) = Vect(v + w, u + w, u + v). E XERCICE 19 Soient n ∈ N et E = Rn [X ]. Soit (P 0 , P 1 , . . . , P n ) ∈ E n+1 une famille de polynômes tels que deg(P i ) = i , pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n}. Montrer que cette famile est une base de E . E XERCICE 20 Soit f : R4 → R3 l’application définie par : f (x, y, z, t ) = (x + y, 2t − y, z + 3x) 1. Montrer que f est linéaire. 2. Déterminer une base de son noyau. E XERCICE 25 Soit F = { f ∈ C 1 (R, R), f (0) = f 0 (0) = 0} et G l’ensemble des fonctions affines définies sur R et à valeurs dans R. 1. Démontrer que F est un sous-espace vectoriel de C 1 (R, R). 2. Démontrer que G est un sous-espace vectoriel de C 1 (R, R). 3. Démontrer que F et G sont supplémentaires dans C 1 (R, R). 4. Soit σ ∈ L (C 1 (R, R)) la symétrie par rapport à F parallèlement à G. Expliciter σ. E XERCICE 26 Soit f : R3 → R3 définie par : f (x, y, z) = (2x, x − z, x + y + z) 1. Montrer que f est linéaire. 2. Montrer que f est bijective et déterminer sa bijection réciproque. 3. Déterminer une base de son image. E XERCICE 21 Soit f : R3 → R2 l’application définie par : f (x, y, z) = (x + 2y − z, x + y + z) 1. Montrer que f est linéaire. 2. Déterminer une base de son noyau. 3. Déterminer une base de son image. E XERCICE 27 Partie I. Soit E un espace vectoriel réel ; on note L (E ) l’ensemble des endomorphismes de E . Pour tout ϕ ∈ L (E ), on note ϕ0 = Id, ϕ1 = ϕ et pour tout entier n ≥ 2, ϕn = ϕn−1 ◦ϕ. Soient : – Deux élément p et q de L (E ), non nuls et tels que p + q = Id. – Deux réels a et b, distincts et non nuls. – Un élément f de L (E ) qui vérifie f = ap +bq et f 2 = a 2 p + b 2 q. 1. f (x 1 , x 2 , . . . , x n ) = n X (a) Déterminer ( f − aId) ◦ ( f − bId). (b) Déterminer une expression de p en fonction de f , Id, a et b. E XERCICE 22 Soit n ∈ N∗ . Soit f : Rn → R l’application définie par : (c) Montrer que p ◦ q = q ◦ p = O L (E ) . xi i =1 1. Montrer que f est linéaire. 2. Déterminer une base de son noyau. (d) Montrer que p et q sont des projections. 2. Prouver par récurrence que pour tout entier n ∈ N, f n = a n p + b n q. ¢ ¡ 3. (a) Calculer f ◦ a1 p + b1 q . 3. Déterminer une base de son image. E XERCICE 23 Soit f : R3 [X ] → R3 [X ] l’application définie par : (b) La fonction f est-elle bijective ? Si oui, déterminer son inverse. Partie II. On considère l’endomorphisme de R3 définie par : ∀(x, y, z) ∈ R3 , ϕ(x, y, z) = (2x − 2y, 3y, x + 2y + 3z) f (P (X )) = P (X + 1) − P (X ) 1. Justifier l’ensemble d’arrivée de f . 2. Montrer que f est linéaire. 3. Déterminer une base de son noyau. 4. Déterminer une base de son image. E XERCICE 24 Soit E un espace vectoriel sur un corps K , soit a ∈ K ∗ , et soit f ∈ L (E ). On suppose que f 3 − 2a f 2 + a 2 f = 0L (E ) . Lycée Dupuy de Lôme, MPSI, mathématiques 1. Montrer que ϕ2 = 5ϕ − 6IdR3 . 2. (a) Montrer que la famille de fonctions (IdR3 , ϕ) est libre dans L (E ). (b) Montrer qu’il existe deux réels (a, b) ∈ R2 tels que : (ϕ − aIdR3 ) ◦ (ϕ − bIdR3 ) = 0L (R3 ) . 3. Montrer qu’il existe un couple ( f , g ) d’éléments de L (R3 ) que l’on exprimera en fonction de ϕ et IdR3 tel que : f + g = IdR3 , a f + bg = ϕ 2/4 Feuille 15 : algèbre linéaire 10/02/2014 4. Déterminer ϕn pour tout entier n ∈ N. E XERCICE 28 Notons E le R-espace vectoriel des applications de R dans R de classe C ∞ et D : f ∈ E 7−→ f 0 . Il est clair que D est un endomorphisme de E . Soient : Ã p ! Ã p ! −t −t t 3 t 3 t 2 2 , f 3 : t → e cos f 1 : t 7→ e , f 2 : t 7→ e sin 2 2 Nous noterons B = ( f 1 , f 2 , f 3 ) et G le sous-espace vectoriel de E engendré par B. 2. Montrer que B est une base de G. 3. Démontrer que G est stable par D, c’est-à-dire que D(G) ⊂ G. 4. On considère l’équation différentielle : ∀t ∈ R, y (t ) = f 2 (t ) 2. Montrer que f est une application linéaire. On note f n la restriction de f à Cn [X ]. 3. Montrer à l’aide du 1. que f n est un endomorphisme de Cn [X ]. 4. Dans cette question uniquement n = 2 et T (X ) = X 2 . a) Déterminer f 2 (1), f 2 (X ) et f 2 (X 2 ). b) Déterminer le noyau de f 2 . c) Montrer que f 2 est bijective sur C2 [X ]. d) Déterminer f 2−1 (i X 2 − 2i X + 1). 1. Déterminer le noyau et l’image de D. 0 1. Énoncer le théorème de la division euclidienne dans le cas présent. (1) t On pose z = ye 2 . Montrer que y est solution de (1) si et seulement si z est solution d’une équation différentielle d’ordre 1 à coefficients constants. Résoudre alors (1). 5. On note D¯ l’application de G dans G induite par D. Montrer que D¯ est un automorphisme de G. Calculer également la matrice de D¯ dans la base B. 5. Dans cette question uniquement n = 2 et T (X ) = (X − 1 − i )(X +i ). Donner l’image du polynôme U (X ) = X 2 +(1− 2i )X − 2i par f 2 . E XERCICE 30 Soit E un K -espace vectoriel. Soit f ∈ L (E ) tel que pour tout x ∈ E , f (x) soit colinéaire à x. Démontrer que f est une homothétie. E XERCICE 31 Soit E un K -espace vectoriel et f ∈ L (E ). 1. Montrer que Ker( f ) ⊂ Ker( f 2 ). 2. Plus généralement, montrer que la suite (Ker( f n ))n∈N est croissante (pour l’inclusion). 3. Montrer que Im( f ) ⊃ Im( f 2 ). E XERCICE 29 4. Plus généralement, montrer que la suite (Im( f n ))n∈N est décroissante (pour l’inclusion). Partie I. Notons E le R espace vectoriel des applications de R dans R de classe C ∞ et D : f ∈ E 7−→ f 0 . Il est clair que D est un endomorphisme de E . 1. Déterminer le noyau et l’image de D. ³ p ´ ³ p ´ −t −t Soient f 1 : t → e t , f 2 : t → e 2 sin t 2 3 et f 3 : t → e 2 cos t 2 3 . Nous noterons B = ( f 1 , f 2 , f 3 ) et G le sous-espace vectoriel de E engendré par B. 2. Montrer que B est une base de G. E XERCICE 32 Soit E = RR et soit φ : E → E définie par φ( f ) = (x 7→ f (−x)). 1. Montrer que φ est une symétrie de E . 2. En déduire que si l’on note P (resp. I ) l’ensemble des fonctions paires (resp. impaires) sur R, alors P et I sont des sous-espaces vectoriels de E et E = P ⊕ I . 3. Quelle est la décomposition des fonctions x 7→ x 2 + x + 1, sin et exp relativement à cette somme directe ? 3. Déterminer D(G) et en déduire que G est stable par D. 4. On considère l’équation différentielle (D 2 ) ∀t ∈ R, y 0 (t ) = t f 2 (t ), en posant le changement de variable z = ye 2 , montrer que z est solution d’une équation différentielle d’ordre 1 à coefficients constants. Déterminer les solutions de (D 2 ). 5. On considère D¯ la restriction de D à G. Montrer que D¯ est un automorphisme. Partie II. Soit n un entier naturel non nul fixé. On définit les deux applications suivantes : E XERCICE 33 Soit E un K -espace vectoriel et f ∈ L (E ) tel que f 2 − 3 f + 2idE = 0L (E ) . On pose F = Ker( f − idE ) et G = Ker( f − 2idE ). Démontrer que E = F ⊕G. E XERCICE 34 Soit E un espace vectoriel sur un corps K . Soient p, q ∈ L (E ). Démontrer que les assertions suivantes sont équivalentes : 1. p ◦ q = p et q ◦ p = q. 2. p et q sont des projecteurs de même noyau. E XERCICE 35 Soient p et q deux projecteurs qui commutent, sur un espace où Q et R sont le quotient et le reste de la division euclidiennevectoriel de P (X 2E) .par T (X ) un polynôme de degré n. f : C[X ] → C[X ] : P 7−→ Q(X ) + X R(X ) Lycée Dupuy de Lôme, MPSI, mathématiques 3/4 Feuille 15 : algèbre linéaire 10/02/2014 1. Montrer que p ◦ q est un projecteur. 2. Montrer que son noyau est la sommes des noyaux de p et q. 3. Montrer que son image est l’intersection des images de p et q. E XERCICE 36 Soient p et q deux projecteurs sur un espace vectoriel E . Montrer que p+q est un projecteur si et seulement si p◦q = q◦p = 0L (E ) . E XERCICE 37 p p (?) Dans le Q-espace vectoriel R, montrer que 1, 2, 3 sont linéairement indépendants. E XERCICE 38 Soient u 1 , u 2 , . . . , u n des vecteurs linéairement indépendants dans un espace vectoriel réel E . On pose v 1 = u 2 +u 3 +· · ·+u n , v 2 = u 1 +u 3 +· · ·+u n , . . . , v n = u 1 +u 2 +· · ·+u n−1 . Montrer que les vecteurs v 1 , v 2 , . . . , v n sont linéairement indépendants. E XERCICE 39 Soit E un espace vectoriel et soit f ∈ L (E ). 1. Montrer que Im( f ) ∩ Ker( f ) = {0} ⇐⇒ Ker( f ) = Ker( f 2 ). 2. Montrer que Im( f ) + Ker( f ) = E ⇐⇒ Im( f ) = Im( f 2 ). E XERCICE 40 Soit f une forme linéaire sur un K -espace vectoriel E . On suppose qu’il existe u ∈ E tel que f (u) 6= 0. Montrer que E = Ker( f ) ⊕ Vect(u). Lycée Dupuy de Lôme, MPSI, mathématiques 4/4
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