Mai 2014 - Le Catéchuménat - Diocèse de Saint

Le Catéchuménat
3 Mot de Mgr Lapierre
Trois scrutins
15 anniversaire des Vêpres
e
4 Chronique du diacre
de Michel Pelletier
Jamais trop tard pour être
baptisé-e!
5 Un bol de riz dans la tempête
Journée mondiale de la prière
6 Témoins de la Bonne Nouvelle
selon Luc
par Jean-Marc Robillard
Volume XXIX, numéro 4 • Avril - Mai 2014
8 Éditorial par Monik Faucher
9-13 Dossier - Le Catéchuménat. Jamais trop tard pour être baptisé-e!
André Godbout
Micheline Fortin
Lucille Lanoie
Soeur Agathe Brodeur
Raphaële Harvey
14 Tournage d’un film à Saint-Ours
15 Résurrection. Bref itinéraire d’une réalité religieuse à tra-
vers le temps
16 J’ai lu pour vous.
par Ghislaine Salvail, sjsh
La résurrection JMJ
17 J’ai besoin d’espace pour vivre
Le saviez-vous par Monique Cyr
18 Film : « Fils de Dieu »
Des brioches pour aider les jeunes mamans
19Chancellerie
Construction d’un mausolée-
columbarium
« Personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit,
ne peut entrer dans le Royaume des cieux » Jean 3, 1-8
L’eau, c’est la vie.
Être baptisé, c’est être plongé dans l’amour de Dieu,
pour la vie éternelle
L’eau renvoie à la promesse de Jésus de donner
une « eau vive « qui comble la soif de l’homme pour toujours!
Notre dossier p. 9
Mot de rédactrice
par Claire Du Mesnil
C’est maintenant que
ça commence... Comme
après un bon repas!
Après un bon repas, il n’y a rien que
j’aime mieux que de rester à table
et poursuivre la conversation tranquillement, tout en sirotant mon
café ou mon verre de vin. Pour moi
c’est là que ça commence! Mes
proches le savent : je prends mon temps et, en général,
je suis la dernière levée de table.
En évoquant ce bon moment de la journée, j’y vois
une belle analogie avec le thème de ce mois-ci, le
catéchuménat.
Avant le repas, la faim nous tenaille, on ressent de la
fatigue. On essaie de faire une coupure avec ce qui s’est
passé dans la journée et tranquillement on s’approche
des bonnes odeurs de cuisson qui se répandent dans la
maison. Et puis, ô joie! on passe à table. Je connais peu
de personnes qui n’aiment pas ce moment « béni »!
Le repas est comme un rituel. Imaginons un bon souper
de fête, préparé avec doigté et amour, une famille
heureuse d’être là et partante pour une aventure culinaire. D’abord l’entrée, haute en couleurs de légumes,
de salades, de fines vinaigrettes, qui aiguise l’appétit.
Nous entrons peu à peu dans l’expérience et avons le
goût d’aller plus loin. Puis arrive le mets principal, c’est
du sérieux, on est dans le vif du sujet. Nos papilles s’en
donnent à coeur joie. À chaque bouchée des différents
ingrédients, on savoure. Mon Dieu que c’est bon!
Enfin, le dessert, toujours très prisé, viendra coiffer ce
festival des saveurs. Mium! rassasiés et heureux, voilà le
moment idéal pour échanger, fraterniser et prolonger ce
bon temps. C’est donc ragaillardis que l’on se lèvera de
table pour reprendre nos activités.
Les catéchumènes ont certainement vécu cette dynamique dans leur cheminement culminant avec leur
baptême à la Veillée pascale. Du temps du désir et de
l’appel, des bonnes odeurs qui attirent, en passant par les
catéchèses qui aiguisent et nourrissent les faims d’amour,
se développe en eux le goût d’aller plus loin. Les célébrations sont autant de moments savoureux et signifiants
pour entrer dans le vif du sujet, dans le mystère de
Jésus. Et quel meilleur dessert au chocolat que la fête de
Pâques! Alléluia! La foi est transformée, ravivée, elle se
vit dans la joie et l’échange, en communauté, avec les
proches, dans son milieu.
Oui, c’est maintenant que ça commence pour ces
nouveaux chrétiens et chrétiennes qui ont partagé les
prémices du « Royaume », très prisés pour la vie en
abondance. Pour nous également, en ce temps pascal.
Ragaillardi-es, on reprend la route, on reprend du service
là où on a les pieds, tout remplis de l’espérance de la
Résurrection.
La table est mise! Découvrez les différents mets au
menu dans ce numéro. Des textes bien concoctés, pleins
d’amour, savoureux, colorés et signifiants pour rassasier
votre goût d’aller plus loin, pour commencer et recommencer dans la lumière du Christ.
Bonne dégustation!
Photo Page couverture : copyright Isabelle Legault
Revue de l’Église de Saint-Hyacinthe
Coordination et rédaction : Claire Du Mesnil
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Comité de rédaction : Monique Cyr, Diane Daneau,
Monik Faucher, Yvon R. Théroux
Équipe technique : Sylvie Beaupré, Nicole Bossinotte,
et Louise Robillard
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Avril - Mai 2014
Abonnement : 20 $ / 5 revues (avec annuaire : 35 $) Chèque à l’ordre de CECR Saint-Hyacinthe
Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada.
L’Envoi est édité par le diocèse de Saint-Hyacinthe et est
publié 5 fois par année, de septembre à juin. Il est membre
de l’Association Canadienne des Périodiques Catholiques (ACPC).
Tout texte publié dans L’Envoi demeure l’entière responsa-
bilité de son auteur et n’engage que celui-ci.
Prochaine parution : le jeudi 29 mai 2014
Date de tombée : le vendredi 2 mai2014
Message de notre évêque, Mgr François Lapierre, p.m.é.
Trois scrutins
Dans l’initiation chrétienne, il y a
une étape qui me paraît particulièrement importante, celle des trois
scrutins. Elle s’insère dans un temps
de purification et d’illumination,
un temps super-important dans la
marche vers le baptême.
Nous avons vécu durant le Carême
trois dimanches qui sont ceux des
scrutins : trois évangiles de saint Jean aident à saisir le sens de
ces scrutins : celui de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine
(Jean 4) qui nous montre comment la foi prend naissance,
celui de l’évangile de l’aveugle-né (Jean 9) qui nous fait voir
comment la foi grandit et s’affermit et, enfin, la « résurrection » de Lazare (Jean 11) qui nous présente la foi qui atteint
sa maturité.
Après le premier scrutin, il y a la tradition (transmission) du « Je
crois en Dieu ». C’est ma conviction que nous prenons encore
à la légère l’importance de cette « tradition » du « Je crois en
Dieu » : il ne s’agit pas seulement de remettre un texte mais
d’entrer dans un mouvement communautaire de foi. La foi
dans le Christ n’est pas une aventure uniquement individuelle
où on se branche sur le Christ mais celle d’un « nous » ecclésial.
Croire au Christ, c’est être mis ensemble par Lui.
Après le troisième scrutin, il y a la « tradition » du « Notre
Père ». Dernièrement, j’ai vécu pour la première fois cette «
tradition » durant une liturgie émouvante où des catéchumènes
ont été saisis par le Christ qui nous apprend non pas à dire mon
Père mais « Notre Père ». Cette liturgie a créé une profonde
communion qui a permis de voir l’autre non pas comme un
étranger mais comme une sœur ou un frère. Durant l’échange
qui a suivi, des jeunes adultes qui y participaient n’ont pas
craint de partager des blessures présentes dans leur vie.
1
Ces scrutins et ces traditions ne sont pas réservés aux seuls
catéchumènes; toute la communauté devrait y prendre part
et ainsi cheminer avec ces nouvelles et nouveaux appelés.
Toute la communauté devrait vivre ce temps de purification
et d’illumination avec les catéchumènes.
Le problème, c’est que les catholiques « pratiquants » ignorent
souvent toute cette réalité catéchuménale dans l’Église et ne
voient pas tout le dynamisme spirituel présent dans la vie de la
communauté chrétienne. On craint souvent que ces rites de l’initiation chrétienne allongent indûment les temps de célébration.
C’est ma conviction que la dynamique de l’initiation chrétienne
peut devenir une puissante source de renouveau ecclésial si elle
est remise au cœur de la vie de l’Église et si elle cesse d’être
une activité de sacristie ou de sous-sol.
Le défi n’est pas d’abord d’avoir des catéchumènes à qui
on donne une formation mais de développer une Église en
situation d’initiation chrétienne, une Église qui cherche une
formation permanente de toute la communauté et non pas
seulement de quelques individus qui ont demandé le baptême,
la confirmation ou l’eucharistie.
La puissance du Christ mort et ressuscité peut vaincre les forces
d’inertie qui nous empêchent de faire des pas vers une Église
renouvelée par le mystère de l’initiation chrétienne qui n’est
pas d’abord une recherche individuelle mais l’aventure d’une
communauté de foi.
+ François Lapierre, p.m.é.
Le mot « scrutin » évoque le discernement entre la lumière et les
ténèbres. Les « appelés » (catéchumènes) sont invités à la conversion, à
se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière.
1
15e anniversaire des Vêpres à la Cathédrale
S
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
ous l’inspiration de Monseigneur François Lapierre, les Vêpres à
la Cathédrale naissaient le 22 février 1999. Monseigneur Lapierre
disait alors : « Faisons ensemble du dimanche un jour de louange et
d’action de grâce ».
Rendons grâce pour ce don à notre diocèse!
Mario Jacques, directeur artistique
Photo : Mgr François Lapierre, entouré de l’ensemble vocal Femmes et Hommes
de Chœur, ainsi que l’abbé André Godbout et le chanoine Gaston Giguère.
Avril - Mai 2014
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Chronique du diacre
par Michel Pelletier
La prédication
Dans la vie de la plupart des croyants,
que ce soit à différentes étapes de leur
vie spirituelle ou encore au moment de
leur conversion, des prédications efficaces ont joué un rôle important dans
le cheminement de leur foi. C’est ce qui
conduit à l’affirmation que la prédication demeure un des moyens déterminants pour raviver la foi.
D’ailleurs, les attentes des fidèles sont assez élevées à ce sujet
et, malheureusement, il arrive parfois que plusieurs restent sur
leur appétit ou même s’en retournent quelque peu déçus de
ce qu’ils ont entendu.
Certaines personnes m’ont partagé leurs déceptions à ce sujet.
Permettez-moi d’énumérer quelques doléances qui m’ont été
exprimées :
• le prédicateur exprime des opinions très personnelles teintées de critiques négatives envers certaines positions de
l’Église; un tel contenu sème la confusion et crée un malaise
chez les fidèles.
• l’homélie ressemble à une analyse exégétique trop complexe,
pas du tout adaptée à l’auditoire, qui ne comprend d’ailleurs
rien à ce langage trop savant.
• le prédicateur partage ouvertement ses questionnements
sur le sens du texte; cela suscite davantage le doute que la foi.
• le message est sans véritable contenu, sans intérêt ou sans
liens significatifs avec l’évangile.
• le message est très bon, bien étoffé, mais livré sans
conviction.
Heureusement, il ne s’agit pas là de situations généralisées. Plusieurs personnes m’ont aussi rapporté d’excellents
commentaires. Mais il faut demeurer lucide et à l’écoute des
besoins des fidèles.
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Dans son exhortation apostolique sur la joie de l’évangile,
le Pape François rappelle que « l’homélie peut être vraiment
une intense et heureuse expérience de l’Esprit, une rencontre
réconfortante avec la Parole, une source constante de renouveau et de croissance. »
C’est pour cette raison qu’il nous invite à renouveler notre
confiance dans la prédication « qui se fonde sur la conviction que c’est Dieu qui veut rejoindre les autres à travers le
prédicateur, et qu’il déploie sa puissance à travers la parole
humaine. » Le Pape ajoute que « la prédication est une tâche
si importante qu’il convient d’y consacrer un temps prolongé
d’étude, de prière, de réflexion et de créativité pastorale ».
4
Avril - Mai 2014
Pour nous y encourager, il a consacré une grande section de
son exhortation à ce sujet où il propose même un itinéraire de
préparation de l’homélie. C’est un document de référence à
lire et à relire et, pour ma part, je compte bien m’en inspirer
dans l’exercice de mon ministère.
Dans l’épître aux Romains, saint Paul affirme que « la foi
naît de ce qu’on entend dire et ce qu’on entend dire vient
de la parole du Christ » (Rm 10, 17). Puisque l’audition de la
prédication de la Parole du Christ a la capacité de faire naître
et croître la foi dans les cœurs par l’action de l’Esprit-Saint,
nous devons tous ensemble, d’un seul cœur et d’une seule
âme, en Église, en faire la demande au Seigneur et nous
inspirer de la prière que la communauté primitive a faite au
tout début de l’Église et qui nous est rapportée dans les Actes
des apôtres : « Donne à ceux qui te servent de dire ta parole
avec une totale assurance. Étends donc ta main pour que se
produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus,
ton Saint, ton Serviteur ».
Le Seigneur n’a pas tardé à exaucer leur prière puisqu’il est
écrit : « Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient
réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit
et ils disaient la parole de Dieu avec assurance. » (Ac 4 29,31)
C’est la grâce que je nous souhaite et que je demande au
Seigneur : susciter parmi nous des prédicateurs au cœur de
feu qui proclameront des paroles qui vont enflammer les
cœurs et raviver la foi.
Michel Pelletier, d.p.
Granby
Un bol de riz dans la tempête!
Notre activité Bol de riz à la paroisse Saint-Bernardin de
Waterloo a eu lieu malgré la tempête de neige qui frappait
à nos portes. La somme de 186,00$ a été amassée. Elle sera
remise à la Fondation Sagman Lumad pour venir en aide
aux habitants des montagnes des Philippines. La Fondation
Sagman Lumad a été créée par le missionnaire Jacques Robert,
pmé, natif de Waterloo.
Les jeunes ont mis cœur,
temps et énergie à ce
projet en plus d’affronter la tempête! Ils sont
merveilleux de générosité.
C'est ensemble et par des
petits gestes que nous
pouvons aider à l'amélio-
ration de la qualité de vie des gens de notre milieu et de nos
frères et sœurs qui sont au loin.
Louise-Marie Dion
Saint-Bernardin de Waterloo
Réflexion sur la Journée mondiale de la Prière1
« Sur le Camino en passant par l’Égypte »
L
a Journée mondiale de la Prière a rassemblé plus d’une centaine de personnes
lors d’une célébration œcuménique télévisée
à l’église Immaculée-Conception de Granby,
le vendredi 7 mars dernier. En tant que coordonnatrice, j’avais reçu le guide d’animation
qui m’expliquait en introduction : le matériel
de la Journée Mondiale de la Prière est le fruit
d’une démarche de recueillement, de rédaction
et de consultation réalisée conjointement par
les femmes de l’Égypte et par le Comité international de la JMP. Vous vous préparez à vous
unir à des communautés de partout à travers le
monde pour prier avec et pour le peuple égyptien, et nous
accueillons en vous des partenaires dans cette démarche. Le
thème Des torrents dans le désert, Streams in the Desert, un
DVD sur l’Égypte en anglais, un CD de chants arabes, et des
brochures bilingues pour la célébration, ont été fournis par le
Conseil œcuménique des chrétiennes du Canada.
Et ma référence au Camino? Il y a dix ans, en
mai 2004, j’entamais le Chemin de Compostelle
à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, en France.
Les peregrinos savent la signification de la flèche jaune. C’est
le signe qui nous indique le chemin.
Pour moi, la Journée mondiale de la
Prière est une flèche jaune!
Andrée Cyr, agente de pastorale
Paroisse Notre-Dame de Granby
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Quelle est la réponse de notre milieu à cette proposition? À l’aide de Carmen Arnold, agente de pastorale à la
Paroisse Saint-Joseph et Saint-Patrick, nous avons démarré
un processus de préparation à l’événement. Pour collaborer avec nous, les pasteurs Serge Pelletier, Marcel Barsalou,
Nicolas Sengson, Brent Robillard et le diacre Michel Gravel; les
lectrices Marcelle Couture-Leduc et Audrey Poure. Jacqueline
Lavallée, Nicole Provencher et Wolfgang Prigge ont de leur
côté assumé l’accueil. La directrice de chorale Nicole Perron
et l’organiste Pauline Fréchette ont regroupé les choristes
pour une pratique de chants tirés des répertoires des différentes Églises en français et en
anglais. Le 7 mars, juste avant la célébration de
16 h, la Chorale Saint-Eugène avait chanté aux
funérailles d’un de ses membres. C’est donc
avec beaucoup d’émotion qu’ils ont poursuivi
avec des chants comme Aux sources de la vie,
Naître et renaître et In Christ there is no East or
West.
1
Chaque année, le premier vendredi du mois de mars, la Journée
Mondiale de Prière (JMP) est célébrée dans plus de 170 pays.
La JMP est un mouvement de femmes chrétiennes laïques engagées
dans la prière et l’action pour soulager la misère et faire acte de
solidarité, la plus grande et plus ancienne rencontre oecuménique
de prière.
Avril - Mai 2014
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Témoins de la Bonne Nouvelle
selon Luc
Il s’agit donc d’être les témoins de l’œuvre accompli par le
Jésus de Nazareth qui est maintenant ressuscité.
Luc 24, 36-48
Jésus leur dit : « Voici les paroles que je vous ai adressées quand
j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui
a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les
Psaumes. » Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre
les Écritures, et dit : « C’est comme il a été écrit : le Christ
souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on
prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés
à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. C’est vous
qui en êtes les témoins. »
Témoins du projet pastoral et missionnaire du Jésus de
Nazareth
Au tout début de son ministère, dans la synagogue de Nazareth,
Jésus annonce ses couleurs et, à partir du prophète Isaïe,
dévoile les grandes lignes de son projet pastoral et missionnaire : « Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit; tous dans
la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. Alors il commença
à leur dire : « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour
vous qui l’entendez ».
Chez Luc, au moment de quitter définitivement notre monde,
le Ressuscité dit à ses Apôtres : « C’est comme il a été écrit :
le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et
on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés
à toutes les nations, à commencer par Jérusalem ». Il ajoute
ceci : « C’est vous qui en êtes les témoins ». (Luc 24, 46-48)
Ici, je crois bien que le mot « témoin » est à prendre dans son
sens premier, c’est-à-dire qu’il désigne une personne qui a vu,
entendu ou compris quelque chose et peut éventuellement le
rapporter ou le certifier : « Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché…
nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous
soyez en communion avec nous » (I Jn, 1,1-3).
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
• le deuxième objet du témoignage confié aux Apôtres par le
Ressuscité est celui « de prêcher en son nom la conversion et
le pardon des péchés à toutes les nations en commençant par
Jérusalem ». (Luc 24,47)
par Mgr Jean Marc Robillard, L. Th. B., p.h., v.g.,
Diocèse de Saint-Hyacinthe
À propos de ce texte
Nous pouvons nous demander : qu’est-ce qu’un « témoin »? En
termes de droit, nous parlons d’un « témoin de l’accusation »
ou encore d’un « témoin de la défense ». Je peux également
signer comme « témoin » au moment de la signature d’un
contrat ou d’un testament. Sur le plan religieux, nous disons
qu’une personne agit comme « témoin » lors d’un baptême ou
d’un mariage. Il peut également s’agir d’un « groupe témoin »
au moment d’un sondage ou lors de l’expérimentation d’un
nouveau traitement médical. Le terme « témoin » peut donc
être utilisé dans plusieurs circonstances et avec différents sens
comportant des nuances selon le contexte dans lequel il est utilisé.
Témoins de qui et de quoi?
À la lumière de ces quelques versets de l’Évangile de Luc, nous
pouvons en déduire que le témoignage confié à ses Apôtres
par le Ressuscité porte sur un double objet :
• le premier objet de ce témoignage est celui de certifier la
véracité de la mort et de la résurrection du Jésus de Nazareth.
Ce Jésus qu’ils ont connu, côtoyé et vu mourir en croix est
6
bel et bien ressuscité. Il est le Messie qui avait été promis par
Dieu à son peuple et qui avait été annoncé par les prophètes;
Avril - Mai 2014
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 4,16-21
Témoins de la réconciliation des hommes entre eux et
avec Dieu par le pardon des péchés
On dit qu’une image vaut mille mots. Plutôt que de se perdre
en un long discours théologique, l’évangéliste Luc préfère
illustrer par des faits ou des images en quoi consiste le projet
pastoral et missionnaire du Jésus de Nazareth. C’est ainsi qu’à
la suite de la scène dans la synagogue de Nazareth, il va nous
raconter deux récits qui illustrent bien la dimension réconciliatrice du projet du Jésus de Nazareth auquel sont associés ses
apôtres. (cf. 5,1-11)
Luc 5,12-14 – En purifiant ce lépreux, qui est banni, exclu de
la société humaine, mais aussi de la société religieuse, car il
doit vivre à l’écart et ne peut se présenter en personne à la
synagogue et encore moins au Temple de Jérusalem, Jésus lui
permet de réintégrer la société humaine – retour parmi les
siens – et lui permet par conséquent de pouvoir retourner à la
pratique religieuse puisque désormais, il pourra se rendre à la
synagogue et au Temple.
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 5, 12-14
Luc 5,17-26 – Au temps de Jésus, on croyait que la maladie
était une conséquence directe du péché. Donc une personne
atteinte de paralysie était considérée comme étant en état de
péché. Si Jésus peut faire disparaître les traces de la maladie
ou de l’infirmité – dans le cas présent la paralysie – c’est un
signe qu’il est aussi capable de remettre les péchés. C’est
pourquoi, à ses adversaires qui l’accusent de blasphème, il peut
répondre : « Qu’y a-t-il de plus facile, de dire : « Tes péchés te
sont pardonnés » ou bien de dire : « Lève-toi et marche » ? Eh
bien, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre
autorité pour pardonner les péchés, je te dis, lève-toi, prends
ta civière et va dans ta maison. » (Luc 5, 23-24). Ici encore,
Jésus démontre qu’il vient pour réconcilier les hommes entre
eux et avec Dieu en enlevant le péché qui divise et sépare les
uns des autres.
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 5, 17-26
Témoins d’un projet pastoral et missionnaire qui s’adresse
aux pauvres
Luc 6,20-26 : Matthieu et Luc nous présentent deux
versions des Béatitudes qui comportent des différences importantes. Il est maintenant reconnu que la version de Luc est plus
près, dans sa forme, des Béatitudes telles que Jésus a pu les
prononcer : « Bienheureux les pauvres,… bienheureux ceux qui
avez faim,… bienheureux vous qui pleurez maintenant car le
Royaume de Dieu est à vous. » En parlant ainsi, Jésus affirme
que son projet pastoral et missionnaire se veut en faveur des
pauvres qui ont faim et qui pleurent parce qu’ils ont faim.
C’est pour eux qu’il est venu dans le monde afin d’établir plus
de justice et d’égalité entre les humains. Et ceux qui, contrairement à ceux-ci, sont « riches », « repus » et qui « rient »,
sont déclarés malheureux, car ils risquent de passer à côté du
Royaume en se repliant sur leur confort et leurs richesses. (cf.,
Luc 16,19-31)
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 6, 20-26
Témoins d’un projet pastoral et missionnaire qui redonne
à l’homme sa dignité
Luc 6,6-11 : Dans cette scène que nous retrouvons dans les
trois évangiles synoptiques, Luc est le seul à mentionner que
« la main de l’homme qui est paralysée est la main droite ».
Or, dans le langage biblique, la « droite » évoque la dignité.
Le Ressuscité est désormais assis à la « droite du Père ». En
spécifiant qu’il s’agit de la « main droite », Luc veut nous faire
comprendre que le projet pastoral et missionnaire de Jésus
consiste à redonner aux êtres humains leur dignité d’homme
et de femme, de fils et de fille de Dieu.
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 6, 6-11
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 6, 27-42
Témoins d’un projet pastoral et missionnaire pour susciter la vie en abondance
Luc 5,1-11 : Tout comme dans l’Ancien Testament, Yahweh
s’était associé le peuple d’Israël pour faire connaître ses bénédictions aux peuples de la terre (cf., Gn, 12,1-5a), Jésus de
Nazareth veut aussi associer un peuple, un nouvel Israël à sa
mission afin qu’elle puisse être prolongée dans le monde. Pour
LECTURE SUGGÉRÉE : LUC 5, 1-11 et 7, 11-17
***
Être témoins de la Bonne Nouvelle
de Jésus Christ à la manière de Luc,
c’est être porteurs d’un projet de vie
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Témoins d’un projet pastoral et missionnaire qui va
jusqu’à l’amour des ennemis
Luc 6,27-42 : Si nous lisons attentivement l’Évangile selon
Luc, nous voyons clairement que Jésus a vécu cette dimension jusqu’au bout. Au moment où il est attaché à la croix, il
prie pour ceux qui l’ont condamné et ses bourreaux : « Père,
pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
cela, il va choisir les
Douze, en commençant par Pierre à qui,
d’une façon symbolique, il révèle sa
mission : « Sois sans
crainte, désormais ce
sont des hommes que
tu auras à capturer ».
De son métier, Pierre
est un pêcheur. Il sait
que les poissons sont
vie tant et aussi longtemps qu’ils sont dans
l’eau, dans le Lac de
Tibériade. Mais dès
qu’il les pêche, sortis
de leur habitat naturel, ils meurent. Mais Pierre sait aussi par
expérience qu’un homme qui est dans les eaux du Lac de
Tibériade peut mourir, car il peut se noyer. En le « pêchant »,
en le sortant de l’eau, c’est lui permettre de vivre. C’est le sens
de la parole de Jésus à Pierre. Puisque, comme le dira Paul,
l’humanité a été soumise à la mort par la désobéissance des
premiers parents, Jésus vient pour lui redonner la possibilité
de vivre et ce de façon éternelle : « Je suis venu pour qu’ils
aient la vie en abondance ». (Jn 10,10) « Or, la volonté de Celui
qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a
donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour ». (Jn 6,39)
Ce qui est confirmé par le récit de la « résurrection du fils de
la veuve de Naïm ». (Lc 7,11-17)
Pour poursuivre la réflexion
Quels éléments me rejoignent davantage?
Comment puis-je en retrouver les traces
dans ma vie personnelle?
Comment pouvons-nous en retrouver
des traces dans notre vie communautaire?
Avril - Mai 2014
7
Éditorial,
de Monik Faucher
Une valse à trois temps!
La fin d’un long tunnel hivernal éveille un
regain d’espoir printanier, un élan vigoureux enveloppe nos vies… Tout cela nous
invite à célébrer Pâques et à entrer dans
la belle folie d’une valse à trois temps. Eh
oui, c’est une façon comme une autre
d’approfondir le thème pascal 2014.
Trois mots… aussi lumineux qu’un soleil de feu.
VOICI… À bien y penser, ce mot est porteur de sens. Il découle
du vieux français « vois et ici ». Il passe souvent pour un grand
inconnu parce que trop souvent remplacé par un « ça » bien
banal. Que de fois nous entendons ceci : ça, c’est mon père,
ça, c’est mon amie… Alors que « voici » est tellement plus
respectueux et dynamisant : voici les vacances, voici mon ami,
voici ton cadeau, voici la bonne nouvelle… Nous ressentons
de la fierté en le prononçant, n’est-ce pas? Ce même bonheur
devrait nous habiter en ce temps de Pâques qui murmure à
nos oreilles : voici la Lumière!
La LUMIÈRE… Techniquement, elle est définie comme une
forme d’énergie rayonnante. Toutes les sources de lumière sont
bienvenues. À sa façon, saint Grégoire distingue trois types
de lumière : la lumière
s, sensible, la lumière intelnos souffrance lectuelle ou intelligible et
de
it
nu
la
ns
da
Même
s arides,
la lumière divine qui est
dans les désert curisants,
s insé
el
au-delà tant du sensible
nn
tu
s
le
ns
da
ire
t d’amour écla
que de l’intelen
em
nn
yo
ra
un
ligible, tout en
notre route.
étant perçue
aussi bien par les sens que par l’intelligence. Pour
nous filles et fils de Dieu, c’est le don de la Lumière
de la Foi qui fait danser nos vies!
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Même dans la nuit de nos souffrances, dans les déserts
arides, dans les tunnels insécurisants, un rayonnement
d’amour éclaire notre route. C’est un peu comme le
Soleil, aucun humain ne peut le créer, mais nous bénéficions tous de ses rayons tout autant qu’il nous est
possible d’accueillir le Soleil intérieur de la Foi. Ayons
soif de cette Lumière qui guide, réchauffe, transfigure!
Pour que ce beau miracle se réalise, ce serait bénéfique de suivre le conseil de Thomas Fuller : pour voir
la lumière de Dieu, éteignez votre petite chandelle.
Du CHRIST… Par Lui, avec Lui, en Lui nous sommes
appelés à cheminer, à édifier et à confesser… Trois
verbes d’action empruntés au Pape François. Un lumineux programme de vie! Comme pour les disciples
d’Emmaüs, que le Christ soit le Vivant qui allume
en nous, cette flamme qui danse dans nos regards,
8
Avril - Mai 2014
cette sérénité qui scintille dans nos âmes, ce feu qui embrase
nos cœurs. Ce Christ ressuscité n’est pas un simple rappel du
passé… À tout moment sur les sentiers de nos existences,
Pâques nous invite à effectuer des « PAS SAGES » menant au
pardon, à la charité, à l’entraide, à la solidarité, à la justice,
au partage, à la dignité… Puissions-nous multiplier ces « pas
possibles » qui feront de nous des témoins contagieux!
Aujourd’hui, ici et
maintenant, nous
Soyons des allumeurs
n’avons pas le droit
d’emprisonner la
de conscience,
lumière ni de nous
des phares-espérance,
taire et moins
des repères de sens
encore de devenir
des « éteignoirs »…
Il en pleut déjà trop dans notre monde! Soyons des allumeurs de consciences, des phares-espérance, des repères de
sens… Souhaitons qu’en côtoyant des chrétiens engagés, les
« Emmaüs d’aujourd’hui » ravivent dans leur cœur un souvenir
tout chaud qui les provoquera à proclamer haut et fort :
VOICI LA LUMIÈRE DU CHRIST!
Monik Faucher
Saint-Charles-sur-Richelieu
Le catéchuménat
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
Traditionnellement, dans notre société québécoise,
on faisait baptiser les enfants à la naissance. Mais les temps
ont bien changé et le nombre de baptêmes des tout-petits
baisse d’année en année. La foi catholique n’a plus cours
aussi fortement dans les familles.
Pourtant la quête spirituelle est bien présente de nos jours
et de jeunes adultes, interpellés par la personne de Jésus
ou attirés par la foi catholique se mettent en marche pour
être baptisés. Car, il n’y a pas d’âge pour devenir chrétien!
Cette démarche s’appelle le Catéchuménat.
L’Envoi a voulu en connaître davantage sur cette démarche
proposée par l’Église, en croissance d’année en année.
Tout d’abord, grâce aux responsables du catéchuménat,
nous définirons les grandes lignes de ce qu’est
le catéchuménat, qui sont les « appelé-es » et les motifs
à l’origine de leur demande pour le baptême,
ou la confirmation.
Et puisqu’il s’agit d’une démarche basée sur l’expérience
et la rencontre, quoi de mieux que le témoignage d’une
« garante » et de baptisées pour enrichir notre propos.
Place au Catéchuménat!
Qu’est-ce que le catéchuménat?
Il s’agit d’une démarche d’initiation chrétienne qui s’adresse à toute personne de
14 ans et plus qui souhaite être baptisée
dans la tradition catholique. Mais, c’est
d’abord une expérience de vie qui commence avec la connaissance de Jésus comme notre Sauveur, c’est-à-dire qui vient
rencontrer une personne dans sa vie, là où elle est, pour y
donner du sens.
C’est aussi faire une expérience catéchétique, une expérience
communautaire et paroissiale. Le diocèse est responsable de
la démarche catéchuménale et les paroisses sont responsables
de la formation à la vie chrétienne.
L’abbé Serge Pelletier et Alua Misenge, baptisée le 20 avril avec
ses deux filles Priska et Jessica, à l’église Sainte-Eugène de Granby.
Depuis quand le catéchuménat dans le diocèse
Le catéchuménat existe depuis toujours. Dans notre diocèse
depuis 1996, et cela a pris forme davantage en 2002.
Aujourd’hui l’équipe est composée d’André Godbout, responsable, de Micheline Fortier, coordonnatrice et de quatre responsables régionales : Sr Agathe Brodeur pour Saint-Hyacinthe,
Soeur Angèle Daneau pour le secteur Sud, Lucille Lanoie pour
Granby et Diane Roch-Lepage pour Sorel-Tracy.
Démarche de type catéchuménale
À l’instar d’autres diocèses, Mgr François Lapierre a décidé
que les confirmands adultes seraient accompagnés par la
démarche de type catéchuménale, qui en respecte les temps
Avril - Mai 2014
9
Dossier :
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
et les étapes mais dont la finalité diffère puisqu’il s’agit
du sacrement de la confirmation.
Le temps de la première Évangélisation
La démarche est découpée en quatre temps et trois
étapes jalonnent le parcours.
Dans un premier temps, on accompagne la personne qui
demande à devenir catholique. Cela prend la forme d’un
entretien à deux, un véritable dialogue pastoral au cours
duquel on se demande comment Jésus vient dans ma
vie, comment peut-il intervenir? Peut-il m’éclairer? Le
futur catéchumène découvre Jésus et comment entrer
en relation avec lui. 1 (voir texte de Soeur Agathe Brodeur)
Rencontre avec André Godbout, responsable du catéchuménat, Micheline Fortier,
Puis c’est l’entrée en catéchuménat. Une première
coordonnatrice et Lucille Lanoie, responsable pour la région de Granby.
étape importante et décisive où le futur baptisé dit
oui, j’ai appris à connaître le Christ et je suis toujours
intéressé par l’Évangile. Je veux me mettre à sa suite ». « Que Durant cette période, le futur baptisé, à travers la Bible,
apprend à connaître qui est Dieu, Jésus Sauveur, l’Esprit-Saint,
veux-tu recevoir? » « La foi ».
l’Église dans laquelle on va vivre, la vie communautaire et
Les personnes en préparation sont présentées aux membres de fraternelle, comment vivre les Béatitudes, la morale chrétienne,
la communauté. Un beau moment car les gens sont conscients les sacrements, la vie de l’Église. Un cheminement dont les
que quelqu’un se prépare pour le baptême dans leur milieu. thèmes s’entremêlent au rythme du catéchumène.
Ils sont solidaires parce que c’est une entrée en Église, dans la
grande famille de Dieu.
Le temps des catéchèses
C’est le temps du catéchuménat à proprement parler. Le temps
central du processus pendant lequel le candidat reçoit une
formation afin que sa conversion et sa foi parviennent à une
certaine maturité.
Catéchumènes pour l’année 2013-2014
Saint-Hyacinthe
Région Sud
Baptisé-es
Confirmands
3
73
2 (1 Cowansville)
(1 Marieville)
19 (2 Marieville
(4 Farnham)
(5 Iberville)
(5 Cowansville
(3 Bedford)
Sorel-Tracy
18
Granby
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Total :
10
35
5
145
On l’amène peu à peu à devenir porteur à son tour, à reconnaître sa mission et à s’engager dans sa communauté, là où
il ou elle a les pieds. Car une fois baptisé ça ne s’arrête pas
là, tout commence justement.
Accompagnés par l’abbé Luc Richard, catéchèse donnée à Granby sur le
pardon suivie d'une célébration de la pénitence et de la réconciliation.
Plusieurs de ces jeunes vivaient ce sacrement pour la 1ère fois.
C’est lors de ce deuxième temps que se vit la plupart des rites
prévus par la démarche tels initiation à la prière : le Je crois
en Dieu et le Notre-Père; l’initiation à la vie en Église et la
pratique chrétienne, également quelques célébrations comme
la célébration de la Parole, la bénédiction des catéchumènes
pour que dans l’attente de la grâce des sacrements, les futurs
baptisés reçoivent de l’Église courage, joie et paix dans leurs
efforts et leur itinéraire.
suite à la page 12
Avril - Mai 2014
Dossier :
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
On peut se demander qui sont ces adultes
qui, ayant un bout de chemin de fait dans
la vie, sentent le besoin d’ancrer leur quête
spirituelle dans une démarche chrétienne en demandant le
baptême. Quels sont leurs motifs? Voici quelques exemples
relevés par l’équipe du catéchuménat.
Pour plusieurs cela vient d’une démarche personnelle ou de
l’influence d’une personne de l’entourage. Par exemple : le
fait qu’un mari assiste à une célébration avec sa conjointe,
ou s’il vit une démarche de foi, cela peut faire naître en elle
le désir d’aller plus loin. Ou encore si un couple veut vivre le
mariage à l’église et qu’un seul des conjoints est baptisé, il est
souhaitable que le (ou la) partenaire découvre le Dieu de Jésus
Christ et qu’il soit baptisé. Ce n’est pas une obligation en soi,
mais il est préférable de s’inscrire dans une démarche de foi
pour mieux comprendre le sens de l’engagement qui sera vécu.
Une musulmane non pratiquante racontait que lorsqu’elle
voyait une église catholique, elle ne pouvait faire autrement
que d’entrer pour voir. Elle se sentait attirée. Elle le faisait en
cachette de ses parents. Après le mariage, avec son conjoint
catholique, elle a assisté aux grandes fêtes de Pâques. Son
désir de Jésus s’est accru et elle a entrepris la démarche vers
le baptême. Lors de la première rencontre, elle a raconté
qu’elle était maintenant « certaine de ne plus aller en enfer,
qu’elle irait au ciel avec Jésus ». Elle avait réalisé le sens du
don de Dieu.
Des adolescents ont été interpellés en se rendant à des funérailles. La célébration et les lectures de la Parole ont suscité des
questionnements : « Pourquoi n’ai-je pas été baptisé? Leurs
parents ne sont pas nécessairement pratiquants ni croyants
et ils avaient choisi de ne pas faire baptiser leurs enfants.
Les grands-parents prennent souvent le relais. Pour eux c’est
important et ils sont prêts à les accompagner.
de la démarche, une maman a dessiné des coeurs à côté du
nom de sa fille. Un petit pas d’amour!
Un papa a entrepris la démarche à la suite du baptême de son
enfant. Ou encore on pourrait mentionner ces deux soeurs qui,
à la naissance du bébé de l’une d’elles, voulaient se faire baptiser en même temps que le bébé. Finalement il y eut un premier
baptême à la date fixée et puisque l’accouchement survint ce
même jour, la mère et l’enfant vécurent leur baptême quelques
mois plus tard. (voir témoignage de Katia).
Le temps de Dieu
De nombreux autres exemples pourraient être racontés. Tout
peut intervenir pour susciter le désir de s’engager dans la foi
chrétienne, et le temps ne compte pas. Il dépend du vécu de la
personne, des prises de
conscience au fur et à Petite communauté
mesure du parcours. Ce Un matin, avec un groupe de femmes
qui est important c’est qui se préparaient à la confirmation, on
de faire l’expérience de revivait le baptême où je leur faisais faire
Jésus. Qui est-il dans le signe de la croix. Pendant la période,
ma vie? Comment me elles se sont retrouvées assises proches
rejoint-il et donne-t-il du les unes des autres sur un banc. Une
d’elles a dit : « On est rendues plus
sens à ma vie?
intimes, on peut être collées! Je leur ai
Des défis
reflété que l’on commençait à être une
Un des grands défis petite communauté.
identifiés est la présence
de membres de la Lucille Lanoie
communauté auprès
des catéchumènes pour leur permettre de vivre une expérience paroissiale, de créer des liens dans la communauté pour
se sentir appartenir de plus en plus à la famille chrétienne.
Heureusement, cette dynamique existe au sein des groupes
que forment les catéchumènes eux-mêmes.
Claire Du Mesnil
Service des communications
Lors d’une entrée en catéchuménat où les parents, à priori,
n’étaient pas d’accord avec la démarche de leur jeune, au
moment de la signature du régistre en fidélité à la poursuite
Kelly Johana Rivera Munoz, baptisée le 19 avril à l’église
Saint-Eugène de Granby par le Père Nicolas Sengson.
Entourant Marc Benoît, catéchète, deux catéchumènes
qui ont été baptisées à la Veillée pascale à la cathédrale : Emmanuelle Michaud, à gauche et Sara Laquerre
à droite. Au centre, deux futurs confirmées Patricia
Thibodeau à gauche et Jennifer Thibodeau à droite.
Avril - Mai 2014
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Au centre : Êve Caron, catéchumène de Cowansville
lors de la messe chrismale. Elle est entourée des catéchètes qui l’ont accompagnée José St-Cerny et Mariette
Bromby, agente de pastorale.
11
Dossier :
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
Accompagner avant l’entrée
en catéchuménat,
c’est surtout être garant
À la suggestion du RICA1, les garants sont les témoins
auprès des personnes qui débutent un cheminement vers le
Baptême. Ce sont des chrétiens ou chrétiennes fiers de leur
foi et qui la vivent joyeusement. Ce sont
surtout des personnes capables d’écoute,
car qui accompagne se laisse conduire par
qui demande ce service et met sa joie en
suivant son rythme. On les distingue des
personnes représentant la communauté.
Le garant est à même de vérifier avec délica-
Agathe Brodeur, sjsh tesse les motivations de la personne dans sa
démarche, voir si elle est vraiment sur un chemin de conversion,
l’aider à se sentir à l’aise dans la nouvelle famille à laquelle elle
souhaite appartenir et répondre en toute vérité aux questions
qu’elle se pose.
Après le baptême, l’accompagnement pourra se poursuivre au
long des années en demeurant une référence de choix, dans
les difficultés comme dans les joies.
Le premier contact a tout à gagner à favoriser la relecture
de l’histoire de vie de la personne, son « histoire sainte ». Et
c’est dans cette histoire qu’on peut communier à « l’action
invisible de Dieu ».
suite de la page 10
Comme il est écrit dans le RICA1, la durée dépend de la participation personnelle du candidat, du soutien de la communauté
et de la grâce de Dieu!
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Le temps de la purification et de l’illumination
Cette période intensive s’ouvre par l’appel décisif de l’évêque.
Une deuxième étape importante pour les catéchumènes maintenant prêts à devenir catholiques. Cela se vit habituellement
durant la célébration, le premier dimanche du Carême.
12
Ce temps coïncide avec le temps du Carême car il est
consacré à une préparation intense aux
fêtes pascales et à l’initiation sacramentelle qui se vivra lors de la Veillée
pascale.
Une autre source de première qualité est sans aucun doute
la Parole de Dieu. Notre équipe s’est aussi arrêtée sur l’appel
de Samuel en 1 Samuel 3, 1-10 et sur l’appel des apôtres en
Jean 1, 35-42.
Des aspects qui nous ont interpellés
Dieu appelle au coeur de la relation. Élie et Jean-Baptiste se
dessaisissent d’eux-mêmes pour mettre Samuel et les apôtres
en contact avec le Maître : disponibilité à l’inédit.
Dans l’accompagnement, nous avons à conduire nos frères et
nos soeurs à Jésus et viser à former des disciples missionnaires.
Il convient certainement d’assurer que le kérygme est la base
de notre foi, puisqu’on peut appeler cette étape de première
évangélisation.
Le rite de l’entrée en catéchuménat
Le diocèse a choisi deux dates : le dimanche de la Trinité et/ou
le premier dimanche de l’Avent. La célébration aura lieu dans
la paroisse d’appartenance à la date choisie par les personnes
concernées, accompagnée et accompagnatrice, qui auront
discerné ensemble. Ce rituel auquel seront invités tous les
membres de la communauté se vivra comme une fête d’accueil
dans la simplicité et la joie.
Et nous continuons à chercher ensemble comment mieux vivre
cette étape de première importance.
Agathe Brodeur, sjsh
Membre de l’équipe diocésaine du catéchuménat
Sacrements de l’initiation chrétienne
Troisième et ultime étape dans le cheminement puisque le
catéchumène recevra, en cette Veillée pascale, les sacrements
de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et la
participation à l’assemblée eucharistique. Pour les confirmands-adultes, cette étape se vit habituellement à la Pentecôte
alors qu’ils recevront les sacrements de la confirmation et de
l’eucharistie.
Le néophytat, le temps de l’expérience
Essentiellement après avoir vécu les sacrements, le néophytat
est un temps d’intégration et de participation à
la vie active de l’Église. Grâce à des catéchèses
dites mystagogiques pour entrer davantage
dans le mystère de Jésus, le néophyte (nouveau
baptisé ou confirmé) poursuit son cheminement
de foi et s’engage plus avant à la suite de Jésus.
Purification et illumination car les catéchumènes profitent de ce temps pour
approfondir leur désir de salut et la
Récemment, pour s’occuper du néophytat, Mgr
découverte de tout ce qui s’y oppose.
Lapierre a nommé l’abbé Luc Richard.
Un temps pour discerner la lumière du
Christ présente de plus en plus dans leur
Claire Du Mesnil
Veillée pascale à la cathédrale, le samedi
19 avril 2014, avec Chanoine Gaston Giguère Service des communications
vie.1(les scrutins)
Avril - Mai 2014
Dossier :
Jamais trop tard pour être baptisé-e!
Un aller simple vers la tendresse
Je revois ma petite cousine dans sa robe rose.
Son parrain lui passe la croix au cou, comme
s’il lui avait confié un secret, qu’ils avaient
déposé d’un commun accord leur sceau sur un quelconque
mystère. Dès cet instant précis, une idée commença à germer
en moi. Aux premières lueurs de l’aube, elle était encore vaporeuse, imprécise, inavouée, puis la pensée de me faire baptiser
à mon tour s’accrut en moi concurremment à l’avancée du
jour : plus, la véritable vie me dévoilait de ses facettes. Facettes
illuminées. Facettes lugubres.
Peut-être n’avais-je déjà pas besoin
d’un nouveau support, d’une
nouvelle source de réconfort, mes
parents étant très présents, mais,
pourquoi attendre que le ciel n’ait
plus d’étoiles ou que la brise ne
rafraichisse plus avant d’agir? Ne
vaut-il pas mieux prévenir que
guérir? Cependant, je fus bien aise
Raphaële Harvey
de constater à quel point le côtoiement de mon agente de pastorale,
du gentil couple qui me suivait pas à pas, du prêtre de ma
paroisse et d’ailleurs de toute la communauté catholique de
Mont-Saint-Hilaire m’apportait un soutien inattendu et une
myriade de petites attentions, de francs sourires, de prières :
une bouffée d’amour pur.
Encore aujourd’hui, alors que mon baptême célèbre sa
première année, l’on vient souhaiter à la petite baptisée qui
lit si bien les meilleurs vœux du monde. À présent, je le sais
et je l’affirme sans hésitation : donne à ton Église et elle te le
rendra sans compter.
Sans le savoir, tout du moins, sans me l’avouer, ce devait être
cette solidarité et ce don de soi qui m’a poussée à composer
le numéro d’Aline lors de ce pluvieux jour de novembre. Ces
douceurs manquent cruellement à notre société moderne,
alors que nos cœurs ne nécessitent rien de plus. Nos nouvelles
cérémonies des centres commerciaux ou bien des Tim Hortons
ne nous apportent plus le sens ni l’apaisement des célébrations
religieuses. Je le sais, je suis une habituée des deux tableaux.
Ce que j’appris lors de ma pastorale et ce qu’on continue de
m’enseigner à travers les textes et les Évangiles a nourri mon
esprit et mon âme. J’aime les défis, j’adore apprendre. Le
Christ nous fournit la possibilité d’accomplir nos plus belles
réalisations : c’est notre devoir de l’écouter, de contribuer à
l’établissement d’un monde meilleur.
Dit comme cela, cela semble bien utopique, mais pourquoi se
montrer blasée? Oui, je doute. Oui, parfois je me dis que c’est
une perte de temps. Pourquoi s’en préoccuper? Tout le monde
doute... Mais au fond, je préfère passer par-dessus mes doutes
et croire franchement en ce que j’ai choisi avec mon cœur.
Raphaële Harvey
Otterburn Park
Touchée par la foi
Ça faisait longtemps que je me sentais attirée par la religion chrétienne
et j’avais hâte d’appartenir à cette
communauté. La fréquentation d’amis et de famille
croyants m’a interpellée, j’ai été touchée par leur foi.
J’ai été bien entourée, encouragée et guidée tout le long de
mon parcours.
Baptême de Katia par Mgr François Lapierre.
Katia Sandoval
Baptisée le 26 mai 2012 à l’église Saint-Césaire
Merci à André Godbout, Micheline Fortier et Lucille Lanoie pour leur collaboration à la réalisation de ce dossier;
ainsi qu’aux personnes, Sr Agathe, Katia et Raphaële, qui ont accepté de témoigner.
Référence : 1. RICA - Rituel de l’initiation chrétienne des adultes et 2. Guide de la démarche catéchuménale du diocèse de Baie Comeau.
Avril - Mai 2014
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Mon cheminement et mes cours de catéchèse ont été très
intéressants et enrichissants. Ce cheminement m’a beaucoup aidée à comprendre la foi chrétienne, à la vivre et à me
l’approprier de manière personnelle.
13
Tournage d’un film à Saint-Ours
Le patrimoine religieux toujours en service!
L
C
En quelques mots : l’histoire se déroule en 1968. Mère
Augustine (Céline Bonnier), est passionnée de musique et directrice d’un couvent de campagne. Les jeunes filles y apprennent
la musique. Avec les changements de société qui ont cours
dans les années soixante ainsi que la création du Ministère de
l’Éducation, Mère Augustine, supérieure de l’établissement,
voit son couvent menacé de fermeture. En compagnie des
autres soeurs, elle se bat pour la survie, de celui-ci.
L’église
onstruite entre 1878 et 1882 dans le style néo-romain,
l’église se caractérise par la présence de murs massifs,
d’une fenestration restreinte, de belles colonnes surmontées
de chapiteaux qui supportent une magnifique voûte à arc
à plein cintre, de son orgue Casavant et d’une belle flèche
élancée de 185 pieds (56,39 mètres) de hauteur.
e 13 mars en après-midi, je me suis rendue à Saint-Ours,
avertie par Benoît Côté, curé de la paroisse, qu’un tournage avait lieu à l’église et à l’ancien couvent des Soeurs
de la Présentation de Marie. Il s’agit du tournage d’un film
co-scénarisé et réalisé par Léa Pool : La Passion d’Augustine.
E
n cette journée magnifique d’hiver, froide à souhait, l’équipe
tournait une scène de glissade en traîne sauvage avec les
élèves et les religieuses. Intéressant de voir les deux univers et
les deux époques se côtoyer sur fond de patrimoine, les comédiennes et les figurantes en costume d’époque et l’équipe
technique et leur matériel multiple et volumineux.
Je ne pouvais m’empêcher de constater que les bâtiments
d’époque ont toujours leur importance et une place de choix
comme témoignage de l’histoire et de la culture d’une société.
De là la nécessité de les préserver à leur juste valeur!
Le couvent de Saint-Ours
es sœurs de la Présentation de Marie sont arrivées à SaintOurs le 10 octobre 1868. Le couvent actuel est le troisième
qu’elles ont occupé. Construit grâce à la collaboration du
curé de l’époque, l’abbé Désorcy, des paroissiens et des Sœurs
de la Présentation de Marie de Saint-Hyacinthe. Il fut béni
le 4 septembre 1898. Mlle Hermine de Saint-Ours, fille du
seigneur François-Roch de Saint-Ours, donna 4000 piastres
pour que la chapelle soit reconstruite dans l’état où elle était
précédemment.
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
L
14
e couvent a été un pensionnat pour les cours primaire et
secondaire jusqu’en 1972. Puis il est devenu résidence
pour des sœurs âgées. Les sœurs de la Présentation de Marie
ont quitté définitivement en août 1997. Le couvent a alors été
loué à la Communauté des Béatitudes jusqu’au mois de juin
2001 puis vendu la même année.
C
La paroisse Immaculée-Conception de Saint-Ours a été érigée
en 1650. Aujourd’hui, elle fait partie de l’Unité pastorale des
Pèlerins.
L
e lundi 14 avril, une conférence de presse s’est tenue dans
la chapelle du couvent avec les comédiennes, entre autres
Céline Bonnier (Augustine), Andrée Lachapelle, Diane Lavallée
et Marie-France Lambert. Gilbert Sicotte est également de la
distribution, personnifiant le curé de la paroisse. D’ailleurs,
fait à noter : pour les conseils liturgiques auprès de Monsieur
Sicotte, on a eu recours aux services de notre vicaire général,
Mgr Jean-Marc Robillard, qui a bien aimé son expérience.
La passion d’Augustine sera sur nos écrans en 2015.
Claire Du Mesnil
Service des communications
Photos : Claire Du Mesnil
Avril - Mai 2014
Bref itinéraire d’une réalité religieuse
à travers le temps
es Égyptiens ont probablement été les premiers à introduire
dans leur théologie la notion de résurrection des corps
même si le mot n’est pas directement utilisé. L’âme, atteignant
« le monde des dieux, ces derniers lui ouvraient les
orifices bouchés pendant la momification pour lui
permettre de recommencer à vivre avec ce corps-là,
à manger, à s’habiller, à se parfumer, bref à jouir de
la vie éternelle, calquée sur la vie terrestre mais… en
mieux. Ce qui, pour eux, était impossible sans corps
physique1 ». Ils sont donc des témoins privilégiés
concernant une vie après la mort.
L
Auparavant, chez les Sumériens, les Akkadiens et
les Babyloniens, l’au-delà était manifestement traité
de manière sommaire. L’évocation babylonienne de
l’Épopée de Gilgamesh est la plus révélatrice du
destin des âmes dans l’après-mort. On se situe aux
environs de 2 500 ans avant notre ère. Les rites funéraires visant davantage à préserver les vivants contre
la menace et la dangerosité de revenants potentiels!
Le judaïsme va s’intéresser beaucoup plus tard à la vie après
la mort. En premier lieu en faisant référence au Shéol, sorte
de fosse commune dans les entrailles de la Terre où les morts
mènent un semblant d’existence. Les Psaumes ( ex. 88,6),
(Ézéchiel, Isaïe 28,18-19) évoquent le Shéol. Il faudra attendre
le IVe siècle avant notre ère pour voir le judaïsme traiter d’un
jugement de Dieu sur les âmes après la mort en vue d’une
rétribution juste et équitable. Le motif historique qui pousse le
judaïsme à cette réflexion est son contact direct avec le zoroastrianisme, ancienne religion des Perses. C’est la période après
l’Exil babylonien qui aura duré quarante-neuf ans, soit de 587
à 538 avant notre ère, au moment où le nouveau conquérant,
Cyrus roi des Perses et des Mèdes, redonne la liberté aux Juifs
dans tout l’empire.
Retour de Jésus le Christ
Mais c’est seulement au jugement dernier que la résurrection
des corps présidera au destin éternel des uns et des autres, bref
Un passage inspirant du livre d’Ézéchiel souligne le moment
où Dieu va « ressusciter les corps et leur redonner chair. » Il y
a de nombreux débats au sein du judaïsme mais la position du
sage Maïmonide l’emporte, à savoir que nous ignorons tout de
la manière dont se déroulera cette résurrection! Paul affirme
haut et fort que le Christ ressuscitera aussi les corps (Romains
8,11) et nuance quelque peu avec les Corinthiens en avançant
que le corps spirituel ressuscitera (1 Corinthiens 15,44). L’article
1059 du catéchisme de l’Église catholique est radicalement
clair : « Au jour du jugement, tous les hommes comparaîtront
avec leur propre corps devant le tribunal du Christ ». Le Coran
reprend systématiquement la même idée où les corps ressuscités se tiendront devant Allah pour le jugement!
Concluons qu’il y a des conceptions partagées par les trois
religions monothéistes classiques : judaïsme, christianisme et
islam. Pour les chrétiennes et chrétiens, le retour du Christ sera
le signe avant-coureur de la résurrection des corps et sonnera
le temps du Jugement dernier.
Pour l’heure, vivons dès maintenant en ressuscité-e-s auprès de
nos sœurs et frères humains. N’ayons pas peur : la miséricorde
divine est plus forte que nos jugements biaisés et hâtifs.
Yvon R. Théroux
Religiologue
1. Frédéric LENOIR et Marie DRUCKER, Dieu, Paris, Robert Laffont,
2011, 262 p. Les pages 90 à 98 m’ont inspiré pour cet article,
une synthèse partagée par de nombreux spécialistes des religions, y
compris le soussigné.
Avril - Mai 2014
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
C’est là que la structure à trois étages de l’au-delà émerge :
enfer, paradis et lieu de purification repris sous le nom de purgatoire plus tard chez les chrétiens. Un premier jugement individuel
post-mortem. Ahura Mazda, Dieu unique, accueillera les âmes
les plus méritoires « dans sa lumière éternelle ». Mais il y aura
aussi un jugement final à la fin des temps où « Dieu ressuscitera tous les êtres humains pour les juger. » Voilà un héritage
certain des trois traditions religieuses monothéistes – judaïsme,
christianisme, islam - qui ont traversé les siècles.
au retour de Jésus le Christ. Et nous connaissons les débats, du
vivant de Jésus, entre sadducéens qui refusent la résurrection
et les pharisiens qui opinent le contraire. La bible hébraïque et
la bible chrétienne ne fournissent pas de descriptions détaillées
du paradis et de l’enfer. Il y a soit un état béatifique éternel –
Royaume de Dieu – soit un état éternel de damnation (Matthieu
13, 42,50; Matthieu, 25,41; Apocalypse 20, 10). Par contre le
Coran décrit avec force et détails l’Éden céleste, paradisiaque.
Quand on parle de paradis, purgatoire ou son équivalent, de
l’enfer, ce sont des lieux pour les âmes, n’est-ce pas? Demeure
alors une dernière question à savoir où va le corps?
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J’ai lu pour vous
par Ghislaine Salvail
Carlo, Maria Martini, JE CROIS EN LA
VIE ÉTERNELLE, Médiaspaul, 2013,
152 p.
Le livre « Je crois à la vie éternelle »
a été écrit à la suite de nombreuses
demandes. Il est le fruit de plusieurs
catéchèses et d’homélies réunies sur
un même thème : La Résurrection de
Jésus. L’éloquent catéchète, qu’était
Carlo Martini alors archevêque de Milan, est indéniable.
Il déploie dans ce livre ses talents d’orateur et d’écrivain avec
la sobriété qui le caractérise. Son langage est clair, ses phrases
sont courtes et d’une grande simplicité. Toutes les catégories de
lecteurs peuvent avoir accès à ces textes. Carlo Martini a longuement réfléchi à la mort et à ce qu’il adviendra après la mort.
Même si le mystère demeure complet, ses propos nous aident
à dissiper nos peurs et à les changer en paroles d’espérance.
Chacun et chacune pourront le vérifier. En effet, notre tristesse
se changera en joie au fil de notre lecture, une joie qui tire sa
source dans les promesses de Jésus qui nous a dit : « Je suis la
Résurrection et la Vie. » (Jn 11, 25) À cause de cette promesse,
l’existence devient alors chemin de lumière. Elle n’a plus
l’absurdité d’un chemin de croix sans
issue. La croix s’illumine pour nous
conduire vers l’éternité bienheureuse.
Un livre réconfortant en ces temps où
la mort est souvent banalisée, où les
rites funèbres sont presque absents
de certaines cérémonies entourant le
deuil. La vie appartient à Dieu et c’est
Dieu qui reçoit cette vie. L’être humain
ne doit pas l’abréger mais la vivre dans
la foi jusqu’au bout. Ce livre peut être
considéré comme le testament spirituel
de Martini. (+ 2012)
Ghislaine Salvail sjsh
La résurrection JMJ
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
L’avion atterrit… Nous sortons retrouver nos familles, nos
amis… complètement épuisés de notre pèlerinage des
Journées Mondiales de la Jeunesse mais ô combien remplis
de la présence de tous ces jeunes du monde, de tous ces
accompagnateurs au grand cœur, et surtout de la présence
du Christ lui-même qui s’est fait présent par son Esprit Saint.
Et tout le monde se dit : « On a besoin d’un bon repos, d’un
temps de vacances, on est mort….!!!! »
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Mais voilà la puissance de l’amour, la force de la rencontre
avec le Christ : après la mort vient la résurrection! Quelques
mois après la fin d’une JMJ déjà les choses se mettent en
place pour la prochaine JMJ. Des jeunes manifestent leur
désir de revivre l’expérience ou de s’embarquer pour une
première fois. D’autres jeunes qui n’y participeront plus s’engagent au niveau paroissial, diocésain, au niveau social, dans
leurs différents milieux, ils deviennent des témoins de leur foi
au quotidien.
La JMJ est avant tout un pèlerinage. Mais c’est aussi une
expérience profonde de foi qui nous attire au centre du mystère chrétien : la mort et la résurrection du Christ Jésus. Les
pèlerins Jmjistes vivent l’expérience de la mort : laisser tomber leur égoïsme pour s’ouvrir aux autres, abandonner leur
confort pour découvrir la joie de la pauvreté choisie, quitter
leurs habitudes de vie pour se tourner vers un nouveau mode
de vie, une nouvelle culture et en goûter toutes les richesses
culturelles et religieuses, etc.
Avril - Mai 2014
Un Jmjiste qui revient de son pèlerinage n’est plus le même.
Il est transformé, « transfiguré », il arrive même qu’on ne
le « reconnaisse » pas, tellement le meilleur de lui-même
est remonté à la surface. Et ces saints du 21e siècle vont et
viennent dans notre monde, vivant autour de nous sans faire
de bruit, comme une graine semée en terre qui pousse doucement. Voilà la résurrection JMJ!
Guy Prévost
Animateur JMJ
J’ai besoin d’espace pour vivre
V
ous avez peut-être eu l’occasion de visionner le film Gravité.
C’est l’histoire de l’ingénieure Ryan Stone (Sandra Bullock)
qui a été choisie pour une mission dans l’espace. Elle fait le
voyage avec l’astronaute chevronné Matt Kowalsky (Georges
Clooney) qui entreprend son dernier vol avant la retraite.
Alors qu’ils font des travaux à l’extérieur de la navette, une
pluie de débris les surprend et détruit tout sur son passage. À
la suite de cette catastrophe, le docteur Stone et l’astronaute
Kowalsky flottent dans le vide, n’ayant plus aucun contact
avec la NASA. Malgré la panique qui l’habite, Stone écoute
attentivement les instructions de son acolyte. Pour survivre,
ces deux humains en pénurie d’oxygène doivent s’enfoncer
dans la noirceur afin de rejoindre une station spatiale d’où ils
pourraient peut-être communiquer avec la terre.
Dans ce drame, on peut admirer les étranges véhicules des
cosmonautes modernes. On est vraiment surpris par l’espace
extrêmement limité que ces véhicules offrent à leurs occupants. Pour s’évader des limites de la terre, pour contempler
le monde de haut, pour tenir presque dans un seul regard
cette étrange boule sur laquelle nous avons notre lit et notre
agenda, bref, pour être ces pionniers de l’espace, il leur faut
d’abord renoncer à l’espace; et consentir à s’enfermer dans
cet engin qui est la négation de l’espace.
Souvent, il en va ainsi dans notre vie. La liberté ne s’ouvre
devant nous qu’à travers un renoncement. Les étendues de la
réussite ne sont accessibles qu’au bout des couloirs resserrés
de l’effort. La victoire n’est libérée qu’avec de la discipline.
Face à cette réalité humaine de l’effort, le Christ a dû consentir
à l’étroitesse et à l’obscurité du tombeau pour que l’espace de
Pâques puisse, soudain, se dilater dans la lumière.
De toute évidence, nous n’aimons pas beaucoup, nous, les
voies étroites. Si nous paniquons par crainte de nous enfoncer dans cette noirceur, c’est que ce vide et ce néant nous
rappellent la tombe. Nous voulons le voyage intersidéral,
sans la capsule. Nous voulons la vie éternelle, sans le passage
étroit de la mort.
Autrefois, nous chantions : « Tout le monde veut aller au
ciel, oui mais personne ne veut mourir. » C’est pour cela
que, prisonnière d’une facilité et d’un manque d’audace plus
limitée que l’habitacle des cosmonautes, notre vie demeure
terriblement terre-à-terre. Ainsi nous pouvons manquer le
bateau de l’espace qui mène à la Lumière de la Vie.
Michel Fortin, M. Afr.
Revue Missionnaires d’Afrique
L’ambon
par Monique Cyr
La crédence
Les burettes
Flacons destinés à
contenir le vin et l’eau nécessaires à la
célébration de l’Eucharistie. Le plus souvent, on les fait en verre, ce qui permet
de distinguer facilement le vin de l’eau;
on les dispose sur un petit plateau de
verre, qui sert au lavabo. « Burette » est
un dérivé de « buire », vieux nom féminin
désignant un vase en forme de cruche, à
bec et à anse.
Podium ou pupitre surélevé, placé à
l’entrée du chœur
d’une église. De l’ambon est proclamée la
Parole de Dieu. Il est
aussi utilisé pour la
prédication.
Avril - Mai 2014
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Vieux mot français pour « croyance » ou « confiance » (de credere : « croire »). La crédence
était la table où l’on faisait
l’épreuve des mets et des boissons à servir aux grands; on les
goûtait, avant de pouvoir les offrir aux convives en toute confiance. Le mot en est venu à désigner toute table où l’on dépose
les plats et bouteilles nécessaires à un repas. Dans la liturgie,
la crédence est la table où sont disposés calices, patènes et
ciboires, avec les hosties, le vin et l’eau nécessaires au repas
de l’Eucharistie; des livres, des cierges, et d’autres éléments
prévus pour les rites, s’y ajoutent ordinairement. Tout cela est
porté à l’autel en temps voulu.
Tribune surélevée que l’on trouve dans
les églises et les basiliques destinée aux
lectures ou aux prêches.
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Film « Fils de Dieu »
Synopsis
Les instances religieuses de Jérusalem sont en furie. Un
homme qui se fait appeler le fils de Dieu prêche dans le
désert, multipliant les miracles partout sur son passage.
Par ses mots et ses actions, Jésus suscite l’admiration,
étant rapidement suivi par des apôtres et des fidèles.
Son enseignement de la parole de Dieu ne fait pas que
des heureux et de peur de perdre leur influence, les
Pharisiens demandent au gouverneur romain de Judée,
Ponce Pilate, de le crucifier. Ce dernier offre plutôt le choix au peuple
de décider du sort de Jésus.
Le réalisateur Christopher Spencer nous présente une version
simple, concrète qui se veut proche de la réalité d’un autre
temps, d’un autre lieu avec son organisation politique, sociale
et religieuse. Cela exige de l’auditoire de se plonger dans un
univers plutôt étranger où l’aspiration d’Israël se résume à
l’affranchissement du joug romain pour prendre sa propre
destinée en main.
Comme dans tous ces drames humains qui jalonnent l’histoire
de l’humanité, on retrouve les « vendus » au pouvoir (des
publicains), les résistants (les Zélotes), les tièdes plutôt soumis
et sans espoir, la masse du peuple qui se laisse, par ailleurs,
entraîner et influencer dans telle ou telle direction. Jésus prend
place au cœur de cette situation, venu pour dire Dieu à son
peuple et à toutes les personnes de bonne volonté.
Des brioches pour aider les jeunes mamans
L’Envoi de Saint-Hyacinthe
Durant l’année 2013 et le début de 2014, le Conseil
paroissial de pastoral (C.P.P.) des paroisses Précieux-Sang,
Sainte-Eugénie, Notre-Dame-du-Rosaire et Saint-Joseph a
entrepris une réflexion concernant la mission de l’Église et la
pauvreté.
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Pour donner du relief à son message, les miracles
accompagnent son discours pour le (Jésus) rendre
crédible et témoigner de sa filiation avec le
Père. Un traitement trop littéral par rapport aux
nuances du texte grec originel des Évangiles. La
passion, un épisode un peu long, insiste sur les
souffrances multiples subites par Jésus, conséquences de l’envie et de la jalousie des pouvoirs
politiques et religieux de l’autorité alors en place.
Instruit, le haut clergé sème la confusion dans les
rangs et auprès de Ponce Pilate. Il interpelle le
peuple en sa faveur juste pour se débarrasser d’un objecteur
de conscience qui nuit à son prestige.
Les passages bibliques choisis sont très évocateurs et généralement bien présentés dans une simplicité qui laisse les paroles
vous séduire. La scène où ses disciples juifs lui demandent à
apprendre à prier, Jésus, ce juif réformateur du judaïsme de
son temps, leur soumet le « Notre Père », prière juive encore
en partie récitée au matin par le juif pieux.
Une sorte de catéchèse, mémorial pour les chrétiennes et
chrétiens, enseignement initiatique pour tous les autres de ce
temps. Et pour cela ce film mérite d’être visionné. Il engage
une réflexion qui se partage merveilleusement avec d’autres
personnes qu’il faut inviter à le voir.
Yvon R. Théroux
collaborateur à l’Envoi
Grâce à l’aide de plusieurs bénévoles et à la générosité
des gens, malgré un jour de tempête, nous avons amassé
1620 $.
Un chèque a été remis à Urgence-Vie et avec cet argent,
l’organisme achètera des chaises hautes, article qu’il ne
peut se payer habituellement, et
des trousseaux de naissance pour la
maman et le bébé.
Inspirés par certains écrits et l’attitude
du pape François, nous avons cherché
Les responsables et les bénévoles de
à savoir quels étaient les organismes
Urgence-Vie nous ont accueillis avec
qui œuvraient dans la ville de Saintun large sourire et nous ont assurés
Hyacinthe auprès des personnes plus
que cet argent serait dépensé avec
démunies. Notre choix s’est arrêté cette
respect afin de donner de meilleurs
année sur Urgence Vie, un organisme à
jours aux nouvelles mamans dans le
l’œuvre, depuis plus de 25 ans, auprès
besoin. Elles nous ont aussi mentionné
des mamans qui ont un enfant entre 0
De g. à d. : Mme Justine Lemonde, Sr Marcelle Boivin,
que l’activité a permis de faire connaître
Mme Candide Théroux et Sr Suzanne Ostiguy responsable
et 6 ans. Urgence Vie, situé au 650 rue
leur organisme et plusieurs personnes
Girouard Ouest, à la Maison St-Rock,
ont fait don d’articles pour bébés dont
aide au niveau des vêtements, des jouets et de la literie.
elles n’avaient plus besoin.
Profitant que le Carême est une occasion d’être davantage
attentif à l’autre, nous avons pensé que l’idée de vendre un
pain de partage serait une bonne idée. Parmi un éventail de
possibilités, nous avons opté pour la vente de brioches du
Carême, qui a eu lieu la fin de semaine des 29 et 30 mars
derniers lors des célébrations.
Avril - Mai 2014
Le C.P.P. pense reconduire ce projet l’an prochain et venir en
aide à un autre organisme de la ville.
Lise Allard Vincent
Responsable du C.P.P.
Communiqués de la chancellerie
Dans la Paix du Christ
M. l’abbé Roméo Robert
M. l’abbé Roméo Robert est décédé le 19 janvier 2014 au Séminaire de Saint-Hyacinthe à l’âge de 92
ans. Né à Saint-Hyacinthe le 7 juin 1921, il était le fils de Adélard Robert et de Rosanna Benoit.
Après ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et au Grand Séminaire de Saint-Hyacinthe, il est
ordonné prêtre par S.E. Mgr Arthur Douville, le 18 décembre 1948, en la Cathédrale de Saint-Hyacinthe.
Il est d’abord vicaire à Marieville puis à Sainte-Famille de Granby en 1949. En 1950, il devient vicaire à
Saint-Joseph de Sorel, en 1951 à Waterloo, en 1960 à l’Immaculée-Conception de Granby, et en 1961
à Notre-Dame de Sorel. Il est également aumônier de la Société Saint-Jean-Baptiste, section de Sorel,
et des Ligues du Sacré-Cœur pour la région de Sorel en 1961. Il est nommé aumônier au monastère
des Sœurs du Précieux-Sang de Saint-Hyacinthe en 1963 puis aumônier des frères de la Miséricorde
au Collège Saint-Hilaire et à la salle d’accueil Domrémy de Saint Hyacinthe en 1964. Il est successivement curé de la paroisse
Saint-Roch-sur-Richelieu en 1966, de la paroisse Sainte-Cécile-de-Milton en 1968 et de l’église Sainte-Famille de Granby en
1970. Il est par la suite nommé directeur général et délégué de l’Ordinaire à Centraide en 1980, puis finalement aumônier à
l’Hôtel Dieu de Saint Hyacinthe en 1986. En 1993, il se retire au Séminaire de Saint-Hyacinthe où il décède le 19 janvier 2014.
Les funérailles sont célébrées en la Chapelle du Séminaire de Saint-Hyacinthe le 24 janvier 2014 par Mgr François Lapierre,
p.m.é. et il est inhumé au Cimetière de la Cathédrale.
P.S. En raison de leur appartenance à la Société d’une Messe, tous les prêtres incardinés au diocèse de Saint-Hyacinthe, s’ils n’ont pu se
rendre concélébrer aux funérailles, célébreront dès que possible une messe pour leur confrère défunt.
Construction d’un mausolée-columbarium
au cimetière de la cathédrale de Saint-Hyacinthe
Toute la population pourra venir la vénérer et sa mémoire
sera partagée avec « les petits et les grands » envers qui son
attachement était sans bornes.
La corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de
Saint-Hyacinthe (CECR) vient de lancer un appel d’offres pour
la construction d’un mausolée-columbarium au cimetière de
la cathédrale de Saint-Hyacinthe. Suivant l’avis du Comité
consultatif d’urbanisme de la Ville de Saint-Hyacinthe, le
projet a été approuvé et adopté par le conseil municipal le
17 mars dernier.
Selon les plans du nouvel édifice, préparés par la firme d’architectes Nadeau Nadeau Blondin, le bâtiment de deux étages
pourra accueillir 1000 habitacles, une salle de réception ainsi
qu’un oratoire pour le tombeau de Mère St-Joseph. La maison
du gardien du cimetière, datant de 1870, est intégrée au
nouvel ensemble et sera à l’usage de l’administration.
La construction du mausolée-columbarium était devenue
nécessaire afin de moderniser et d’agrandir l’ancien columbarium. Les 300 urnes de ce dernier seront ainsi relocalisées dans
les habitacles du nouvel immeuble, avec l’accord des concessionnaires. Explicitement, un mausolée indique la présence de
tombeaux et un columbarium, un endroit où sont placées
les urnes funéraires.
Le directeur général, Daniel Lapierre, en lien avec la
Corporation, assure le suivi du projet depuis juin 2013. Les
travaux devraient débuter en mai et l’ouverture est prévue
début septembre.
Claire Du Mesnil
Service des communications
Accueil du tombeau de Mère St-Joseph, fondatrice des
sœurs de St-Joseph de Saint-Hyacinthe
De plus, en vertu d’une entente entre les Sœurs de SaintJoseph de Saint-Hyacinthe et la CECR, un oratoire sera
aménagé pour accueillir le tombeau de la fondatrice de
la communauté, Élisabeth Bergeron. Les Sœurs de SaintJoseph quitteront leur maison-mère en juin et dans le nouvel
immeuble, elles disposeront ainsi d’un lieu propice pour la
précieuse sépulture de Mère Saint-Joseph.
Mars-Avril 2014
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Société canadienne des postes
Port payé
Poste Publication
40017271
Communiqués de la chancellerie
À nos fraternelles prières
Madame Oléa Laplante, belle-mère de Michèle Morel,
secrétaire à la chancellerie, est décédée le 2 mars 2014,
à l’âge de 85 ans. Ses funérailles furent célébrées le 8
mars 2014 en la Cathédrale de Saint-Hyacinthe.
Livré à :
Madame Alice Langevin Gougeon, sœur de feu
Monseigneur Louis Langevin, épouse de M. Maurice
Gougeon, est décédée le 17 janvier 2014, à l’âge de 84
ans. Ses funérailles furent célébrées le 25 janvier 2014
en l’église Saint-Maxime de Laval.
Madame Flore Pincince, mère de l’abbé Denis Plante,
est décédée le 31 décembre 2013, à l’âge de 90 ans.
Ses funérailles furent célébrées le 10 janvier 2014 en
l’église Sainte-Eugénie de Saint Hyacinthe.
Nominations
Mgr François Lapierre, p.m.é., a procédé aux nominations suivantes :
Double copie des registres
Les paroisses qui n’ont pas encore fait parvenir à la
chancellerie leurs rapports de statistiques ainsi que la
double copie de leurs registres sont priées de le faire
immédiatement. Merci de votre collaboration.
Le 6 mars 2014
Chanoine Denis Lépine, chancelier
M. Michel Morin, directeur administratif du Séminaire
de Saint-Hyacinthe.
M. l’abbé Daniel Courtemanche, membre du Chapitre
cathédral de Saint-Hyacinthe et Chanoine titulaire.
Renouvellements
Mgr François Lapierre, p.m.é., a procédé au renouvellement suivant :
Veuillez prendre note que
la réception de l’évêché
est maintenant fermée
de 12 h à 13 h 15.
M. Denis Plante, animateur de pastorale au Centre de
détention Sorel.
La beauté a puissance de résurrection.
Il suffit de voir et d’entendre.
Christian Bobin
www.diocese-st-hyacinthe.qc.ca
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