Rapport municipal N° 166 (PDF)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Après la politique du stationnement et le développement des transports publics, il était temps
pour la Municipalité d’approfondir la question du réseau cyclable et des cheminements
piétonniers. Cet aspect de la mobilité est l’un des volets importants contenu dans le Concept de
mobilité urbaine déposé en 2010.
Ce dernier présentait la planification du réseau des mobilités douces de la Ville, coordonnée
avec les planifications supérieures. Les grandes orientations étant connues pour les vingt
prochaines années (2030), reste donc les réalisations à mener à court, moyen et long termes
pour concrétiser le réseau cyclable planifié.
Vous trouverez, ci-joint, le rapport de synthèse relatif au réseau cyclable sur le territoire
communal, disponible également sur le site de la Ville www.nyon.ch. Cette planification pour les
prochaines années a abouti à l’identification de certaines mesures qui dépassent les seules
compétences municipales et qui nécessitent une validation par le Conseil communal pour
l’obtention de financements spécifiques en temps voulu.
L’Office de la mobilité assurera le suivi opérationnel de la mise en œuvre de ce réseau, en
coordination avec les services concernés (Police, Urbanisme, Travaux et environnement).
Par ailleurs, une information régulière sera insérée dans le rapport de gestion à l’attention du
Conseil communal.
Au vu de ce qui précède, la Municipalité vous demande, Monsieur le Président, Mesdames et
Messieurs les Conseillers, de prendre la décision suivante :
vu
le rapport N° 166 concernant le réseau cyclable de Nyon,
ouï
le rapport de la commission chargée de l’étude de cet objet,
attendu
que ledit objet a été régulièrement porté à l’ordre du jour,
décide :
de prendre acte de l’organisation du réseau cyclable de Nyon et du calendrier
de sa mise en œuvre.
Ainsi adopté par la Municipalité dans sa séance du 28 avril 2014 pour être soumis à
l’approbation du Conseil communal.
Au nom de la Municipalité
Le Syndic :
Le Secrétaire :
Daniel Rossellat
P.-François Umiglia
Rapport de synthèse sur le réseau cyclable de la Ville de Nyon
Municipale déléguée
Date
Lieu
Mme Elisabeth Ruey-Ray
Mardi 17 juin 2014 à 19h15
Salle de la Bretèche – Place du Château
Réseau cyclable de la Ville de Nyon
Rapport de synthèse
Nyon, le 28 avril 2014
Table des matières
1. Introduction
2
2. Le réseau cyclable planifié en 2010
4
3. Vers un réseau cyclable plus dense
4
4. Le réseau cyclable minimal pour atteindre l’optimal
5
5. Une réalisation par étapes
7
6. Conclusion
8
7. Annexes
9
En 2012, la campagne de comptages des différents modes de déplacements, menée sur le
territoire communal, a confirmé la progression de la mobilité à Nyon en faveur des mobilités
autres que celles des transports individuels motorisés.
L’augmentation du nombre de cyclistes et piétons exige que le réseau routier de la Ville soit
adapté aux besoins et aux demandes de plus en plus pressantes d’usagers de l’espace public
tels que les piétons, les écoliers, les parents de jeunes enfants (poussettes), les personnes
handicapées (aveugles, en fauteuil roulant, etc.), les personnes âgées, les cyclistes, les
usagers des transports publics, etc.
Les nouvelles orientations des législations fédérale et cantonale précisent également cette
nécessité de réserver l’espace public à tous les utilisateurs et de promouvoir les mobilités
douces d’autant plus qu’en Suisse, la moitié des déplacements motorisés couvrent une
distance inférieure à 5 kilomètres. Or ces distances sont franchissables à vélo pour ceux qui
sont en mesure de le faire et lorsque ces distances sont plus courtes, elles peuvent être
parcourues à pied, pour autant que les conditions de sécurité et de continuité du réseau soient
assurées.
Il est intéressant de noter que le microrecensement de 2010, de l’Office fédéral de la statistique,
indique que 83% de la population souhaite que les recettes provenant du trafic routier soient
affectées à l’amélioration des infrastructures pour piétons et cyclistes. Ces quelques chiffres
révèlent le plébiscite de la population et le fort potentiel de développement de la mobilité douce
en général et du vélo en particulier. Ceci est d’autant plus vrai à Nyon, où la topographie et les
distances relativement courtes sont globalement favorables à ce mode de déplacement. Il est
également important de rappeler que la Ville se développe et se densifie dans un périmètre
restreint et qu’elle est desservie par un réseau routier déjà très sollicité. Les déplacements à
pied et à vélo sont de ce fait essentiels pour absorber cette augmentation de la mobilité et éviter
la congestion de la Ville.
Deux postulats :
Le présent rapport répond aux postulats de Madame et Messieurs les conseillers:
1.
Claude Farine et Aline Angeli intitulé « Pour le développement rapide d’un réseau de pistes
cyclables et la promotion de la mobilité douce » déposé le 13 juillet 2013.
2.
Claude Farine, Aline Angeli et Bernhard Willi intitulé « Pour le développement d’un réseau
cyclable et piétons au nord de la ville de Nyon » déposé le 4 mars 2014.
Ces deux postulats traduisent une demande de plus en plus exprimée par la population à savoir
la réalisation d’un réseau cyclable continu et sécurisé sur l’ensemble du territoire communal.
Le Concept de mobilité urbaine, première pierre du réseau cyclable
Lors de l’élaboration de son Concept de mobilité urbaine (CMU) en 2010, les Autorités de la
Ville de Nyon ont donc porté une attention toute particulière à ce mode de déplacement. Ce
document de référence a permis d’identifier les principales lacunes du réseau cyclable existant,
c’est-à-dire les discontinuités dans les liaisons, qui sont notamment dues aux obstacles naturels
tels que les pentes, les cours d’eau, ou les discontinuités anthropiques comme les
infrastructures ferroviaires ou les routes à fort trafic. L’offre en stationnement pour les deux
roues a également été jugée insuffisante et souvent de mauvaise qualité.
Le Concept de mobilité urbaine a également permis de fixer des objectifs clairs et quantitatifs
en la matière, à savoir augmenter l’attractivité de la mobilité douce (piétons et cyclistes) et
renforcer les infrastructures de stationnement pour les vélos. Pour atteindre ces objectifs, un
premier Réseau de mobilité douce a été défini (Cf. plan 1 en annexe). Celui-ci a été développé
en accord avec les planifications supérieures notamment le concept pour l’aménagement
paysager, les espaces publics et la mobilité douce (Chantier 3 du schéma directeur de
l’agglomération de Nyon (SDAN)) et le Plan directeur de le Région de Nyon (PDRN) et s’appuie
sur la définition de trois standards d’aménagement pour les mobilités douces : dissociation,
cohabitation, appropriation.
Ces standards impliquent les aménagements suivants :

Dissociation (en rouge sur le plan) : sécurisation maximale au moyen de pistes ou bandes
cyclables, de trottoirs de largeur suffisante et de marquage de «sas pour vélos» aux
carrefours équipés de feux de signalisation. Ces aménagements sont préconisés dans le
cas de routes à fort trafic (trafic journalier moyen (TJM)>10'000veh./jour).

Cohabitation (en jaune sur le plan) : sécurisation à adapter au régime de circulation pour
des routes à trafic moyen à fort (TJM = 3'000 - 10'000 véh./jour):
- TJM proche de 3000 véh./jour : pas d’aménagement spécifique ;
- TJM proche de 10'000 véh./jour : sécurisation maximale type « dissociation » ;
- TJM intermédiaires : types d'aménagements à décider au cas par cas.

Appropriation (en vert sur le plan) : Sécurisation faible pour des routes à faible trafic (TJM
< 3'000 véh./jour)
Différents types d’aménagement sont préconisés dans ce cas :
- pas d’aménagement spécifique (chemin de campagne) ;
- aménagements en zone de rencontre ou zones 30 : signalétique au sol, panneaux de
circulation et ralentisseurs à l’entrée, signalétique de rappel au sol dans la zone 30,
mobilier urbain destiné aux piétons/vélos, surface végétalisée.
La mise en place d’un réseau cyclable continu et sécurisé se base en premier lieu sur un
inventaire exhaustif des infrastructures en place. L’étude Infrastructures cyclables de la
Commune de Nyon, constats et recommandations, datée de 2011, a permis d’affiner le travail
de recensement déjà bien initié dans le CMU. C’est l’association Pro Vélo La Côte qui a réalisé
ce travail d’identification et de localisation des points noirs sur le territoire communal.
Les constats suivants ont été tirés :
-
la topographie de Nyon est adaptée à la pratique du vélo, exception faite des tronçons
reliant les quais au centre-ville qui accusent une forte déclivité. Les distances à parcourir
sont idéalement courtes, la majeure partie de la Ville étant située dans un rayon d’un
kilomètre autour de la gare CFF ;
-
le réseau comporte peu d’aménagements cyclables sur les routes principales à 50 km/h ;
-
les rues/routes secondaires à 30 km/h souffrent d’un manque d’infrastructures cyclables et
d’aménagements permettant de modérer le trafic et la vitesse des véhicules à moteur ;
-
le réseau comporte de nombreuses interruptions, ce qui le rend peu attractif, pas assez
efficace et peu sûr pour les utilisateurs ;
-
un certain nombre de points noirs (identifiés ponctuellement) représentent autant
d’obstacles à la pratique quotidienne du vélo.
Un plan résumant cet inventaire est à la base de la proposition d’un nouveau réseau cyclable à
compléter et à densifier à court, moyen et long terme.
Par ailleurs, il a également été constaté que les subventions de la Ville et l’offre en
infrastructures pour les vélos s’est nettement améliorée ces dernières années : ce n’est pas
moins de 900 supports vélos qui ont été répartis sur le territoire communal depuis 2009. Le
réseau de vélos en libre-service (VLS), lancé en 2010 avec 5 stations, poursuit également son
important développement pour atteindre les 13 stations (de 139 vélos) à travers le district. La
dernière station, dépassant même la frontière suisse, nous relie à Divonne. Cet important
développement du réseau VLS, composé de 50% de vélos électriques, contribue aussi à
l’augmentation du nombre de cyclistes et répond à leurs demandes d’un réseau plus aisément
parcourable.
En 2008, le parc de supports vélos était vétuste. Nous avons dès lors procédé à son renouvellement
L’amélioration du réseau cyclable passe par l’élaboration d’une vision stratégique de mise en
œuvre qui demande de fixer la réalisation du réseau aux deux horizons suivants :
-
à court et moyen termes (2013-2018), aménagement d’un « réseau minimal ou
structurant » moyennant la mise en place de mesures légères et ponctuelles et de
marquage, permettant d’obtenir un réseau de qualité moyenne. Il s’agit pour ce faire
d’effectuer une quarantaine d’aménagements à concrétiser sur les principaux axes de la
Ville. Elles s’avèrent prioritaires pour la sécurité et l’attractivité du réseau. Le but principal
de la réalisation de ce « réseau minimal » est donc la mise en place rapide d’un réseau
cohérent, bien que perfectible, sur l’ensemble de la Commune ;
-
à moyen-long terme (2013 et plus), mise en place du « réseau optimal » qui nécessite des
interventions plus conséquentes. Celles-ci sont à réaliser au fil des opportunités, comme
par exemple le réaménagement de tronçons routiers, l’inscription de servitudes de
passages publics à travers des parcelles privées, etc. Contrairement aux mesures légères
du réseau minimal, ces aménagements portent sur des portions plus étendues du réseau
routier. La vocation de ce réseau optimal est d’étendre la taille du réseau cyclable existant
en le reliant aux aménagements déjà réalisés dans l’agglomération ; il s’agit aussi de le
rendre apte aux différentes formes de pratiques du vélo, pendulaire, loisirs, mobilité
quotidienne, en complément à la première étape qui favorise essentiellement des liaisons
rapides et directes.
Grâce à cette vision stratégique, le statut de chaque axe au sein du réseau vélo de la Ville est
défini. La cohérence du réseau dans son ensemble est donc assurée.
Enfin, l’élaboration de cette vision stratégique a permis de fixer les jalons de la concrétisation
du réseau cyclable en définissant cinq principes d’aménagement validés par la Municipalité.
Ces principes d’aménagement, présentés ci-dessous, sont retenus pour garantir la meilleure
cohabitation des cyclistes avec les autres modes de déplacement.
1.
Mixité des voies de bus
Lorsque les gabarits à disposition ne permettent pas la mise en place d’aménagements
spécifiques aux cyclistes, la circulation de ceux-ci sur les voies de bus est autorisée. Ce type de
mesure est mis en place en coordination étroite avec les transports publics et l’association Pro
Vélo La Côte.
2.
Introduction des sas cyclables et des feux pour cyclistes
La mise en place de sas cyclables et de feux anticipés permet d'assurer la sécurité des
cyclistes aux carrefours en leur donnant l’avantage de « démarrer » avant les véhicules
motorisés. Cette mesure peut être combinée avec des présélections de « tourner à droite ou à
gauche » pour sécuriser le cycliste.
3.
Continuité des voies cyclables et giratoires
Une attention toute particulière doit être portée à la mise en place de voies cyclables continues
afin d'assurer aux cyclistes des cheminements ininterrompus et sécurisés.
L'approche des giratoires doit également être sécurisée en évaluant l'opportunité ou non de
marquer les voies cyclables jusqu'aux entrées, selon le gabarit routier disponible. Aménager
des voies cyclables à l'intérieur des giratoires peut s'avérer problématique pour les cyclistes, qui
pourraient se faire couper la route par les véhicules sortant du giratoire. Il convient de privilégier
les giratoires de dimensions modestes avec, si possible, une seule voie de circulation.
A défaut d'un aménagement particulièrement adapté aux cyclistes, il convient de privilégier
l'absence de marquage pour ne pas leur donner une fausse impression de sécurité.
4.
Traitement des zones 30 et zones de rencontre
La mise en place de zones 30 et de rencontre est un moyen efficace de rendre le réseau routier
accessible aux cyclistes et de favoriser une mixité d'usage. Ce type de mesure est fortement
recommandé pour que les piétons et cyclistes s’approprient l’espace public, plus
particulièrement dans les quartiers et les centres à forte densité urbaine.
5.
Généralisation des contresens cyclables
Dans les rues à sens unique, la mise en place de contresens cyclables est à généraliser. Ces
derniers améliorent la perméabilité du tissu urbain et rendent attractif le réseau cyclable en
proposant une desserte fine, notamment dans le périmètre de la vieille ville.
La planification du réseau cyclable et les principes d’aménagements sont clairement identifiés à
ce jour. Les prochaines étapes consistent donc à lancer le programme des réalisations ainsi
que sa mise œuvre en fonction des projets en cours à lancer ces prochaines années et des
opportunités à saisir lorsque certains tronçons du réseau se trouvent sur des parcelles privées.
La réalisation par étape de ce nouveau réseau cyclable s’échelonnera en priorité en fonction
de/des :
1. Aménagements pour le réseau des transports publics (2014-2015) : le réseau cyclable
va profiter du passage du bus et des aménagements qui lui seront dédiés pour s’améliorer
et s’étoffer. En effet, la question du vélo a été traitée sur tous les tronçons du bus et un
arbitrage a dû être fait pour que les meilleures solutions soient retenues. Il a été admis,
avec les transporteurs (TPN) et l’association Pro Vélo La Côte, que lorsque le gabarit
routier était trop étroit pour aménager une bande cyclable et que la pente le permettait
(tronçon plat ou sens de la descente), le cycliste pouvait partager la même voie que le bus,
à l’exemple de la rue de la Morâche dans le sens descendant.
2. La requalification des tronçons routiers des Tattes d’Oie et Bois-Bougy (2013), Stand
et Redoute (2014), Terre-Bonne (2015) et Saint-Cergue (2016) : l’aménagement de ces
tronçons routiers est une bonne opportunité pour prévoir des pistes cyclables mais
également pour élargir les trottoirs pour les piétons. Dans ce cas-là, les besoins des
cyclistes et des piétons sont traités simultanément et le partage de l’espace public entre les
différents modes de déplacements est rendu possible. L’ensemble de l’espace constitué de
la route et du trottoir est ainsi adapté.
3. Déplacements scolaires (2017-2020) : la réorganisation des écoles nyonnaises dans le
cadre de la planification scolaire (préavis N° 95/2013) a permis de réaliser une étude qui a
mis en lumière les tronçons à privilégier pour assurer une relation sécurisée à vélo ou à
pied entre les établissements scolaires et écoles/domiciles. Le calendrier de réalisation de
ces aménagements se fera en coordination avec celui du programme de réalisation des
écoles, à savoir de 2017 à 2020.
4. Projets d’agglomération (2018) : le programme de financement de certaines mesures en
faveur des piétons et des cyclistes par la Confédération concerne certains projets nyonnais.
Il s’agit d’une participation fédérale de 40% du financement des projets qui devront être
lancés au plus tard en 2018 : la passerelle entre Nyon et Prangins, l’élargissement du
sentier du Cossy, le passage inférieur Viollier, le sentier de Bois-Bougy et la passerelle
Etraz sud.
Ce programme oblige la Municipalité à planifier ces réalisations dans cet horizon temporel
si elle veut bénéficier des financements de la Confédération.
5. Mesures isolées (2015-2016) : ce sont les tronçons indispensables à réaliser ces
prochaines années pour compléter et construire la totalité du réseau minimal structurant. Il
s’agit essentiellement de certains tronçons sur les routes de Saint-Cergue, Clémenty, le
chemin de Colovray, Petite Prairie, Marchandises, etc.
6. Opportunités : la réalisation de certains tronçons dépend du lancement de certains plans
de quartiers et des négociations avec les propriétaires privés. Les discontinuités identifiées
dans le réseau ne pourront être réglées à court terme comme c’est le cas des tronçons sur
les routes de Saint-Jean, Saint-Cergue, etc. Par contre, la continuité des cheminements
pour les piétons et cyclistes a été négociée et traitée dans le cadre du quartier de Petite
Prairie pour assurer la continuité de l’axe Sud-Nord allant de la gare jusqu’au futur
développement Nord de la ville en traversant la future école et le parc du Reposoir, le
quartier Petite Prairie pour aboutir au niveau de l’allée de la Petite Praire (branche Sud de
future route de distribution urbaine (RDU)).
Le concept des mobilités douces de Nyon, qui se développe sur tout le territoire communal
et même au-delà, doit donc se concrétiser dans les projets de planification locaux (PPA,
PQ, PDL, etc.) pour s’assurer de la réalisation à moyen long terme d’un réseau optimal et
continu. C’est la garantie de compléter les tronçons manquants qui sont généralement sur
des parcelles privées.
7. Tronçons non résolus : Dans certains cas, il est impossible de marquer à court terme une
bande ou une piste cyclable. C’est le cas par exemple du chemin de la Redoute qui
nécessiterait la suppression d’une quinzaine de places de stationnement ou de la route de
la Gravette dont le gabarit étroit (7 mètres) nous oblige à contacter les propriétaires privés
des parcelles Fontaines et En Gravette pour négocier un parcours alternatif à travers leur
bien-fonds.
De manière générale, en plus des réalisations à mener ces prochaines années, le réseau
cyclable sera entretenu annuellement : les marquages existants seront rafraîchis, les panneaux
de signalisation adaptés et l’installation des supports et abris vélos se poursuivra pour équiper
les lieux stratégiques et les équipements publics.
Par ailleurs, un plan qui indique le réseau cyclable structurant sera élaboré dès 2015 en
collaboration avec l’association Pro Vélo La Côte. Il sera adapté au fur et à mesure de la
réalisation de ces mesures planifiées et de la concrétisation d’un réseau cyclable continu et
sécurisé.
Les plans du réseau cyclable actuel et du calendrier des réalisations programmées ces
prochaines années sont représentés en annexe.
Synthèse de la réalisation par étape du réseau cyclable décrite ci-dessus :
-
actuellement le réseau routier nyonnais compte 63 kilomètres ;
ce réseau est équipé de bandes/pistes cyclables sur environ 12 kilomètres ;
à court et moyen termes (2013-2018), 13 kilomètres de plus seront aménagés sur le
réseau minimal afin d’offrir un réseau continu ;
à plus long terme et au gré des opportunités, 15 kilomètres supplémentaires seront
aménagés pour obtenir un réseau optimal et performant ;
à terme, 40 kilomètres du réseau routier seront aménagés en faveur des cyclistes.
La grille ci-après, résume la liste des mesures planifiées pour être réalisées à court et moyen
termes (2013-2018), sous réserve de ressources humaines et financières disponibles.
En élaborant le Concept de mobilité urbaine, la Municipalité a montré sa volonté
d’accompagner le développement de la Ville en visant l’équilibre entre urbanisme,
environnement et mobilité, afin de maintenir la qualité de vie des Nyonnaises et des Nyonnais
et le dynamisme des commerces et de l’économie.
Pour atteindre cet objectif, le concept des mobilités douces fixe les grandes orientations pour
les vingt prochaines années (horizon 2030). Il découle de ces orientations un certain nombre de
mesures à réaliser à court, moyen et long termes.
Certains tronçons du réseau cyclable se réalisent déjà et sont coordonnés avec des projets en
cours et à venir. Reste la validation du calendrier de mise en œuvre qui vous est soumise
aujourd’hui et qui requiert un portage politique fort pour s’assurer de sa concrétisation.
La mise en œuvre de ce réseau cyclable est conditionnée par l’approbation du Conseil
communal, des budgets de fonctionnement annuels et des crédits d’investissements
indispensables. Les mesures concernant des projets à forts enjeux politiques et financiers
seront bien évidemment soumises à l’approbation du Conseil communal par la voie de préavis.
L’Office de la mobilité assurera le suivi de la mise en œuvre du réseau cyclable, en coordination
avec les services concernés par le domaine de la mobilité (Police, Urbanisme, Travaux et
environnement) et en concertation avec le Conseil régional, l’association Pro Vélo La Côte, les
transporteurs (TPN, CarPostal), etc.
Par ailleurs, une information régulière sera insérée dans la lettre d’information municipale et
comprise dans le Rapport de gestion soumis au Conseil communal. Des actions de
sensibilisation sont également régulièrement menées (journée du vélo, semaine de la mobilité,
etc.) pour échanger avec la population sur tous les domaines de la mobilité.
Ainsi adopté par la Municipalité dans sa séance du 28 avril 2014 pour être présenté au Conseil
communal pour qu’il en prenne acte.
Au nom de la Municipalité
-
Le Syndic :
Le Secrétaire :
Daniel Rossellat
P.-François Umiglia
Plan 1 : Réseau de mobilité douce selon le Concept de mobilité urbaine
Plan 2 : Etat du réseau cyclable
Plan 3 : Réseau cyclable minimal : calendrier des réalisations dès 2013
Postulat de Claude Farine et Aline Angeli intitulé « Pour le développement rapide d’un
réseau de pistes cyclables et la promotion de la mobilité douce » déposé le 13.07.2013
Postulat de Claude Farine, Aline Angeli et Bernhard Willi intitulé « Pour le développement
d’un réseau cyclable et piétons au nord de la ville de Nyon » déposé le 04.03.2014
Réseau cyclable de la Ville de Nyon – Rapport de synthèse – Rapport N° 166
Plan 2 : Etat du réseau cyclable
1
Réseau cyclable de la Ville de Nyon – Rapport de synthèse – Rapport N° 166
Plan 3 : Réseau cyclable structurant - calendrier des réalisations en 2013
2
Au Conseil communal de Nyon
Motion pour le développement rapide d'un réseau de pistes cyclables
et la promotion de la mobilité douce.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
Depuis quatre ans, la Municipalité a annoncé qu’elle allait développer la mobilité douce
en Ville de Nyon. Cette option a été clairement annoncée dans ce qui fait la base de sa
politique actuelle, le Concept de mobilité urbaine de 2010, document débattu et
accepté par le Conseil communal la même année. Depuis, la question de la mobilité douce
est régulièrement rappelée dans différents documents officiels soumis au Conseil
communal (plan de législature, rapport de gestion, divers préavis, notamment celui
traitant du Plan d’investissement régional (PIR).
Depuis 2010, les premiers signes de l’option « mobilité douce » se sont concrétisés:
lancement du réseau Vélopass, journée du vélo, encouragement à l’achat de vélos
électriques, incitation adressée aux entreprises de favoriser les deux roues, efforts au
niveau de l'administration, pub sur le site de la ville.
Mais sur le terrain, force est de constater qu’on ne voit pas apparaître ce qui devrait
en être l’outil principal, à savoir les pistes cyclables. La Municipalité n’a toujours pas
publié de plan de la mobilité douce. Alors qu'en est-il véritablement ? Peut-on
désormais « rouler en toute sérénité », comme le vante la promotion pour les
entreprises ? Quelle est la véritable volonté d'agir concrètement à ce niveau?
Depuis l’instauration, il y a 20 ou 30 ans, de bouts ici et là de pistes cyclables, aucune
vision d’ensemble ne nous a été présentée. De plus, deux exemples récents (route de la
Gravette, rue de la Morâche) nous font craindre que, quand les pistes cyclables gênent,
même si elles ont été prévues dans le CMU, elles ont du mal à se réaliser ! Or, le
développement de l’utilisation du vélo pour maintenir la qualité de l’air en Ville, assurer
la sécurité, bref pour offrir un moyen de locomotion alternatif à la voiture, revêt une
importance indiscutable.
A nos yeux, c’est d’abord la sécurité qui doit être le critère prioritaire. Or, actuellement,
dans ce domaine capital, la Ville continue à accumuler les points noirs. En voici quelques
exemples :
 GRANDS AXES : aucun des passages qui relie (traversée de la ligne de chemin de
fer) le nord et le sud n’est aménagé pour les cyclistes ou sécurisé. C’est la même
chose pour l’axe est-ouest ; la liaison centre-Bois-Bougy (piscine, centre sportif)
devrait être particulièrement sécurisé pour les enfants et les ados.
 VELOS EN LIBRE SERVICE: pour une personne qui arrive en train à Nyon, loue un
vélo et veut se rendre soit au sud ou au nord de la ville, aucune piste cyclable n’est
aménagée ;


ECOLES : entre les différents bâtiments il n'est actuellement pas possible de
circuler de manière continue sur des bandes cyclables. Entre le ROCHER et
PRANGINS qui forment un même établissement, il n'y a pas d'itinéraire vraiment
sécurisé. Or, on doit pouvoir encourager les écoliers à se déplacer à vélo et par là
éviter que les parents viennent en voiture aux abords des écoles.
PARCAGE VELOS : le parking de la gare a été agrandi et amélioré, mais il n’existe
pas d'autres places de parking pour vélo en Ville (par exemple à Rive).
La mobilité douce est une option dont s’empareront tous les citoyens dès qu’elle
entrera dans les faits, qu’elle sera vraiment crédible. Elle peut devenir, avec le
développement durable, une carte de visite attractive pour la Ville de Nyon. C’est la
raison pour laquelle nous demandons que la Municipalité la traduise le plus rapidement
dans les faits !
Concrètement, il nous paraît important :
- qu’un inventaire des pistes cyclables existantes soit dressé rapidement, accompagné
d’un calendrier de réalisation de nouvelles pistes ou bandes ;
- que dans un premier temps, des bandes cyclables soient créées partout où c’est
possible, de manière à développer la continuité des itinéraires ;
- que lors de la reconfiguration d’une route ou d’une rue, des pistes cyclables en site
propre soient créées dans toute la mesure du possible et que les intérêts des cyclistes
soient mis sur le même pied que les autres moyens de transport;
- que sur les itinéraires à grand trafic, la circulation, notamment les traversées, soient
réglées par des feux, pour assurer la sécurité ;
- que d’autres parkings à vélo soient prévus en Ville ;
- que dès que la situation sera améliorée, une promotion du vélo soit mise sur pied,
notamment par une information aux citoyens et aux entreprises (carte locale et
régionale, démarche proactive) pour favoriser et faciliter l’utilisation des deux-roues,
et de la mobilité douce en général.
Conclusion
En conclusion, les motionnaires demandent que la Municipalité traduise pleinement les
options prises dans le Concept de mobilité urbaine de 2010. A Nyon, on doit pouvoir
prendre son vélo à tout moment, et pouvoir circuler de manière sereine. A nos yeux,
l’option vélo n’est pas une jolie utopie, elle doit devenir un véritable choix.
Au vu de ce qui précède, les motionnaires demandent, Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, que cette motion soit renvoyée à une Commission pour étude et
rapport.
Les motionnaires :
Aline Angeli
Claude Farine
Conseil communal de Nyon – 03.03.2014
Postulat pour le développement d’un réseau cyclable et
piéton au nord de la ville de Nyon
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
La Ville a fait le choix d’inciter les Nyonnais à pratiquer la mobilité douce – piétons et
vélo – et à utiliser les transports publics dans leur déplacement. L’objectif est à la fois
d’offrir une alternative à la voiture, de trouver des solutions au parcage en ville et de
lutter contre la pollution urbaine. Et, ce qui n’est pas plus mal, d’inviter les habitants à
pédaler pour maintenir leur forme physique !
Plusieurs démarches ont déjà été entreprises dans ce sens : un réseau de vélos à la
demande est proposé aux utilisateurs, parfois avec le concours des entreprises, une
incitation financière à l’achat d’un vélo électrique est proposée, des parcs pour
bicyclettes ont été aménagés.
En revanche, un véritable plan de mobilité urbaine a du mal à voir le jour, malgré la
motion que nous avons déposée en mai 2013. De plus, plusieurs préavis récents de
la Municipalité montrent que le « réflexe mobilité douce » ne coule pas encore dans
les veines de l’exécutif : pas de piste cyclable à la descente à la Morâche, ni à la
route de la Gravette. Et la réalisation du quartier de Petite Prairie indique là
également pour l’instant un déficit de réflexion à ce sujet.
L’extension de la ville en direction du Nord rend encore plus urgent l’instauration de
solutions de mobilité douce. Ainsi, nous demandons concrètement :
a) qu’un réseau cycliste soit étudié, puis réalisé à partir du quartier de la Petite
Prairie, notamment:
a) pour relier sans risque ce quartier et le supermarché de la Gravette ;
b) pour pouvoir rejoindre la gare et le centre ville ; à cet effet, il nous paraît
inconcevable qu’on attende la réalisation de la RDU pour aménager une piste
cyclable le long de la Route blanche et l’avenue Alfred Cortot ;
b) pour atteindre les collèges du Rocher et de Marens.
b) que des parcours piétons soient également aménagés, notamment en direction de
la gare des Plantaz, de la gare et du centre-ville ;
c) que les cyclistes et les piétons soient pleinement pris en compte quand le projet
de la RDU sera étudié.
Conclusion
En conclusion, les postulants demandent à la Municipalité :
- qu’un plan de mobilité douce soit étudié et réalisé le plus rapidement possible dans
le nord de la ville, en complément du plan de mobilité que l’Office de la mobilité
prépare pour l’ensemble de la cité ;
- que soient étudiés et réalisés le plus rapidement possible les aménagements
cyclistes et piétons dans le cadre des travaux des plans de quartier de La Petite
Prairie.
Au vu de ce qui précède, les postulants demandent, Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, que ce postulat soit renvoyé à la Municipalité pour étude et
rapport.
Claude Farine
Aline Angeli
Bernhard Willi
17.02.2014