Edition actuelle complète

LA REVUE DENTAIRE SUISSE ROMANDE | www.dental-suisse.ch | Numéro 21 ° printemps 2014
Médecins-dentistes
La revue pour la salle d’attente et les professionnels
La profession est à la croisée
des chemins
Microbiome oral
Une étude pour le cerner
DENTAL 2014
Le futur sur 12 000 m2
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2|3
Jean-François Thilo
Jean-Jacques Frutiger
Sommaire
Le choix. Les choix.
4
Les photos de Max Halbritter
figent un instant de grâce
9
Un des défis de la profession:
être la moins invasive possible
12
Comment répondre au
vieillissement de la population
15
Dental Berne: la plus grande
manifestation dentaire est prête
16
Une étude pour comprendre
le microbiome oral
18
Ne pas négliger les infections
bucco-dentaires
23
Assurance: les dentistes vaudois
montent au front
28
Comment soulager la poussée
dentaire des bébés
34
Le plaisir de la reconstruction
de vrais cabinets
36
Des applications iPad pour
les médecins-dentistes
38
Mode: l’art de se maquiller
au fil dentaire
Informez la rédaction de dental:
Trouvez-y les reflets majeurs du monde dentaire romand
La profession est à un tournant. Vieillissement de la population,
nouvelles technologies, approches non-invasives... : le médecindentiste d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui qu’ont connu
les précédentes générations. Un nouveau paramètre, si l’on ose
l’écrire ainsi, est entré dans la ronde: le patient. Et avec lui, l’humain
et son corps. Désormais, c’est dans une relation de confiance, de
discussion, d’explications, que l’on travaille en cabinet.
Idéalement dit-on, d’ailleurs, on ne devrait plus y soigner, ou le
moins possible. Mais conseiller, prévenir, suivre... Les médecinsdentistes suisses auraient-ils entamé la longue marche des médecins de la Chine ancienne: payés seulement quand tout va bien?
Au-delà de la boutade, il y a ce nouveau visage qui se dessine: la
santé bucco-dentaire n’est plus cette vieille dame sur laquelle se
penche un patriarche entouré de sa cours. Aujourd’hui, tous les
acteurs de la branche doivent travailler en ligne: cabinets, laboratoires, hygiénistes, chercheurs... Tous leurs efforts convergent vers
ces deux objectifs: conserver des crocs en bonne santé, et n’intervenir qu’en cas de nécessité incontournable. Prophylaxie, encore,
toujours... : tel est l’enjeu. Qui, hélas!, n’est pas des mieux compris:
pour certains, les dents représentent le cadet de leurs soucis.
Car chez une part de la population, la facture dentaire reste élevée. Surtout quand on sait que ce sont les gens à revenus les plus
faibles qui négligent le plus leurs dents, qui auraient le plus besoin
de soins, mais qui ne peuvent que difficilement se les offrir. On
parle donc de créer une assurance dentaire. Mais est-ce un bon
choix, vraiment? Ne faudrait-il pas au contraire offrir brosses, pâtes
dentifrices, détartrages et contrôles réguliers, plutôt que de rembourser des traitements qui auraient pu ainsi être évités? Payer,
oui, mais pour que tout continue à bien aller...
www.dental-suisse.ch
4|5
PORTOFOLIO
«Les photos figent un instant de grâce»
Marc Halbritter, photographe et dentiste, joue entre courbes et lignes
Lavaux | 2012
New York | 2012
L’harmonie des formes, c’est peutêtre l’image qui définit le mieux Marc
Halbritter, médecin-dentiste et photographe. Ou plutôt: photographe et
médecin-dentiste. Recherche de l’harmonie des formes, de la précision de
l’ombre et de la lumière. Ses photographies sont autant de tableaux qui expriment une attraction pour la courbe
et la ligne.
De Montreux, sa «base», Marc Halbritter s’en est allé arpenter presque toute
la planète. Plus de 120 000 clichés...
Ses images, il les construit comme des
plans superposés, créant un travail
qui se veut très graphique. Il traque
les paysage jusqu’à la limite de l’abstraction. Il y concentre la lumière
par «flashes», se jouant du soleil, de
l’ombre, et même des contre-jours.
Cette lumière, si difficile à maîtriser, fait
naître des images pures et fortes. Entre
ciel et mer, avec des blancs plus blancs
qu’ailleurs, ou des terres rouges et généreuses accablées de soleil ou encore
des arbres presque noirs... La météo lui
dit où poser son appareil pour lui faire
au mieux dévoiler l’ambiance. Quitte à
y passer la journée.
Marc Halbritter est né en 1951 à Montreux, où il réside et pratique son art. Photographiant depuis son
enfance, il s’inscrit dans une lignée de photographes
inspirés par la recherche de l’authenticité dans l’instant figé. Constamment intrigué par la magnificence
de la Création, c’est le plus souvent dans le paysage et
sa représentation qu’il s’exprime, entre figuration et
abstraction.
De son arrière-grand-père (Karl Bucher, l’un des premiers photographes de la Riviera vaudoise), il a héri-
«Les photos sont des cadeaux, elles
figent un instant de grâce que nous
pouvons revivre et partager». C’est
sans aucun doute ce qu’évoquent
les œuvres prises par Marc Halbritter.
Ses yeux insufflent une vitalité jamais
démentie et une patience à l’épreuve
du temps. [suite pages suivantes]
té cette patience, cette recherche du juste moment,
du contraste parfait entre ombres et lumière. De nombreuses expositions et des ouvrages d’art, livres et
calendriers, jalonnent sa vision de la photographie
conçue comme une exaltation de la Beauté, un message de Vie et d’Amour.
[extrait du site: http://halbritterphoto.com]
Japon | 2010
«Cette beauté me frappe»
Islande | 2012
«J’ai une vision spirituelle des choses.
Etait-ce même un appel?» C’est ainsi
que Marc Halbritter répond, quand on
lui demande ce qui l’a amené à se lancer dans deux arts auxquels il rêvait
depuis son enfance. «Ma volonté de
devenir dentiste, je l’ai eue à l’âge de
4 ans. Une véritable vocation. Et je n’ai
jamais changé d’avis. Quant à la photographie, j’ai commencé à 7 ans.»
Georges Glatz
[suite de la page 5]
Côté cours, après une maturité classique et son diplôme de médecin-dentiste en poche, il se spécialise dans l’infiniment petit, optant
pour la microchirurgie endodontique
et parodontale, puis en développant une approche particulière de
la myoarthropathie, notamment en
ce qui concerne les troubles masti-
catoires, et enfin en musicothérapie.
Une formation qui le fait connaître
bien au-delà des frontières vaudoises,
et même suisses.
Mais côté jardin, c’est l’explosion. De
hobby de jeunesse, la photo est devenue sa seconde profession. «Mais
je suis totalement autodidacte», précise-t-il. Vers 15 ans, il passe ses loisirs
dans un labo. Son premier «reflex», il
l’acquiert pour ses 20 ans. Mais le véritable déclic viendra en 1973. «J’ai ressenti un choc esthétique: la lumière
grecque.» Il a 22 ans, et c’est le tournant de sa «carrière» de photographe.
Toutefois, il faudra attendre 1991 pour
que Marc Halbritter accepte de dévoiler son travail. Avec Gérard Bon-
Lavaux | 2012
net, autre «photographe-voyageur»,
il monte ses premières expositions, à
Villars-sur-Oll on et à Montreux. Le public plébiscite. La suite vient tout naturellement. Un premier livre en 2001,
sur la Grèce, son thème de prédilection des années durant. Il arpentera
aussi moultes fois l’Italie, la Toscane
surtout, la Russie, le Japon, New-York,
et finalement l’Islande... Sans oublier
son coin de terre, Lavaux, qu’il aime
particulièrement. Une quinzaine de
livres naîtront de ces pérégrinations.
«J’ai le sens des couleurs, aime-t-il à
dire. J’ai une vision colorée, que je fais
passer dans mes photos. Je travaille à
l’instinct. Mais je traque la forme, aussi. En fait, ce que je veux, c’est rendre
hommage à la Création.» L’œil du
photographe saisit des paysages inconnus, provoquant des compositions déconcertantes de géométrie
et de luminosité, parfois à la limite de
l’abstrait.
Et c’est pourquoi Marc Halbritter privilégie avant tout les paysages. Très
peu d’humains sur ses photos. «Mais
j’apprécie aussi ce qu’on peut voir de
l’influence humaine sur un paysage».
Des portraits? «Rarement. Je ne pourrais pas être reporter, j’aurais l’impression de voler le personnage. Mais j’en
fais parfois, quand je connais vraiment la personne; j’ai aussi réalisé des
photos volées, en Russie par exemple.
Mais d’abord, je veux enregistrer la
beauté du monde, cette beauté qui
me frappe. C’est un besoin.»
jft
« Je veux rendre
hommage à la
Création. »
La 3D: une révolution médicale et dentaire
Les imprimantes 3D vont révolutionner la dentisterie, avec une application directe en implantologie et en orthodontie. Le premier avantage
est de permettre à l’implantologue d’avoir la main plus sûre. Un second
est de lui permettre de réduire, voire supprimer, le risque de perforer le canal dentaire et de léser le nerf dentaire quand on implante à la
mâchoire du bas: les imprimantes 3D permettent de réaliser des maquettes intégrant la position précise des nerfs et artères du patient. Le
même principe peut s’appliquer pour les dents de sagesse, également
délicates à cause de la proximité du nerf dentaire.
primées à partir d’une empreinte optique ultra-précise garante d’une
adaptation au centième de millimètre près.
Mais ces nouvelles techniques ouvrent aussi de nombreux horizons
aux traitements orthodontiques. Grâce à un scanner optique 3D, il est
possible de numériser l’ensemble de la dentition du patient. Ensuite,
l’orthodontiste devient un programmateur d’informations cliniques
transmises à un ordinateur qui fait tous les calculs et les simulations
possibles afin de proposer aux patients une solution la plus proche de
ses désirs et de son budget. Une seule consultation suffit pour faire un
diagnostic complet et montrer quelles sont les solutions à disposition.
S’il est aujourd’hui possible de fabriquer des implants sur mesure pour
réparer des os, on peut imaginer dans un proche avenir des implants
dentaires réalisés sur-mesure à partir de l’empreinte optique numérisée
de l’alvéole dentaire du patient, une fois la dent extraite. On obtiendrait
ainsi un implant parfaitement intégré à la mâchoire sur le plan biomécanique avec un risque réduit de léser des structures anatomiques voisines. Pas d’adaptation de la couronne à la dent, mais directement im-
Avec l’apparition de l’orthodontie interne, le secteur avait déjà fait
beaucoup de progrès dans le confort esthétique des traitements. Mais à
l’heure actuelle il est possible de traiter au moyen de petites gouttières
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8|9
THEMA
«Nous sommes à la croisée des chemins»
Un des défis actuels de la profession: être la moins invasive possible
Dans quelques jours s’ouvre à Berne le Congrès annuel de la SSO,
la Société suisse des médecins-dentistes. Forte de plus de 125 années d’expérience et de plus de 5000 membres, la SSO est plus que
jamais la plateforme centrale de la médecine dentaire en Suisse.
Elle est donc en tête de ligne pour répondre aux défis du futur
et y préparer ses membres. Un des thèmes du prochain congrès,
d’ailleurs, va plus loin encore, en abordant un aspect quasi philosophique de la dentisterie contemporaine: la micro-invasivité.
Son postulat: l’augmentation de l’espérance de vie, qui dépasse
80 ans dans les pays développés, nécessite d’étendre et de renforcer les mesures de prévention bucco-dentaire pour conserver le
capital dentaire durant toute la vie. Aussi est-il est impératif de limiter au maximum le sacrifice tissulaire, à chaque intervention et
à chaque ré-intervention. Cet objectif est aujourd’hui à la portée
de tous les praticiens, en réalisant des interventions dentaires miniaturisées avec de nouveaux matériaux adhésifs et/ou bioactifs
pour reminéraliser, sceller, et réparer les pertes de substance amélo-dentinaires. Cependant, pour obtenir des résultats cliniques durables et de qualité, les concepts, les indications et les règles d’application de la dentisterie a minima seront les enjeux de cette
séance pluridisciplinaire consacrée à la médecine bucco-dentaire
préventive et micro-invasive.
«C’est une nouvelle approche du concept de notre profession,
confirme le docteur Olivier Marmy, membre du comité central
de la SSO et chef du département Information. Cette approche a
une sorte de slogan, «less is more», qui peut se traduire par «faire
mieux avec moins». En fait, notre approche actuelle consiste à intervenir le moins possible et en utilisant le mieux possible les ressources dont nous disposons. Dans la pratique, cela se traduit par
un recours moins systématique à des checkups complets, à des radios réalisées à chaque séance, etc.»
Olivier Marmy rappelle que plusieurs outils permettent cette approche: les diagnocam par exemple, qui offrent des images supplémentaires, immédiatement et sans rayons X des dents, contribuant ainsi à accroître la sécurité du diagnostic, en exploitant la
structure de la dent et utilisant cette dernière comme guide optique; la radio 3D, qui donne en 10 secondes les informations les
plus détaillées possibles pour un diagnostic plus précis et une
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10 | 11
THEMA
Mot clé:
qualité de vie
plète de l’anatomie faciale; des techniques de dépistage tel le diagnodent, un appareil émettant un rayon laser afin de détecter la
carie dans les puits et fissures des dents. «Ces méthodes, à l’exeption de la 3D, laquelle doit être utilisée avec parcimonie, visent à
réduire l’exposition du patient à des rayonnements, car nous sentons que ceux-ci induisent de plus en plus de réticences.» L’Office
fédéral de la Santé publique, relayé par la Société suisse de radiologie dentaire, vient d’ailleurs de publier une mise en garde à propos des risques de surexposition. «Il faut donc adapter nos intervention, et ne pas les systémiser.»
C’est une approche qui se veut psycho-sociale, qui remet le patient
dans ses attentes et qui tient compte de son profil de risques. Qui
englobe aussi l’évolution tant de la mentalité des gens que de la
société en général. Les gens vivent plus longtemps, et conservent
leurs dents plus longtemps également. Ils se sentent aussi davantage responsables de leur corps. «Notre mot clé, c’est la qualité de
vie. Le monde médical n’est plus sur un piédestal, la notion de paternalisme des générations précédentes a mené à un cul-de-sac.
Internet, curiosité, ou méfiance, font qu’on ne se laisse plus mener par le bout du nez. Le rapport économique a aussi changé; les
patients paient, donc ont un droit. Nous sommes persuadés d’ailleurs que c’est sous angle qu’il faut considérer la problématique
des coûts et tarifs, toujours d’actualité. Ce qui se répercute favorablement sur le prix de la santé dentaire, qui reste maîtrisé.»
Implants en 15 minutes
Classiquement, avant de forer le logement de l’implant, il
faut inciser la gencive et en découper une surface relativement importante. Les implants non-invasifs proposent
de forer directement au travers de la gencive, sans l’inciser. Ils évitent également de la suturer après. L’intérêt est
évident:
1) La chirurgie est moins traumatisante, mieux acceptée
par le patient;
2) Le saignement est très limité;
3) Les infiltrations bactériennes sont limitées. De plus, la
gencive quasiment intacte est un meilleur rempart contre
les bactéries toujours présentes;
4) L’absence de points de suture, qui sont un lieu de prédilection pour l’accumulation de débris alimentaires et la
prolifération bactérienne, favorise l’hygiène dentaire;
5) Il faut moins d’un quart d’heure par implant;
6) Les temps d’attente qui suivent l’intervention sont diminués et permettent donc de poser plus vite la prothèse
définitive. δ
« Une approche
psycho-sociale. »
Cette évolution de la profession se fonde aussi sur les nouvelles
technologies disponibles, qui non seulement optimisent les travaux, mais permettent désormais de mieux les planifier. La 3D, par
exemple, est devenue précieuse en implantologie, mais aussi en orthodontie. «Dans le grand public, on associe ces soins de pointe à
des coûts plus élevés. Or, ça n’est pas toujours le cas.» Car le gain de
temps occasionné se répercute aussi sur la facture.
«Ces vingt dernières années, explique Olivier Marmy, les gros cas
prothétiques ont quasi disparu. L’implantologie a pris la relève. Et
nous recourrons autant que possible aux facettes en lieu et place
des couronnes, toujours selon ce principe d’intervenir le moins
Découvrez les avantages de la mobilité
Pour vous prémunir contre le manque de
liquidités, le mieux est encore de pouvoir
les gérer en tous lieux.
THEMA
«Il nous faut pens
Comment répondre au vieilli
lourdement possible, de sacrifier le strict minimum.» Mais c’est la génération «empowerment»
aussi: rendre les gens compétents, responsables.
L’amélioration de l’hygiène bucco-dentaire et la
prophylaxie individuelle en font partie.
«La tendance est au suivi et aux conseils. Les
grands défis, aujourd’hui, ce ne sont plus les
dentitions cariées ou incomplètes. Les patients
veulent conserver leurs dents, et pour toujours si
possible. Déchaussement avec les caries radiculaires associées, ainsi que d’autres soins très spécifiques, voire palliatifs, voilà qui nous force à penser autrement.»
«La nouvelle application ‹Crediflex›
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de liberté de mouvement en matière
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importe votre emplacement, cette
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Une population vieillissante, mais avec une
bouche en bonne santé? Oui dans l’ensemble,
mais avec de nombreuses nuances. Avec les années, l’hygiène dentaire se relâche. De nombreux
patients perdent leur mobilité et se rendent donc
plus rarement chez leur dentiste. Pour ces personnes, un suivi adapté doit être mis en place. Et
c’est là un autre défi que la SSO dont remporter
ces prochaines années.
La tendance: préserver l’inté
Le modèle médical non invasif considère la carie comme une maladie infectieuse dont les lésions
sont traitées par l’instauration de mesures. Celles-ci
ne sont que les signes et les symptômes, qui apparaissent longtemps après la primo-infection et l’initiation du processus pathologique, lorsque la prévention n’a pas été instituée ou a échouée.
La gestion médicale de la maladie est basée sur le
diagnostic de l’activité carieuse, l’instauration de
mesures prophylactiques individualisées visant à
la reminéralisation des lésions, le suivi médical des
lésions (monitoring) jusqu’à confirmation de la reminéralisation, les traitements restaurateurs étant réservés aux lésions avec cavitation. Ce modèle médical, non invasif a pour but de préserver l’intégrité de
la dent et donc d’augmenter les chances de conservation sur l’arcade, pendant toute la vie des sujets,
12 | 13
er autrement»
ssement de la population
«Nous avons constitué une task force avec des
spécialistes de tout le pays pour aborder ce problème, révèle Olivier Marmy. Des pistes? Que
chaque home ait un dentiste répondant et que
la formation des employés englobe aussi un volet dentaire.» Fribourg s’y est déjà mis; Vaud a élaboré une charte entre homes et dentistes, qui assure un contrôle et un suivi; des projets de bus
dentaires sont en cours.
«Des propositions concrètes seront faites au comité central cette année encore, lequel devra ensuite émettre des lignes directrices. Nous espérons que tout soit en place dès l’an prochain.» jft
Olivier Marmy: «La SSO veut rester représentative de la grande majorité de la profession. Nous
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allons aborder les cliniques pour que les jeunes
médecins-dentistes rejoignent nos rangs dès
leur sortie d’études.»
grité de la dent
dont la durée moyenne est en constante augmentation.
Trois raisons fondamentales sont mises en avant
dans cette nouvelle approche: les raisons éthiques,
les raisons économiques et la nature des matériaux
et des techniques de restauration. Ces protocoles
opératoires peu invasifs, c’est-à-dire conçus pour détruire le minimum de structure dentaire lors de l’élimination de la lésion carieuse, relèvent d’une philosophie préventive. Ils doivent également supplanter
progressivement l’acte d’intervention conventionnel.
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«La qualité suisse reste bien supérieure»
L’édition 2014 de Dental Berne sera légèrement différente de
celle de 2012. Son président, Ueli Breitschmid, note une présence accrue de petits stands, et les grandes sociétés ont réservé des surfaces plus modestes. Mais cela ne se fera pas au
détriment de la qualité. «Je pense que les principales nouveautés de ce salon se situent dans le secteur dit «IT», comme
les «Google glass», avec reconnaissance de voix. Notons aussi les innovations dans le domaine des scanners intra-oraux.
On parle aussi de loupes d’opération conçues sur mesure, des
plateformes adaptées au management, etc...
D’aucuns estiment qu’il y a une tendance de plus en plus marquée en Suisse à acheter à l’étranger. En quoi le salon Dental peut-il inverser cette tendance, si elle se vérifie? Ueli
Breitschmid ne partage pas cette crainte: «Non, en effet. Cela
est dû au fait que d’une part, les prix en Suisse ont baissé, et
que d’autre part, la qualité des services reste bien supérieure
à celle des sociétés étrangères, surtout en ce qui concerne le
service après-vente et les prestations de garantie. Au fond, les
dentistes Suisses préfèrent le prix tel que proposé à l’étranger,
mais des prestations comme on en a l’habitude en Suisse...
Autre tendance dont on a plusieurs fois parlé: celle d’acheter
ses équipements ou ses consommables à l’étranger. Là aussi, Ueli Breitschmid nuance: «C’est vrai que tant la tendance
à se faire traiter à l’étranger que celle des dentistes et des laδ
boratoires à s’approvisionner
à l’étranger reste forte. Mais à
mon avis, elle ne se renforce plus. jft
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dentaire. L’environnement que Berne garantit pour ce salon, avec des offres attrayantes, attirera plus de 6000 visiteurs,
y compris des pays voisins, ce qui augmentera le plaisir d’acheter, mais aussi
et surtout de découvrir et de se tenir informé. De par sa position géographique,
Berne est accessible rapidement et aisément de toute la Suisse.
Une fois de plus, les technologies les plus
contemporaines seront à l’honneur. Car
les avancées modernes dans le secteur et
les procédures nouvelles qui en découlent
ont rendu la tâche plus facile pour le médecin-dentiste. D’autre part, les patients
en bénéficient aussi. Le trend va de plus en
plus vers une approche sans douleur lors
des traitements des problèmes dentaires
communs. Les méthodes de remplacement des dents ont également été améliorées par des implants dentaires de nouvelle génération et par la recherche. jft
Congrès SSO: relever les nouveaux défis
Limiter au maximum le sacrifice tissulaire, à chaque
intervention et à chaque ré-intervention. Cet objectif est aujourd’hui à la portée de tous les praticiens, en réalisant des interventions dentaires miniaturisées avec de nouveaux matériaux adhésifs
et/ou bioactifs pour reminéraliser, sceller, et réparer
les pertes de substance amélo-dentinaires.
Comment obtenir des résultats cliniques durables
et de qualité: les concepts, les indications et les
règles d’application de la dentisterie a minima seront au centre du prochain congrès de la SSO, à
Berne, du 22 au 24 mai; la majeure partie des conférences est consacrée à la médecine bucco-dentaire
préventive et micro-invasive. En tout, plus de vingt
interventions sont au programme.
Car les moyens, désormais, sont bel et bien là. Dans
les cas où la quantité et la qualité osseuse est favorable, la mise en place d’implants peut se faire en
recourant à une technique mini invasive. Il s’agit
d’un procédé chirurgical qui requiert du praticien
une très grande expérience et qui consiste à ouvrir
une petite fenêtre dans la gencive, à travers laquelle
sont placés les implants dentaires.
Il s’agit d’une technique simple et rapide, qui
n’exige pas de sutures et qui procure au patient un
post-opératoire très confortable, rendant ainsi l’intervention chirurgicale imperceptible.
jft
RECHERCHE
Une nouvelle étude permet de mieux compr
Les bactéries de la bouche s’attaquent aux artères et provoquent de l’athér
Voici l’ennemi dentaire public No 1: le Streptococcus mutans. C’est la bactàérie à l’origine de la destruction de l’émail des dents et des caries. Elle fait partie de la flore commensale de la cavité buccale. Comme Streptococcus sanguinis, S. mutans ne s’installeδdans la bouche qu’après la naissance des dents.
16 | 17
endre le microbiome oral
osclérose
À ce jour, plus de 60 pour cent des bactéries orales n’ont jamais été classées parce
qu’elles ne sont pas cultivées dans un laboratoire. Des chercheurs de l’Ohio State
University, aux États-Unis, ont séquencé
le génome d’une bactérie, auparavant
non cultivée, qui peut jouer un rôle important dans le développement de la
maladie des gencives.
rences des gènes que nous avons trouvé
dans cette étude sont importantes, mais
le rôle de chacun n’est pas encore clair et
nous ne savons donc pas pourquoi certaines bactéries de la parodontite sont
pathogènes», a déclaré le Dr Clifford J.
Beall, auteur de l’étude et professeur assistant de recherche dans le département de biologie orale de l’université.
Dans l’étude, les chercheurs ont recueilli
de la plaque sous-gingivale sur un sujet
en bonne santé et ont isolé des cellules
bactériennes. Grâce à cette méthode, ils
ont réussi à séquencer Tannerella BU063,
le plus proche parent de l’agent pathogène parodontal Tannerella Forsythia.
L’étude a aussi permis d’identifier une
grande diversité de la souche de cette
espèce dans la bouche d’un seul individu, ce qui suggère que le microbiome
oral est un écosystème plus complexe
qu’on ne le pensait. Les 12 cellules d’une
seule personne représentaient huit
« Seules certaines
de ces bactéries sont
pathogènes. »
Cependant, l’étude a révélé des différences significatives entre les deux bactéries, y compris une différence de 44%
dans leur constitution génétique. Par
exemple, plusieurs gènes de virulence
identifiés de T. Forsythia sont introuvables dans BU063.
Selon les chercheurs, l’absence de ces
gènes peut expliquer le manque de pathogénie parodontale chez BU063. Ils
pourraient également fournir une nouvelle base pour étudier et comprendre
les mécanismes des microbes de la cavité buccale, étroitement liés, mais avec un
potentiel de pathogénicité différent.
«Nous pensons que certaines des diffé-
souches différentes d’espèces de bactéries BU063.
BU063 est la bactérie la plus étudiée par
le Human Microbiome Project, un programme américain visant à caractériser
les communautés microbiennes trouvées dans différents endroits du corps
humain, pour identifier les corrélations
entre les changements dans le microbiome et la santé humaine.
L’étude, intitulée Single Cell Genomics of
Uncultured, Health-Associated Tannerella
BU063 (Oral Taxon 286) and Comparison
to the Closely Related Pathogen Tannerella Forsythia, a été publié en ligne en14 février, dans la revue Plos One. δ
Nouvelles stratégies
contre la carie
1,9: c’est la diminution, en l’espace de 33 ans, du nombre moyen de
dents atteintes par la carie chez les enfants de 7 ans; ce nombre est
passé de 3,4 (1976) à 1,5 (2009). Ces données révèlent la qualité de
la prévention dentaire en Suisse, due en particulier à la systématisation du contrôle dentaire dans le cadre scolaire. L’essor de la prévention par l’hygiène dentaire et le brossage au moins deux fois par jour,
et surtout l’apport en fluor, par voie générale chez les enfants à risque
ou par voie topique, grâce au dentifrice. Mais selon plusieurs experts,
il reste une marge de progrès pour réduire encore l’impact de la carie
chez l’enfant. Le dépistage et le traitement des hypominéralisations
des molaires et des incisives devrait être plus attentif. Plus connu sous
le nom de MIH, ce défaut de minéralisation touche les enfants de 6
ans lorsque apparaissent les molaires puis les inci­sives définitives. Il
est en augmentation, avec 5 à 15% des enfants atteints en Europe,
beaucoup plus dans certains pays. Or, les MIH font le lit des caries.
Ces dents présentent une anomalie de structure, parfois repérable
dès qu’elles percent la gencive. Moins minéralisé, leur émail est moins
résistant, ce qui favorise la carie. Elles sont aussi hypersensibles, donc
plus difficiles à soigner. La sévérité de l’atteinte varie d’un enfant à
l’autre, d’une dent à l’autre. Celle-ci peut se limiter à quelques taches,
mais l’émail peut aussi être presque inexistant et la dent avoir tendance à s’effriter. Plus les molaires sont atteintes, plus les incisives le
seront.
C’est une maladie mutifactorielle dont on connaît mal les causes. 80%
des enfants qui ont souffert d’hypoxie à la naissance et 60% des prématurés de petit poids sont atteints. L’environnement de l’enfant
après la naissance semble aussi déterminant. Les polluants environnementaux, dont certains passent aussi dans le lait maternel, les maladies infectieuses de la petite enfance, les carences en calcium et en vitamine D, les rhinites ou otites à répétition, sont associés à un risque
accru. Les dents abîmées doivent être traitées dès leur apparition: il
s’agit de les désensibiliser et de les reminéraliser au moyen d’un vernis à haute teneur en fluor. La prévention des caries repose sur le
brossage avec une brosse souple et un dentifrice fluoré adapté, ainsi
que sur l’obturation des sillons dentaires, points de fragilité.
Autre facteur, les appareils d’orthodontie multibagues: ils multiplient
par 30 le risque de carie et justifient une surveillance renforcée. Le
staphylocoque doré, grand responsable de la carie, va aussi proliférer dans des conditions favorables. Or le sucre favorise sa croissance,
donc sa production de métabolites qui vont amorcer la déminéralisation de la dent et le processus de carie. Le problème − du moins, dentaire − n’est pas que les enfants mangent du sucre: c’est qu’ils doivent
se brosser ensuite les dents pour l’éliminer et empêcher l’adhésion, la
prolifération de cette bactérie. Préserver cet écosystème buccal, c’est
aussi choisir un dentifrice adapté. Donc surtout pas de dentifrice très
antibactérien ou contenant des produits actifs si la bouche est saine,
pour ne pas le modifier. L’essentiel est la qualité du brossage, avec
une brosse qui se change souvent. δ
SANTé
Ne pas néglig
Traiter ces infections est
Virus, levures, bactéries… La bouche héberge une
diversité infinie de micro-organismes. Parmi eux,
quelques agents pathogènes dont toute rupture
d’équilibre de la flore buccale va favoriser la prolifération.
La maladie parodontale, la plus fréquente, touche
60% à 80% de la population dans sa forme mineure, la gingivite. C’est une maladie inflammatoire chronique en réaction à la plaque dentaire,
le biofilm bactérien résistant qui colonise la dent
et la gencive. Elle est favorisée par certains facteurs, le tabac surtout, mais aussi par diverses maladies et par le stress. Une étude récente a montré que l’hormone du stress, le cortisol, stimule la
prolifération d’un des principaux agents de la maladie parodontale, la bactérie Porphyromonas gingivalis. La forme habituelle se déclare vers 35-40
18 | 19
er les infections bucco-dentaires
un facteur de protection contre nombre de maladies plus graves
ans, conséquence d’une exposition prolongée aux
bactéries et au tartre. Mais une forme plus agressive peut débuter à l’adolescence et affecte surtout les incisives et les premières molaires.
La gingivite ne se manifeste que par des saignements des gencives, trop souvent négligés. Or, la
plaque dentaire s’insinue en profondeur entre la
dent et la gencive. Elle crée une poche favorisant
la prolifération des bactéries pathogènes et l’évolution dans 15% des cas vers la parodontite. Plus
sévère, cette dernière aboutit à la destruction des
tissus de soutien de la dent, de la gencive, du ligament et de l’os alvéolaire. La gencive se rétracte,
la dent perd son attache, devient mobile, et par
tombe. Des gencives qui saignent au brossage,
c’est le signe d’une inflammation, d’une gingivite
qui doit conduire chez le dentiste, d’autant qu’elle
est alors encore réversible. Quand la dent devient
mobile, le tiers de l’os alvéolaire a déjà disparu.
Les antibiotiques sont pratiquement inefficaces
sur le biofilm. Seule une action mécanique permet d’éliminer la plaque dentaire par un brossage biquotidien allant de la gencive vers la dent,
en nettoyant aussi au fil ou à la brossette l’espace
interdentaire. Le détartrage est indispensable. La
vitesse d’évolution vers la parodontite dépend de
l’importance de l’accumulation bactérienne et de
la proportion de bactéries pathogènes.
La maladie impose un traitement odontologique
de fond pour la stopper: décontaminer la surface
des racines à l’aide d’instruments introduits en
profondeur dans les poches. La chirurgie permet
parfois de corriger les séquelles de la parodontite.
Des biomatériaux inertes poreux − biocéramiques,
bioverres, corail, ou d’origine bovine − peuvent aider à la reconstitution de l’os, avec des résultats variables selon les patients et la forme des lésions. La
recherche s’oriente vers l’utilisation de molécules
anti-inflammatoires, les résolvines. Et à bien plus
long terme, vers l’utilisation des cellules souches.
L’autre grande maladie infectieuse, la carie, a beaucoup régressé, surtout grâce aux dentifrices fluorés. Les progrès les plus récents viennent de leur
détection très précoce au moyen de techniques
de fluorescence, de l’imagerie 3D pour visualiser
les lésions carieuses dans l’espace, et de l’utilisation du laser pour limiter strictement la partie ôtée
à la lésion. Lorsque la carie est profonde, des matériaux de comblement bioactifs pourraient favoriser une certaine régénération de la dentine. δ
δ
Un entretien de CURAPROX avec:
Matthias Mütsch, Dr ès sc. nat. EPFZ
«Nombre de personnes souffrent moins d’aphtes»
Matthias Mütsch, Dr ès sc. nat. EPFZ, dirige
le département R&D de Curaden International
SA. C’est depuis le siège principal de Kriens,
près de Lucerne, que l’équipe commercialise
les marques suisses Curaprox, Vital Body &
Mind, ainsi que Swiss Smile, dans une quarantaine de pays.
durée de vie d’une pâte dentifrice. Nous pouvons l’obtenir en utilisant diverses techniques. La structure de base des enzymes, les
stabilisateurs, le choix du bon pH ainsi que l’absence d’oxygène
jouent un rôle important. Il est aussi primordial de les ménager
pendant tout le processus de production, car les enzymes étant
des protéines, elles sont sensibles à la chaleur.
La marque suisse Curaprox lance simultanément sur le marché
trois pâtes dentifrices, toutes fabriquées en Suisse. Quelle sont
leurs caractéristiques? Matthias Mütsch, Dr ès sciences naturelles
EPFZ, qui en est leur concepteur, nous livre la réponse.
Le LSS est l’un des agents moussants les plus éprouvés qui
soit. De nombreux consommateurs attendent d’une pâte dentifrice
qu’elle mousse. Le LSS répond à cette attente. Seulement, le LSS
est aussi un émulgateur puissant qui peut déstabiliser les structures biologiques et même détruire les cellules de la muqueuse
buccale. On pense aussi que le LSS est source de risque pour la
formation d’aphtes. C’est une des raisons qui nous font renoncer à
l’utiliser. Il existe d’autres agents moins nocifs et tout aussi bons.
C’est vrai que notre pâte dentifrice enzycal ne mousse pas particulièrement. Mais les échos que nous en avons sont positifs: de
nombreuses personnes assurent qu’elles ont moins d’aphtes, ou
que celles-ci se résorbent nettement plus vite.
Vous avez, en tant que responsable R&D de la société Curaprox
International SA, développé de nouvelles pâtes dentifrices. Quelle
sont leurs spécificités?
Les pâtes dentifrices forment une famille. Toutes ont en commun le
fait de contenir un système d’enzymes qui renforce le mécanisme
de défense naturel de la salive contre les bactéries. Nous attachons aussi beaucoup d’importance à ce que nos pâtes dentifrices
ne contiennent aucun agent artificiel susceptible d’être nocif à la
santé ou à l’environnement. Nous renonçons également et résolument au LSS (laurylsulfate de sodium). Ainsi qu’il a été récemment possible de le découvrir dans les médias, nos produits ne
contiennent également aucune particule de plastique (microbilles).
Vous évoquez un système d’enzymes. De quoi s’agit-il?
Il s’agit du système lactoperoxydase, qui se compose de trois
enzymes différentes qui interagissent entre elles. L’enzyme principale est la lactoperoxydase, une enzyme extraite du lait. Toutes
ces enzymes existent aussi dans notre salive. Elles produisent
des substances préjudiciables pour les bactéries présentes dans
la bouche. En plus de l’effet résultant du nettoyage mécanique dû
à la brosse à dents, les enzymes freinent l’action des bactéries et
évitent ainsi la formation de caries.
Il ne doit pas être très facile de maintenir les enzymes en état de
fonctionnalité. Comment faites-vous?
C’est juste. Des enzymes sont présentes en grand nombre dans
notre corps et ont de multiples fonctions. Elles veillent à notre bon
équilibre chimique. Comme elles sont instables, elles doivent être
générées en permanence. Pour nous, le premier défi important
a été d’utiliser des enzymes qui restent stables pendant toute la
Vous dites que vos pâtes dentifrices ne contiennent pas de LSS.
Quel est le problème du LSS?
Le LSS est également un tensioactif puissant, donc un agent de
nettoyage. On prétend que l’industrie l’utilise pour dégraisser des
machines ou nettoyer des sols de garage recouverts d’huile. Estce vrai?
Je ne peux pas confirmer que le LSS soit vraiment utilisé dans
l’industrie à de telles fins. Mais oui, le LSS est non seulement un
bon émulgateur, mais aussi un très bon agent dégraissant. Le LSS
peut être utilisé comme réactif chimique. Ses caractéristiques techniques le destinent à de nombreux usages. Je pense toutefois que
son usage dans la cavité buccale est à modérer. Et lorsque l’on
souffre d’irritations des muqueuses buccales, telles des aphtes, il
faut essayer une pâte dentifrice sans LSS. Nombreux sont ceux
qui s’en disent satisfaits.
Vous disposez désormais de trois pâtes dentifrices sans LSS dans
votre assortiment. Quelles en sont les différences?
Nous proposons enzycal 1450, enzycal 950 et enzycal Zero. Ces
désignations reflètent la teneur en fluorure de ces pâtes dentifrices.
Enzycal 1450 contient 1450 ppm de fluorure (taux de concentration du fluorure), soit une concentration similaire à celle de nombreuses autres pâtes dentifrices. Elle est la pâte dentifrice standard
de «Monsieur-tout-le-monde». Les enzymes renforcent l’effet du
fluorure. Au cours des dernières décennies, le fluorure s’est révélé
20 | 21
Matthias Mütsch, Dr ès sc. nat. EPFZ, responsable du département R&D de Curaden International SA, en compagnie du propriétaire et CEO du groupe, Ueli Breitschmid.
être un agent éprouvé contre les caries.
Enzycal 950 est le reflet notre propre recommandation. Sa teneur
plus faible en fluorure se justifie pour les personnes soucieuses
d’une hygiène buccale parfaite alliée à une bonne technique de
brossage mécanique. Et justement, nos autres produits, comme
nos brosses à dents ultra-douces et nos brossettes interdentaires,
permettent d’atteindre cet objectif.
Exempte de fluorure, enzycal Zero est une pâte dentifrice spéciale
répondant à des besoins particuliers. La Zero est destinée aux
clients qui, par principe, renoncent à l’utilisation du fluorure. Pour
eux, le fluorure est un poison, et ils préfèrent utiliser uniquement
des produits naturels. La Zero a été également conçue pour les
patients qui optent pour des soins homéopathiques ou ne souhaitent pas utiliser une pâte dentifrice conventionnelle à cause des
agents aromatiques. Cependant, je tiens à souligner que, sans
fluorure, le risque de formation de caries est nettement plus élevé. Une très bonne hygiène buccale est indispensable. En outre,
nous sommes aussi très fortement axés sur l’export, et notamment
vers des pays qui, comme la Russie, ajoutent du fluorure à l’eau
potable. Dans ces pays, nombreux sont ceux qui affirment que
des pâtes dentifrices à base de fluorure ne sont plus nécessaires.
de ces pâtes dentifrices n’est conçue pour combattre la gingivite.
Quelle en est l’explication?
Cela est dû à notre propre histoire. Nous avons focalisé notre
attention sur la prophylaxie dentaire mécanique, qui préconise des
aides au nettoyage comme les brosses à dents et les brossettes
interdentaires. Cela découle du fait que le nettoyage mécanique
est la seule méthode pour conserver des dents et des gencives
saines. Il n’y a donc pas besoin de pâtes dentifrices, si ce n’est
comme support de fluorure ou pour avoir un bon goût dans la
bouche. Aucune pâte dentifrice ne peut empêcher la gingivite,
contrairement aux brosses à dents, aux brossettes interdentaires
et/ou au fil dentaire.
Alors, pourquoi produire des pâtes dentifrices?
Il est agréable d’utiliser une pâte dentifrice, même si nombre d’entre
elles contiennent des composants plus ou moins préoccupants, tels
le LSS ou le Triclosan. Curaprox est le spécialiste de l’hygiène
bucco-dentaire permettant aux patients de disposer de produits
exempts de risques et inoffensifs. De plus, ils peuvent compter sur
des améliorations concrètes que sont le système lactoperoxydase
ou le choix du fluorure de sodium.
Vous avez choisi le fluorure de sodium et non le fluorure d’amine...
Pourquoi produisez-vous les pâtes dentifrices en Suisse?
Nous n’avons pas d’affinité avec le fluorure d’amine, contrairement
à d’autres fabricants, et d’un point de vue scientifique, le type de
fluorure utilisé est insignifiant. C’est pourquoi notre choix s’est porté
sur le simple fluorure de sodium.
Nous sommes une entreprise suisse et la reconnaissance de la
qualité de notre industrie est importante pour nous. Nous exportons
dans de nombreux pays et partout, la qualité élevée et spécifiquement suisse y est très appréciée. Pour nous, c’est un facteur
essentiel de notre succès, surtout à l’étranger.
Curaprox est connu pour proposer des agents efficaces contre la
gingivite, soit contre les inflammations des gencives. Or, aucune
Vous trouverez cet entretien sur www.curaprox.com
Congrès SSO
Bern 2014
DC Technique SA
Siège principal
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22 | 23
Assurance dentaire
Les dentistes vaudois montent au front
Ils estiment qu’il faut élargir et mieux cibler les aides actuelles
«2014 sera l'année du débat sur le thème de l'assurance dentaire pour tous.» Ainsi s’exprime le
Dr Bertrand Dubrez, président de la SVMD, sur le site de la société. Certes, «la perspective d'une
telle assurance est très tentante. Les techniques de traitement ont évolué ces dernières années,
suivant en cela l’évolution générale de la médecine et ces soins coûtent cher. Nous, médecinsdentistes SSO-Vaud soucieux de la santé de nos patients, sommes les premiers à souhaiter que
chacun puisse en bénéficier.» Alors, l’initiative pour une assurance dentaire n’est-elle pas une
opportunité à saisir? «Nos agendas se rempliraient à loisir et nous serions quasiment au bénéfice d’une certitude d’encaissement.» Pourquoi donc s’opposer à cette initiative?
«Parce que n’avons pas vocation de commerçants, mais que nous tenons à la dimension médicale de notre profession», répond Bertrand Dubrez, soulignant que la réalité est complexe. Les
pays voisins qui ont adopté une telle solution ont vu sans exception, assure-t-il, apparaître une
médecine-dentaire à deux vitesses «tant il est vrai qu’une assurance offrant des soins de pointe
à tous est une chimère». Il estime aussi que la prophylaxie perdrait en efficacité: les jeunes en
Suisse sont actuellement les champions du monde de la brosse à dents et que la prévalence de
caries a baissé de plus de 90% entre 1964 et 2006. «Nous sommes dans le peloton de tête des
pays présentant le meilleur pourcentage de personnes sans carie. C’est le résultat d’une responsabilisation individuelle, couplée à une action sans relâche des professionnels. «A quoi bon
ces efforts si, de tout façon et quoi qu’il arrive, une assurance déliera les cordons de sa bourse?»
Et d’avancer des chiffres: selon l’Office fédéral de la statistique, chaque ménage en Suisse sort
de sa poche, en moyenne, 64 francs par mois pour les soins dentaires, somme qui a peu augmenté ces dernières années et qui ne suit pas l’augmentation constatée dans les autres domaines de la santé. «Est-il alors vraiment judicieux d’ajouter des frais administratifs à ce montant, certes non négligeable, mais raisonnable? Mais alors, comment permettre à ceux qui n’en
ont pas les moyens d’accéder aux soins? En renforçant et élargissant les aides ciblées actuelles.
«Cette solution a pour avantage de s’appuyer sur des rouages administratifs existants; de plus,
elle est modulable, adaptable. Notre association se mobilise depuis de nombreuses années
pour soutenir ce pan social de la médecine-dentaire, souvent méconnu. Le canton de Vaud
consacre à l’heure actuelle un budget annuel de l’ordre de 30 millions de francs pour soutenir
ce dispositif. Les médecins-dentistes membre de la SSO-Vaud y participent en acceptant entre
autres d’appliquer, dans ce contexte, un tarif qui est resté inchangé depuis 20 ans. jft
L’assurance coûterait
entre 254 et 355 mios
La gauche vaudoise, appuyée par les syndicats, en lançant son initiative «Pour le remboursement des soins dentaires», propose
de mettre en place une assurance publique
cantonale couvrant les soins de base pour
l’ensemble de la population, soulignant que
les soins bucco-dentaires sont aujourd’hui,
pour l’essentiel, à la charge des ménages.
Pour beaucoup d’habitants, ils relèvent du
luxe, affirment les initiants, pour lesquels
il faut accélérer l’accès aux soins et la politique de prévention.
Leur crédo: la santé buccale des classes défavorisées serait plus mauvaise que celle
des classes moyennes et aisées. Chez les 5059 ans, les sujets à faibles revenus auraient
en moyenne trois dents de moins que dans
le groupe aisé. Le financement serait assuré
par un prélèvement paritaire sur les salaires
soumis à l’AVS, payé pour moitié par les employés et pour moitié par les employeurs.
Selon une estimation, le coût devrait s’établir entre 254 et 355 millions par an et le
taux de cotisation osciller de 0,47 à 0,65%.
Et de rappeler qu’en Allemagne, les soins
dentaires sont payés par l’assurance-maladie, ce qui représente environ 300 francs par
personne et par an.
Ces montants permettraient de couvrir les
traitements de base, y compris les frais de
prévention et d’orthodontie, assurent les
initiants. Les soins purement esthétiques ou
de confort ne seront pas remboursés. Les
tarifs des actes médicaux seront négociés.
L’initiative prévoit aussi la création d’un réseau de policliniques dentaires régionales.
Il en faudrait au moins quatre, une par région. Actuellement, seule Lausanne en possède une. jft
stérilisation et le suivi des instruments
deviennent inutile car chaque instrument est neuf et n’a jamais subi de contraintes. Depuis que j’utilise RECIPROC®,
j’ai plus de plaisir avec l’endo !“
Dr. méd. dent. Claudius Gmür, Kloten, Suisse
Une communication du Dr Bernard E. Thilo
DMD, CFP SSO en Endodontie
one file endo
www.vdw-dental.com
Traitement de racine avec la technique Reciproc:
Depuis 3 ans je travaille avec des systèmes réciproques. Après avoir essayé plusieurs techniques,
ma préférence s’est portée sur le système Reciproc de VDW, quiRZ_Anzeige_Rec_FR_105x297_100314_Gmü
remplit le mieux mes exigences r.indd
en matière de traitements endodontiques. J’apprécie la mise en forme du canal radiculaire avec un
seul instrument à usage unique. De plus, la réciprocité, qui est un mouvement alternatif, une rotation anti-horaire puis un plus petit mouvement horaire permettant de relâcher le couple de torsion de
la broche, offre l’avantage de minimiser les fractures d’instruments. La réciprocité et la forme des instruments sont prévues pour exploiter au mieux les caractéristiques physiques du Nickel Titane. Avec
cette méthode j’ai traité plus de 800 canaux radiculaires.
1
11.
Mon protocole de traitement avec la technique Reciproc, utilisation de l’instrument R25
Exploration du canal
Après ouverture de la couronne selon les principes des cavités d’accès endodontiques et de localisation des canaux, on procède à l’exploration du canal à traiter, avec une broche No 10, en introduisant
cette dernière avec des mouvements alternatifs jusqu’à 2mm de la longueur de travail (LT) estimée. La
broche ne doit pas travailler contre les parois, il s’agit de vérifier la perméabilité du canal. En effet, l’instrument R25 n’est utilisable que si la broche glisse passivement jusqu’à la LT. Dans le cas contraire ou si
la broche sort courbée, il faut aléser avec une broche de 15 et ou 20 jusqu’à la LT pour créer un «Glide
Path», puis utilisation normale du R25. En cas de courbure abrupte du canal ou en cas de double courbure de la racine, il faut aléser le canal manuellement. Les broches Reciproc ne peuvent être employées
que jusqu’à la courbure.
Irrigation avec du NaClO
L’irrigation est un point important dans la réussite d’un traitement de racine. On procède au rinçage avec du
NaClO 3 à 5%. L’irrigation se répète entre chaque étape. Le NaClO est chauffé avec la pointe d’un «heat
carrier», 3-4 secondes de chauffe puis 3-4 secondes de pause. Le pouvoir désinfectant et dissolvant des
tissus par le NaClO est fortement augmenté.
Instrumentation avec R25 (taper total 4% et diamètre 25 à la pointe, taper de 8% sur les 3 premiers
mm) selon la technique «crown down».
L’instrumentation avec la broche à bague rouge de Reciproc R25 se fait par des mouvements de «pecking». On place l’instrument dans le canal sans force et on le retire dès qu’il s’engrène. Pas plus de 3
peckings de suite ne doivent être faits, l’instrument est alors retiré. Ne jamais mettre de pression sur l’instrument. Si la progression est stoppée, n’insistez pas, retirez l’instrument, rincez, vérifiez la perméabilité.
Mesure électronique de la LT avec la broche de 10
La LT se mesure jusqu’à la constriction apicale. Sur le dentomètre, qui est intégré au VDW Gold, le voyant
lumineux ne doit pas être rouge. En général la mesure est à 0.25 mm de l’apex.
Instrumentation jusqu’à la LT
Le «pecking» est répété jusqu’à la LT toujours par épisode de 3 mouvements. L’instrument est nettoyé
et un rinçage avec NaClO est fait entre chaque épisode. Après l’irrigation, une révision de la LT avec la
broche de 10 est nécessaire. Tous les instruments, rotatifs ou réciproques, sont très efficaces, mais ne pas
les laisser tourner plus de 3 fois à l’apex, sinon on a une ovalisation de l’orifice apical.
Rinçage final
Pour une irrigation efficace, du NaClO et de l’EDTA 17% sont alternés, le dernier rinçage étant toujours de
l’EDTA. L’EDTA à l’avantage d’ouvrir les tubulis dentinaires, de neutraliser le NaClO et de laver des facteurs de croissance présents dans la dentine qui favorisent la guérison péri apicale. Pour potentialiser le
Avantages du système Reciproc.
• Réalisation d’une préparation cana-
laire avec 1 seul instrument.
• Très peu de fractures d’instruments,
la réciprocité et la forme des instruments étant prévues pour exploiter au
mieux les caractéristiques physiques
du Nickel Titane. (Kiefner P , Ban M,
De-Deus G. Int Endod J. 2013 Jul 12.
Is the reciprocating movement per se
able to improve the cyclic fatigue resistance of instruments?)
• Grande efficacité de travail des instruments Reciproc.
• Pointe non coupante, pas de risque
de perforation.
• Instruments prévus pour un usage
unique, sécurité biologique et pas de
nettoyage.
• La forme des instruments, angle final de 4°, respecte les tissus den-
24 | 25
mise en forme avec un seul instrument
.03.14 10:53
NaClO on le chauffe avec un «heat carrier» et on l’active avec les ultrasons ou un Endoactivator® selon
un protocole précis. Avec une loupe ou un microscope, on contrôle que le liquide reste transparent après
activation, ce qui signifie que le canal est débarrassé des débris.
Séchage final
On utilise des pointes de papier calibrées, elles s’insèrent précisément à la LT de l’instrument R25.
Obturation avec un cône gutta qualibré Reciproc R25
Essai du cône: celui-ci doit aller jusqu’à la LT déterminée. Si l’on note un dépassement, il faut le raccourcir jusqu’à la LT. On applique un peu de ciment à l’entrée du canal puis on le répartit sur les parois soit
avec une mèche papier, soit avec l’instrument Reciproc en rotation horaire en utilisant le programme des
forets Gates. Ou procède alors à l’insertion du cône et à la condensation verticale, avec des fouloirs à bout
plat, du cône de gutta préalablement ramolli par la chaleur du Heat Carrier,
Concordance des cônes de gutta et mèches papier avec R25.
Le système Reciproc est étudié pour que les cônes de gutta et les mèches papier s’insèrent sans difficulté dans le canal préparé avec l’instrument R25. La concordance entre instruments, mèches papier et
cônes gutta existe aussi pour les instruments R40 et R50, les 2 autres dimensions des broches Reciproc.
Utilisation des R40 et R50.
Le protocole est le même que pour R25, les broches à insérer passivement sont de diamètre 20 pour R40
et 30 pour R50. Il faut noter que ces dimensions sont beaucoup moins utilisées que le R25, seul des gros
canaux droits et le canal distal des molaires inférieures nécessitent parfois un diamètre supérieur à R25.
taires dans la partie coronaire du canal. Il y a moins d’ablation des tissus
qu’avec des instruments avec un angle
de 6°. La dent est moins affaiblie, limitant ainsi les risques de fractures
des racines.
• L’adéquation de la concordance des
cônes de gutta, Guttafusion et mèches
papier avec les instruments Reciproc,
non seulement facilite le travail mais
améliore également la qualité du traitement de racine.
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de temps lors de la préparation des
canaux ce qui permet de passer plus
de temps pour le nettoyage chimique
avec le NaClO et l’EDTA, augmentant
ainsi le succès des traitements de racines.
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Obturation avec GuttaFusion
Après la mesure à la LT et le chauffage de la pointe GuttaFusion, on introduit la pointe dans le canal radiculaire préalablement enduit de ciment. Le manche de la pointe GuttaFusion se sépare aisément en le
pliant à angle droit et en le tournant. L’obturateur et son tuteur sont entièrement en gutta-percha, ce qui
facile la séparation et la préparation d`un espace pour le tenon. La gutta enrobant la tige centrale, ramollie
par la chaleur, est condensée verticalement dans le tiers coronaire du canal radiculaire.
Cas Cliniques
Exemple de traitements de racines dents #44,45 faits avec
une broche de 10 et un Reciproc R25, obturation avec des
pointes GuttaFusion. Ciment AH+
A droite: traitement de racine de la dent #36 fait
avec une broche de 10 et un Reciproc R25, obturation avec des pointes Gutta et condensation verticale. Ciment AH+. Notons la préservation des tissus
dentaires dans la partie coronaire des canaux.
6
8
10 11.5 13
16
3.3 4.1 4.8 5.7
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doté d’un pilier modifiable (qui peut être raccourci de 2 mm) et à
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de longueur. Ce nouveauté produit est compatible avec NobelActive® de Nobel Biocare™ et NobelReplace® CC. Avec cet implant, vous avez tout ce dont vous avez besoin pour obtenir d’excellents résultats. Le All-in-One packaging inclut: implant, vis de
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Contacts Implant Direct Romandie:
Régis Combalbert Territory Manager Romandie
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TRAITEMENTS
Quand les dents d
La poussée dentaire est un p
C’est à partir de l’âge de quatre mois que
les dents, appelées dents de lait, apparaissent chez les tout-petits. Les deux incisives du bas sont les premières dents
à percer la gencive, suivies de celles du
haut vers huit mois. Les autres dents
transpercent la gencive progressivement. Les premières molaires prennent
place puis les canines suivent et enfin les
secondes molaires. Vers l’âge de 30 mois,
votre enfant possède une vingtaine de
dents. «Ce calendrier reste toutefois aléatoire. L’ordre et le rythme varient selon
les enfants», explique un pédiatre et infectiologue, le Dr Robert Cohen.
Biologique &
Conservateur
Chez certains bébés, l’éruption des dents
ne se déroule pas sans peine. Elle s’accompagne de pleurs, de rougeurs des
joues et des fesses ou encore d’une
perte d’appétit manifestant la douleur
ressentie par les tout-petits. «C’est cette
douleur que les parents doivent traiter»,
ajoute Robert Cohen. Selon le spécialiste, seuls deux moyens sont efficaces.
L’anneau dentaire froid, préalablement
conservé dans un réfrigérateur, permet
de calmer la douleur. Ou bien, un médicament antidouleur, tel le paracétamol.
D’autant plus que «ces méthodes ont
peu d’effets indésirables», ajoute-t-il.
Quant aux gels gingivaux ayant pour objectif d’anesthésier la douleur, leur application convainc moins le pédiatre. «Il n’y
a aucune preuve d’efficacité et quelques
doutes sur des effets secondaires». Selon lui, la poussée dentaire est un phénomène physiologique sur lequel il vaut
mieux éviter d’agir.
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Associer des maladies comme la gastro-entérite, l’otite ou encore la rhinopharyngite, à l’éruption dentaire est une
croyance fortement répandue dans l’esprit des parents. En fait, ces maladies
sont plus fréquentes entre 4 mois et 2
ans, âge ou toutes les dents sortent, d’où
28 | 29
e bébé poussent, comment soulager la douleur
hénomène physiologique incontournable, mais que faire pour le réduire?
les coïncidences temporelles. L’idée reçue doit être bannie. «Ces maladies ne
sont pas dues à la poussée dentaire: elles
nécessitent un diagnostic et un traitement spécifique», avertit le pédiatre.
Dans ce cas de figure, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin et ne pas
se contenter de l’apparition des dents
comme cause des symptômes.
Une autre idée reçue est également ancrée dans l’esprit des parents. Il s’agit de
la fièvre manifestée pendant la période
de la poussée dentaire. Elle, non plus,
n’est pas un symptôme. Elle peut être
due à une autre maladie. «Lorsque les
enfants ont de la fièvre, durant cette période, les parents doivent faire abstraction de l’éruption dentaire. Et s’interroger sur d’autres facteurs», assure-t-il. «Il
faut donner un médicament contre les
symptômes qui accompagnent la fièvre
en fonction des besoins selon une dose
adaptée au poids et à l’âge de l’enfant et
ne pas hésiter à consulter si la fièvre est
élevée ou si elle se prolonge au-delà de
quelques jours». Certaines traditions appellent à frotter la gencive avec du sucre
pour faciliter la percée de la dent. La méthode est douloureuse, mais surtout
augmente considérablement le risque
de caries.
Enfin, dès l’éruption de la première dent,
vous pouvez emmener votre enfant chez
un dentiste ou pédodontiste. Celui-ci
pourra vous donner de précieux conseils
pour accompagner les poussées dentaires. δ
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De plus en plus de Suisses
De plus en plus de Suisses souhaitent
embellir leur dentition pour augmenter leur succès professionnel. Certains
chefs vont même jusqu‘à demander à
leurs employés de le faire, relate le quotidien 20 Minutes. Diverses études ont démontré qu‘une apparence soignée aidait
à avoir du succès, tant dans sa vie privée
que professionnelle. Depuis quelques années, certaines cliniques dentaires suisses
constatent une hausse des interventions
pour des raisons esthétiques.
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des canaux radiculaires efficacement et
en toute confiance, sans avoir peur des
fractures instrumentales. Le mouvement
de réciprocité m’en donne la sécurité.
J’aime le fait que ce système soit stérile
et à usage unique : ainsi le nettoyage, la
stérilisation et le suivi des instruments
deviennent inutile car chaque instrument est neuf et n’a jamais subi de contraintes. Depuis que j’utilise RECIPROC®,
j’ai plus de plaisir avec l’endo !“
Dr. méd. dent. Claudius Gmür, Kloten, Suisse
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«Depuis cinq ans, nous avons de plus en
plus de patients qui viennent nous voir
pour avoir davantage de succès dans le
monde du travail», confirme Umberto
Schläpfer, membre du Dental Center Limmattal à Dietikon (ZH). Selon lui, certaines
personnes viennent même se faire blanchir ou redresser les dents à la demande
de leur patron.
Andrea Della Chiesa, de la Dent Care Clinic à Liestal (BL), a lui aussi déjà traité plusieurs patients dont le chef souhaitait une
plus belle dentition. «La plupart de ces
personnes travaillent dans des banques
et ont un contact direct avec la clientèle.
Il est apparemment très important d‘avoir
une apparence soignée dans ce milieu»,
explique le dentiste.
Il ne suffit pas d‘avoir de belles dents pour
faire carrière, tempère pour sa part Christoph Hickert, coach professionnel diplômé: «C‘est le tout qui compte!» De l’avis
de nombreuses personnes, un patron n‘a
par ailleurs pas le droit de discriminer
quelqu‘un à cause de ses dents, de forcer
un employé à aller chez le dentiste ou de
licencier un collaborateur pour son apparence physique: «Tant que la personne est
soignée, le chef n‘a pas le droit de se focaliser sur des détails esthétiques», explique
Rainer Mössinger, du service juridique de
la société suisse des employés de commerce. δ
30 | 31
dentiste par leur patron
souhaitent ou doivent embellir leur dentition pour raison professionnelle
La gouttière antironflements bientôt remboursée?
Les spécialistes demandent depuis des
années que les gouttières anti-ronflement, moins invasives que le masque
à air, soientt également pris en charge
par l’assurance de base. Sans résultat
pour l’heure. Cette gouttière qui se glisse
entre les dents, avance la mâchoire et
laisse passer l’air, est utilisé pour soulager les gros ronfleurs ou ceux qui font
de l’apnée du sommeil. C’est la troisième fois en trois ans que les médecins
du sommeil, pneumologues, neurologues, ORL, chirurgiens maxillo-faciaux et
dentistes reviennent à la charge ils souhaitent que les orthèses d’avancement
mandibulaires soient inscrites sur la liste
dite LIMA (liste des appareils obligatoirement pris en charge dans le cadre de
l’assurance obligatoire des soins). On leur
a déjà dit non deux fois, ils espèrent que
l’Office fédéral de la santé publique dira
oui cette fois.
C’est que l’alternative, le masque à air,
est plus invasive et moins bien tolérée –
20 à 25% des utilisateurs y renoncent. De
plus, plusieurs de pays voisins, comme
la France, l’Allemagne ou la Belgique par
exemple, remboursent déjà ce dispositif.
«C’est regrettable, d’autant que ce dispositif est plus économique: il coûte environ 1300 francs et dure trois ans, alors
que la location d’un masque à air revient à environ 100 francs par mois, ce
qui fait 3600 francs sur la même période»,
constate le Dr Raphaël Heinzer, médecin
responsable du Centre d’investigations et
de recherche sur le sommeil au CHUV. δ
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Tout savoir sur les progrès en implantologie
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Les 3 et 4 avril derniers, le Congrès Euro Implanto a abordé le thème « Innover pour progresser ». Pour cette
seconde édition, des centaines de congressistes se sont rendus à Nice. Le concept de ce congrès impose
aux conférenciers un exposé court de 20 minutes pour aller à l’essentiel. Cette dynamique permet aux participants d’assister à une multitude de conférences (43 en 2 jours) qui vont témoigner de la multiplicité des
systèmes. La première édition, il y a deux ans, sur le thème «L’expérience clinique confrontée aux dogmes:
aller à l’essentiel», s’était déroulée avec brio. Le second Euro Implanto s’est inscrit dans la dynamique des
nouvelles technologies: proposer un congrès avec un thème ouvert sur les progrès en implantologie tout
en conservant un débat de haut niveau.
Les organisateurs se sont attendus à un très grand engouement. Cette année, le congrès était également
ouvert aux prothésistes dentaires, assistantes et étudiants. Cette édition était notamment soutenue par
tous les grands laboratoires. Sa mission: faire progresser sensiblement la science et la qualité de la pratique
de l’implantologie dentaire et maxillo-faciale. Invitié «star» d’Euro Implanto: Carl Misch (USA), le «numéro 1»
mondial de l’implantologie. Il a apporté sa vision sur la controverse concernant le nombre d’implants pour
les prothèses complètes implanto-portées. Autre thème majeur: sur le plan biologique, la réponse du tissu
osseux autologue à partir de greffe de dentine autologue, démarche extrêmement prometteuse et économiquement avantageuse pour les patients. Les ostéotenseurs matriciels qui optimisent le site osseux du patoute
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32 | 33
ACTUALITé
Parents en cabinets
Fribourg revoit sa loi dentaire scolaire
Dès 2016, tous les parents fribourgeois pourront accompagner leurs enfants
en âge de scolarité dans les cabinets dentaires. Aujourd’hui, ce n’est pas
toujours possible lorsque les soins sont prodigués dans les deux cliniques
mobiles du Service dentaire. Un projet de refonte de la loi cantonale sur la
médecine dentaire scolaire sera discuté en automne prochain. S’il passe la
rampe, tous les soins seront alors donnés dans des cliniques fixes. Cela permettra aux dentistes de mieux sensibiliser les parents aux mesures prophylactiques recommandées. Surtout, l’évolution technologique des soins dentaires impose des adaptations et les cliniques mobiles ne sont plus équipées
pour tous les soins.
Selon l’avant-projet qui vient d’être publié, la prophylaxie et les contrôles
obligatoires annuels durant toute la scolarité sont maintenus. Il maintient
aussi l’autonomie des communes qui peuvent soit créer leur propre service
dentaire (ce n’est le cas d’aucune d’elle), soit passer une convention à un tarif librement négocié avec un cabinet privé, soit recourir au Service dentaire
scolaire (c’est le cas pour les quatre cinquièmes).
LIVRES
Les restaurations temporaires
Le rôle des restaurations temporaires n’est
plus à démontrer. Mais leur réalisation temps
par temps n’a jamais été bien codifiée, ni
détaillée : matériels, matériaux et protocoles
de fabrication sont présentés en fonction des
objectifs esthétiques, parodontaux, pulpaires,
fonctionnels, etc. Présentées sous la forme
de nombreuses situations cliniques illustrées, toutes les techniques de confection de
prothèse provisoires de longue durée (depuis
l’auto-moulage au fauteuil jusqu’à la réalisation
au laboratoire) permettent la meilleure gestion
de l’environnement clinique et psychologique
de vos patients.
PARIS J.-C., FAUCHER A., BROUILLET J.-L.,
ORTET S., RICHELME J., CAMEONTE G.
Quintessence international | 120 p.
ISBN: 978-2-36615-006-3
L’avant-projet conserve les quatre piliers sur lesquels repose la médecine dentaire scolaire fribourgeoise: la prophylaxie, la pédodontie et le dépistage. Les
parents gardent cependant le libre choix du dentiste traitant. De même, une
aide financière des communes aux parents à revenu modeste est maintenue.
L’avant-projet ancre aussi le principe de subsidiarité de l’Etat par rapport
aux cabinets privés. «L’Etat n’est pas concurrent des privés mais complémentaire», souligne Alexis Overney. Ce principe de subsidiarité s’applique en particulier en orthodontie car, dans ce domaine, il y a pénurie d’orthodontistes.
L’Etat a aussi comme mission de tenir des statistiques qui, curieusement, font
défaut dans le domaine de la médecine dentaire scolaire. δ
Traitements orthodontiques invisalign
Le concept «invisalign» (une succession de
gouttières transparentes) représente une
approche orthodontique innovante pour
l’omnipraticien comme pour l’orthodontiste
confronté à l’aspect inesthétique de la plupart
des mécaniques utilisées. Description très
détaillée des protocoles cliniques par l’un des
spécialistes français.
BOUCHEZ R.
Quintessence International | 144 p.
IISBN : 978-2-912550-65-1
©Eric Le Roux/Communication/UCBL
ESCAPADE
Le Musée dentaire de Lyon: le plaisir de la re
L’histoire de l’art dentaire est suffisamment riche pour que la conservation
d’éléments significatifs soit assurée et qu’un lieu spécifique lui soit consacré
et surtout.
En 1979, trois dentistes lyonnais, François Brunner, François Dewars et François Emptoz, emportés par leur passion de l’histoire, créèrent le Musée dentaire de Lyon à une époque où la modernisation rapide des cabinets entraînait
le renouvellement du matériel tombé en désuétude. Depuis cette date, le musée est hébergé par la Faculté dentaire de Lyon, grâce au soutien constant des
doyens qui s’y sont succédé.
Une remarquable série de fauteuils et Units (du XIXe siècle à nos jours) permet de suivre l’évolution de l’ergonomie des cabinets. Une vingtaine de vitrines exposent les instruments de dentisterie, de chirurgie, la prothèse, la radiologie dentaire, etc....
Ce musée restitue l’ambiance du cabinet dentaire de la fin du XIXe siècle, période où naquit réellement la dentisterie moderne, toute imprégnée des technologies de son temps, avec la fée électricité et l’appropriation de matériaux
nouveaux comme le caoutchouc ou l’aluminium, ainsi que l’amélioration de
techniques plus anciennes comme la métallurgie et la céramique. δ
www.univ-lyon1.fr/recherche/patrimoine-scientifique/musee-dentaire-de-lyon-197654.kjsp
©Eric Le Roux/Communication/UCBL
Le Musée et sa bibliothèque comprennent des collections d’objets datant du
XVIIIe siècle à nos jours, de nombreux ouvrages anciens et de nombreux documents divers.
34 | 35
©Eric Le Roux/Communication/UCBL
constitution de vrais cabinets
Le Musée dentaire de Lyon est situé
dans les locaux de la Faculté d'odontologie. Il est incontestablement un des
plus importants et plus riches musées
de la spécialité au niveau international.
Il est en effet assez rare de trouver à la
fois une collection très complète tant
en gros matériel qu’en petite instrumentation, avec en plus des pièces exceptionnelles.
Toutes les spécialités et techniques plus
ou moins récentes y sont représentées.
Parallèlement aux collections est adjoint un centre de documentation spécifique à l'histoire de l'Art dentaire absolument remarquable. N'oublions pas
les importantes réserves de ce musée.
Les collections sont présentées dans de
grandes vitrines au milieu de reconstitutions de cabinets dentaires et présentations d'équipements permettant de
suivre chronologiquement l'évolution
des cabinets de 1860 à 1960. δ
High tech
Applications iPad pour dentistes
La communication en cabinet monte dans le train des smartphones
Depuis l'arrivée des iPads, bon nombre de
praticiens ont pris conscience qu'une nouvelle approche dans la communication
avec le patient s'ouvrait. Voici une sélection
non exhaustive d'applications en français.
Explaneo
Explaneo propose une application iPad
spécialement conçu pour la présentation
au patient. Le cœur de ce logiciel consiste
en des animations 3D commentées de
haute qualité. Accessibles très facilement
grâce à une navigation intuitive, les animations visualisent les soins dentaires proposés au cabinet. Ludiques, informatives,
concises, les animations sont classées par
thèmes et expliquent d’une façon simple
les plans de traitement même les plus
complexes. La visualisation est sans scalpel,
sans foret, sans seringue. La communication avec le patient devient plus facile et rapide: animations 3D commentées, présentation de cas cliniques avant/après, fiches
conseil explicatives, mode dessin tactile,
accès aux radios panoramiques...
Les implantologues ou parodontologues
ne sont pas en reste, avec des applications
comme iMuco-récessions gingivales ou
IChiroPro.
iMuco-récessions gingivales
iMuco-récessions gingivales (Carcuac-Elharar 2011, 2012) est une application pour
iPad disponible sur l'AppStore. Cet outil
d'aide au traitement des récessions gingivales est basé sur les preuves scientifiques actuelles. L'application aide l'opérateur dans cette analyse pré-chirurgicale
et guide ce dernier vers le choix de la technique de chirurgie plastique appropriée
au défaut gingival à traiter. Le contenu de
la trousse micro-chirurgicale adaptée à la
chirurgie muco-gingivale est présenté en
détail dans l'application.
IChiro PRO
IChiro PRO (Bien-Air) permet de piloter sa
console d’implantologie via une interface
conviviale sur iPAD. Simple d’utilisation,
on y retrouve les programmes de poses
d’une quinzaine de marques d’implants
sur le marché avec la possibilité d’en ajouter de nouvelles. Types d’instruments, vitesses, couples, tout est prévu pour rendre
l’usage du i Chiropro élémentaire et ergonomique. Les paramètres d’opérations
sont modifiables en direct: vitesse, couple,
sens de rotation, débit de l’irrigation, activation de l’enregistrement des données,
etc. Il est possible d'accéder en tout temps
au dossier du patient et même d’imprimer
et d'exporter les données relatives au traitement du patient.
Deux applications (implantologie et chirurgie) sont disponibles et téléchargeables
gratuitement sur l’Apple Store
dcstory
L'application dcstory pour Ipad semble assez intéressante pour communiquer sur
une panoramique: on peut effectuer des
schémas sur les panoramiques, rajouter
des implants, effectuer un dessin de soulevé de sinus, écrire des informations sur la
panoramique, puis envoyer le tout au patient, sauvegarder...
Dentalpad
Webdentiste propose désormais une application Dentalpad pour renseigner et
conseiller les patients en expliquant les
plans de traitement grâce à une présentation positionnant les diverses reconstitution prothétiques sur une panoramique
ainsi que d'enregistrer des vues avant/
après. L'application permet également
de planifier et illustrer des devis ainsi que
d'envoyer une commande à son laboratoire. δ
36 | 37
RELATIONS PATIENTS-DENTISTES (17)
30 000 images pour faciliter la relation
entre patients et médecins
Contenant plus de 30 000 images, l’application Natom viewer permet de visualiser des planches anatomiques regroupées par spécialités médicales. Conçue pour servir d’outil d’éducation thérapeutique, elle ambitionne d’améliorer la qualité de l’information
médicale et de la relation patient/médecin.
Chaque planche est créée par un illustrateur médical dont les
images, mises à jour régulièrement, sont validées par un spécialiste. Dans l’application, le médecin ou le patient peuvent ouvrir
l’image correspondant à la pathologie qu’ils souhaitent. Elle peut
être annotée, envoyée par mail ou stockée dans un dossier patient.
Le coût d’un pack médical varie entre 1,79 € pour la spécialité athérosclérose avec 10 planches à 3,59 euros pour la spécialité dentaire en 31 planches. L’utilisation des images est libre de droit, elles
peuvent être employées pour créer des supports de communication ou d’information. Cette application a été mise au point par
une agence digitale santé, installée près de Montpellier. δ
Capture d’écran
met en
Un dentiste
atient:
garde son p
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- Vous avez
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ne pas suiv
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dents.
- E t après?
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- Après? Vo
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mordrez le
Venez nous retrouver à Dental 2014 | stand F 20
VITE DIT
L’art de se maquiller au fil dentaire...
Pour coller à l’esprit 80′/post-punk d’un créateur belge qui a le
vent en poupe, Versace lui a confié la direction artistique de sa
capsule Versus pour la prochaine saison. Tom Pecheux, le maquilleur-star et creative make-up director pour Esthée Lauder, dévoile
ses partis pris: «La mode d’Anthony Vaccarello incarne la Française
saine et sophistiquée. Nous avons commencé par composer un
teint lisse, très naturel, sur lequel nous avons apposé des stries de
couleur au fil dentaire.» Une double ligne d’eyeliner noir autour
des yeux, loin du contour, et des «griffes» rouges, appliquées avec
du rouge à lèvres.
L’idée lui est venue chez le dentiste, d’utiliser ce fil pour tracer des
lignes droites et volontairement imprécises. Le make-up artist précise que lorsqu’il a mis cette technique au point il y a 15 ans, le
fil dentaire n’était pas ciré, la méthode était plus radicale et plus
artisanale encore (si on peut dire). On commence par enrouler
solidement un morceau de fil d’une trentaine de 30 cm autour
des deux index. Puis on demande la complicité de quelqu’un pour
enduire le fil tendu de la teinte souhaitée. On appuie ensuite le fil
sur la paupière, le haut de la joue, ou finalement la partie souhaitée
du visage. Une fois ou plusieurs, en déplaçant le fil ou non selon
l’épaisseur de trait voulue.
Migraines? Stop au chewing-gum
Les résultats d’une l’étude menée par l’Université de Tel Aviv
(TAU) sont sans appel: 87% des adolescents qui cessent l’usage
du chewing-gum sont soulagés de leurs migraines. Publiée dans
la revue Pediatric Neurology, l’étude explique comment l’arrêt de
cette mastication peut soulager de nombreux cas de migraines et
de céphalées de tension chez les adolescents sans avoir recours
aux médicaments.
Les maux de tête sont fréquents dans l’enfance et plus encore à
l’adolescence, en particulier chez les filles, rappelle le Dr Nathan
Watemberg de la TAU. Stress, fatigue, manque de sommeil, chaleur,
jeux vidéo, bruit, lumière du soleil et des écrans, tabagisme, alimentation irrégulière et premières règles sont autant de facteurs
typiques de déclenchement de la migraine chez les jeunes. On
avait tout envisagé sauf le chewing-gum. δ
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la lecture pour votre
salle d’attente
Mots 6 lettres
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Mots 7 lettres
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