Les villas de Lucques. Délices de la campagne Die Villen

L’œuvre s’articule en deux volumes: Les villas de Lucques. Délices de la campagne illustre modèles et
moyens de l’utile et du plaisir que la société lucquoise projette dans la vie de la campagne entre le MoyenAge et le XIXème siècle; centres de gestion du territoire, demeures d’apparat, lieux de délices, théâtres
d’expérimentation des arts, le volume en dessine l’histoire à travers l’ampleur des thèmes, les images, les
entrelacs d’architecture, société, économie, culture, histoires de familles et de marchés. Le second volume,
Jardins lucquois. Le théâtre de la nature entre ville et campagne, aborde le thème du jardin comme expression autonome, architecture construite avec la nature, lieu de rencontre d’arts et d’artifices, de culture
matérielle et spirituelle, de savoirs et de métiers, qui relie les jardins des palais et des monastères urbains
à ceux des villas, les vergers médiévaux aux théâtres d’eau baroques, le sentiment de la nature libre au revival classiciste du XXème siècle, dans le cheminement d’une culture ouverte à des expérimentations et
des enrichissements continuels qui trouve dans le contexte lucquois un territoire d’excellence.
L’autrice des deux volumes, Maria Adriana Giusti, professeur au Politecnico de Turin, est une chercheuse
connue au niveau international, en particulier dans le secteur villas et jardins historiques.
Notes, bibliographies et fiches de Gilberto Bedini et Maria Adriana Giusti. Photos de Luca Lupi.
Caractéristiques de l’oeuvre: Volume inséré dans un élégant étui, de 296 pages, imprimé en quadrichromie, sur papier couché opaque de 150g/m², relié fil de coton, format 24cm x 33cm. Couverture en toile
avec impressions en or, également sur le dos. Jaquette imprimée en quadrichromie sur papier couché de
200g/m² plastifiée. Pages de garde avec images imprimées en quadrichromie. Editions en italien, anglais,
français et allemand. ISBN 978-88-96527-28-3
Les villas de Lucques. Délices de la campagne
Maria Adriana Giusti
Le paysage-jardin des villas lucquoises
La villa lucquoise représente un unicum paysagiste qui se répand entre le XIVème et le XIXème siècle dans
le territoire autour de la ville. Campagne d’une beauté exceptionnelle, comme observe Montaigne au
XVIème siècle, où les nobles ont construit leurs demeures, et Georg Christoph Martini, au début du XVIIIème,
s’applique à décrire les caractéristiques de chaque villa par rapport au contexte. Un pèlerinage à la recherche
de la variété, qui se déroule en une succession de tableaux, de vues, insistant souvent sur la vocation théâtrale de la villa: longue allée de cyprès qui trace des lignes ordonnées dans la campagne et guide le parcours,
clôture aux portails ornés à la rustique, palais qui se dresse sur l’esplanade herbeuse, jardin avec ses
statues et ses jeux d’eau, raretés botaniques, techniques de culture et diverses curieuses divagations.
Chaque élément fait partie d’un projet d’organisation de la nature et la nature, même quand elle est laissée
à son “désordre” apparent, sert d’élément connectif aux vergers, aux jardins, aux cultures agricoles. Le
jardin devient, comme la poésie, objet d’émerveillement, et les villas de Lucques la plus haute expression
de cette “société courtoise”, qui prédispose l’esprit à la poésie, comme affirme l’arcade Filandro Cretese
au XVIIIème siècle. Deux siècles plus tard, le paysagiste américain Charles Sutton observe: “entre les verts
bastions et la noble chaîne montagneuse, la plaine, fraiche et verdoyante, est elle-même un jardin”, donnant
la vision d’ensemble que Lucques conserve encore, avec les terrasses vertes des murs de la ville et le paysage des villas situées aux abords mêmes de la cité.
PubliEd s.a.s.
via di Tempagnano, 150 - 55100 Lucca - Italy
tel. (+39) 346 0941723 - fax (+39) 0583 490045
[email protected] - [email protected] - www.publiedsas.it
Das Werk gliedert sich in zwei Bände: Die Villen von Lucca. Die Freuden des Landes illustriert die Modelle
und Arten von Nutzen und Genuss, die die Luccheser Gesellschaft zwischen 14. und 19. Jahrhundert in das
Landleben projiziert: Verwaltungszentren, repräsentative Wohnsitze, Orte des Vergnügens, ExperimentierTheater der Künste; der Band umreißt die Geschehnisse in Weite von Themen, Bildern, Verflechtungen zwischen Architektur, Gesellschaft, Ökonomie, Kultur, Geschichte von Familien und Märkten. Der zweite Band,
Luccheser Gärten. Das Theater der Natur zwischen Stadt und Land, betrachtet den Garten als autonomen
Ausdruck, als mit der Natur gestaltete Architektur, Begegnungsort von Künsten und Künstlern, von materieller
und geistiger Kultur, in einer Sicht, in der sich die Gärten der Paläste und städtischen Klöster mit denen der
Villen verbinden, die mittelalterlichen Gärten mit den barocken Wassertheatern, das Gefühl der freien Natur
mit dem klassizistischen Revival des 20. Jahrhunderts, im Fluss einer, gegenüber fortwährenden Erneuerungen
und Bereicherungen offenen Kultur, die der Luccheser Kontext in Vortrefflichkeit repräsentiert.
Die Autorin der beiden Bände, Maria Adriana Giusti, ordentliche Professorin am Polytechnikum in Turin, ist
im Besonderen dank ihrer Forschungen über Villen und historischen Gärten international bekannt.
Anhang und Katalogtexte von Gilberto Bedini und Maria Adriana Giusti. Fotografien von Luca Lupi.
Eigenschaften des Werkes: Buch in elegantem Schuber, 296 Seiten Umfang, Vierfarbendruck, mattes
150-g-Kunstdruckpapier, Zwirnheftung, Format 24 x 33 cm. Leineneinband mit Golddruck, auch auf dem
Buchrücken. Schutzumschlag in Vierfarbendruck auf plastifiziertem 200-g-Kunstdruckpapier. Vorsatzblätter
mit Abbildungen in Zweifarbendruck. Ausgaben in Italienisch, Englisch, Französisch und Deutsch.
ISBN 978-88-96527-29-0
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La villa rustique entre Moyen-Age et temps modernes
Le phénomène de la villa est très précoce à Lucques par rapport au panorama italien. Les premières villas
remontent au début du XIVème siècle et se distinguent par une structure ouverte au dialogue avec la nature,
qui indique de probables relations avec les sites ruraux antiques. Un premier témoignage de ce genre de ré-
Die Villen von Lucca. Die Freuden des Landes
Maria Adriana Giusti
Die Garten-Landschaft der Luccheser Villen
Die Luccheser Villa stellt ein landschaftliches unicum dar, das sich zwischen 14. und 19. Jahrhundert im
Umland der Stadt ausbreitet. Montaigne sieht im 16. Jahrhundert eine Landschaft von außerordentlicher
Schönheit, in der der Adel seine Häuser errichtet hat, während Georg Christoph Martini zu Beginn des 18.
Jahrhunderts versucht, die Besonderheiten jeder Villa im Verhältnis zu ihrem Umfeld zu beschreiben. Ein
Pilgern auf der Suche nach Vielfalt, das sich wie eine Abfolge von Ansichten entwickelt, die die theatralische
Neigung der Villa betonen: die lange Zypressenallee, die gerade Linien in die Landschaft zeichnet und die
Fahrt dirigiert, das mit Rustika gefasste Zufahrtstor, der Palast, der sich über der Rasenfläche erhebt, der
Garten mit Statuen und Wasserspielen, die botanischen Raritäten, die Anbautechniken … Jedes Element
ist Teil eines die Natur ordnenden Entwurfes und selbst wo die Natur ihrer‚ Unordnung’ überlassen scheint,
wird sie Verbindungselement zwischen Nutzgärten, dekorativen Gärten und landwirtschaftlichen Nutzflächen. Der Garten wird, wie die Dichtung, zum Werkzeug des Wunderbaren und die Luccheser Villa zum
höchsten Ausdruck einer ‚höflichen Gesellschaft’, die nach dem arkadischen Dichter Filandro Cretese, die
Seele für die Poesie empfänglich stimmt. Zwei Jahrhunderte später, bemerkt der amerikanische Landschaftshistoriker Charles Sutton, wie „die Ebene, zwischen den begrünten Bastionen und der edlen Kette
der Berge, in ihrer Frische und Grüne selbst ein Garten ist“: ein Gesamteindruck, den Lucca noch heute vermittelt, mit den grünen Terrassen der Stadtmauern und der Villenlandschaft in ihrer unmittelbaren Nähe.
Die ländliche Villa zwischen Mittelalter und Neuzeit
Die Luccheser Villa ist, im italienischen Vergleich, ein sehr frühes Phänomen. Die ersten Villen gehen auf
die Anfänge des 14. Jahrhunderts zurück und zeigen eine zur Natur geöffnete Grundanlage, die auf mögliche
Verbindungen zu älteren ländlichen Ansiedlungen verweist. Ein erstes Beispiel einer solchen, Nutzen und
Genuss verbindenden Residenz, ist die Villa von Castruccio Castracani, Söldnerführer und Herr von Lucca:
sidence destinée à l’utile et au Plaisir remonte aux années vingt du XIVème siècle. Il s’agit de la villa de Castruccio Castracani Antelminelli, condottiere et seigneur de Lucques, un Palatium magnum, avec chapelle,
jardins clos et terrains cultivés qui préfigurent l’isolement de la cour dans le microcosme bien ordonné et
protégé d’une demeure en contact avec la nature. Si la structure du XIVème siècle de la villa de Massa
Pisana est altérée et englobée dans les transformations successives de l’actuelle villa La Principessa, d’autres
résidences présentes dans la campagne conservent leur physionomie médiévale, où l’ornement est surtout
réservé au dessin des ouvertures de forme géminée ou trilobée, avec colonnes de marbres. Un changement
de registre dans l’architecture de la villa lucquoise s’effectue avec celle que Paolo Guinigi, “seigneur de la
Renaissance” réalise dans les Borghi, aux abords immédiats des murs médiévaux. Le “noble palais au très
noble jardin”, Villa Guinigi, conçu comme demeure alternative au palais de ville mais en contact direct avec
les murs d’enceinte, met en évidence les valeurs d’une architecture cultivée, en correspondance idéale avec
les principes de l’humanisme dont elle annonce le sens plus profond du rapport entre architecture et nature
qui est à la base de l’idéologie même de la villa. Construit au début du XVème siècle, le palais de la villa est
caractérisé par un corps unique allongé, avec une galerie d’arcades des deux côtés. L’élément innovateur de
la villa réside surtout dans l’organisation rationnelle et symétrique de l’espace, et dans le rôle central des
galerie et de la grande salle, qui s’ouvrent au dialogue avec le jardin inséré dans l’échiquier ordonné des
Borghi. Trait-d’union exceptionnel entre gothique et renaissance, qui confirme la précocité du phénomène
lucquois de la villa par rapport à la persistance de l’image féodale dans le panorama des villas de l’époque.
Utilitas et Venustas dans la villa lucquoise entre le XVIème et le XVIIème siècle
Destinées aux fonctions de l’utile et du plaisir, les villas contrôlent la campagne productive qui au cours du
Cinquecento s’“humanise” par des contenus éthiques et esthétiques. Vivre en villa représente une sorte
d’affranchissement de la frénésie urbaine, un lieu idéal pour des cénacles culturels, comme le démontrent
les Forcianae quaestiones de l’humaniste Ortensio Lando, composées en 1532 durant un séjour dans la
villa des Buonvisi a Forci. Le personnage-clé de la culture lucquoise de la villa est Giovanni di Vincenzo Saminiati, qui divulgue les principes des Scriptores de re rustica dans son Trattato di Agricoltura, insérant
ein Palatium magnum mit Kapelle, ummauerten Gärten und Ländereien, Abbild der Isolation des Hofes im
geordneten und geschützten Mikrokosmos einer, in Kontakt mit der Natur angelegten Residenz. Die Villa
von Massa Pisana ist in ihrer Grundanlage eingreifend verändert worden und in der Villa La Principessa
aufgegangen, doch haben andere Anlagen ihre mittelalterliche Erscheinung bewahrt, deren Schmuck sich
vor allem auf die Gestaltung der Biforien oder Triforien mit ihren Marmorsäulchen konzentriert. Einen Registerwechsel in der Geschichte der Luccheser Villenarchitektur bedeutet die Villa, die sich der “Renaissancefürst” Paolo Guinigi in den Borghi, in unmittelbarer Nähe der mittelalterlichen Mauern Luccas,
errichten lässt. Der „edle Palast mit dem allerschönsten Garten“, Villa Guinigi, erdacht als Alternative zum
Stadt-Palast, aber in engstem Kontakt zu den Stadtmauern, ist eine gelehrte Architektur, die in ideeller
Übereinstimmung mit den Prinzipien des Humanismus, den vertieften Sinn für das Verhältnis von Architektur
und Natur vorwegnimmt und damit die Grundlage für die Ideologie der Villa selber. Errichtet in den ersten
Jahrzehnten des 15. Jahrhunderts, besteht der Villenbau aus einen einzigen, langgestreckten Baukörper
mit Loggen auf den Längsseiten. Das innovative Element der Villa liegt vor allem in der rationalen und symmetrischen Organisation des Raumes und der zentralen Rolle, die den Loggen und dem Hauptsaal zukommen, die mit dem Garten dialogisieren. Ein außerordentlicher trait d’union zwischen Gotik und Renaissance,
der die Frühreife des Luccheser Entwicklung im Abstand zu dem, das Panorama der zeitgleichen Villen beherrschenden, feudalen Modell bestätigt.
Utilitas und Venustas in der Lucchesischen Villa zwischen 16. und 17. Jahrhundert
Für den Nutzen und das Vergnügen bestimmt, beherrschen die Villen das produktive Land, das im Laufe
des 16. Jahrhundert mit ethischen und ästhetischen Inhalten ‘humanisiert’ wird. In der Villa wohnen, stellt
eine Art von erhabener Befreiung von den städtischen Sorgen dar, der ideale Ort für kulturelle Zusammenkünfte, wie die Forianae quaestiones des Humanisten Ortensio Lando zeigen, die 1532 während dessen
Aufenthalts in der Villa der Buonvisi in Forci entstanden. Die Schlüsselfigur der Luccheser Villenkultur ist
Giovanni Saminiati, der die Prinzipien der Scriptores de re rustica in seinem Trattato di Agricoltura populär
machte, technische, wie auch moralische Fragen behandelte und damit einer familiären und praktischen
ensemble des détails techniques et des questions morales, dans l’expression d’une conception familière
et concrète de la vie en villa. Lui-même propriétaire de terres avec résidence patronale, comme celle de
Meati, pour Saminiati la villa est un système qui naît de la combinaison de plusieurs éléments dont la
beauté coïncide avec l’eurythmie, les proportions, l’ordre rationnel. Elément distinctif et ornement du palais
de villa, la galerie d’arcades contenue dans le volume compact de l’édifice lui est rarement additionnée.
C’est ici, dans le séjour d’été de la famille, que se concentre la dialectique entre intérieur et extérieur, entre
palais, jardin, paysage. Quelques exemples particulièrement significatifs de cette typologie sont villa Buonvisi Oliva à San Pancrazio, Guinigi à Matraia, Parensi à San Michele di Moriano. Entre le Cinquecento et
le Seicento, certaines anticipations compositives et linguistiques qui qualifient le développement de la
villa lucquoise sont présentes dans la résidence suburbaine des Buonvisi terminée en 1586. Un pavillon
noyé dans le jardin, à un seul étage où se trouve l’appartement noble, surmonté d’un entresol et dominé
par l’imposante terrasse surélevée, avec un nymphée masqué par l’ouverture triomphale qui conclut la scénographie de l’édifice et du jardin. L’auteur du projet est Vincenzo Civitali, actif avec Bartolomeo Ammannati
(à Lucques pour la construction du Palazzo Pubblico), avec qui il collabore à ce chantier et d’autres entre
Lucques, Florence et Rome.
La scène des villas et le théâtre de la nature
Entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, la villa se différencie progressivement dans ses fonctions et son
image pour devenir le lieu de représentation idéal de cérémonies, de spectacles, de fêtes. La nouvelle
image marque aussi bien les espaces internes qui s’enrichissent de cycles de fresques avec tableaux illusionnistes, que les jardins qui participent à la narration scénographique de l’ensemble. La culture de la
villa se confronte avec celle d’autres centres italiens (Rome, Florence, Bologne) et avec l’Europe, en particulier avec Paris, capitale politico-diplomatique, et Vienne. En ce sens, un exemple est la Villa Santini de
Camigliano restructurée à partir des années soixante du XVIIème siècle par des architectes et maîtrises
proches du Bernin, avec le jardin frontal inspiré par les artifices scénographiques du grand Le Nôtre qui séjourne probablement à Camigliano en 1679.
Vorstellung vom Leben in der Villa zum Ausdruck verhalf. Für Saminiati, selber herrschaftlicher Grundbesitzer,
ist die Villa ein System, das aus der Verbindung von verschiedenen Elementen hervorgeht, deren Schönheit
sich mit der Eurythmie, den Proportionen, der rationalen Ordnung deckt. Auszeichnendes Element und
Schmuck des Villen-Palastes ist der Portikus, der in der Regel im kompakten Volumen des Gebäudes aufgenommen ist. Hier, im sommerlichen Aufenthaltsort der Familie konzentriert sich die Dialektik zwischen
Innen und Außen, zwischen Palast, Garten und Landschaft. Besonders bedeutsame Beispiele dieser Typologie sind die Villen Buonvisi Oliva in San Pancrazio, Giungi in Matraia, Parensi in S. Michele di Moriano.
Einige kompositorische und sprachliche Vorwegnahmen, die die Entwicklung der Luccheser Villa auszeichnen, finden sich in der stadtnahen Residenz der Buonvisi, die 1586 vollendet wird. Ein vom Garten umgebener Pavillon, nur ein Vollgeschoss mit den herrschaftlichen Wohnräumen, darüber ein Mezzanin, bekrönt
von einer imposanten Altane; Abschluss der Szenenfolge von Gebäude und Garten mit einem, durch einen
monumentalen Zugang abgeschirmten Nymphäum. Seine Ausführung erfährt das Projekt durch Vincenzo
Civitali, Mitarbeiter von Ammannati, mit dem er zwischen Lucca, Florenz und Rom bei dieser und anderen
Baustellen zusammenarbeitet.
Die Bühne der Villa und das Theater der Natur
Zwischen 17. und 18. Jahrhundert erfährt die Villa eine zunehmende Differenzierung in den Funktionen und
in der Erscheinung, bis sie zu dem idealen Ort der Inszenierung von Zeremonien, Schauspielen, Festen wird.
Ausdruck dieses neuen Bildes sind sowohl die Innenräume, die mit Freskenzyklen mit illusionistischen Motiven bereichert werden, wie auch die Gärten, die an der bühnenhaften Gesamterzählung Anteil haben.
Die Villenkultur misst sich an der anderer italienischer (Rom, Florenz, Bologna) und europäischer Zentren,
im Besonderen an Paris und Wien. Ein Beispiel dafür ist Villa Santini in Camigliano, die in den 60er Jahren
des 17. Jahrhunderts von Bernini nahestehenden Architekten und Bauleuten neu gestaltet wird und einem
vorderen Garten aufweist, der von den szenografischen Kunststücken des großen Le Nôtre inspiriert ist,
der wohl 1679 Camigliano besucht. Auch der Bauherr der Villa Mansi bittet Juvarra um ein, dem französischen Geschmack entsprechendes Projekt für die Parterres des Gartens. Ein Eingriff, der die bühnenhafte
Le propriétaire de Villa Mansi, également, demande à Juvarra un projet conforme au goût français pour
les parterres du jardin. Une intervention qui conclut la conception scénographique de l’espace, avec la loge
d’entrée du palais en forme de serliana, véritable arc de scène théâtral. Sur la spatialité théâtrale s’aligne
également la villa Garzoni de Collodi, somme de diverses composantes scénographiques: le pavillon d’été
situé derrière le palais de la villa, réalisé sur un projet de Juvarra, représente, par le jeu convexe-concave
des volumes, un des plus hauts éléments de l’architecture “théâtrale” de la Lucchesia et le jardin XVIIème,
réalisé dans une période assez précoce par rapport à l’évolution de la tendance, est perfectionné dans la
seconde moitié du XVIIIème par Ottaviano Diodati qui transforme le sens de la narration théâtrale par l’expédient anamorphique de la vision.
A ce processus de transformation participent des architectes come Domenico Martinelli ou Filippo Juvarra,
occupés à d’importants chantiers européens. Juvarra, en particulier, laissera un répertoire de dessins pour
villas et surtout pour jardins lucquois: fontaines, théâtres d’eau, kiosques-propylées, portails d’entrée, ayant
parfois fonction de belvédère et de “transparent”, qui expriment la tendance à définir des espaces visuels
qui créent des liens et des fonds prospectifs ou des parois-écrans à dépasser pour spectaculariser l’espace
à travers des expédients directement hérités de la scénographie. Ces dessins ont un suivi très limité, mais
servent d’éléments catalyseurs d’un parcours innovateur vers des formes plus libres qui concernent surtout
les jardins. Franceso Pini sera le porte-voix de ce changement linguistique, intervenant sur les villas Sardi,
Benassai et Talenti.
Un important noeud de conjonction entre la culture de la villa baroque et celle néo-classique se trouve
dans le rapport entre Giacomo Sardini, patricien et érudit lucquois, auteur de l’oeuvre manuscrite Ecrits
d’architecture, et Gian Francesco Giusti, son “valeureux architecte”, qui se confrontent à la construction
de la villa de Pieve Santo Stefano. Dans un contexte qui voit s’affirmer progressivement les instances illuministes, confirmées par l’édition lucquoise (la première en Italie) de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert
avec commentaires et ajouts de certains érudits locaux, la tension culturelle qui sous-tend le projet de la
villa voit converger plusieurs facteurs: pour Giusti, l’épilogue d’une culture marquée par la continuité avec
des chantiers commencés par Juvarra et Vanvitelli (la reggia de Caserte), pour Sardini la concrétisation
d’une pensée née de réflexions sur l’antique et sur les traités d’architecture de l’époque, jetant les bases
culturelles pour la diffusion du néo-classicisme dans la villa lucquoise.
Konzeption des Raumes abschließt, mit der als Serliana ausgebildeten Eingangsloggia des Palastes, einem
wirklichen Bühnenportal. Auch der Raumkonzeption des Theaters verbunden, ist die eindrucksvolle Villa
Garzoni in Collodi, Summe verschiedener bühnenbildnerischer Bausteine: der kleine aus einer Idee Juvarras
hervorgegangene Sommerpalast hinter dem Hauptgebäude, der, mit seinem Wechsel zwischen konkaven
und konvexen Volumen, einen der glücklichsten Momente der ‘theatralischen’ Architektur des Luccheser
Raumes darstellt, wie auch der Garten des 17. Jahrhunderts, der zu den frühesten Beispielen seiner Art
gehört und dessen theatralische Erzählung im Laufe des 18. Jahrhunderts von Ottaviano Diodati mit anamorphotischen Blickstrategien vervollkommnet wird.
Beteiligt an dieser Umgestaltungsphase sind Architekten, die auf europäischer Ebene arbeiten, wie Domenico Martinelli und Filippo Juvarra. Von Juvarra stammt eine Serie von Projekten für Luccheser Villen
und vor allem Gärten: Brunnen, Wassertheater, Ädikula-Propyläen, Eingangsportale, manchmal als Belvedere oder ‘Transparente’ fungierend, dokumentieren die Tendenz, visuelle Räume zu definieren und den
Raum unter Verwendung von direkt dem Theater entlehnten Mitteln, bühnenhaft zu inszenieren. Diese
Zeichnungen finden nur sehr begrenzte Nachfolge, eröffnen aber, besonders in den Gärten, den Weg zu
freieren Formen. Sprachrohr dieses Wandels der Formensprache ist Francesco Pini, der in den Villen Sardi,
Benassai und Talenti arbeitet.
Ein wichtiges Bindeglied zwischen barocker und klassizistischer Villen-Kultur ist die Beziehung zwischen
Giacomo Sardini, Luccheser Patrizier und Gelehrter und Gian Francesco Giusti, seinem „tüchtigen Architekten“, die sich bei dem Bau der Villa von Pieve Santo Stefano aneinander messen. In einem immer stärker
von aufklärerischen Ansprüchen geprägten Milieu, das die von lokalen Gelehrten kommentierte Luccheser
Ausgabe (erste in Italien) der Encyclopédie von Diderot-D’Alembert belegt, treffen sich in der kulturellen
Spannung, die dem Villen-Projekt zugrunde liegt, verschiedene Faktoren: bei Giusti, der Nachklang einer
Kultur, die aus von Juvarra und Vanvitelli begonnenen Baustellen hervorgeht, bei Sardini, die Ausformung
eines Denkens, das in Auseinandersetzung mit dem Antiken und zeitgenössischen Architekturtraktaten gereift ist: die kulturellen Grundlagen für die Verbreitung des Neoklassizismus in den Luccheser Villen.
Neoklassizismus und Romantik
Die napoleonische Epoche markiert einen bedeutsamen Wandel für die Luccheser Villa und die sich etablierende Gesellschaft. Neue Arten zu wohnen, die Natur zu empfinden, das Antike zu verherrlichen, tragen
zur Neugestaltung der Villa in Marlia durch die Regentin von Lucca (1805-1815) Elisa Bonaparte Baciocchi
bei. Bei der Ausführung der Arbeiten löst sich eine ganze Serie von Entwerfern ab: Giovanni Lazzarini, Theodore Bienaimé, Pasquale Poccianti, der Lösungen für die hintere Loggia vorlegt, sowie Giuseppe Marchelli,
der Palast und Garten miteinander koordiniert. Zu dieser Schar von Architekten kommen noch gewichtige
Gutachten, die Elisa bei Louis-Martin Berthault und Giovanni Antonio Antolini, Sprachrohr des kaiserlichen
Geschmacks, einholt. Nicht zu vergessen sind auch die Vorlagen für die neoklassische Neugestaltung der
Innenräume, die sich an Charles Percier und Pierre-François-Léonard Fontaine orientieren, dessen Pariser
Atelier Marchelli eigens besucht. Neben dem Neoklassizismus von Architektur und Innendekoration steht
der Park, der von romantischer sensiblerie geprägt ist, mit seinem Versuch, jede optische Barriere zu überwinden, um mit der umgebenden Natur zu verschmelzen. Die Villa Reale von Marlia, dient den Familien
des Hofes als Vorbild, wie etwa die Errichtung der Villa Paolina in Viareggio oder die Modernisierungen in
den Villen Cenami in Saltocchio, Bruguier in Camigliano belegen. Erbschaft, die in der folgenden borbonischen Zeit mit den Residenzen für Carlo Lodovico und Maria Luisa von Savoyen, an denen Lorenzo Nottolini
beteiligt ist, weiterentwickelt und zu ihrem Ende geführt wird. Diese Zeit bevorzugt auch neue, in Küstennähe gelegene Örtlichkeiten als Sommerfrischen: die Villen von Paolina Bonaparte und der Familie Borbone
entstehen in Stiava, Capezzano Pianore, Bargecchia, in den Hügeln von Camaiore und Massarosa und in
Viareggio.
Die Villa Borbone in Viareggio, ein schlichtes Gebäude, das mitten in einem Pinienhain liegt und zu dem
eine große, landwirtschaftliche Ansiedlung gehört, schließt in kennzeichnender Weise den Zyklus der aristokratischen Villa ab.
Néo-classique et romantique
La période napoléonienne marque un changement significatif dans la villa lucquoise et la société naissante.
De nouveaux modes d’habiter, de vivre la nature, de célébrer l’antique, contribuent à transformer la demeure
de Marlia d’Elisa Bonaparte Baciocchi, princesse de Lucques de 1805 à 1815. Divers architectes se succèdent à la réalisation des travaux, de Giovanni Lazzarini, architecte de la principauté, à Théodore Bienaimé
et Pasquale Poccianti qui propose des solutions pour la galerie postérieure, jusqu’à Giuseppe Marchelli
qui coordonne l’ensemble du palais et du jardin. A cette équipe d’architectes s’ajoutent les diverses consultations importantes requises par Elisa à Louis-Martin Berthault et Giovanni Antonio Antolini, porte-voix du
style empire. Il faut enfin rappeler les modèles de référence pour la refiguration néo-classique de l’intérieur
qui évoque Charles Percier, et Pierre-François-Léonard Fontaine dans l’atelier parisien duquel on envoie
spécialement Marchelli lui-même. Au néo-classicisme de l’architecture et de la décoration interne se juxtapose le parc marqué par la sensiblerie romantique dans l’intention de dépasser toutes les barrières visuelles qui se compénètrent avec la nature autour. La Villa Royale de Marlia, agrandie et complètement
remodelée, sert d’exemple aux familles de la cour, comme démontre la construction de villa Paolina à Viareggio et les oeuvres de modernisation des villas Cenami à Saltocchio, Bruguier à Camigliano. Une hérédité
développée et portée à son comble dans la successive période bourbonienne avec les résidences pour
Charles Ludovic et Marie Louise de Savoie, où intervient Lorenzo Nottolini, important interprète de la dialectique classique-romantique. C’est l’époque où l’on préfère de nouvelles localités de villégiature, proches
du littoral lucquois, comme le démontrent les villas de Pauline Bonaparte et de la famille de Bourbon,
situées dans les collines de Camaiore, Massarosa et Viareggio, dont les villas de Stiava, Capezzano Pianore,
Bargecchia.
La villa Bourbon de Viareggio, un édifice sobre, totalement enfoui dans la pinède avec un vaste site
agricole, clôt définitivement le cycle de la villa aristocratique.
San Gennaro: Villa Buonvisi, Guidi - Villa Fatinelli, Nannini-Denoth - Villa Pera, Bartoli - Villa-fattoria di Fubbiano, Schiller - San Martino in Colle: Villa Carrara - Sant’Andrea in Caprile: Villa-fattoria Santini al Sorbi - Segromigno in Monte: Villa Buonvisi, Mansi Bernardini - Villa Cenami, Mansi - Villa Mazzarosa - Villa Papera - Villa Tegrimi, Orsucci, Orlando - Villa Ubaldini, Petrini - Tofori: Villa Bambacari, Maionchi - Valgiano: Villa Compagni, Petrini - Villa-fattoria Tucci - Vorno: Villa Busdraghi, Guerrieri - Villa Controni, Montauti, Fanucchi - Villa Lippi, al Boschiglia - Villa Mansi, Masini - Villa Minutoli Tegrimi,
Tenuta dello Scompiglio. PESCAGLIA. A Batone: Villa Mansi, Gattai. MASSAROSA. Bargecchia: Villa Borbone - Bozzano: Villa Di Poggio, Talenti, Conti - Campo Romano: Villa Garzoni, Martellini - Compignano: Villa Paolina - Luciano: Villa Del Magro - Villa Pellegrini - Massarosa: Villa Provenzali - Molinaccio, Massaciuccoli: Villa Minutoli Tegrimi - Pian di Conca: Villa Cenami - Pian di Mommio: Villa Ghivizzani, Pistoiesi - Quiesa: Villa Burlamacchi, Spada, Morozzo Della Rocca ‘alle sorgenti’ - Stiava: Villa Buovisi, Toscano - Vitiano, Corsanico: Villa Barsotti. VIAREGGIO. Viareggio: Villa Borbone.
CAMAIORE. Capezzano Pianore: Villa Le Pianore - Pedona: Villa Raffaelli Provenzali, Villa Pedona - Pieve di Camaiore: Villa Dini, Tommasi Ferroni - Sant’Andrea di Camaiore: Villa Cerù, Ferrara - Santa Maria in Albiano, Villa Borromei - Torcigliano di Camaiore, Villa Marracci, Gattai - Vallina: Villa Borbone, Secci. PIETRASANTA. Vallecchia: Villa La Coloreda. PESCIA. Collodi: Villa Garzoni.
L’opera si articola in due volumi: Ville lucchesi. Le delizie della campagna illustra i modelli e i modi dell’utile
e del diletto che la società lucchese proietta nella vita della campagna tra medioevo e Ottocento; centri di
governo del territorio, dimore di rappresentanza, luoghi di delizie, teatri di sperimentazione delle arti, il volume ne delinea la vicenda con ampiezza di temi, immagini, intrecci di architettura, società, economia, cultura, storie di famiglie e di mercati. Il secondo volume, Giardini lucchesi. Il teatro della natura tra città e
campagna, affronta il tema del giardino come espressione autonoma, architettura costruita con la natura,
luogo d’incontro di arti e artifici, di cultura materiale e spirituale, di saperi e di mestieri, che lega i giardini
dei palazzi e dei monasteri cittadini con quelli delle ville, gli orti medievali con i teatri d’acqua del barocco,
il sentimento della natura libera con il revival classicista del Novecento, e nel fluire di una cultura aperta
a continue sperimentazioni e arricchimenti che trova nel contesto lucchese un territorio d’eccellenza.
L’autore dei due volumi, Maria Adriana Giusti, professore ordinario presso il Politecnico di Torino, è studiosa
conosciuta in ambito internazionale, soprattutto nel settore delle ville e dei giardini storici.
Apparati e schede di Gilberto Bedini e Maria Adriana Giusti. Foto di Luca Lupi.
Caratteristiche dell’opera: Volume inserito in elegante custodia, di 296 pagine, stampato in quadricromia,
su carta patinata opaca da 150 gr/mq, rilegato a filo refe, formato cm 24 x 33. Copertina in tela con sovrimpressioni in oro, anche su costola. Sovraccoperta stampata in quadricromia su carta patinata da 200
gr/mq plastificata. Risguardi con immagini a stampa in bicromia. Edizioni in italiano, inglese, francese e
tedesco. ISBN 978-88-96527-26-9
Ville lucchesi. Le delizie della campagna
Maria Adriana Giusti
Il paesaggio-giardino delle ville lucchesi
La villa lucchese rappresenta un unicum paesaggistico che si diffonde tra XIV e XIX secolo nel territorio intorno alla città. Una campagna di eccezionale bellezza, osserva Montaigne nel Cinquecento, dove i nobili
hanno costruito le loro dimore, mentre Georg Christoph Martini nei primi anni del Settecento si sofferma
a descrivere le caratteristiche di ogni villa rispetto al contesto. Un peregrinare alla ricerca della varietà,
che si snoda nella successione di quadri, di vedute, spesso enfatizzando la vocazione teatrale della villa: il
lungo viale di cipressi che traccia linee ordinate nella campagna e indirizza il percorso, il recinto coi portali
ornati alla rustica, il palazzo che emerge sulla spianata erbosa, il giardino col suo corredo di statue e artifici
d’acqua, le rarità botaniche, le tecniche di coltivazione e varie curiose divagazioni. Ciascun elemento fa
parte di un disegno ordinatore della natura e la natura, anche quando è lasciata al suo apparente ‘disordine’,
rientra come elemento di connettivo degli orti, dei giardini, delle coltivazioni agricole. Il giardino diviene,
come la poesia, strumento di meraviglia, e le ville di Lucca l’espressione più alta di quella «società gentile»,
che predispone l’animo alla poesia, come avverte l’arcade Filandro Cretese nel XVIII secolo. A distanza di
due secoli, il paesaggista americano Charles Sutton osserva che «tra i verdeggianti bastioni e la nobile catena montuosa, la pianura, fresca e verdeggiante, è essa stessa un giardino», dando la visione d’insieme
che Lucca conserva ancora oggi, coi terrazzamenti verdi delle mura urbane e il paesaggio delle ville, situate
negli immediati dintorni della città.
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via di Tempagnano, 150 - 55100 Lucca - Italy
tel. (+39) 346 0941723 - fax (+39) 0583 490045
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The work comprises two volumes: Villas of Lucca. The delights of the countryside illustrates the models
and modes of the useful and the pleasurable that Lucchese society projected onto country living between
the Middle Ages and the nineteenth century; centres of territorial government, state residences, pleasure
houses, theatres of artistic experimentation – all these the volume describes in words and images, weaving
in the themes of architecture, society, economics and culture, as well as mercantile and family history. The
second volume, Lucchese gardens. The theatre of nature in city and countrysid, deals with the theme of
the garden as independent expression, as architecture constructed with nature, as a place of encounter
between art and artifice, between material and spiritual culture, between learning and trades, linking the
gardens of the city’s palazzi and monasteries with those of the villas, the medieval simples-gardens with
the baroque theatres of water, the Romantic feeling for nature with the classical revival of the twentieth
century, in the constant interchange of a culture open to continual experimentation and enrichment that
found its ideal expression in the Lucchese context.
The author of volumes, Maria Adriana Giusti, is professor at the Polytechnic of Turin. She is an internationally
known scholar, especially in the area of historic houses and gardens.
Apparatus and notes by Gilberto Bedini and Maria Adriana Giusti. Photographs by Luca Lupi
Features: Elegant slipcase; 296 pages; four-colour printing, on opaque coated paper of 150 g/m²; stitched
binding; format 24 x 33 cm. Cloth cover decorated in gold, including spine. Four-colour printed dust jacket
on coated plasticised paper of 200 g/m². Two-colour printed endpapers. Editions in Italian, in English, in
Francese and in Tedesco. ISBN 978-88-96527-27-6
La villa rustica tra medioevo ed età moderna
Il fenomeno della villa è molto precoce a Lucca rispetto al panorama italiano. Le prime ville risalgono agli
inizi del XIV secolo e si distinguono per un impianto aperto al dialogo con la natura, che indica le possibili
relazioni con gli insediamenti rurali antichi. Una prima testimonianza di questo genere di residenza destinata
Villas of Lucca. The delights of the countryside
Maria Adriana Giusti
The garden-landscape of the Lucchese villas
The Lucchese villa represents a unique form of landscaping that developed between the fourteenth and
the nineteenth century in the territory surrounding the city. It is a countryside of exceptional beauty, as
Montaigne observed in the sixteenth century, where the nobility built their houses; in the early eighteenth
Georg Christoph Martini took pains to describe each villa in its rural context. This is a peregrination in
search of variety, offering a succession of views, often emphasising the villa’s theatrical setting: the long
avenue of cypresses that traces an orderly line across the countryside, the enclosure with its rustically decorated gateways, the house itself surrounded by lawn, the garden with its statues and water-games, the
botanical rarities, the cultivation and the unusual eccentric features. Each element is a part of a design ordered by nature, and nature, even when left in apparent disorder, acts as a linking element between the
gardens, the kitchen gardens and the cultivated fields. Like poetry, the garden becomes a source of wonder:
the villas of Lucca are the highest expression of that “gentle society” that predisposes the soul to poetry,
as the Arcadian Filandro Cretese noted in the eighteenth century. Two centuries later, the American landscapist Charles Sutton observed that the tree-crowned bastions, the noble mountain chain and the fresh
and verdant plain were themselves a garden, thus evoking the overall vision that Lucca still preserves today,
with the green terracing of the city walls and the landscape of the villas, in the immediate surroundings of
the city.
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The rustic villa from the Middle Ages until modern times
The phenomenon of the villa appears much earlier in Lucca than in Italy in general. The earliest villas date
from the early fourteenth century and are characterised by a layout open to a dialogue with nature, suggesting a possible relationship with ancient rural settlements. An early example of this type of residence,
all’utilità e al diletto risale al primo ventennio del XIV secolo. Si tratta della villa di Castruccio Castracani
degli Antelminelli, condottiero e signore di Lucca, un Palatium magnum, con una cappella, giardini chiusi
e terreni coltivati che prefigurano l’isolamento della corte nel microcosmo ben ordinato e protetto di una
dimora a contatto con la natura. Se l’impianto trecentesco della villa di Massa Pisana è alterato e inglobato
nelle trasformazioni successive dell’attuale villa La Principessa, altre residenze presenti nel contado conservano a oggi la fisionomia medievale, dove l’ornamento è riservato soprattutto al disegno delle aperture
di forma bifora o trifora, con colonnini di marmo. Un cambiamento di registro nell’architettura della villa
lucchese si attua con quella che Paolo Guinigi, «signore della Rinascenza» realizza ai Borghi, nelle immediate
adiacenze delle mura medievali di Lucca. Il «nobile palagio con un bellissimo giardino», concepito come dimora alternativa al palazzo di città, ma in aderenza alla cinta muraria, evidenzia i valori di un’architettura
colta, in ideale consonanza coi principi dell’umanesimo, di cui anticipa il senso più profondo del rapporto
tra architettura e natura che è alla base dell’ideologia stessa della villa. Costruito nel primo ventennio del
XV secolo, il palazzo di villa si caratterizza per un unico corpo allungato, con un loggiato su due fronti. L’elemento innovativo della villa è dato soprattutto dall’organizzazione razionale e simmetrica dello spazio e dal
ruolo centrale dei loggiati e del salone, che si aprono al dialogo col giardino, inserito nell’ordinata scacchiera
dei borghi. Un eccezionale trait-d’union tra gotico e rinascimento, che conferma la precocità del fenomeno
lucchese della villa rispetto al persistere dell’immagine feudale nel panorama coevo delle ville.
Utilitas e Venustas nella villa lucchese tra XVI e XVII secolo
Destinate alle funzioni dell’utile e del diletto, le ville controllano la campagna produttiva, che nel corso del
Cinquecento si ‘umanizza’ con contenuti etici ed estetici. Vivere in villa rappresenta una sorta di nobile riscatto dagli affanni cittadini, luogo ideale per cenacoli culturali, come dimostrano le Forcianae quaestiones
dell’umanista Ortensio Lando, composta nel 1532 durante il soggiorno nella villa dei Buonvisi a Forci. Il
personaggio chiave della cultura lucchese della villa è Giovanni di Vincenzo Saminiati, che divulga i principi
degli Scriptores de re rustica nel suo Trattato di Agricoltura, inserendo dettagli tecnici insieme a questioni
di morale, nell’esprimere una concezione familiare e concreta della vita in villa. Lui stesso proprietario di
intended both for utility and pleasure, dates from the first two decades of the fourteenth century: the villa
of Castruccio Castracani degli Antelminelli, mercenary captain and lord of Lucca, a Palatium magnum with
its chapel, enclosed garden and cultivated fields, that prefigured the isolation of the court in the well ordered
and protected microcosm of a residence in contact with nature. Whereas the fourteenth-century layout of
the Massa Pisana villa has been altered and incorporated into the successive transformations of the present-day villa La Principessa, other residences in the Lucchese countryside still preserve their medieval physiognomy, where the decoration is restricted to the design of the mullioned windows with either two or
three lights, with marble mullions. We note a change of register in the architecture of the Lucchese villa
when we come to the house built at Borghi, immediately inside the medieval walls of Lucca, by the “lord
of the Renaissance” Paolo Guinigi. This “noble palace with a most noble garden”, conceived as an alternative to the usual city palazzo, but backing onto the city walls, exemplifies the values of a cultivated architecture, in ideal harmony with humanist principles, anticipating their deepest feeling for that relationship
between architecture and nature which is the ideological basis of the villa. Built in the first two decades
of the fifteenth century, this villa-palazzo comprises a single long block, with loggias on front and rear. The
innovative element is the rational and symmetrical use of space, and the central role played by the loggias
and the salone, which enter into dialogue with the garden, inserted as it is into the ordered pattern of the
surrounding housing. Villa Guinigi exemplifies an exceptional trait-d’union between gothic and renaissance,
confirming the early arrival of the villa phenomenon in Lucca, in view of the persistence elsewhere of the
feudal model.
Utilitas and Venustas in the Lucchese villas in the sixteenth and seventeenth century
Intended both for utility and pleasure, the villas oversaw rural production, which in the course of the sixteenth century acquired new ethical and aesthetic values. For the aristocracy, life in the country represented
a release from business and civic affairs, an ideal setting for cultural circles, as is shown by the Forcianae
quaestiones of the humanist Ortensio Lando, composed in 1532 during a stay at the Buonvisi villa at
Forci. The key personage in the Lucchese villa culture is Giovanni di Vincenzo Saminiati, who set out the
terreni con residenza padronale, come quella di Meati, per Saminiati, la villa è un sistema che nasce dalla
combinazione di più elementi, la cui bellezza coincide con l’euritmia, le proporzioni, l’ordine razionale. Elemento distintivo e ornamento del palazzo di villa, è il porticato contenuto nel volume compatto dell’edificio
e raramente addizionato a questo. È qui, nel luogo di soggiorno estivo della famiglia, che si concentra la
dialettica tra interno ed esterno, tra palazzo, giardino, paesaggio. Alcuni esempi particolarmente significativi
di questa tipologia sono villa Buonvisi Oliva a San Pancrazio Guinigi a Matraia, Parensi a San Michele di
Moriano. A cavallo tra Cinquecento e Seicento alcune anticipazioni compositive e linguistiche che qualificano lo sviluppo della villa lucchese sono presenti nella residenza suburbana dei Buonvisi, conclusa nel
1586. Un padiglione immerso nel giardino, limitato a un solo piano, dove risiede l’appartamento nobile,
sormontato da un mezzanino e dominato dall’imponente altana, con un ninfeo schermato dall’apertura
trionfale che conclude la scenografia dell’edificio e del giardino. Artefice del progetto è Vincenzo Civitali,
attivo con Bartolomeo Ammannati (a Lucca per la costruzione del Palazzo Pubblico), col quale collabora in
questo e altri cantieri, tra Lucca, Firenze, Roma.
La scena delle ville e il teatro della natura
Tra XVII e XVIII secolo, la villa va progressivamente a differenziarsi nelle funzioni e nell’immagine, fino a
divenire il luogo ideale della rappresentazioni di cerimoniali, di spettacoli, di feste. La nuova immagine impronta sia gli spazi interni che si arricchiscono di cicli di affreschi con spaccati illusionistici, sia i giardini
che partecipano alla scenografica narrazione dell’insieme. La cultura della villa si misura con quella di altri
centri italiani (Roma, Firenze, Bologna) e con l’Europa, in particolare con Parigi, capitale politico-diplomatica
e Vienna. Un esempio in tal senso è villa Santini di Camigliano ristrutturata dagli anni Sessanta del Seicento
da architetti e maestranze vicine al Bernini, col giardino frontale ispirato agli artifici scenografici del grande
Le Nôtre che probabilmente si ferma a Camigliano nel 1679. Anche il committente di villa Mansi chiede a
Juvarra un progetto adeguato al gusto francese per i parterre del giardino. Un intervento che conclude la
concezione scenografica dello spazio, con la loggia d’ingresso al palazzo in forma di serliana, vero e proprio
arcoscenico teatrale. Alla spazialità teatrale si allinea la spettacolare villa Garzoni di Collodi somma di
principles of the Scriptores de re rustica in his Treatise on Agriculture, which deals with moral questions
as well as technical details in its exposition of a concrete familial notion of villa life. Saminiati was himself
the owner of country estates with master residences, such as the one at Meati; for him, the villa was a
system that derived from a combination of various elements, its beauty consisting of eurhythmy, harmonious
proportions and rational order. The distinctive ornamental element of the villa-palazzo is the portico contained within the compact volume of the building, rarely added onto it. It was here, during the family’s summer sojourn, that the dialogue took place between interior and exterior, between house, garden and
landscape. Three particularly significant examples of this typology are Villa Buonvisi Oliva at San Pancrazio,
Villa Guinigi at Matraia, and Villa Parensi at San Michele di Moriano. In the later sixteenth century certain
compositional and stylistic features that qualify the development of the Lucchese villa are to be found in
the suburban residence of the Buonvisi, completed in 1586: a pavilion immersed in the gardens, restricted
to a single floor housing the noble apartment, surmounted by a mezzanine and dominated by an imposing
altana or covered roof-terrace; a nymphaeum with triumphal archway completes the scenography of the
house and garden. The plans were drawn up by Vincenzo Civitali, together with Bartolomeo Ammannati (in
Lucca for the construction of the Palazzo Pubblico), who worked together on this and other projects in Lucca,
Florence and Rome.
The scene of the villas and the theatre of nature
From the seventeenth to the eighteenth century, the image and function of the villa became progressively
differentiated, so that it became the ideal setting for ceremonies, performances and celebrations. The new
image affects both the interior space, enriched with cycles of illusionistic frescoes, and the gardens which
take part in the scenographic narrative of the ensemble. The culture of the Lucchese villas seeks to rival
those of other Italian centres (Rome, Florence, Bologna) and of Europe, especially Paris and Vienna. One
example of this is the Villa Santini di Camigliano, restructured in the 1660s by architects and artisans from
the circle of Bernini, with a front garden inspired by the scenographic artifices of the great Le Nôtre, who
probably visited Camigliano in 1679. The Mansi family, too, asked Juvarra for a French-style design for the
diverse componenti scenografiche: la palazzina d’estate retrostante il palazzo della villa, realizzata su
un’idea progettuale dello stesso Juvarra rappresenta, col gioco concavo-convesso dei volumi, uno dei momenti più alti dell’architettura ‘teatrale’ della Lucchesia e il giardino seicentesco, realizzato in un periodo
assai precoce rispetto all’evoluzione del gusto viene poi perfezionato nel secondo Settecento da Ottaviano
Diodati che trasforma il senso della narrazione teatrale, ricorrendo all’espediente anamorfico della visione.
A questo processo di trasformazione partecipano architetti impegnati in importanti cantieri europei come
Domenico Martinelli o Filippo Juvarra. Di Juvarra in particolare rimane un repertorio di disegni per ville e
soprattutto giardini lucchesi: fontane, teatri d’acqua, edicole- propilei, portali di ingresso, talora con funzione
di belvedere e di ‘trasparente’, esprimono la tendenza a definire spazi visuali, generando nodi e fondali
prospettici oppure pareti-schermo da traguardare per spettacolizzare lo spazio attraverso espedienti direttamente mutuati dalla scenografia. Tali disegni hanno un seguito molto limitato, ma fungono da elementi
catalizzatori di un percorso innovativo verso forme più libere che interessano soprattutto i giardini. Di questa
svolta linguistica è portavoce Francesco Pini che interviene nelle ville Sardi, Benassai, Talenti.
Un importante nodo di congiunzione tra la cultura della villa barocca e quella neoclassica va cercato nel
rapporto tra Giacomo Sardini, patrizio ed erudito lucchese, autore di un’opera manoscritta Scritti di Architettura, e Gian Francesco Giusti, suo «valente architetto» che si misurano con la costruzione della villa di
Pieve Santo Stefano. In un contesto che vede il progressivo affermarsi delle istanze illuministe, confermate
dall’edizione lucchese (la prima in Italia) dell’Encyclopédie di Diderot-D’Alembert, con commenti e aggiunte
di alcuni eruditi locali, la tensione culturale sottesa al progetto della villa vede convergere più fattori: per
il Giusti, l’epilogo di una cultura segnata dalla continuità con cantieri avviati da Juvarra e Vanvitelli (reggia
di Caserta), per il Sardini, il concretizzarsi di un pensiero maturato con riflessioni sull’antico e sui coevi
trattati di architettura, ponendo le basi culturali per la diffusione del neoclassicismo nella villa lucchese.
della Elisa Bonaparte Baciocchi, principessa di Lucca dal 1805 al 1815. Alla realizzazione dei lavori si susseguono vari progettisti, da Giovanni Lazzarini, architetto del principato, a Théodore Bienaimé e a Pasquale
Poccianti che propone soluzioni per il loggiato posteriore, fino a Giuseppe Marchelli che coordina l’insieme
del palazzo e del giardino. A questa schiera di architetti si aggiungono le varie consulenze autorevoli richieste
da Elisa a Louis-Martin Berthault e Giovanni Antonio Antolini, portavoce del gusto imperiale. Vanno infine
ricordati i modelli di riferimento per la rifigurazione neoclassica degli interni che guarda a Charles Percier
e Pierre-François-Léonard Fontaine presso il cui atelier parigino viene appositamente inviato lo stesso Marchelli. Al neoclassicismo dell’architettura e della decorazione interna si giustappone il parco improntato
alla sensiblerie romantica nella ricerca di superare ogni barriera visiva compenetrandosi con la natura dell’intorno. Villa Reale di Marlia, ingrandita e completamente rimodellata funge da esempio per le famiglie
della corte, come dimostra anche la costruzione di villa Paolina a Viareggio e gli interventi di ammodernamento delle ville Cenami a Saltocchio, Bruguier a Camigliano. Un’eredità sviluppata e portata al limite nella
successiva età borbonica con le residenze per Carlo Lodovico e Maria Luisa di Savoia che vedono l’intervento
di Lorenzo Nottolini, interprete autorevole della dialettica classico-romantico. È questo il periodo in cui si
privilegiano nuove località del villeggiare, in prossimità del litorale lucchese, come dimostrano le ville di
Paolina Bonaparte e della famiglia Borbone, situate tra le colline di Camaiore, Massarosa e Viareggio, tra
cui quelle di Stiava, Capezzano Pianore, Bargecchia.
La villa Borbone di Viareggio, un edificio sobrio, totalmente immerso nella pineta con un vasto insediamento
agricolo, chiude significativamente il ciclo della villa aristocratica.
Neoclassico e romantico
Il periodo napoleonico segna una svolta significativa nella villa lucchese e nella società emergente. Nuovi
modi di abitare, di sentire la natura, di celebrare l’antico, contribuiscono a trasformare la dimora di Marlia
parterre in the gardens of the Villa Mansi: an intervention embodying the scenographic concept of space,
with the Serlian-style entrance loggia of the palazzo forming a truly theatrical backdrop. A theatrical use
of space is to be found also at the Villa Garzoni at Collodi, which has a number of different scenographic
components: the summer palazzo standing behind the villa-palazzo was designed by Juvarra, and its interplay of concave and convex volumes is one of the noblest examples of theatrical architecture in the Lucchesia; the seventeenth-century garden, created long before the taste for such things was fully developed,
was perfected in the later eighteenth century by Ottaviano Diodati who transformed the sense of theatrical
narration by resorting to the expedient of anamorphic vision.
Among those who took part in this process of transformation were architects who had worked on major European projects, such as Domenico Martinelli or Filippo Juvarra. The latter in particular created a whole
repertory of designs for villas and especially for gardens in the Lucchesia: fountains, water-theatres, propylaea-aedicules, entrance portals that sometimes act as a belvedere – all these espresso the tendency to
define visual space, generating nodes and perspective backdrops or screen-walls so as to create performance
areas by expedients borrowed directly from the theatre. Such designs had a very limited influence, but functioned as catalysts for the development of freer forms that especially affected gardens. The spokesman for
this stylistic advance was Francesco Pini, who worked at Villa Sardi, Villa Benassai and Villa Talenti.
An important link between the baroque and the neoclassical villa is to be found in the relations between
Giacomo Sardini, a Lucchese nobleman and scholar, author of a manuscript entitled Writings on architecture,
and Gian Francesco Giusti, his “doughty architect”, who together worked on the villa at Pieve Santo Stefano.
In a context increasingly open to the ideas of the Enlightenment, as is confirmed by the Lucchese printing
(the first in Italy) of the Diderot-D’Alembert Encyclopédie with comments and additions by local scholars,
the cultural tension underlying the villa project saw the convergence of several factors: for Giusti, the tailend of a culture characterised by its continuity with the projects of Juvarra and Vanvitelli (the royal palace
at Caserta); for Sardini, the embodiment of thinking developed out of reflections on the antique and the
reading of contemporary architectural treatises, laying the cultural basis for the diffusion of neoclassicism
in the Lucchese villa.
Neoclassical and Romantic
The Napoleonic period marks a significant change of direction for the Lucchese villa and for the emerging
society. New ways of feeling for nature, and of celebrating the antique, help to transform Marlia, the royal
residence of Princess Elisa Bonaparte Baciocchi, ruler of Lucca from 1805 to 1815. Work was directed by
a succession of designers, from the court architect Giovanni Lazzarini to Théodore Bienaimé and Pasquale
Poccianti, who proposed solutions for the rear loggia, and Giuseppe Marchelli who co-ordinated the ensemble of house and garden. In addition to this team of architects, Elisa took advice from Louis-Martin
Berthault and from Giovanni Antonio Antolini, an authority on the imperial style. Reference models for the
interior were Charles Percier and Pierre-François-Léonard Fontaine, in whose Paris studio Marchelli was
sent to study. The neoclassicism of the architecture and the interior was juxtaposed to the park laid out
with Romantic sensiblerie, in such a way as to do away with all visual barriers and to achieve interpenetration with the surrounding nature. The enlarged and remodelled Villa Reale at Marlia was taken as an
example by the families at court, as is shown by the construction of the Villa Paolina at Viareggio and by
the modernising of Villa Cenami at Saltocchio and of Villa Bruguier at Camigliano. This was an inheritance
developed and carried to its limits during the Bourbon period, for the residences of Maria Luisa of Savoy
and of Carlo Lodovico which saw the intervention of the architect Lorenzo Nottolini, an authoritative interpreter of the Classical-Romantic dialectic. In this period new areas found favour as country retreats, close
to the Lucchese sea-coast, as appears from the villas built by Paolina Bonaparte and other members of the
Bourbon family, situated among the hills of Camaiore, Massarosa and Viareggio, such as Villa Stiava, Villa
Capezzano Pianore and Villa Bargecchia.
Villa Borbone at Viareggio, a sober edifice completely immersed in a pine wood and with a large farm attached, significantly closes this cycle of aristocratic villas.
LUCCA. Lucca: Villa Buonvisi - Villa Guinigi - Arsina: Villa Boscotondo - Villa Sardi, Saladini - Carignano: Villa Guidiccioni - Castagnori: Villa Regis - Farneta: Villa Guinigi, Bigongiari - Forci: Villa Buonvisi, Tenuta di Forci - Gattaiola: Villa Burlamacchi, Rossi - Villa Sesti, De Notter - Massa Pisana: Villa Antognoli, Lazzareschi - Villa Castracani, Hotel La Principessa - Villa Micheli, Vignocchi - Villa Rinaldi, Nardi - Meati: Villa Saminiati, Zambaldi - Monte San Quirico: Villa Buonvisi - Villa Paolina - Montuolo: Villa Bendinelli Barsotti da Verzano - Mutigliano: Villa Ai Fiori - Villa Totti - Pieve Santo Stefano: Villa
Bellosguardo, Casino di caccia di Carlo Lodovico - Villa Santo Stefano - Ponte a Moriano: Villa Burlamacchi - Saltocchio: Villa Cenami, Marroni - Villa Spada - San Lorenzo a Vaccoli: Villa Strambi, De Ranieri, Giurlani - San Lorenzo di Moriano: Villa Sardi, Benassai, Girão - San Martino in Freddana: Villa Bernardini Mansi - San Martino in Vignale: Villa Bongi, Maria Teresa - Villa Sardi, Tronci - San Michele di Moriano: Villa Mansi-Parensi - Villa Parensi, Villa Emma - San Pancrazio: Villa Arnolfini, La Badiola - Villa Buonvisi, Oliva - Villa Diodati - Villa Diodati, Grabau - San Quirico di Moriano: Villa
Burlamacchi, Martini, La Maolina - Villa Fiorentino, Raffaelli-Provenzali - Sant’Alessio: Villa La Mariannina - Villa Minutoli, Piscicelli - Sant’Ilario di Brancoli: Villa Sardi, Nigra - Vicopelago: Villa Balbani, dell’Orologio - Villa Bernardini - Villa Talenti, Cecchini. CAPANNORI. Camigliano: Villa Guinigi, Bruguier - Villa Massei, Daniela Grossi - Villa Pagnini, Lazzareschi - Villa Santini, Torrigiani, Villa di Camigliano - Villa Teatro Santini - Colle di Compito: Palazzina Mommi - Colognora di Compito, Villa Altogradi, Magnani, Adorni Braccesi - Coselli: Villa Bernardini, Lazzareschi - Villa Ferri Bernardini, Fanucchi Gragnano: Villa Arnolfini, Fanini - Villa Bastianoni, Zanchetta - Villa Bottini - Villa Faggioni - Villa Vandini, Cecchini - Marlia: Villa Fortuna, Bruger - Villa Giorgetti, Luporini - Villa Luporini, Dell’Agnello - Villa Reale - Massa Macinaia: Villa Massei - Matraia: Palazzina Risaliti - Villa Cenami, Suore Oblate - Villa Guinigi - Villa Orsucci, Lucchesini - Palaiola: Villa-fattoria Saminiati, Orsetti - Petrognano: Villa Borromei, Gambaro - San Colombano: Villa Burlamacchi, Cesaretti - Villa De Nobili, Petroni - Villa Franciotti, Raugei - Villa Guinigi, del Vescovo - Villa Penitesi, Suore Carmelitane - Villa Spada, Bocciardo -
Les villas de Lucques
Délices de la campagne
Die Villen von Lucca
Die Freuden des Landes
Ville
lucchesi
Le delizie della campagna
Villas
of
Lucca
The delights of the countryside
LUCCA. Lucca: Villa Buonvisi - Villa Guinigi - Arsina: Villa Boscotondo - Villa Sardi, Saladini - Carignano: Villa Guidiccioni - Castagnori: Villa Regis - Farneta: Villa Guinigi, Bigongiari - Forci: Villa
Buonvisi, Tenuta di Forci - Gattaiola: Villa Burlamacchi, Rossi - Villa Sesti, De Notter - Massa Pisana: Villa Antognoli, Lazzareschi - Villa Castracani, Hotel La Principessa - Villa Micheli, Vignocchi
- Villa Rinaldi, Nardi - Meati: Villa Saminiati, Zambaldi - Monte San Quirico: Villa Buonvisi - Villa
Paolina - Montuolo: Villa Bendinelli Barsotti da Verzano - Mutigliano: Villa Ai Fiori - Villa Totti Pieve Santo Stefano: Villa Bellosguardo, Casino di caccia di Carlo Lodovico - Villa Santo Stefano Ponte a Moriano: Villa Burlamacchi - Saltocchio: Villa Cenami, Marroni - Villa Spada - San Lorenzo a Vaccoli: Villa Strambi, De Ranieri, Giurlani - San Lorenzo di Moriano: Villa Sardi, Benassai,
Girão - San Martino in Freddana: Villa Bernardini Mansi - San Martino in Vignale: Villa Bongi,
Maria Teresa - Villa Sardi, Tronci - San Michele di Moriano: Villa Mansi-Parensi - Villa Parensi,
Villa Emma - San Pancrazio: Villa Arnolfini, La Badiola - Villa Buonvisi, Oliva - Villa Diodati - Villa
Diodati, Grabau - San Quirico di Moriano: Villa Burlamacchi, Martini, La Maolina - Villa Fiorentino,
Raffaelli-Provenzali - Sant’Alessio: Villa La Mariannina - Villa Minutoli, Piscicelli - Sant’Ilario di
Brancoli: Villa Sardi, Nigra - Vicopelago: Villa Balbani, dell’Orologio - Villa Bernardini - Villa Talenti,
Cecchini. CAPANNORI. Camigliano: Villa Guinigi, Bruguier - Villa Massei, Daniela Grossi - Villa
Pagnini, Lazzareschi - Villa Santini, Torrigiani, Villa di Camigliano - Villa Teatro Santini - Colle di
Compito: Palazzina Mommi - Colognora di Compito, Villa Altogradi, Magnani, Adorni Braccesi Coselli: Villa Bernardini, Lazzareschi - Villa Ferri Bernardini, Fanucchi - Gragnano: Villa Arnolfini,
Fanini - Villa Bastianoni, Zanchetta - Villa Bottini - Villa Faggioni - Villa Vandini, Cecchini - Marlia:
Villa Fortuna, Bruger - Villa Giorgetti, Luporini - Villa Luporini, Dell’Agnello - Villa Reale - Massa
Macinaia: Villa Massei - Matraia: Palazzina Risaliti - Villa Cenami, Suore Oblate - Villa Guinigi Villa Orsucci, Lucchesini - Palaiola: Villa-fattoria Saminiati, Orsetti - Petrognano: Villa Borromei,
Gambaro - San Colombano: Villa Burlamacchi, Cesaretti - Villa De Nobili, Petroni - Villa Franciotti,
Raugei - Villa Guinigi, del Vescovo - Villa Penitesi, Suore Carmelitane - Villa Spada, Bocciardo - San
Gennaro: Villa Buonvisi, Guidi - Villa Fatinelli, Nannini-Denoth - Villa Pera, Bartoli - Villa-fattoria di
Fubbiano, Schiller - San Martino in Colle: Villa Carrara - Sant’Andrea in Caprile: Villa-fattoria
Santini al Sorbi - Segromigno in Monte: Villa Buonvisi, Mansi Bernardini - Villa Cenami, Mansi Villa Mazzarosa - Villa Papera - Villa Tegrimi, Orsucci, Orlando - Villa Ubaldini, Petrini - Tofori: Villa
Bambacari, Maionchi - Valgiano: Villa Compagni, Petrini - Villa-fattoria Tucci - Vorno: Villa Busdraghi,
Guerrieri - Villa Controni, Montauti, Fanucchi - Villa Lippi, al Boschiglia - Villa Mansi, Masini - Villa
Minutoli Tegrimi, Tenuta dello Scompiglio. PESCAGLIA. A Batone: Villa Mansi, Gattai. MASSAROSA. Bargecchia: Villa Borbone - Bozzano: Villa Di Poggio, Talenti, Conti - Campo Romano:
Villa Garzoni, Martellini - Compignano: Villa Paolina - Luciano: Villa Del Magro - Villa Pellegrini Massarosa: Villa Provenzali - Molinaccio, Massaciuccoli: Villa Minutoli Tegrimi - Pian di Conca:
Villa Cenami - Pian di Mommio: Villa Ghivizzani, Pistoiesi - Quiesa: Villa Burlamacchi, Spada, Morozzo Della Rocca ‘alle sorgenti’ - Stiava: Villa Buovisi, Toscano - Vitiano, Corsanico: Villa Barsotti.
VIAREGGIO. Viareggio: Villa Borbone. CAMAIORE. Capezzano Pianore: Villa Le Pianore - Pedona: Villa Raffaelli Provenzali, Villa Pedona - Pieve di Camaiore: Villa Dini, Tommasi Ferroni Sant’Andrea di Camaiore: Villa Cerù, Ferrara - Santa Maria in Albiano, Villa Borromei - Torcigliano di Camaiore, Villa Marracci, Gattai - Vallina: Villa Borbone, Secci. PIETRASANTA. Vallecchia: Villa La Coloreda. PESCIA. Collodi: Villa Garzoni.