Communiqué de presse Œuvres de Daï Fujikura par l’ensemble Prague Modern dirigé par Pascal Gallois Sortie le 30 janvier 2014 Label Stradivarius STR 33372 Soliste célébré, enseignant et pédagogue respecté, mais également acteur engagé en tant que directeur du conservatoire du centre à Paris, Pascal Gallois ajoute aujourd'hui la direction d'orchestre à sa quête de sens et à son obsession ardente à défendre la musique de notre temps. Auteur depuis plus de quinze ans de programmations exceptionnelles révélant les liens invisibles qui unissent les grands compositeurs (et pas seulement ceux de notre temps) et leurs interprètes, Pascal Gallois initie en 2014 un nouveau projet intitulé Prague Modern / Le Lab. Premier opus de cet ambitieux projet : le cd publié en janvier 2014 et consacré à l'oeuvre du jeune et néanmoins prolixe compositeur japonais Daï Fujikura. Elève de George Benjamin, Daï Fujikura (né en 1977) avait déjà été enregistré par Pascal Gallois dans son cd #3 réalisé en 2007 (Label Stradivarius) autour des jeunes figures de la création contemporaine. Mais cette fois, c'est à la tête des merveilleux instrumentistes de l'ensemble Prague Modern, récemment consacré comme le meilleur orchestre de chambre tchèque pour la musique de notre temps, que Pascal Gallois retrouve le compositeur et lui offre sa première monographie de musique dirigée. Daï Fujikura *1977 Time unlocked (2007) 12’23” oboe, clarinet, bassoon, piano, violin, viola Vanishing Point (2004, rev. 2006) 10’06’’ flute, oboe, clarinet, bassoon, horn, trumpet, trombone, percussions, piano, harp, violins, viola, violoncello, double bass Fifth station (2003-2004, revised 2008) 16’07” alto flute, bass clarinet, trumpet, horn, trombone, violins,viola, violoncello and double bass. Grasping (2011) 13’05” strings Calling (2011) * 10’52” solo bassoon * basson : Pascal Gallois Contact presse Tambour Major - Emmanuelle Toubiana 06 77 12 54 08 [email protected] Sans limite L'importance de la relation entre le compositeur et l’interprète, souvent, fut sous-estimée. Sauf pour ce qui est de quelques exemples historiques mémorables ; ainsi le lien qui rapprocha Jean-Sébastien Bach de violoncellistes lors de la composition de ses six Suites. J’eus, quant à moi, dès les années 1980, la chance de travailler avec des compositeurs comme Messiaen, Boulez, Berio ou Ligeti, lesquels m’ont encouragé à leur dévoiler et à leur démontrer les (nouvelles) techniques possibles de mon instrument longtemps méjugé, lui aussi. C'est ainsi que j'ai pu créer des œuvres majeures pour le basson. La fécondité, due à de tels maîtres, de ces collaborations m’a naturellement conduit vers la direction d'orchestre, cette extension de l'instrument. Ce projet est actuellement au cœur de ma vie de musicien, où la création, l'interprétation et la direction, désormais nourrissent et vivifient mes relations avec les compositeurs et le public. L'engagement et le rejet de tout compromis régissent mon activité d'interprète. Aujourd’hui, la direction d'orchestre ressortit trop souvent au conformisme et à la tradition ; or le passé nous apprend que ce sont d’abord la puissance créatrice et le refus de l’académisme qui ont façonné l'histoire de la musique. Ce projet comprend l'exploration et l’étude de l'œuvre d'un compositeur – en partant de l'instrument pour étendre notre recherche jusqu’à l'orchestre. Le compositeur, en l’occurrence, c’est Daï Fujikura. Nous approfondirons l’interprétation de sa musique, surtout celle de ses œuvres pour orchestre. J'eus l'aubaine de découvrir ce compositeur à ses tout débuts, ce qui a son importance, car connaître l'interprétation pertinente de l'ensemble des œuvres d’un créateur est essentiel. Inhabituel en ce seuil du XXIe siècle : Fujikura recherche souvent un jeu instrumental proche de l'interprétation romantique. Il attache une importance particulière à ce que le son des instruments soit le plus ardent possible, soutenu par le vibrato caractéristique du romantisme. Il recherche donc un ancrage puissant dans la tradition européenne, et le revendique. Ce qui ne l’empêche pas de composer avec des techniques instrumentales d'avant-garde ; ainsi les sons multiphoniques pour les vents qu’il utilise avec une grande précision, à la manière d'un orgue, et non tels des sons bruités comme le font d'autres compositeurs. De plus, même les percussions chez Fujikura nécessitent cette interprétation expressive ; paradoxalement, cela rappelle aussi une certaine tradition japonaise. Les émotions et les sentiments comblent toute sa musique. Ce CD fut l'occasion de collaborer avec Prague Modern, un ensemble jeune qui, dans un paysage contemporain, se fait l’héritier instrumental d'une tradition pérenne et d'une école vigoureuse. Remarquables l'homogénéité du jeu des cordes très soutenu pour la vitesse d'archet, et celle des vents, bois et cuivres, avec un staccato et une vitesse d'air intenses. Les musiciens de Prague Modern, en fait les solistes de l'Orchestre philharmonique de Prague, veulent s'engager dans le mouvement et l'univers des ensembles européens actuels. Encore gamins, ces solistes de la nouvelle génération ont vu tomber le mur de Berlin, furent imprégnés, via leurs parents et leurs professeurs, d’un ambitieux souffle de liberté. Et pour eux, c'est précisément la musique d’aujourd’hui qui symbolise le mieux la concrétisation du rêve de liberté de leurs parents. Nul doute que cet ensemble trouvera très rapidement la place qu'il mérite dans notre monde musical. Pascal Gallois Daï Fujikura Né à Osaka en 1977, Daï Fujikura vit depuis plus de vingt ans au Royaume Uni où il a étudié la composition avec Edwin Roxburgh, Daryl Runswick et George Benjamin. Depuis dix ans, il a reçu de nombreux Prix internationaux dont le Huddersfield Festival Young Composers Award, le Royal Philharmonic Society Award au Royaume Uni, l'Internationaler Wiener Composition Prize en Autriche, le Paul Hindemith Prize en Allemagne ainsi que le Prix OTAKA et le prix Akutagawa au Japon en 2009. Son pays natal lui a accordé l'honneur d'un concert portrait au Suntory Hall à Tokyo en octobre 2012. A Londres, où il a choisi de vivre avec sa femme et sa famille, il a déjà reçu deux commandes des BBC Proms, son “Concerto pour contrebasse” a récemment été créé en première mondiale par le London Sinfonietta et en 2013, et l'Orchestre de la BBC a créé la première anglaise d'"Atom", au sein du programme exceptionnel "Total Immersion : Sounds of Japan". La musique de Daï Fujikura est également accueillie en France grâce à plusieurs commandes parmi lesquelles son premier opéra - collaboration artistique avec Saburo Teshigawara, qui sera co-produit par le Théâtre des Champs Elysées, Lausanne et Lille. En Allemagne, la création européenne de "Tocar y Luchar" a été jouée dans le cadre du festival Ultraschall à Berlin. La création mondiale de cette pièce avait été dirigée par Gustavo Dudamel à la tête de l'Orchestre des jeunes Simón Bolívar. Sa commande allemande intitulée "Grasping" pour l'Orchestre de Chambre de Munich a été créée en Corée avant d'être présentée à Munich. Sa musique est régulièrement programmée dans le cadre de festivals européens majeurs : le Festival de Lucerne en Suisse, le Festival de Salzbourg en Autriche et le Festival Punkt en Norvège. En 2012 et 2013, sa pièce "Mina" pour instruments à vent, percussions et orchestre a également été créée par les Orchestres symphoniques de Bamberg et de Seattle. Le prestigieux Quatuor Arditti a joué son oeuvre "Flare" à l'occasion de concerts à Londres, Edinbourgh et Tokyo. Son premier CD monographique "Secret Forest" a été réalisé en 2012 par NMC, alors qu'en 2013 ont paru trois CD ("Mirrors", Label Commons ; "Flare par son propre label Minabel et un dernier par I.C.E, Label Kairos). L'oeuvre de Daï Fujikura est publiée par G Ricordi & Co, Berlin – Groupe Universal Music Publishing Classical. Pascal Gallois Artiste aux multiples facettes, maître absolu d'un instrument au caractère jadis réputé énigmatique et tempétueux, Pascal Gallois, soliste, concertiste et pédagogue s'affirme aujourd'hui dans la direction d'orchestre, nécessaire aboutissement de son engagement musical. Les créations mondiales des œuvres qui sont dédiées à celui qui fut invité par Pierre Boulez comme soliste de l'Ensemble Intercontemporain figurent désormais dans l'histoire du basson Sa création à Paris en 1995 de la “Sequenza XII” de Luciano Berio marqua un tournant décisif dans sa carrière, tout comme la version pour basson de “Dialogue de l'ombre double” de Pierre Boulez, et plus récemment (2007), celle de “Psalmus” de Wolfgang Rihm (2007) pour orchestre et basson. Non content que des artistes comme Maurizio Pollini le convient à travers le monde pour des concerts exceptionnels, il se plaît à en organiser lui-même et pour ses amis, qui sont nombreux . Des « moments musicaux » aussi attendus que sensationnels comme ceux en hommage au 85e anniversaire de Pierre Boulez (autour d'un programme inédit Boulez/Beethoven avec le clarinettiste Jörg Widmann au musée des Arts et Métiers), ou, plus récemment, à l'occasion du 95e anniversaire d'Henri Dutilleux à l'Hôtel de Lauzun. Il enregistre ses contemporains avec la même passion de Pierre Boulez à György Kurtág, de Luciano Berio à Olga Neuwirth pour n'en citer que quelques-uns… Artiste engagé dans la cité, il est un pédagogue convaincu que la musique mérite mieux qu'une place d'honneur dans la société. Son implication en tant qu'enseignant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, mais aussi à Zurich à et à Vienne, lui a valu de nombreux émules. Et c'est avec détermination qu'il dirige l'un des grands conservatoires du centre de Paris. S'il se lance aujourd'hui dans la direction d'orchestre, c'est pour poursuivre la mission qu'il s'est assigné : celle de rendre contagieuse sa passion de la musique et une lecture, décidément singulière, des œuvres de ses contemporains et des classiques. Donner ainsi à écouter une histoire de la musique. Prague Modern Prague Modern rassemble les meilleurs de la nouvelle génération des interprètes tchèques. Solistes des Orchestres symphoniques de Prague, c'est bien leur responsabilité et leur plaisir artistiques à jouer la musique de leur temps qui les a conduit à s'engager dans l'aventure de cet ensemble à géométrie variable - où leur musicalité donnent à Prague Modern toute sa spécificité. Meilleur ensemble de musique contemporaine tchèque selon la presse spécialisée, Prague Modern s'est produit dans de nombreux festivals (Musica, Besançon, Contempuls) et a effectué plusieurs tournées en Roumanie, Slovaquie, Turquie. Fondé par Michel Swierczewski il est depuis 2008, sous la direction artistique de David Danel, il a pour vocation de valoriser les compositeurs tchèques d'aujourd'hui et de les faire dialoguer avec leurs semblables des scènes internationales au travers de projets singuliers. Ainsi, Prague Modern a déjà collaboré avec François Sarhan, Roland Kluttig, Rosemary Hardy, Jan Talich, Pascal Gallois, Stephan Winkler, Christophe Desjardins, Jacqueline Jansson. Photographies de Daï Fujikura & de Pascal Gallois : Contacter Philippe Gontier/ 01 4315 9292 / [email protected] http://www.gontiermusic.com
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