Sagres NUC

Test de forme pour les équipes finalistes
Sagres NUC
Le 29 mars 2014, ce sera le grand jour : les premiers titres de la saison en cours seront décernés dans la
Wankdorfhalle de Berne. Traditionnellement, la Cornèrcard Volley Cup Finale fait partie des principaux
temps forts du calendrier national de volleyball. Cela justifie donc amplement de soumettre les quatre
finalistes de la Coupe à un test de forme avant le jour J. Cette fois-ci, nous nous intéressons l’équipe
challenger Sagres NUC.
Palmarès de la Coupe
•• Nombre de finales de la Coupe : 4
•• Nombre de victoires en Coupe : 0
Historique dans la
Coupe
Les Neuchâteloises ont participé pour la première fois à la finale de la coupe en 1977, alors encore sous le nom de Neuchâtel-Sport.
Puis, le club prédécesseur, qui fusionna avec le club universitaire en 1989 pour devenir l’actuel Neuchâtel UC, a pu renouveler
cet exploit en 1980. Le NUC a ensuite dû attendre 30 ans avant la prochaine participation en finale. C’est seulement en 2010,
lors de sa première saison depuis son retour en LNA, que le Sagres NUC a réussi à nouveau à se qualifier pour la finale de la
coupe. Cette année-là, comme la suivante où elles ont répété l’expérience, les Neuchâteloises ont échoué face à Volero Zürich.
Le 29 mars 2014 nous dira si la cinquième tentative de remporter un premier titre tant convoité sera la bonne.
Joueuses suisses
Certes, le Sagres NUC ne compte plus autant de Suissesses à fort potentiel que pendant les trois premières saisons après
son retour en LNA, lorsque l’équipe n’était complétée que par deux joueuses étrangères. Mais, avec Mandy Wigger et Diva
Boketsu, le club dispose tout de même encore de deux volleyeuses suisses leaders. A leurs côtés évoluent des talents suisses
prometteurs, tels que Ségolène Girard, Audrey Fragnière, Carole Trösch et le libéro de l’équipe nationale Tabea Dalliard, qui
sont tout à fait en mesure d’assurer la relève, bien qu’elles aient encore besoin de temps pour s’établir en LNA.
Joueuses étrangères
Au cours des dernières années, la devise du Sagres NUC concernant les joueuses étrangères était la suivante: «la qualité plutôt
que la quantité». On misait sur la continuité, y compris chez les professionnelles. Mais cette saison, beaucoup de choses ont
changé. En raison du changement de génération chez les Suissesses, quatre volleyeuses étrangères, à savoir Tiffany Owens,
Ashley Lee (toutes deux USA), Lorena Zuleta (COL) et Lara Lugli (ITA), font partie pour la première fois du cadre et ont toutes
renouvelé leur contrat. Brittney Brimmage (USA) a également rejoint l’équipe afin de remplacer Lorena Zuleta pendant un
mois pour cause de blessure. Toutes les joueuses professionnelles n’ont toutefois pas satisfait aux exigences de la même
manière. Alors que Lorena Zuleta et Tiffany Owens font partie des membres actifs de l’équipe, les performances de Lara
Lugli, notamment à l’attaque, n’ont pas été à la hauteur. Quant à la passeuse Ashley Lee, elle a certes progressé au cours
de la saison, mais est tout de même restée dans l’ombre de Bryn Kehoe, qui a orchestré les attaques des Neuchâteloises de
main de maître pendant trois ans.
Points forts
Le Sagres NUC dispose de quelques joueuses au service redoutables, capables de rendre les réceptions très difficiles. Un autre
atout des Neuchâteloises réside dans le fait qu’elles disposent de quatre attaquantes puissantes, à savoir Mandy Wigger, Diva
Boketsu, Tiffany Owens et Lorena Zuleta, qui leur permettent de récolter beaucoup de points. La passeuse Ashley Lee a ainsi
la possibilité d’organiser des attaques très variées, à condition que les réceptions soient de bonne qualité.
Points faibles
A l’exception de Lara Lugli, les talents des réceptionneuses du Sagres NUC laissent plutôt à désirer. Il en va de même pour les
passeuses, lorsqu’Ashley Lee est contrainte de parcourir de grandes distances. Par ailleurs, les différences de performance au
sein de l’équipe sont assez importantes, ce qui limite les possibilités de remplacement. La principale faiblesse du NUC réside
toutefois dans le manque de constance. Cette saison, les supporters des Neuchâteloises ont déjà assisté à toutes sortes de
scénarios, allant des exploits glorieux aux défaites amères. Comme dirait Forrest Gump: «Le Sagres NUC, c’est comme une
boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber.»
Déroulement de la
saison et courbe de
forme
La première partie de la saison a été très tumultueuse pour le club neuchâtelois. L’équipe presque complètement restructurée n’a
pas réussi à fournir les prestations escomptées et s’est montrée assez hétérogène. Au vu des nombreux changements survenus,
le Sagres NUC avait visiblement perdu son esprit d’équipe si caractéristique et solidement ancré au fil des années. Ensuite, le
départ de l’entraîneur Florian Steingruber fin novembre a failli compromettre définitivement la saison. Philipp Schütz, qui avait
déjà encadré le NUC de 2007 à 2012 et contribué significativement aux succès des Neuchâteloises ces dernières années, a pris
provisoirement les rênes du club jusqu’à fin janvier 2014. Il a beaucoup investi dans la formation de l’équipe, et son travail
a porté ses fruits: le NUC est parvenu à se redresser, tout en essuyant encore quelques défaites dues à des blessures. Les
anciennes joueuses Sabine Frey et Anna Protasenia ont même été rappelées sur le terrain afin de combler le manque d’effectif
au sein du cadre. Placée sous la responsabilité du nouvel entraîneur Luiz Souza depuis fin janvier, l’équipe continue d’afficher
une courbe de forme en progression. Le NUC a retrouvé le meilleur de sa forme à point nommé pour la phase décisive de la
saison et s’est classé troisième derrière Volero Zürich et Volley Köniz lors du tour final.
Supporters
«Ici c’est Neuch!» Le Sagres NUC dispose certainement du plus grand nombre de supporters du volleyball féminin suisse. Quelque
800 spectatrices et spectateurs assistent en moyenne aux matches à domicile dans la Halle La Riveraine, tandis que le maximum
de 1500 places est régulièrement atteint lors des matches de Coupe d’Europe. Par conséquent, l’ambiance lors des matches est
toujours festive et bruyante. Nul doute, donc, que les supporters neuchâtelois ne se rendent en nombre à la finale de la Cornèrcard
Volley Cup à Berne afin d’assurer une ambiance tonitruante dans la Wankdorfhalle et de soutenir leur équipe.
Pronostic de Mandy
Wigger (capitaine
de Sagres NUC)
«La finale de la coupe revêt une grande importance pour moi – et bien sûr aussi pour mes coéquipières. J’ai toujours rêvé
d’y participer, déjà en tant que juniore. Bien que j’en sois à ma septième participation en finale, cela reste quelque chose de
spécial. J’ai vraiment hâte d’y être. Il n’est bien entendu jamais facile de disputer une finale contre Volero Zürich, d’autant
que les Zurichoises jouent vraiment très bien cette année. Mais nous nous préparerons intensivement à cette compétition et
nous donnerons le meilleur de nous-mêmes. Tout est possible dans un match, même contre Volero.»
Pronostic de la
rédaction
La question décisive est la suivante: le Sagres NUC parviendra-t-il à se donner à fond le jour J, voire à se dépasser? Car, une
fois lancées, les Neuchâteloises entrent dans une sorte de transe et deviennent des adversaires redoutables, même pour
les joueuses de Volero Zürich, qui ont déjà perdu deux sets contre le NUC cette saison. Si, au contraire, elles ne sont pas au
meilleur de leur forme, il leur sera difficile de remporter ne serait-ce qu’un set. Mais qui sait: peut-être que le Sagres NUC
dispose encore d’un atout supplémentaire auquel personne ne s’attendait!
Site Internet de Sagres NUC : www.nucvolleyball.info
Sagres NUC sur Facebook : www.facebook.com/groups/nucvolleyball/
Toutes les informations sur la finale de la Cornèrcard Volley Cup 2014 : www.volleyball.ch/index.php?id=285&L=1
Programme
Markus Foerster / 21.3.2014