Biochimie et Physiologie humaine, normale et pathologique – Système endocrinien et métabolisme Prof. Philippe KOLH Tél.: 04/366.71.63 Fax: 04/366.71.64 [email protected] Chapitre I Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Principe Chaque cellule de l’organisme joue un rôle bien précis. Pour que les fonctions générales soient contrôlées, il faut un système d’information entre ces cellules ou « communications intercellulaires ». Par communications intercellulaires, on désigne l'ensemble des interactions qui existent entre les cellules et par extension entre les cellules et la matrice extracellulaire. Pour qu'une interaction soit possible, il faut que les cellules disposent des moyens nécessaires à l'émission et à la réception de messages. Les informations sont transmises: Par voie électrique: rapide: c’est le propre du système nerveux. Par voie chimique: plus lent: c’est le propre du système hormonal. La notion d’hormone vient du grec hormao qui signifie « j'excite, je mets en route ». Il s’agit de substances libérées par des organes spécifiques Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Les messagers Un grand nombre de messagers ont été découverts. Ils n’ont pas tous les mêmes propriétés que les hormones classiques. La notion de médiateur a été introduite. Une classification des différents messagers qui seront traités dans ce chapitre est reprise ci-dessous: Les hormones classiques Les hormones locales Les médiateurs Les cytokines Les neurotransmetteurs Les messagers Les hormones classiques Formées par une glande spécialisée (glande endocrine) Libérées dans le sang Après la libération: action au niveaux de récepteurs d’un organe spécifique. Ce processus est appelé « activité endocrine » (du grec endo= à l’intérieur; krinein = secréter) Exemple: Cellules β des ilots de Langerhans du pancréas qui sécrètent l’insuline dans la circulation sanguin (endocrine). Contrairement à la partie exocrine du pancréas qui produit des enzymes digestives dans le duodénum (exocrine). Les messagers Les hormones locales On parle d’hormone locale lorsqu’une substance produite dans un tissu donné agit dans ce même tissu. Cette notion s’applique notamment aux hormones gastro-intestinales. Cette notion est dépassée…On lui préfère maintenant la notion de médiateurs. Les médiateurs Substances qui ne sont pas déversées dans le sang mais qui agissent directement: Sur les cellules voisines: activité paracrine (ex. synapse) Sur elle-même: activité autocrine NB. Il y a des regroupements: l’histamine décrite comme médiateur peut avoir des effets endocrines lorsqu’elle provoque un choc anaphylactique. Les messagers Les cytokines Outre les médiateurs et les hormones, l'organisme utilise pour s'adapter à son environnement un certain nombre de messagers qui sont des facteurs de croissance, d'involution et de défense de son intégrité, c'està-dire de son immunité. On peut les désigner sous le terme général de cytokines: Il s'agit de molécules peptidiques, glycosylées ou non, solubles, synthétisées plus ou moins spécifiquement par certaines cellules. Les cytokines ont une action soit autocrine, c'est-à-dire qu'elles agissent sur la cellule sécrétrice elle-même, soit paracrine, c'est-à-dire qu'elles agissent sur les cellules voisines de celles qui les ont sécrétées, soit endocrine, c'est-à-dire qu'elles agissent à distance après avoir été véhiculées par le sang. Leur action autocrine et paracrine prédomine sur leur effet endocrine qui s'observe surtout en cas d'hypersécrétion. On retrouve parmi les cytokines: les interleukines, les chémokines, la famille des TNF, les interférons, les facteurs de croissance hématopoïétiques et les facteurs de croissance non hématopoïétiques. Les messagers Les neurotransmetteurs Sécrétés à l’extrémité d’un neurone dans la fente synaptique où ils vont transmettre l’information aux neurones suivants. Il s’agit d’une activité paracrine (une activité autocrine peut exister lors de la stimulation d’un récepteur présynaptique). Pour rappel, dans le système nerveux, la transmission est donc double: électrique et chimique (synapse). Ainsi, pour être considéré comme un neurotransmetteur, une molécule doit répondre à plusieurs critères. Elle doit être produite à l'intérieur d'un neurone, retrouvée dans ses boutons terminaux, relâchée à l'arrivée d'un potentiel d'action et doit produire un effet sur le neurone post-synaptique. Après son émission, elle doit être désactivée rapidement. Les messagers Les neurotransmetteurs Plus d'une soixantaine de molécules répondent actuellement à ces critères… Parmi les petites molécules qui constituent ce que l'on appelle les neurotransmetteurs classiques, les plus connus sont: Les peptides forment l'autre grande famille avec plus d'une cinquantaine de représentants dont voici une liste très partielle : l'acétylcholine substance P, bêta-endorphine, enképhaline, somatostatine, vasopressine, calcitonine, neurotensine, bradykinine, etc… la sérotonine des catécholamines dont l'adrénaline, la noradrénaline et la dopamine des acides aminés excitateurs dont l'aspartate et le glutamate (50% des synapses du SNC sont mémoire glutamatergiques) des acides aminés inhibiteurs dont la glycine et le GABA (1/4 à 1/3 des synapses du SNC sont GABAergiques) l'histamine l'adénosine l'ATP le NO est aussi un neurotransmetteur Certains gaz soluble agissent aussi comme neurotransmetteur. Le plus important représentant de cette catégorie est le monoxyde d'azote (NO). Ces gaz agissent d'une façon assez particulière puisqu'ils sont libérés à travers la membrane du neurone par simple diffusion et pénètrent de la même façon dans le neurone receveur. Synapse chimique neurone-neurone Transmission chimique du neurone A (émetteur) au neurone B (récepteur) 1. Mitochondrie 2. Vésicule synaptique avec des neurotransmetteurs 3. Autorécepteur (activité autocrine) 4. Fente synaptique avec neurotransmetteur libéré. 5. Récepteurs postsynaptiques activés par le neurotransmetteur. 6. Canal calcium (participe à la libération du neurotransmetteur). 7. Exocytose et libération du neurotransmetteur. 8. Neurotransmetteur recapturé (ou un des métabolites de ce dernier). Transmission synaptique Les grandes étapes de la transmission synaptique sont la synthèse, l’excrétion, la fixation et l’inactivation. 1. Synthèse Les neurotransmetteurs classiques sont synthétisés localement dans le bouton terminal de l'axone. Les précurseurs de ces petites molécules sont transformés en neurotransmetteurs actifs grâce à un ou plusieurs enzymes localisés dans l'axone. C'est le cas de la choline acétyltransférase qui combine la choline avec l'acétyl coenzyme A pour produire l'acétylcholine. 50% peuvent être recyclés La taille beaucoup plus importante des neuropeptides, comme les opioïdes endogènes par exemple, les obligent pour leur part à être synthétisés dans le corps cellulaire, là où se trouve les organites cellulaire nécessaires pour assembler les acides aminés. Transmission synaptique 2. Excrétion La plupart des vésicules contenant les neurotransmetteurs sont attachées à des éléments du cytosquelette non loin des zones actives où elles fusionneront avec la membrane. L'entrée massive de calcium qui accompagne l'arrivée du potentiel d'action dans le bouton terminal va générer une cascade de réactions qui aboutira au détachement des vésicules et à leur migration rapide vers la zone active. L'exocytose des vésicules les amène à se fondre avec la membrane du bouton terminal, puis à se refermer vers l'intérieur, prêtes à être remplies à nouveau de neurotransmetteurs. 3. Fixation à un récepteur et cascade biochimique 4. Inactivation Les neurotransmetteurs brisent leur lien avec les récepteurs et retournent dans la fente synaptique où ils doivent être inactivés pour que cesse leur effet. Les neurotransmetteurs peuvent être inactivés par l'un, ou une combinaison, des moyens suivants : la simple diffusion hors de la fente synaptique ; la dégradation par un enzyme présent dans la fente, comme l'acétylcholinestérase qui brise l'acétylcholine en choline et en acétate ; le neurotransmetteur est repris par le bouton terminal (c'est le cas avec la dopamine, la sérotonine ou la noradrénaline) ; enfin, les astrocytes peuvent enlever les neurotransmetteurs de la fente 4 façons de dégrader les NT synaptique. Représentation d’une jonction neuromusculaire La jonction neuromusculaire est simplement le nom donné à la synapse entre l’axone des motoneurones et la fibre musculaire. Quand l’influx nerveux arrive au bout de l’axone, il fait sortir des milliers de petites vésicules remplies d’un neurotransmetteur (principalement l’acétylcholine). L’acétylcholine ainsi libérée va se fixer sur à la surface de la fibre musculaire au niveau des récepteurs à l’acétylcholine (récepteurs nicotiniques). entrée d'ions (NA+) peuvent être bloqués par le CURARE Cette fixation provoque l’ouverture de récepteurscanaux nicotiniques et l’entrée d’ions sodium dans le muscle. Cette entrée de sodium, si elle est suffisante pour faire passer le potentiel de repos de la fibre musculaire de -95 milivolts à environ -50 milivolts, provoque un potentiel d’action musculaire qui se répand dans toute la fibre. À la jonction neuromusculaire, l’acétylcholine est synthétisée dans le cytoplasme de la terminaison nerveuse à partir de l’acétylCoA et de la choline. Environ la moitié de cette choline vient de la choline recaptée par la terminaison nerveuse après hydrolyse de l’acétylcholine par l’acétylcholinestérase dans la fente synaptique. Plusieurs milliers de molécules d’acétylcholine sont ainsi stockées par vésicule synaptique Dès leur libération, environ la moitié des molécules d’acétylcholine sont hydrolysées par l’enzyme acétylcholinestérase. Mais il s’en accumule bientôt une telle quantité dans la fente synaptique que l’enzyme ne peut tout dégrader et l’autre moitié atteint les récepteurs nicotiniques. Pour provoquer la contraction musculaire, l’acétylcholine produite dans le neurone présynaptique doit se fixer sur les récepteurs nicotiniques de la jonction neuromusculaire. Ceux-ci sont constitués de 5 sous-unités qui forment une structure pentagonale organisée autour d’un canal central. Comme nous le verrons en détail, le récepteur nicotinique est donc un récepteur canal (ou ionotrope), c’est-à-dire que c’est la même protéine qui forme le canal transmembranaire et qui fixe l’acétylcholine ou l’un de ses agonistes comme la nicotine. Leur fixation provoque alors une dépolarisation dans la cellule post-synaptique en y laissant entrer beaucoup de sodium et sortir un peu de potassium. Outre les récepteurs nicotiniques, il existe une autre famille de récepteurs à l’acétylcholine, les récepteurs muscariniques qui font partie de l’autre grande classe de récepteur appelés récepteurs à protéine G (ou métabotrope). Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Les récepteurs hormonaux L’hormone sécrétée par la glande endocrine agit sur la cellule cible en se liant à un récepteur hormonal qui transmet le message à la cellule. Ainsi, seules les cellules qui possèdent le récepteur adéquat sont activées. Les hormones ne doivent pas exercer leurs effets sur toutes les cellules, mais de façon sélective sur certains organes ou tissus. La sélectivité d’action d’une hormone réside donc dans l’expression sélective de récepteurs au niveau des cellules cibles: Il s’agit de la répartition des récepteurs: « Notre système hormonal n’est pas en mesure d’envoyer un messager ayant une destination précise. Pour la sélectivité des effets, c’est la répartition des récepteurs qui est décisive » La détermination des cellules qui expriment les récepteurs d’une hormone donnée se fait très tôt au cours du développement. Mais la répartition des récepteurs peut varier au cours du temps. up-regulation ou down-regulation: quand la quantité de récepteurs augmente ou diminuent Pour comprendre le mécanisme d’action des récepteurs, il faut au préalable considérer la nature hydrophile ou lipophile des hormones! Hormones hydrophiles Hormones lipophiles Récepteurs membranaires (ne traversent pas la membrane) Récepteurs intracellulaires (traversent la membrane) Transmission du signal grâce à un second messager Un complexe hormone-récepteur se lie à l’ADN dans le noyau Les seconds messagers activent ou Modification de l’expression de gènes ⇒ Régulation d’un type d’enzyme ⇒ Régulation de nombreuses enzymes ⇒ Action « rapide » ⇒ Action lente (la néoproduction d’une enzyme prend du temps) ex insuline active inhibent des enzymes-clés enz de glycolyse et inactivent ceux de glucogénèse ex chez le dentiste... augm du bpm card ⇒ Régulation à court terme ⇒ Régulation à moyen/long terme Exemple: adrénaline (crise aiguë) Exemple: cortisol (stress durable) Récepteurs enzymes Récepteurs à canaux ioniques Récepteurs couplés aux protéines G Récepteurs intracellulaires On reconnaît quatre grands types de récepteurs: 1.Les récepteurs enzymes: Récepteurs membranaires qui sont des enzymes qui deviennent actifs après liaison de l’hormone . Exemple: récepteur à l’insuline (récepteur à activité tyrosine kinase: transfert de phosphate sur tyrosine). 2. Les récepteurs canaux-ioniques: Récepteurs membranaires qui sont eux-mêmes des canaux ioniques qui permettent le passage d’ions après la liaison avec l’hormone (ou le ligand). Exemple: récepteur nicotinique à l’acétylcholine. 3. Les récepteurs membranaires couplés aux protéines G: Constitue le plus grand groupe de récepteurs hormonaux. Il s’agit de récepteurs membranaires qui n’ont pas d’activité enzymatique par eux-mêmes. La liaison de l’hormone entraîne une activation d’une protéine G (protéine liant le GTP), laquelle active ensuite une enzyme intracellulaire. L’enzyme activée produit des second messagers qui entraînent l’effet hormonal à l’intérieur de la cellule. Exemple: récepteur à l’adrénaline. 4. Les récepteurs intracellulaires: Récepteurs intracellulaires des hormones lipophiles. Le complexe formé rentre dans le noyau et modifie l’expression de certains gènes. Exemple: récepteur au cortisol. Transduction du signal Désigne la transmission d’un signal hormonal à l’intérieur de la cellule. Dans le cas des hormones lipophiles: C’est l’hormone et son récepteur (complexe) qui servent de messager. Dans le cas des hormones hydrophiles: C’est le second messager qui permet la transduction du signal. Il y a beaucoup d’hormones différentes (une centaine) mais…peu de seconds messagers. La variété des effets hormonaux s’explique par la variété des cellules-cibles: La même hormone peut avoir des effets différents suivant le type de cellule-cible. Ainsi, une élévation de la concentration en second messager AMPc peut avoir des effets opposés suivant le type de cellule. Dans la cellule musculaire lisse, une élévation de la concentration d’AMPc entraîne une contraction; en revanche, elle entraîne une relaxation dans la cellule cardiaque… Mais, à l’intérieur d’une même cellule, une élévation d’AMPc produit toujours le même effet, quelle que soit l’hormone ayant provoqué cette élévation de concentration. La même hormone peut avoir des effets différents suivant le type de cellule-cible Transduction du signal Désigne la transmission d’un signal hormonal à l’intérieur de la cellule. Importance de l’amplification du signal… Le processus de transduction du signal est également important parce qu’il amplifie le signal hormonal. Une seule molécule d’hormone se lie à son récepteur; elle est en mesure d’activer un grand nombre de molécules effectrices qui amplifient l’effet de cet hormone… Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Hormones et métabolisme Fondamentalement, métabolisme. les hormones agissent en influençant le Selon les cas, il peut s’agir du métabolisme général (modification de la néoglucogenèse hépatique). Dans d’autres cas, il pourra s’agir de mécanismes très spécialisés dans les cellules particulières: C’est le cas de l’hormone antidiurétique (ADH) sur la réabsorption de l’eau par les cellules épithéliales tubulaires du rein (l’hormone entraîne la formation dans la membrane de canaux spécialisés appelés aquaporines). Ce sont majoritairement les enzymes-clés du métabolisme qui sont modifiés: Soit par phosphorylation ou déphosphorylation (hormones hydrophiles) avec pour conséquence une activation ou inhibition. Soit par une modification de l’expression de ces enzymes (hormones lipophiles) avec pour conséquence une modification de leur quantité produite. Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Structure chimique des hormones Pour l’ensemble des hormones, on peut distinguer trois structures de bases différentes: 1. Les hormones peptidiques (hydrophiles) 2. Les hormones stéroïdes (lipophiles) 3. Les hormones dérivés d’acides aminés (hydrophiles, à l’exception de la thyroxine). Les prostaglandines et l’acide rétinoïque font exception à ce classement. 1. Les hormones peptidiques Biosynthèse: L’information concernant leur séquence en acides aminés se trouve dans l’ADN. La traduction de l’ARNm produit commence dans des ribosomes cytoplasmiques puis se prolonge au niveau du réticulum endoplasmique (RE) rugueux pour que le peptide soit introduit dans la lumière du RE (protéine sécrétée)… Stockage: Après quelques modifications qui peuvent survenir dans le RE ou l’appareil de Golgi, l’hormone peptidique est stockée dans des vésicules intracellulaires. Sécrétion: Au signal attendu, souvent une élévation de la concentration du calcium intracellulaire, le contenu de la vésicule se déverse dans le sang. Transport sanguin: Grâce à leur caractère hydrophile, elles sont solubles dans le plasma où elles peuvent atteindre leur cellule-cible où elles agissent au niveau de récepteurs membranaires. Dégradation: Certaines sont dégradées dans le plasma sanguin par des peptidases. Beaucoup sont dégradées dans les reins, où elles sont filtrées, réabsorbées par les cellules tubulaires puis dégradées dans ces cellules (comme l’albumine). Les hormones stéroïdes Hormones dérivées du cholestérol 21 19 18 12 11 13 14 2 3 HO 1 10 5 4 9 6 22 20 17 16 15 23 24 25 27 8 7 26 Cholestérol ubiquitaire, synthétisée ds foie et c endocrines Noyau stérane Hormones sexuelles C OH Minéralcorticoïde Glucocorticoïde CH3 O 21 CH2OH 21 CH2OH O 17 17 C HO O CH OH 11 17 C HO 11 17 HO HO 17β -estradiol Progestérone O O OH Cortisol 17 O Testostérone Vitamine D3 CH2 HO Cholécalciférol Aldostérone O Biosynthèse: Les hormones stéroïdes Dans des glandes endocrines spécialisées (cortisol dans les corticosurrénales, hormones sexuelles dans les ovaires ou testicules). Le précurseur commun est le cholestérol qui est formé avant tout dans le foie, mais qui peut être synthétisé en partie dans les glandes endocrines. Transport sanguin: En raison de leur caractère lipophile, elles ne peuvent se solubiliser dans le plasma. C’est pourquoi il existe des protéines spéciales de transport de ces hormones. Ce sont des protéines solubles qui fixent par certains de leur acides aminés à chaîne latérale hydrophobe (isoleucine, phénylalanine, etc.) les hormones lipophiles. Pour beaucoup d’hormones, il existe des transporteurs spécifiques. Par exemple: la transcortine, spécifique et très affine du cortisol. Mais souvent, c’est l’albumine, avant une plus faible affinité qui sert de transporteur non spécifique. Mode d’action: Après s’est séparé de sa protéine de transport, elle diffuse dans la membrane de la cellule pour former un complexe avec son récepteur intracellulaire. Dégradation: Métabolisation dans le cadre de réactions de biotransformation hépatique puis conjugaison (sulfate, glucuronyl) avant d’être excrétée par les reins ou les intestins. Les hormones dérivés d’acides aminés Dérivés d’acides aminés, souvent la tyrosine COOHO C H2 C NH3+ -Les hormones thyroïdiennes: Seules hormones de ce groupe qui soient lipophiles. Fonctionnent comme les hormones stéroïdes avec des récepteurs intracellulaires et influencent l’expression des gènes. -Les autres hormones dérivées d’acides aminés (exemple: adrénaline) sont hydrophiles et se lient à des récepteurs membranaires qui influencent les voies métaboliques intracellulaires. Tyrosine H Eicosanoïdes et acide rétinoïque Ces deux types de médiateurs sont classés à part mais jouent un rôle très important dans de nombreux processus biochimiques et physiologiques. Les eicosanoïdes dérivent de l’acide arachidonique, un acide gras insaturé lipophile. On retrouve majoritairement les prostaglandines, le thromboxane et les leucotriènes. Ils agissent par l’intermédiaire de récepteurs membranaires. L’acide rétinoïque dérive de la vitamine A. Il est lipophile. Il se fixe à un récepteur intracellulaire dont on distingue deux sous-types: RAR (retinoic acid receptor) et RXR (retinoic acid X receptor). Il joue un rôle majeur dans la vision. CH3 CH3 COOH Acide rétinoïque Principes généraux • • • • • • Principe Les messagers Les récepteurs hormonaux Hormones et métabolisme Structure chimique des hormones Les hormones dans l’organisme Les hormones dans l’organisme Toutes les cellules de l’organisme doivent probablement produire quelques médiateurs. Seules les cellules de quelques tissus glandulaires spécialisés sécrètent les hormones classiques. Ce sont les glandes endocrines. On peut distinguer: 1.Les glandes endocrines qui sont régulées par le système nerveux central -Leur sécrétion se modifie au cours du développement et du temps. -Leur sécrétion est sous la dépendance du système hypothalamo-hypophysaire. 2.Les glandes endocrines qui sont régulées par différents facteurs -Elles ont pour rôle de maintenir constante la concentration d’une substance (glucose, ions, etc.) -Leur sécrétion est sous l’influence de la concentration en substance (glucose, ions, etc.) Hypothalamus et hypophyse (glande pituitaire) Produisent les hormones qui stimulent ou inhibent d’autres glandes endocrines, à l’exception de 2 hormones libérées par l’antéhypophyse: hormone de croissance (GH) et la prolactine qui agissent directement. Thyroïdes et parathyroïdes Thyroïde: hormones thyroïdiennes et la calcitonine par les cellules C (régule le métabolisme calcique). Parathyroïdes: parathormone (régulation calcique). activité endocr accessoire Pancréas Ilots de Langerhans produisent 4 hormones: l’insuline par le cellules β, le glucagon par les cellules α. Mais aussi la somatostatine et le polypeptide pancréatique (PP). Tube digestif Production d’une série de médiateurs: Estomac: gastrine, histamine, somatostatine. Duodénum et jéjunum: somatostatine, sécrétine, Cholécystokinine (CCK), gastrointestinal inhibitory peptide (GIP), etc. L’iléon sécrète la somatostatine. Glandes surrénales Médullosurrénale: catécholamine: adrénaline et noradrénaline. Corticosurrénale: corticostéroïdes et minéralocorticoïdes (aldostérone). Gonades et placenta Testicules: testostérone dans les cellules de Leydig. Ovaires: estrogènes et, deuxième partie du cycle, progestagènes. Placenta: grossesse: oestrogènes, progestagènes et gonadotrophine chorionique humaine (hCG). Axe hypothalamo-hypophysaire L'hypophyse se divise en deux lobes : l'adénohypophyse en avant (comprenant l'antéhypophyse) et la neurohypophyse en arrière. mais ne les synthétise pas La neurohypophyse est d'origine neuroectodermique et se compose de cellules gliales et des axones de neurones sécréteurs hypothalamiques qui libèrent l'ocytocine et la vasopressine dans les capillaires sanguins issus de la carotide interne. Ces deux hormones sont produites au niveau de l’hypothalamus par les neurones de grandes tailles des noyaux paraventriculaire et supraoptique. neuro-hormone (synth et libéré par neurone) ET passe dans le sang (dc ocytocine et vasopr oui mais NT non) L'antéhypophyse est d'origine ectodermique (donc n'appartient pas au système nerveux), est constituées de cellules endocrines qui libèrent les cellules hypophysaires sous le contrôle de l’hypothalamus. Il contrôle la production d’hormone par l’antéhypophyse par deux types de neurohormones: les libérines stimulent (releasing hormones ou RH. Ex. FSH-RH) et les statines inhibent (release inhibiting hormone ou IH). Ces neurohormones sont libérées dans les capillaires du système "porte" hypophysaire, puis transportés par la circulation jusqu'au capillaires de l'adénohypophyse en enfin, aux cellules endocrines de l’adénohypophyse. A ce niveau, les hormones peuvent être produites. Hypothalamus - adénohypophyse tige pituitaire le syst porte hypothala-hypophisaire systeme porte: 2 lits capillaires mis en séries et le vaisseau doit être une veine -> permet ( de part les [ ], qqu'une peitie quantité d'horm agissent directement) Hypothalamus - neurohypophyse communication: par transpoprt axonal L’antéhypophyse secrète des stimulines qui stimulent la glande endocrine Synonymes français Synonymes anglais Hormone de croissance hGH Human Growth Hormone Hormone de croissance humaine, Somatropine, Somatrophine, Somatotropin, Somatropin Prolactine LTH Luteotropic hormone Hormone galactogène, Lactostimuline, Mammotropine prolactin, Lactogenic hormone, Luteotropic hormone, luteotropin Thyréostimuline TSH Thyroid Stimulating Hormone Hormone thyréotrope, Thyrotropine, Thyrotrophine, Thyrotrophin, Thyrotropin, Thyreotropin Corticostimuline ACTH AdrenoCorticoTropicHormone Hormone adrénocorticotrope Corticotropine, Corticotrophine, Proopiocortine, Proopiomélanocortine Adrenocorticotropic hormone, Adrenocorticotrophic Hormone, Corticotropin, Corticotrophin, Adrenocorticotropin Mélanostimuline MSH* Melanocyte Stimulating Hormone Hormone mélanotrope, Mélanotropine, Mélanotrophine, Mélanocortine Melanotropic hormone, Melanotropin, Melanotrophin Gonadostimulines ou gonadotrop(h)ines ou hormones gonadotropes: Hormone folliculostimulante FSH Follicle stimulating hormone Hormone folliculotrope, Folliculotropine, Folliculotrophine Folliculotropic Hormone, Folliculotropin, Folliculotrophin Hormone lutéinisante LH (ou ICSH) Luteinizing hormone (Interstitial Cell Stimulating Hormone) t Hormone lutéorope, Lutéotropine, Lutéotrophine Luteoropic Hormone, Luteotropin, Luteotrophin * Egalement produite par les mélanocytes. •La posthypophyse ou neurohypophyse. Il s’agit d’une projection de l'hypothalamus. Elle ne produit pas ses propres hormones; elle ne fait qu'entreposer et distribuer les hormones ocytocine et vasopressine - ou hormone antidiurétique (ADH) - produites dans l’hypothalamus. Ocytocine Vasopressine ADH Anti-Diuretic Hormone Synonymes français Synonymes anglais Ocytocine, Oxytocine, Pitocine Ocytocin, Oxytocin, Pitocine Hormone antidiurétique, Pitressine Anti-diuretic homone, vasopressin Antéhypophyse Contrôle par l’hypothalamus Libérine = releasing hormone Statine = inhibiting hormone pour que l'hypoltamamus controlle, il faut pour avoir un h qui >> e 1 qui << Régulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire Régulation de l'activité de l'axe hypothalamo-hypophysaire (HH) est indispensable afin que le système ne s'emballe. Le « freinage » de l’axe HH est réalisé par les hormones périphérique qui exercent un rétrocontrôle négatif (inhibiteur) sur l'hypothalamus et parfois sur l'hypophyse. Le rétrocontrôle est déclenché lorsque la concentration en hormones périphériques dans le sang dépasse une valeur critique (spécifique à chaque type d'hormones). Arrivé à cette concentration critique, les hormones périphériques sont détectées par les neurones hypothalamiques. En effet, ceux-ci possèdent des récepteurs spécifiques des hormones périphériques, mais ces récepteurs sont peu sensibles ; si bien qu’ils détectent les hormones que si leur concentration est forte. C’est précisément le cas lorsque les hormones s’accumulent jusqu'à la concentration critique. En plus d’être peu sensibles aux hormones, les récepteurs des neurones sécréteurs hypothalamiques provoquent l’inhibition des neurones et ainsi le rétrocontrôle peut s'exercer : L’inhibition de l'activité des neurones sécréteurs induit une inhibition en cascade de tous le système neuroendocrinien, ce qui résulte en une réduction de la concentration hormonale dans le sang. Ce retour de la concentration en hormone à un niveau de base présente 2 intérêts majeurs : l’arrêt de l’effet des hormones sur l’organe cible mais en plus l’arrêt du rétrocontrôle négatif puisque la concentration passe sous le seuil critique. Ainsi on a un véritable retour à l’état initial où l’ensemble du système est prêt à fonctionner de nouveau. boucle de retrocontrole longue. boucle de rétrocontrole courte Représentation d’une rétroaction inhibitrice. Cette rétroaction est exercée par les hormones périphériques sur les neurones sécréteurs hypothalamiques et sur les cellules endocrines adénohypophysaires (antéhypophyse). Images reproduites en annexe For each system, the hypothalamus secretes releasing hormones (i.e., CRH, GnRH, and TRH) that act on the pituitary gland. In response to those stimuli, the pituitary gland releases ACTH, gonadotropins (i.e., LH and FSH), or TSH. ACTH activates the adrenal glands to release cortisol, which induces metabolic effects. Cortisol also acts back on the hypothalamus and pituitary gland by negative feedback. LH and FSH in women stimulate the ovaries to produce estrogens and progesterone. Depending on the phase of the menstrual cycle, those hormones act back on the hypothalamus and pituitary gland in either a stimulatory or inhibitory manner. In men, LH stimulates the testes to release testosterone, which feeds back on the hypothalamus and pituitary. Finally, TSH stimulates the thyroid gland to produce the thyroid hormones T3 and T4, both of which increase cell metabolism as well as feed back on the hypothalamus and pituitary. Classification des hormones selon leur nature biochimique et leur origine Catégories d’hormone Hormones peptidiques Hormones “Glandes” endocrines Ocytocine Hypothalamus (noyaux paraventriculaire et supraoptique) Vasopressine Hypothalamus (noyaux paraventriculaire et supraoptique) CRH ou Corticolibérine Hypothalamus GnRH ou Gonadostimuline Hypothalamus GHRH ou Somatocrinine Hypothalamus GHIH ou Somastatine Hypothalamus TRH ou Thyrotrophine Hypothalamus ACTH ou hormone corticotrope Adénohypophyse FSH ou Folliculostimuline Adénohypophyse LH ou hormone lutéinisante Adénohypophyse TSH ou hormone thyréotrope Adénohypophyse GH ou hormone de croissance Adénohypophyse MSH ou hormone mélanotrope Adénohypophyse Prolactine Adénohypophyse Insuline Pancréas:Ilots de Langerhans, cellules β Glucagon Pancréas:Ilots de Langerhans, cellules α Parathormone Parathyroïdes Calcitonine Thyroïde CCK ou Cholecystokinine Duodénum Sécrétine Duodénum Gastrine Estomac NAF ou facteur natriurétique atrial Cœur Coeur (oreillette) EPO ou Erytropoïétine Foie et Reins Classification des hormones selon leur nature biochimique et leur origine les connaitre Catégories d’hormone Hormones stéroïdes Hormones monoaminées Hormones “Glandes” endocrines Minéralocorticoïdes (aldostérone) Cortico-surrénales Glucocorticoïdes Cortico-surrénales Androgènes (androsténedione) Cortico-surrénales Progestérone Ovaires Oestrogènes Ovaires Testostérone Testicules T3 ou triiodothyronine Thyroïde T4 ou thyroxine Thyroïde Dopamine Hypothalamus Adrénaline Médullo-surrénales Noradrénaline Médullo-surrénales Mélatonine Epiphyse
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